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Tome 1 : Le combat ordinaire
 

Le Combat ordinaire, tome 1 : Le combat ordinaire

 
 

Résumé

Le Combat ordinaire, tome 1 : Le combat ordinaireAfin d'acceder au résumé de Le Combat ordinaire, tome 1 : Le combat ordinaire, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Le Combat ordinaire, tome 1 : Le combat ordinaireQue l'on ne s'y trompe pas ! Larcenet quitte ici les sentiers battus pour nous proposer une oeuvre résolument différente de ses productions habituelles.

Nous avons bel et bien à faire à un roman graphique touchant, parfois drôle, parfois très sombre, en tout cas très personnel. Une oeuvre très touchante, dont la lecture ne peut laisser indemne.

Larcenet, par le biais de son personnage Marco, nous expose ici ses réflexions sur son soi-intérieur, sa psychanalyse et sa vision de la vie, en général. C'est fort, c'est bon, c'est un véritable régal.

Partant sur une base assez comique, tout devient vite beaucoup plus sérieux, et surtout très humble. Marco ne sait encore que peu de choses de la vie, et il trouvera son mentor en la personne d'un vieil homme campagnard, dont l'activité principale est la récolte des mûres et la pêche du goujon.

L'album est très touchant, vraiment. Ne partez surtout pas dans l'idée que vous vous embarquez pour une bonne tranche de rigolade (même si certains passages sont vraiment très drôles !), car la véritable force de l'album est avant tout philosophique.

L'album alterne les planches couleurs, représentatives de la vie au jour le jour de Marco, et les planches monochromes au ton cépia, réflexions sur la condition humaine du héros.

Le tout est superbement écrit, et mérite vraiment que l'on s'attarde sur le travail de Larcenet.

Son dessin, très sympa comme toujours, est mis en couleur par Patrice Larcenet.

En définitive, cet album m'a réellement touché, voir ébranlé sur les deux dernières pages : les sentiments exprimés sont sincères, c'est tout ce que je demande à une bd de ce type. Pour moi la meilleure oeuvre de Larcenet, de loin !


Chronique rédigée par Piehr le 01/03/2003
 
 
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
  • Total : 1622 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
Acheter neuf : 13,78 13,78 13,78
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Note moyenne de l'album : 4.09
Dépôt légal : Mars 2003

Avis des lecteurs

45 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Combat ordinaire, tome 1 : Le combat ordinaire, lui attribuant une note moyenne de 4,09/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

4 12 2012
   

Il y a des oeuvres qui font vibrer. Celle-ci en fait partie. Le dessin de Larcenet ne m'attirait pourtant pas spontanément. Mais comme cette série à beaucoup de succès ici entre autre, je me suis penché sur la question d'un peu plus près. L'histoire de ce photographe qui tombe dans une déprime et des plus classiques ce qui explique le titre.
C'est raconter avec tellement de sincèrité, de poésie, d'humour et tellement de phrases spirituelles qu'on ne peut que s'attacher.
J'ai eu l'impression que Larcenet s'était beaucoup inspiré de ma vie tellement il y a des ressemblances, puis je me suis dit qu'"un combat ordinaire" devait permettre à beaucoup de s'identifier au personnage puisque ordinaire.
J'ai donc été très touché, ému par ce premier tome et par conséquent j'ai couru acheter la suite. Merci coin BD pour la découverte et Larcenet pour cette oeuvre émouvante.

15 11 2012
   

Des personnages très attachants et un superbe scénario, drôle et émouvant, et d'une justesse incroyable. Les dessins sont particuliers mais très jolis et profondément expressifs. À lire absolument !

14 2 2011
   

Tout semble avoir été dit sur cette série. J'y arrive très tard, en partie à cause d'une longue réticence face au dessin

Je me suis finalement laissé tenter par la publication de l'Intégrale. D'emblée, étonnement d'y retrouver un peu de l'atmosphère du dernier roman de Houellebecq, La carte et le territoire. Le parcours d'un artiste, peintre ou photographe, qui finira par vouloir capter des images d'un monde du travail qui disparaît... Houellebeck aurait donc lu Larcenet ?!

À ma grande surprise, le dessin m'a plutôt plu, dans ce premier album. De même que l'ambition souvent réussie de rendre la poésie de la vie ordinaire. La rencontre avec la compagne, les hésitations à s'engager, les vieux parents - surtout le dialogue avec le père, face à l'Océan - le vieux sage rencontré par hasard, qui cache un lourd passé... Tout ça enrichit peu à peu la trame, dans une gravité familière et directe très réussie.

Pointe déjà un peu la part de sinistrose made in France "ah que la vie était belle avant la mondialisation, etc. etc.". Mais la dose demeure encore digeste.

13 1 2011
   

Cette lecture, je l'ai longtemps repoussée : séduit par des avis extrêmement positifs (en en nombre), j'ai toujours hésité en voyant le graphisme. Et c'est vrai que, encore maintenant, après lecture, j'ai du mal à m'approprier ce dessin et y adhérer totalement, trop proche de la culture blog pour moi. En même temps, vu la date de parution de l'album, on pourrait considérer que cet album est un blog sur papier, présentant de façon simple la vie ordinaire, élevé au rang de combat, d'un jeune gars ordinaire, précurseur en un sens de ce que l'on trouve par millier sur la toile aujorud'hui. Saluons cette originalité, plus difficile à détecter aujourd'hui dans un contexte où tout le monde sur la toile y va de ses petits strips dessinés dans un style bien personnel. Je suis d'autant plus dubitatif sur ces dessins que certaines pages en noir et blanc présente un style parfois différent, plus travaillé.

Sur le scénario en lui-même, bizarrement, on ne s'ennuie pas. L'ensemble est sincère, parfois sensible, teinté de quelques réflexions sur la vie, ses angoisses, ses joies, et présente avec humour quelques travers du tentenaire masculin de notre temps (la grande question est : comment ce genre de récit va-t-il vieillir ?). Toutefois, pour l'instant, le récit reste grandement centré sur Marco, et on peut se demander si ses problèmes, bien ordinaires, justifient véritablement son côté désabusé, comme si cet anti-héros était finalement incapable de surmonter la moindre contrariété. Cette exagération me gêne un petit peu et je me demande où l'auteur veut m'emmener avec ce type de récit.

Un graphisme étonnant, que j'ai du mal à appréhender, mais une histoire que l'on lit sans voir passer le temps et qui présente quelques jolis instants de vie. J'attends toutefois que le récit se complexifie un petit peu...

18 12 2010
   

J'ai ré-attaqué une des série les plus maîtrisée que j'ai pu lire, dans l'univers de Larcenet !

"Le Combat ordinaire" est l'un des meilleur roman graphique qu'il m'ait été donné de lire. Tout ici, est savamment dosé, entre l'humour et les émotions.

Le dessin tout d'abord, un savant mélange entre le style humour de Manu Larcenet, que l'on connaît dans ses BDs grands publics, qui seront éditées en général chez Fluide Glacial ou Dargaud, et son style plus torturé (peut-être certains diront "personnel") que l'on pourra trouver dans ses BDs parues chez 'Les réveurs', lors des crises d'angoisses de Marco par exemple.
Étant un grand amateurs des styles de Larcenet en général, j'ai pris un grand plaisir à lire cet album, avec ses personnages à gros nez qui ont un look rigolos, et les décors, en général magnifiques.
Les couleurs sont très claires, simples et fraiches et rendent le tout très lisible.

Le scénario a les caractéristique du roman graphique de base. Mais avec Larcenet aux commandes, ça ne peut être que très bien élaboré. D'ailleurs, maintenant que j'ai lu "Le Retour à la terre", ça ne m'étonnerait pas que "Le Combat ordinaire" possède quelques éléments autobiographiques. Bon pour une introduction (j'ai lu de plusieurs sources qu'au début, personne n'été au courant qu'il y aurait une suite... Si la série n'aurait pas eu de second tome, je l'aurais trouvé inachevée), c'est vraiment très bon, mélangeant humour et sentiments : c'est poignant... Jusque là ; e ne me démarque donc pas des autres avis... Mais tout ces éléments seront creusés dans les prochains tomes.

Avec du recul, je vais juste énumérer les rares défauts du scénario : -le fait de dater la série dans le temps (premier tour des élections présidentielles de 2002) est je trouve inutile, le récit aurait gagné à être intemporelle.
-la réaction trop vive de Marco par rapport au lieutenant Gilbert.
- Pour finir, la scène de la mort du chat ne m'a pas touchée.

Malgré tout cela, cet album est vraiment excellent. J'attends de pouvoir relire la suite avec impatience.

15 10 2010
   

Voici une BD qui parle de la vie, et qui se veut ordinaire...
Trop ordinaire, peut être?
Commençons par le dessin. Il est très spécial, moderne, mais n'accroche pas. Il fait assez brouillon. Ce roman graphique aurait gagné à avoir un dessin plus "réaliste" (ordinaire?).
Le scénario en lui même n'en est pas un. Un ensemble de moments de la vie de Marco, ayant tout de même une logique. Mais je n'ai pas été captivé. 0rdinaire, d'accord, mais de là à ce que soit banal, et enuyeux par moments, non.
Oui, dans cette BD, pas d'actions, une BD qui se case très bien dans le "réalisme".Mais pour moi c'est une déception, alors que je m'attendais à quelque chose d'exceptionnel, je me retrouve avec une Bd passable, avec beaucoup de défaut, et pas très passionnante.
Peut-être suis-je trop jeune pour ce genre de BD? :)

8 1 2010
   

Cette tranche de vie est une véritable merveille du neuvième art. C’est une œuvre puissante qui traite de nos petites contrariétés de la vie de tous les jours, de nos nevroses plus profondément ancrées, de l’actualité sociale et politique, de notre travail, de nos rapports à l’affectif (mère, père, conjoint, voisin, facteur…), le tout, sur un ton léger et frais. C’est parfaitement servi par des dialogues qui font mouche à chaque instant et par un dessin humoristique et simple (voire simpliste) du plus bel effet. Larcenet a une faculté hors du commun pour rendre le tragique drôle, le désoeuvrement hilarant. Alors que les sujets évoqués sont souvent graves, j’ai souvent ri de bon cœur à la lecture de cet album, comme par exemple, lorsque le père de Marco, malade, fait de l’humour assis au fond du jardin.
Tout le monde se sentira forcément concerné, à un moment ou à un autre, par cette bd qui se veut être un miroir de nous-même et qui nous offre une véritable thérapie pour relativiser nos angoisses et affronter notre destinée.

13 6 2007
   

Il est des livres qu’on ouvre et qu’on ne referme jamais vraiment. "Le Combat ordinaire" fait partie de ceux la, cette œuvre a marqué mon esprit pour longtemps je crois.

Et pourtant l’histoire ne paie pas de mine. Marco est photographe, arrivé à un tournant de sa vie il a envie d’autre chose. Il arrête sa psychanalyse déménage et fais une pause dans son job. L’histoire ne casse pas des briques. Oui mais à travers la vie de ce personnage qui s’interroge sur sa vie, son passé, son futur j’ai été transporté par toutes ces questions et touché par le combat ordinaire d’un homme qui ne l’est pas moins.

Beaucoup disent aimer la vie de ce personnage parce qu’il lui ressemble. Ce n’est pas vraiment mon cas même si on se retrouve forcement dans ce personnage complexe, sensible et rustre à la fois. Je n’ai pas forcement ses loisirs ni son mode de vie mais je suis touché par son histoire et son combat. Je ne connais pas exactement la part autobiographique de cette série, il est évident qu’il y a une part personnelle tant ce récit parle vrai.

Côté dessins j’aime beaucoup. D’abord parce qu’il colle parfaitement bien à cette histoire et ensuite parce que Larcenet met toute une symbolique derrière, les pages aux crayons, les bulles qui prennent prêt d’une case à coté des pages sans parole, les yeux des personnages qui traduisent et font passer leurs émotions.

Cette œuvre aura donc marqué une partie de moi même comme le film « l’auberge espagnol », comme la ville de Rome au mois d’avril, comme mon premier baiser, comme certaines de mes rencontres… Tous ces événements qui à eux seul ne signifient pas grand chose mais qui font parti de ce qui je suis.

Merci Manu.

Twano :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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12 4 2007
   

Je n'aime pas les dessins de Larcenet... mais j'aime ses albums :)

Un album qui fait réfléchir, même s'il n'est pas complètement philosophique. On est forcément touché par la vie quotidienne de ce personnage, une vie de tous les jours, simple, tendre, mais pas toujours gaie.

Il donne surtout envie de lire les tomes suivants :)

16 2 2007
   

Un nouvel avis sur cette série qui en compte déjà énormément…
Un album qui mérite le détour et qui n’usurpe pas sa popularité…
Un scénario tout simple en première lecture, et tellement riche en seconde lecture…
Une histoire ordinaire, celle d’un photographe fatigué qui délaisse la photo…
Un combat attachant pour l’amour, l‘amitié, la vie quoi...

Après ma première lecture, je me suis dit boaf, pourquoi tant de bruit, moi je vais mettre 3 étoiles et puis passer à autre chose. Tout de même étonné par mon manque d’enthousiasme sur un album qui en suscite tant, j’ai décidé d’attendre un peu et de laisser mûrir mon avis. Je me suis alors surpris à repenser à cet album, souvent.
Je viens de le relire et la seconde lecture a été bien plus forte. J’ai fortement apprécié le travail sur les détails, l’humour, le dessin beaucoup moins naif qu’il n’y paraît, les dialogues riches, justes et parfois tellement forts. J’adore les « silences » de l’abum, ces cases qui ne disent rien et pourtant qui font passer tant d’émotions!
J’ai nettement moins apprécié la fascination de Marco pour les « gros pétards » et lorsqu’avec son frère, il fume en présence de Naima enceinte je le trouve vraiment très con. Quel intérêt Larcenet a-t-il vu à mettre tant d’emphase sur cet aspect de Marco et son frère? Cela reste un mystère pour moi.
Enfin, les horreurs banales qui parsèment l’abum m’ont touché, révolté et fait réfléchir. Et le dernière case est… pfffff waouw !

Une lecture subtile et qui laisse une trace, longtemps...

27 12 2006
   

C'est en relisant ce Larcenet que j'ai constaté que je n'en avais pas fait la chronique au moment de sa sortie. Voilà donc quelques lignes pour confirmer que l'album supporte aisément la relecture et pour aller dans le sens de l'enthousisame général.

Larcenet s'est fait connaître dans "Fluide glacial". Mais l'auteur de "Bill Baroud" ou de "Légende de Robin des Bois" a plus d'une corde à son arc. Des albums comme "Une aventure rocambolesque de..." ont prouvé que Larcenet savait s'illustrer autrement que par un humour azimuté. "Le Combat ordinaire" n'a donc rien à voir avec "Nic Oumouk" : c'est un roman graphique, une oeuvre qui joue sur l'émotion et les sentiments - sans pour autant bannir l'humour, encore très présent. Les amateurs exclusifs de délire humoristique sont donc prévenus.

Il y a des similitudes de thème avec "Le Retour à la terre". Sans doute parce que Larcenet a mis de sa personne dans son personnage principal, rongé par l'angoisse et éprouvant des difficultés à affronter la vie quotidienne. Marco est très crédible et le lecteur s'y retrouvera probablement un peu (voire beaucoup pour les plus atteints ;) ). A l'instar de "Monsieur Jean", "Le Combat ordinaire" met en scène des gens ordinaires menant une vie ordinaire. Et comme Dupuy et Berberian, Larcenet parvient à magnifier le quotidien pour toucher profondément le lecteur.

L'album est hyper agréable à lire. Les personnages sont fouillés et plus complexes qu'ils ne le paraissent au premier abord (je pense particulièrement au vieux monsieur, bien sûr). Ce premier tome est riche, emballant, émouvant, captivant. On comprend que tant d'internautes aient été séduits : il serait dommage que vous passiez à côté ce ce qui est certainement le meilleur album de Larcenet.

8 5 2006
   

3.5 ou 4 ? y'a pas 3.75 ? lol

Alors, annonçons tout de suite la couleur ! malgré mes presque 30 ans, je ne me suis pas du tout reconnu dans le personnage de Marco : pas les mêmes occupations, pas les mêmes pré-occupations et pas d'obsessions.
Mais après tout, doit-on se reconnaitre pour apprécier ce Larcenet ? pas vraiment !

Le titre annonce d'emblée la couleur : la vie de tous les jours, la vie de Marco. Sans être passionante, Larcenet nous invite à partager l'intimité de son personnage et réussit son pari.
Les pages défilent agréablement et on alterne entre rires, sourires et tristesse. Le tout se fait de manière très fluide ... c'est bien foutu quoi !

Le dessin, on aime ou on aime pas ... c'est assez minimaliste, assez maladroit, mais ça donne finalement un style plaisant (à mes yeux). Je pense qu'on s'habitue assez vite.
Le mot qui convient est sobre en fait ... et c'est cette sobriété qui fait, à mon sens, la qualité de l'oeuvre car on la retrouve aussi bien au niveau du dessin, de la narration et de l'intrigue.

Bref, une BD qu'il faut résolument lire .... finalement, je vais mettre 4/5 !!!! lol

13 4 2006
   

Je dois avouer l'avoir acheter sur le conseil de mon libraire sans plus y croire. J'assimilai Larcenet à "Bill Baroud" que je lis dans Fluide mais n'achète pas en album.
Et là ... je me suis pris au jeu et j'ai vite accroché à ces personnages et à la mise en place d'une histoire que je sentais passionnante tant par le scénario que par le dessin simple et juste de l'auteur... Vite, la suite !

5 3 2006
   

Un album abouti.
Larcenet se sent bien à la campagne où il s'est installé. Tout comme Marco, le personnage central de cet opus, qui s'y ressource, loin des séances chez son psy. C'est pourtant sur le divan de celui-ci que s'ouvre le récit.
Après les rituels familiaux, c'est la route vers son havre de paix, qu'il ne partage qu'avec Adolf, un chat caractériel.
Photographe de presse en année sabbatique, il va tenter de faire le point, au gré de rencontres insolites (un voisin chasseur, un petit vieux sympa mais au passé douteux, une charmante vétérinaire). Une chronique douce-amère, où les paysages, magnifiquement dessinés, donnent une ambiance lumineuse.

6 1 2006
   

Le combat ordinaire raconte les aléas de la vie de Marco, jeune photographe qui a "décroché". Cette série se veut le témoignage de notre société, une sorte de caricature brassant bon nombre de thèmes actuels : célibat, déboires sentimentaux, difficulté de la vie de couple, relations difficiles avec les parents et la famille, vie professionnel en "stand by", tissu économique déplorable et milieu politique "je-m-enfoutiste". Ces thèmes, qui interpellent tout un chacun, procurent à la bd une touche de sincérité indéniable qui la rend intéressante à lire. Par contre, si la bd est plaisante au moment de sa lecture, j’en ai retenu peu de choses après l'avoir refermé, et c’est bien dommage . . . la faute sans doute à un fil conducteur trop délié.

5 1 2006
   

J'aime beaucoup Larcenet pour son humour et son dessin. J'aime aussi la personne et la plupart de ses idées, mais pourtant je ne m'identifie pas à lui. Et c'est également le cas pour le personnage du Combat Ordinaire : je ne m'identifie pas à lui et à ses idées. Et j'ai le sentiment qu'on ressent d'autant mieux la BD en question lorsqu'on se sent proche du héros et qu'on se dit qu'on réagirait comme lui dans telle ou telle situation. Et moi, justement, ce n'est pas mon cas.
Alors je trouve cette BD sympa, certaines scènes touchantes, d'autres scènes intelligentes. C'est donc une BD que je trouve pas mal, réalisée par un auteur que j'aime bien, mais son message et son contenu ne m'ont pas atteint comme ils auraient pu.
Et quand je vois tous ces gens balancer des "GeoOorges" sur le net depuis qu'ils ont lu cette BD (non, je ne vise pas la critique précédente ), ça ne me fait ni chaud ni froid et ça me fait craindre un peu l'effet de mode qui était déjà actif avant même Angoulême. Quoiqu'il en soit, je considère "Le Combat ordinaire" comme un bon One-Shot. Personnellement je ne l'achéterai pas, mais je suis sûr (et je vois) qu'elle plaît à beaucoup d'autres.

22 8 2005
   

Comment peut-on acheter une BD au dessin si enfantin, au graphisme aussi sommaire et puis crier partout au chef-d’œuvre? Voilà, une question à laquelle j’ai longtemps cherché une réponse et c’est donc las et bien décidé de lever le voile sur cette usurpation primée à Angoulême que j’ai acheté ce premier tome!

Je commencerais donc par dire que dans le Combat Ordinaire, c’est surtout le dessin qui est ordinaire. Ok, je dois avouer que ce dessin simpliste colle parfaitement à la simplicité du personnage de Marco et qu’on s’y attache au petit Marco … et au dessin aussi (eh zut, raté).

Bon, mais de là à aborder des sujets délicats et très forts comme la solitude, les relations sociales, amoureuses, familiales, le jugement d’autrui et autres avec un dessin pareil, il ne faut pas pousser quand même! Et pourtant, ces sujets sont abordés de manière si intelligente, voir drôle ou même hilarante et avec une telle justesse que ce dessin s'y prête parfaitement. Je suis même obligé de dire que la simplicité du dessin ajoute de la sincérité à l’histoire et oblige le lecteur à se concentrer sur le fond très profond du récit (et rezut!).

Me sentant donc obligé de rejoindre les avis positifs sur cet album, il ne me restait donc plus qu’à trouver une excuse pour ne pas donner la note maximale et j’ai finit par trouver (aaahh). Une scène qui montre deux types qui fument un pétard à côté d’une femme enceinte doit être sanctionnée et c’est donc pourquoi je ne donne pas le maximum pour cet album. Malheureusement, je dois déjà avouer que Larcenet m’obligera à mettre la note maximale au tome suivant, où nos deux frères iront systématiquement fumer dehors (zut, zut et rezut).

L’histoire de Marco, son combat contre lui-même, ses angoisses, ses sentiments, ses émotions, ses interrogations, ses attentes, ses réflexions, touchent le lecteur comme il faut et où il faut. Une BD introspective, drôle, bouleversante, spontanée, émouvante, hilarante, intelligente et profonde sur la vie de tous les jours, pleine d’humanité, d’humilité, de finesse, de tendresse et de charme. Une balançoire entre drôlerie et philosophie!

Et si cet album ne deviendra peut-être jamais culte, son Geeeooorges l’est déjà pour moi, car cette scène (ainsi que celle avec son père regardant les bateaux) m’a fait hurler de rire!

Et pour terminer cette critique sur la même note que l’album de Larcenet: "Tout... Tout est mieux avec Combat Ordinaire dans sa bibliothèque que sans !"

22 6 2005
   

Cette bd illustre parfaitement, pour moi, l'expression "laisser sur le cul".
Ce qui laisse sans voix, c'est la justesse du ton employé, c'est assez impressionnant ! Larcenet alterne les scènes rigolotes avec les scènes graves, sans ruptures, tout coule de source. Et il a une façon d'aborder les choses, je ne sais pas comment dire, mais ça nous parle. On se sent en plus concerné par le fait que la vie quotidienne est ici décrite, et que chacun peut se dire "tiens je l'ai vécu ça", on se reconnaît là-dedans, et on se sent touché, de voir avec quelle dextérité Larcenet met le doigt sur les choses... Cette bd, c'est en définitive un grand d'émotions : on est ému, mais on se marre aussi, ne l'oublions pas...

Alors certes, le dessin peut rebuter au premier abord (ce fut mon cas), mais il sert parfaitement la bd et ne m'a absolument pas choqué ni gêné pendant ma lecture...
C'est une petite perle, à lire absolument !

30 3 2005
   

Son titre resume parfaitement le thème de la bd : la vie d'un photographe bousculée par ses angoisses et ses rencontres entremélée de moment de plénitude avec son frère, son voisin à la retraite et sa petite amie.

Le graphisme particulier de Larcenet s'accorde à cette histoire simple, ancrée dans notre réalité et on oublie vite ce qui avait pu nous rebuter au premier abord.

Entre humour et sujets graves, on se retrouve dans les contrastes de sa vie si entrainante bien qu'ordinaire.

6 3 2005
   

C'est une belle tranche de vie que cette histoire !

Un scénario mettant en scène un personnage à la fois simple et touchant, qui vit à sa façon des situations de la vie de tous les jours. Rien d'extraordinaire à première vue et pourtant on passe un très agréable moment tinté d'humour (j'adore ces soirées entres frères et le stéréotype de la maman poule ! ) et de réflexions sur des questions existentielles (l'amour, la mort, la maladie, la vieillesse...).

On se prend ainsi à se poser des questions sur sa propre existence en se remémorant ses expériences personnelles ! Alors OUI, cette BD est vraiment bonne !

La diversité est une bonne chose et cet album nous montre encore combien la BD ne se cantonne pas à des sujets futils et qu'elle peut tout aussi bien traiter des thèmes propices à reflexion.

22 2 2005
   

Posons les bases, c’est une BD culte que nous a mijoté Larcenet. Pour avoir re-re-re-re-re-lu ce premier tome hier soir, force est de constater que le combat ordinaire est un petit bijou.

Côté dessin, pas d’inquiétude à avoir dans la mesure où j’appréciais déjà le style (assez caractéristique) de Larcenet lorsque je lisais Fluide Glacial. C’est simple, efficace, c’est tout juste si l’on remarque que Larcenet exagère un poil les nez de ses personnages (y aurait-il un quelconque complexe caché derrière tout ça ?).

Mais la force du combat ordinaire se situe dans son scénario… Certes celui-ci est assez banal dans la mesure où l’histoire nous raconte la vie d’un mec un peu névrosé mais somme toute ordinaire. Mais le récit de la vie de cet homme est fait avec une telle tendresse, une telle sincérité que la banalité en devient bouleversante. A travers les réflexions sur la société, les peurs de l’engagement, les angoisses de la mort, les relations paternelles délicates et l’amour, chacun doit se sentir profondément touché par cette excellente BD. En tout cas, moi je le suis !

4 2 2005
   

Je me suis toujours méfié des prix Angoulémiens et de ce genre de BD psycho-réflexioniste.
J'ai longuement hésité avant d'acheter "Le Combat ordinaire" et en plus je ne connaissais pas Larcenet.
Et puis hier soir, au lit, la révélation ...
Cette BD tu la prends en pleine poire...
Le graphisme est vraiment minimaliste, mais tout y est. On sent une grande maîtrise de l'artiste dans le coup de crayon et ce qui a première vue semble du gribouillage ( ex: les arbres, les croquis à l'encre,) demande une sacré expérience. La mise en scène est parfaite, les couleurs chaudes mais discrètes et les cases sainement épurées.
Côté scénario...c'est aussi béton. On voit vraiment pas les pages défiler. L'histoire est vraiment originale et nous compte l'histoire de ce gars, "fatigué", qui ne vit que pour satisfaire ses envies, combler son mode de vie, ou tout simplement vivre égoïstement et en profiter.
Malgré cela il se rend compte quelles sont vraiment les priorités de l'existence et les êtres sans lesquels la vie n'est rien ou pas grand chose.
En conclusion: méfiez vous des apparences et confiez vous aux bonnes personnes.

A ne surtout pas râter... merci Larcenet...

9 1 2005
   

Comme le dit ma chérie "C'est l'histoire d'un mec", un gars ordinaire qui se remet en question...sur sa vie, sur la vie et ses tournants.
Il est vrai que j'apprecie ce genre de Bd aux tendances socio-philosophique, mais là, les Larcenet (patrice à la couleur & emmanuel ou plutôt manu pour le reste)m'ont bleuffés ! J’ai tout simplement beaucoup aimé cet album par et pour ces remises en question, ces jugements précoces qui se font naturellement : par exemple, comment connaître autrui sans juger, dur dur !

C'est donc un album incontournable, des plus touchant que je connaisse et véritablement humain... il y a la dedans bien plus que de la psychologie derrière cette histoire dite "ordinaire". Et les dessins simplistes digne de Larcenet font que le lecteur se préoccupe plus à l'histoire et ressent cette émotion, ce sentiment à fleur de peau… hé les mec ! ce n'est pas pour rien que cet album fut primé a Angoulème !!!

Bref, une belle Bd - comme j'aimerai en voir plus - qui prend conscience de la réalité et de la complexité de la vie…

31 12 2004
   

Je dois avouer que je suis passé bien des fois devant cet album sans jamais le regarder plus que ça, sans jamais ne serait-ce que l’entrouvrir… Puis après avoir remarqué l’engouement dont le coinBDéconneurs ont fait preuve face à cet album, je me dis qu’il faudrait peut-être que j’y jette un œil…

Alors je l’emprunte à ma médiathèque préférée, et je me mets à le lire. Il se lit assez facilement et je dois dire que les premières pages sont loin d’être passionnantes… Alors évidemment déjà il y a le dessin, Larcenet comme dirais certains, on aime ou on n’aime pas, mais personnellement, sans être fan j’apprécie Larcenet, surtout dans ses albums humoristiques comme La légende de Robin des bois

Mais pour ce qui est du scénario, je ne comprends pas pourquoi tout le monde dit avoir été tellement touché, bouleversé par cet album. Personnellement, la première moitié de l’album est sans grand intérêt, puis on commence à s’attacher quelque peu à notre héros, mais rien de transcendant, alors on continu. Puis on arrive à la fin et on se dit voila une histoire gentillette, bien sympathique, sans grande originalité, mais il nous avais prévenu dans le titre, alors qu’en penser…

Je dirais que c’est un album agréable, et c’est déjà pas mal…

19 11 2004
   

Après avoir lu tellement d'avis positifs ici et là sur cette BD, je me suis enfin décidé à la lire. Et là, je me demande bien pourquoi un tel engouement collectif pour cette oeuvre intimiste.

Commençons par le dessin. Certes, d'aucun me diront que nous avons là affaire au style de Manu Larcenet. Je dois dire que je ne suis pas un accro de ce trait bien particulier. Les personnages sont très légers, limite naïfs. A contrario, il faut avouer que certains paysages sont plutôt bien fichus.

Coté scénario, "Le Combat ordinaire" porte effectivement bien son nom. L'histoire du personnage principal peut effectivement faire surgir chez tout un chacun une certaine impression de "déjà vécu" plus ou moins touchante. Mais bon, selon moi, globalement rien d'extraordinaire dans cette succession de scénettes.

En bref, une BD à lire de manière à savoir de quoi tout le monde parle, mais de là à faire une telle unanimité...

1 11 2004
   

"Le Combat ordinaire" : Tout est dans le titre ! larcenet n'est jamais aussi bon que dans l'introspection et les obsessions ordinaires du quidam moyen.
Cet album ne paira pas à tout le monde, c'est avant tout celui d'une génération possédant ses codes, son référentiel, c'est en cela je crois la principale faiblesse de cette oeuvre. Elle ne s'adresse tout simplement pas à tout le monde et beaucoup resteront froids devant cette histoire.
En revanche pour les trentenaires, c'est un pur régal et chacun retrouvera une partie de son histoire, de ses doutes et ses interrogations qui naissent immanquablement de cette période charnière dans la vie de toute personne.
De plus le dessin de Larcenet est un joyau d'expressivité que je ne retrouve que dans les dessins de bill Watterson (le papa de calvin et Hobbes). Sous une apparence trompeuse de simplicité, Larcenet est capable capable d'imprimer à ses personnages une palette phénoménale d'émotions. Il insuffle à ses personnages une vie et une profondeur qui nous prennent aux tripes.
Du grand Art, merci Monsieur Larcenet.

29 10 2004
   

"C"est l'histoire d'un mec" qui n'est pas bien dans sa peau. Ca fait huit ans qu'il va chez le psy et au bout d'un moment il pense aller mieux. On peut se dire qu'au bout de tant d'années de psychanalyse, ça a porté ses fruits... mais non, le mec est toujours aussi "névrosé". Il a perdu toute envie mais ne sait pas pourquoi... à part son chat et ses gros pétards, ya pas grand chose qui l'intéresse dans la vie. Mais il tente tout de même de construire quelque chose grâce à sa relation avec cet homme mystérieux et avec une fille. Mais Marco n'a pas goût à la vie ni à l'amour.

Son histoire n'est pas évidente, c'est un combat de tous les jours contre lui-même, contre une partie de lui. C'est très certainement une oeuvre autobiographique que nous propose Manu Larcenet tellement les sentiments, les craintes, les angoisses semblent réelles et extrêmement bien représentés et exprimés par le personnage principal.

Heureusement, la dernière page nous redonne l'espoir que Marco peut s'en sortir et celà grâce à sa bien-aimée.

27 9 2004
   

Je croyais ne mettre que 4 étoiles au "combat ordinaire". Mais en fait, non. Je le lis, puis le relis, puis le re-re-re-relis et ainsi de suite, et je l'achète, et voilà que je le relis encore plus.
Y'a pas à dire, c'est génial. Le dessin c'est du très bon. Original's, j'adore tout, des persos aux paysages naturels, aux pages d'introspection, ce mec a un style hallucinant, expressif, efficace, sensible, ça arrache la pelouse et ça déchire la grand-mère.
L'histoire, mine de rien, m'est rentrée dans la tête... J'aime pas trop quand les auteurs affichent et publient leur tranche de vie comme d'autres exhibent des cicatrices....
Là Larcenet* évite tous les clichés pénibles du grattage de nombril, c'est une des meilleurs autobiographie déguisée que j'aie jamais lue.
Et puis c'est super marrant, le "Geooorges" est déjà passé dans le langage courant.
La fin... C'est bien simple, elle me bouleversifie, elle me retournationne, c'est touchant, c'est …Argh !
"Tout... Tout est mieux avec toi que sans."
p***** ! Le jour où un mec me sort ça je l'épouse dans la demi-heure suivante !

9 8 2004
   

C'est une très grande BD. J'avoue avoir mis longtemps avant de me décider à me procurer ce petit bijou (j'ai toujours beaucoup d'appréhension a lire des BDs qui font l'unanimité). Mais je n'ai pas été déçu. Tout d'abord, le scénario est d'une très grande qualité. On se laisse bercer par les évenements, qui coulent et s'enchainent. De telle façon que lorsque l'on arrive à la fin de l'ouvrage, on se rend compte que tout ce qui c'est mis en place durant ce tome a été détruit en quelques pages. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, que l'on soit à paris ou en pleine cambrousse, les problèmes existent et existeront toujours.

J'ai beaucoup aimé le graphisme de Larcenet. On peut dire que tous ces paysages sont magnifiques et les pages de reflexion du héros qui sont plus proche d'un graphisme "réaliste" au lieu de dénoter avec le reste, s'intègrent parfaitement dans la BD.

En clair c'est une excellente Bande dessinée que je ne peut que vous conseiller.

14 4 2004
   

Que de sentiments !!! Ce livre est à la fois une bouffé d'oxygène et une grande claque. On comprend vite pourquoi cette BD fait l'unanimité. La vie de cet homme, Marco, est réellement touchante. Il se bat. Contre lui-même, contre la société, contre ses voisins et contre sa vie. Il se bat simplement dans un "combat ordinaire" qui ne m'a pas laisser insensible.

14 1 2004
   

C'est sympa et c'est du bon travail.
J'aime beaucoup le dessin, et l'histoire se laisse lire. Certains moments sont même excellents.
C'est plutôt original, avec des idées et des surprises. Le personnage principal, complexe, avec ses crises d'angoisse est attachant et on a envie de parcourir plus de tomes avec lui.
Et c'est une belle histoire d'amour, aussi.

La bonne ambiance, les couleurs soignées et choisies avec intelligence, des personnages bien campés et bien dépeints, le tout rend cette BD agréable.
Ca colle bien à l'époque, et le vieux bonhomme est attachant.
Maintenant, est ce d'essence capitale ? Larcenet tiendra t-il le coup sur la durée, sans se répéter ni nous barber ?
On verra plus tard ce qu'il en restera vraiment.
Georges, mon frère Georges !!!!

7 1 2004
   

Excellent, Marco est vraiment ultra réaliste. Ses joies, ses peines, ses attentes son vraiment bien rendues et grâce à toutes les techniques utilisables : textes, dessins sans bulles, les yeux sont dessinés très simplement mais expriment énormément. Le scénario est bien construit et on s'attache beaucoup à Marco. Seul point noir à mon goût : j'ai du mal à me faire au dessin de Larcenet, mais ca vaut le détour.

20 12 2003
   

Ah quelle belle lecture. Quelle chouette histoire et quel super auteur!
Larcenet atteint un excellent niveau dans le 9e art.
Son originalité est maintenant dans la diversités de ses écrits.

Il maîtrise le scénario. Il y insère du ressenti personnel, de l'émotion et de l'intelligence.
Cette bd est touchante de désarroi et de lucidité.

L'étonnement m'a saisi à la première lecture, et les sentiments qui inspirent le personnage principal m'ont semblés tellement vrai que je n'ai pu m'empêcher d'y voir un vécu de l'auteur.
Et adolf "con d'chat" m'a tout simplement ému. Cela dit, j'adore les chats à la base donc rien d'extraordinaire à mon trouble.

Le héros est si perturbé que j'ai eu peur de lui, on a toujours peur des êtres sensibles et égarés, ils nous ressemblent tant.
Mais la beauté qui s'immisce dans cette histoire vous tend la main et vous laisse un espoir rayonnant, surtout tangible et proche.

Magnifique est le mot qui me vient à l'esprit quand je pense au combat ordinaire, un titre si bien trouvé et qui colle tellement à nos propres combats.
Que du bon dans cette bd. Lisez là si vous ne l'avez déjà fait, et relisez là encore et encore...

17 6 2003
   

Ouaaahh !! j'ai trouvé ça génial ...au niveau de l'histoire et bien j'aimerais trouver plus de BD du même style qui nous fait tanguer entre le rire et la tristesse, c'est vrai cette BD m'a beaucoup touchée. De plus c'est une histoire qui peut être réelle le mal être de Marco est bien représenté, le détaille qui m'a plû : les cases où il n'y a pas de dialogue le rythme est bien géré c'est vraiment agréable.
Les dessins ...ben c'est le style Larcenet alors je suis pas vraiment fan je trouve ça un peu léger mais c'est tout de même fort agréable à regarder. Les couleurs sont bien choisies . En gros le graphisme est bon et surtout ça colle parfaitement au scénario.
C'est donc une BD que je recommande fortement qui plaira à tous et à toutes.

16 5 2003
   

Voici une bande dessinée intimiste qui, à l’instar de son auteur, se "distingue discrètement" de l'ensemble de la production éditoriale. C’est que, mine de rien, Manu Larcenet sait faire vibrer la corde sensible, et les pauvres lecteurs que nous sommes hésitent sans cesse entre le rire et les larmes.

On est touché par la détresse de Marco (alter ego de Manu Larcenet ?) dont les états d’âmes ont un fort accent de sincérité.

Le graphisme gagne en simplicité et en rondeurs. Les traits presque naïfs du dessin apportent la fraîcheur et le recul nécessaires à un scénario plein de sentiments qui nous offre quelques grands moments de poésie.

6 5 2003
   

Bon ya pas à dire, c'est quand meme une petite perle cet album !

Et pourtant !
J'etais sceptique, je n'osais pas, ca me disait rien, mouais Larcenet connais pas trop, le dessin est spécial quand meme etc... Voila mon sentiment à chaque fois que je passais devant cet album à la Fnac ou dans diverses librairies que je fréquente...

Mais zut après tout ! Il y a tellement de bon avis sur coinbd, ca peut pas est naze ce truc ! Ca ne peut être que bon ! Et bien oui, c'est bon, c'est meme très bon !
Bon certes le dessin de Manu Larcenet est spécial quand meme, mais bon, on va dire que ca fait même parti du charme de cette BD, je sais pas...
L'histoire de Marco (ou Georges, au choix :)) est à la fois triste, émouvente, drole, belle, sombre... et tout est fait pour que l'on vive les mêmes émotions pendant la lecture, vraiment troublant...

Le combat ordinaire, c'est quand meme un sacré coup de coeur ! Et particulierement pour moi, qui ne s'attendais pas à ca...

Tout est mieux avec toi que sans...

1 5 2003
   

Je ne sais pas quoi dire pour donner mon avis sur cet album qui à mes yeux est un chef d'Oeuvre de la BD ou vraiment pas loin.

Le dessin assez simple est agréable, drole et touchant. Repoussant pour ma part au prime abord, au bout de 3-4 planches on l'oublie et on se laisse transporter dans la vie de Marco.

Marco un type paumé qui après huit ans de Psychanalise décide de tout arréter, de partir à la campagne avec son chat Adolf. Là on suit, en passant des rires aux frissons, les multiples remises en questions de Marco. Sur tous les plans, il est un peu paumé, boulot, amour, ami...Il trouve en un petit vieux gentil qui ramasse des mûres et pêche le brochet, un ami avec un rôle proche de la conscience, qui le guide et le conseille....Les dernières planches sont bouleversantes, j'en ai eu des frissons.

Manu Larcenet jongle habilement avec le registre comique et tragique. Marco est Monsieur-tout-le-monde, ce qui donne un cet album un coté authentique. Bref un pur moment de bonheur où nous passons des rires aux larmes en une planche. Certaines planches sont à mourir de rire tant elles sont réelles (10/11 et 17...etc) d'autre sont très émouvantes (38/39 et 53...)

Ce Chef D'Oeuvre est A LIRE, on ne le dira jamais assez.

17 4 2003
   

Suite à l'excellent avis de Piehr, je n'ai pu m'empecher de lire cette BD. J'etais pourtant moyennement chaud, la planche présentée ne me donnant pas vraiment envie...
J'ai été etonné par la justesse du ton employé par Larcenet. On passe du grave (qui reste sommes toutes assez frais) au dejanté, sans que la rupture ne se laisse sentir. Tout les passage se deroulent agreablement, presque naturelement.
En fait, j'ai juste eu du mal avec le passage de la fin où on apprend le passé du vieux...
mais c'est assez amusant de lire des passages de vie que j'ai moi même vecu. Un peu troublant aussi j'admet.
En gros, ne vous arrêtez pas au dessin, ce serait dommage, cet album mérite le coup d'oeil.

1 4 2003
   

Larcenet était pour moi un inconnu (plus précisément ses œuvres) je le découvre, donc, dans un album qui soulève, sans aucun doute, plus d’éloges que de critiques (au sens négatif). Bah oui, comme on l’entend partout il signe une œuvre touchante, sensible quelque chose de beau quoi. Et c’est justement là que je tilt, comment une œuvre qui est décrite comme intimiste peut-elle faire autant l’unanimité ? Non pas, que pour moi la sensibilité est propre à chacun (quoique), mais j’ai l’impression que tous ont été touchés par cette « authenticité » qui ressortait de l’œuvre, dans ce cas là pourquoi celle là et pas une autre ? Bien que sa lecture m’aie amusé et fait passer un bon moment, rien mais alors rien m’a véritablement touché. Il est à noter, que du haut de mes 17 ans, je ne possède pas les mêmes préoccupations (maturité ?) que notre héros ordinaire. Certains répondront (sic) : « Oh bah oui c’est sûr ! Si t’as 17 ans tout s’explique, tu comprendras plus tard. » Mais je comprendrais quoi ? Qu’on n’aille pas me faire croire que tout le monde se retrouve avec les mêmes obsessions, arrivé à la trentaine, parce que le mec qui flippe pour son chat, fume des pétards… c’est sympa mais ça s’arrête là.

Sinon, j’aimerais revenir sur deux points cités précédemment. Tout d’abord, les huit années de psychanalyse, qui semble déranger certaines personnes. Je ne vois pas pourquoi il aurait, au cours de sa thérapie, appris à mieux se connaître, généralement le but du traitement n’est pas là, il est plutôt de vivre avec ses angoisses pour les comprendre (comme le symbolise les crises dans l’album). La réponse à nos questions est apportée par le psy pas par nous, donc je ne vois pas pourquoi il posséderait le « don » d’auto-analyse, on ne parle pas, pour la psychanalyse, d’introspection personnelle mais bien d’un travail de groupe. Pour moi il n’y a pas d’incohérence car tout au long de l’album Marco se retrouve seul face à ses inquiétudes d’où une certaine difficulté à les résoudre (ce qui ne marque pas forcément la stupidité). Le deuxième point. Bien que violente et surprenante, la réaction finale marque la continuité (et donc la fin) de ce travail de thérapie, elle montre le changement de cap du personnage, sa nouvelle vision de soi. Il était dur pour l’auteur de symboliser ce passage (surtout sur un format 52 pages) d’où, forcément une impression mitigée pour le lecteur, mais pour moi il marque bien la rupture morale qu’observe Marco.
Sur ces points, je trouve l’album assez bien construit, et ceci va sûrement me pousser à acheter plus de Larcenet.

La lecture de cette Bd, m’a, donc, exposé le talent de cet auteur, et j’ai on ne peut plus apprécié le style narratif employé, très épuré mais (je pense) très travaillé (à l’instar du dessin). « Le combat ordinaire » ne m’a malheureusement pas plu là où il devait me plaire, au-delà de ce fait j’y ai pris beaucoup de plaisir à la lecture. Ce qui explique une note sans être mauvaise, un peu à la baisse.
A part ça, « Le combat ordinaire » reste un bon album, à lire, oui.

17 3 2003
   

Franchement, qui ne s'est pas écrié "Pu**** mais c'est moi le héros!" en lisant Le combat ordinaire ?
Bon le dessin est secondaire, je n'en parlerai donc pas beaucoup : tout juste pour dire qu'il va bien à l'histoire, car à son image il est à la fois humoristique et grave; les couleurs sont bien choisies, bref du boulot sérieux.

Non franchement, c'est incroyable ce que Larcenet parvient à faire : il prend un monsieur tout le monde, et parvient à raconter une histoire sur 46 planches pendant laquelle il n'arrive rien de franchement extraordinaire et pourtant ça intéresse le lecteur.
Là je dois avouer que Manu Larcenet fait fort. Parce qu'au début j'ai eu un peu peur que ça vire à l'auto observation de nombril.

C'est une histoire forte qui me laisse avec pas mal de sensations variées à l'esprit : plaisir de lecture, sourire amusé, sourire gêné car rappelant un épisode de sa propre vie, haussement d'épaules face à une situation qui ne nous parle pas (ou alors pas sur le moment?), et déception face à une orientation narrative choisie…
Larcenet parvient à jongler entre humour et sérieux, et joue une partition difficile en s'en sortant plutôt bien : l'humour n'est pas lourd, le côté sérieux n'est pas gnan gnan ni auto-psychanalyse de comptoir à deux francs…

Pour autant le traitement de l'histoire n'est pas non plus révolutionnaire : Larcenet parvient à (bien) raconter une histoire classique et un ressenti que nous avons tous ou tous eu à un moment de notre vie, et il traite ça sans grande originalité. C'est bien ficelé, bien foutu mais ma sensibilité personnelle m'a fait ressentir la fin comme une fin trop classique, trop prévisible, trop évidente, trop consensuelle. Ma sensibilité personnelle m'aurait fait apprécier de voir Marco s'enfoncer un peu plus dans ses angoisses et se montrer déstabilisé ou remué par ses nombreuses années de psychanalyse. J'aurai souhaité le voir se transformer en une icône onirique dépassé et détruit par ses angoisses obsessionnelles existentielles, comme un personnage de roman noir… Bref, j'aurais aimé qu'on aille un peu plus au fond des choses, qu'on dépasse le côté superficiel que présente cet album.

Mais bon, en tant que créateur, Larcenet est le seul maître à bord (c'est vraiment jouissif la puissance qu'on a lorsqu'on est auteur ;)) et décide donc de raconter son histoire à sa façon. C'est bien fait, ça ne choque pas, on est souvent ému, mais ça s'émousse sur la fin et on ne garde pas un goût très fort en bouche, mais juste un "ouais, pas mal, mais j'aurai pas vu la fin comme ça"…

17 3 2003
   

Du Larcenet en grand format et en couleurs, on nous annonce du vrai changement dans le style d’album qui se présente à nos petites mains avides…

Et la surprise est grande quand on commence la lecture de ce tome. On est vraiment loin de « soyons fous », ou de « les super héros injustement méconnus » et des séries chez Fluide. Ici c’est chez Dargaud et ça s’avère être plus sérieux. Pourquoi pas finalement. Il faut parfois oser sortir de son style favori pour s’aventurer dans des œuvres plus personnelles et intériorisées. C’est chose faite pour Manu Larcenet qui présente son autobiographie en cases et en images. On découvre que derrière ce franc déconneur prolifique et amis des grands Sfar, Trondheim et autre de la bande du Donjon et de Poisson pilote, se cache une âme tourmenté et finalement pas si étrangère.

L’homme dont on apprend les péripéties pourrait très bien être un de nos proches amis. Un artiste en pleine remise en question qui passe beaucoup de temps chez le psy et qui supporte mal la vie en société. Dans cette histoire, il y a un peu de moi je pense, parfois je m’identifie dans ce personnage torturé, pas à ce niveau mais un peu. C’est un poignant témoignage.

La mise en image est honorable mais elle ne vaut pas selon moi un bon album en noir et blanc. Mais la mise en couleur apporte beaucoup a ce récit plus intimiste et se déroulant principalement dans la nature. Et le style graphique ne déroge a celui utilisé dans les autres séries. Un dessin rythmé, des utilisations judicieuses des flous et des « barbouillages ». Mais la aussi, le dessin parait être aussi un travail plus profond et personnel.

Je l’avoue, la première lecture de cet album ne m’a pas apporté la satisfaction espérée, mais les lectures successives me font apprécier de plus en plus cette production. C’est finalement assez touchant. C’est bien mis en image et cet œuvre singulière est une jolie surprise. Mais selon moi, pas un truc aussi poignant que des albums comme « Pilules bleus ».

Bref, c’est très bon mais il manque encore un peu quelque chose, peut être le format (normalement Larcenet utilise du format moyen) qui donne ici des cases un peu trop grandes et qui semblent vides et des planches qui paraissent surdimensionnées.

CoeurDePat :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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8 3 2003
   

Ce dernier album de notre Larcenet préféré comporte de très bonnes choses… et de moins bonnes. Parmi les bonnes tout d’abord, on retrouve -- comme cela a été abondamment noté --une œuvre plus mature dans son sujet (que les œuvres comiques du grand maître, je veux dire, ce qui n’enlève rien à leurs qualités) et cependant abordable ; l’humour est encore bien présent (le passage avec le père de Marco par exemple m’a fait hurler de rire), mais est mêlé d’une façon… juste à des préoccupations beaucoup plus existentielles et graves. On ne peut d’ailleurs que remarquer l’emprunt du style utilisé dans « L’artiste de la famille » pour représenter Marco lors de ses crises d’angoisse.

L’alternance ton du récit / ton extrêmement intimiste est à mon avis également très bien trouvée. D’une page à l’autre, on change brusquement de tonalité, ce qui trouve quelque peu un écho dans les crises d’angoisse qu’on peut voir. Le rythme en est profondément affecté, et de fait si l’on ignore ces pages, on verra que l’histoire semble découpée fort logiquement sous forme de chapitres. Cela donne également une impression « d’iceberg » : on voit une partie du récit, mais une grande partie nous demeure invisible, inconnue.

Par contre… Ce que je vais dire va sembler du chipotage, mais ça m’a réellement gâché mon plaisir à lire cet album…

Tout d’abord, je n’arrive pas à intégrer les huit ans de psychanalyse. En effet, une personne qui fait une analyse aussi longue apprend à se connaître, et pratique l’introspection de façon approfondie. Ce dont témoignent d’ailleurs les passages où Larcenet utilise un ton personnel. Hors, le personnage de Marco semble être ridiculement stupide et peu profond. De mon point de vue, il y a là une énorme incohérence.

Deuxième chose, en rapport avec celle-ci, la réaction de Marco à la fin de l’album me paraît complètement aberrante… Durant toute l’histoire il réagit de façon plutôt « soumise », râlant ça et là, et tout d’un coup il devient violent… Dans le contexte de l’histoire, je trouve que ça ne colle pas. Et puis était-ce vraiment la peine de souligner, encadrer puis surligner « le message » ? Cela me paraît un peu excessif, et beaucoup moins fin que le reste de l’album.

Alors voilà, « Le combat ordinaire » se lit très bien, on rit, on vit avec les personnages, on est touchés, c’est vrai. Mais s’il laisse augurer de futurs albums extrêmement intéressants, il souffre encore de quelques défauts qui me semblent assez rédhibitoires, d’où une note moyenne.
A lire, cependant !

7 3 2003
   

J'ai véritablement été séduit par ce "Combat Ordinaire". Larcenet nous étonne de plus en plus et nous prouve là ce dont il est capable. Bien souvent on associe Larcenet à humour, maintenant ce n'est plus le cas et il nous prouve qu'il est dans ses possibiltés de toucher le lecteur.

Il crée là un album assez intimiste, on suit un petit bout de vie de Marco. Un photographe de la région parisienne qui décide d'aller à la campagne et de quitter son job qui a finit par le lasser. C'est dingue à quel point tout cela nous semble vrai, on a presque l'impression que l'auteur nous raconte sa propre vie. Ce qui est appréciable chez Larcenet c'est surtout son écriture : des dialogues travaillés et savoureux qui nous rappel des situations que l'on a peut-être déjà vécues et la narration qui est selon moi parfaite dans cet album. Nous sommes dans les pensées de Marco à part à la fin où c'est au lecteur de comprendre la démarche de celui-ci. Il glice alors une forme de philosophie dans les réflexions de son personnage, essayant d'interprêter des problèmes universels. Ce qui m'a surtout charmé c'est bien sûr l'histoire par elle-même. En une phrase : on assiste à la psychanalyse d'un mec pômé, angoissé. L'humour est présente sans non plus l'être e trop. Toujours quand il le faut. Certains passages m'ont bien fait rire ("Georges ! Gros pétards !":)...Seul petit reproche : la fin où tout nous est balancé à la tête. Et où j'ai eut l'étrange impression que l'auteur appuyait un peu trop ur le message qu'il voulait faire passer.

Les illustrations de Larcenet sont toujours dans leur style bien particulier mais tellement efficace qu'il n'a pas de raison de le changer. Un dessin assez minimaliste qui accorde très peu d'importance aux détails : ça se laisse lire facilement et c'est parfait pour illustrer une histoire. Ona presque l'impression que le dessin passe en second plan. La mise en couleur est signée par son frère : Patrice Larcenet, qui est aussi son scénariste de temps en temps, tout comme les dessins les couleurs ne sont pas exceptionnelles, assez flashantes je trouve. Elle permet de mettre un peu de luminosité dans cette histoire assez sombre. Ici, Larcenet cherche tout de même à inover et nous prouve qu'il sait aussi maîtriser le noir et blanc (plutôt cépia)et adopter un style beaucoup plus travaillé et recherché.

Bref, l'un des meilleurs Larcenet à ce jour qui faut lire. Une histoire d'une grande profondeur, émouvante et touchante.

4 3 2003
   

Pour avoir lu quelques autres oeuvres de Larcenet, je partais avec quelques à priori sur cette bd, malgré quelques personnes qui m'avaient prevenu que celle ci se démarquaient aussi bien, scénariqueent que qualitativement des autres.

C'est tout à fait vrai.

Effectivement, c'est une très joli histoire, dans laquelle l'humour et la gravité sont superbement alternés.

Car il ne s'agit ici pas du tout d'un défouloir, mais plutôt de délivrer une fantastique tranche de vie.

Il n'ya pas réellement d'action dans cette histoire, et pourtant on ne s'ennuie pas.
On assiste ainsi aux reflexions, aux tourments, au desarroi d'un monsieur-presque-comme-tout-le-monde qui manque totalement de repères et de stabilité.

C'est extremement touchant, et ce que je trouve très fort, c'est la manière qu'a eu Larcenet de nous faire passer d'un délire à un frisson en quelques cases.

Je compte pas vraiment commenter le dessin de l'auteur pour deux raisons. La premiere, c'est qu'il est très particulier, comme pratiquement tout le monde sait ( il colle superbement à l'hisoire et à l'ambiance ) et qu'il est difficile d'être objectif dessus, la deuxieme, c'est qu'il m'est apparu comme très secondaire devant la force de narration.

On peut tout de même noter quelques plans bien choisis et une bonne utilisation, comme Pierh l'a souligné, de l'alternance entre planches pour l'action, et planches pour les souvenirs.

Pour finir, je dirai que la scéne final avec le vieux, est splendide, dure certes, car elle renforce encore ce sentiment de perdition dans lequel semble coulé Marco, mais percutante par le message délivré.

A vous de vous faire votre propre opinion mais j'ai été personnelement conquis