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Tome 3 : Ce qui est précieux
 

Le Combat ordinaire, tome 3 : Ce qui est précieux

 
 

Résumé

Le Combat ordinaire, tome 3 : Ce qui est précieuxAfin d'acceder au résumé de Le Combat ordinaire, tome 3 : Ce qui est précieux, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Le Combat ordinaire, tome 3 : Ce qui est précieuxChaque album de la série Le combat ordinaire a été jusque-là pour moi une grande claque, et après deux lectures de ce nouvel album, je suis sûr que celui-ci ne dérogera pas à la règle.

Manu Larcenet est un grand conteur, qui sait nous parler de sujets forts sans jamais tomber dans le caricatural ni le convenu. Cet album traite principalement de la mort du père de Marco, et de la manière dont celui-ci perçoit ce décès. Le traitement des personnages principaux face à ce décès est très bien mis en scène, les autres thématiques abordées (le désir de maternité, la guerre d’Algérie, etc.) s’articulent parfaitement avec la trame globale, et on aboutit au final à un album encore une fois captivant de bout en bout qui en vous lâcheras pas même après avoir refermé la couverture.

Car c’est bien là la puissance de Larcenet, d’aller toucher le lecteur au plus profond de son être et y laisser une marque indélébile. D’album en album, l’auteur sait de plus en plus mêler avec brio les ressorts comiques et tragiques de la série pour offrir à ses lecteurs des ouvrages d’une très grande force dont la lecture ne peut pas laisser intact.

Le dessin lui aussi se bonifie d’album en album. Le tome 1 du combat ordinaire nous permettait déjà d’admirer l’évolution graphique de l’auteur de Bill Baroud, ce nouvel opus est encore une fois nettement au dessus. Cette série est à la croisée des styles qu’a pu utiliser l’auteur au cours de sa carrière : un soupçon de Bill Baroud, une bonne lichette de retour à la terre, des Entremondes et autres Histoires Rocambolesques, matinées de ses ouvrages plus personnels édités chez les Rêveurs de Rune.

Un trait fin et dynamique, un bon sens de la lumière et du cadrage, pour un style personnel mais qui fait immédiatement mouche, très bien mis en couleur par Patrice Larcenet.

Que dire de plus sinon que quitte à acheter cet album (ce que je vous conseille de faire sans plus attendre), acheter la version avec DVD qui contient un film de 45 minute relatant le processus créatif de l’album, ce qui permet au lecteur d’en apprendre un peu plus sur les méthodes de l’auteur (et sur l’auteur lui-même).

Continuez Mr Larcenet, surtout ne vous arrêtez pas !


Chronique rédigée par vladkergan le 19/03/2006
 
 
Statistiques posteur :
  • 351 (68,82 %)
  • 73 (14,31 %)
  • 86 (16,86 %)
  • Total : 510 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
Acheter neuf : 20,43 20,43 20,43
Acheter d'occasion : 29,89
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Note moyenne de l'album : 4.15
Dépôt légal : Mars 2006

Avis des lecteurs

20 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Combat ordinaire, tome 3 : Ce qui est précieux, lui attribuant une note moyenne de 4,15/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

11 1 2013
   

Cet album est plus doux et moins torturé que les précédents. Marco recherche à renouer des liens avec son père décédé, du coup il dialogue plus avec Emilie, avec sa mère et aussi avec le vétéran de la guerre d'Algérie. En même temps on le sent également moins tétu devant le désir d'Emilie d'avoir un enfant, devant sa mère, devant le type qui veut faire un livre avec ses photos.
Ce tome est plus apaisé que les précédents. Il n'en est pas moins très bien également, peut être juste un peu moins nerveux, moins drôle et un peu plus profond.

Larcenet réussit toujours le tour de force de provoquer des émotions diverses à travers ses dessins: on sent la nostalgie, la mélancolie, on vit la tristesse et le désarroi de Marco quand il essaie de comprendre le livre de son père, on transpire avec lui quand Emilie lui pose un ultimatum, et on est content lorsqu'il trouve une ouverture dans sa vie d'artiste.

Encore un bon tome dans cette série, qui je pense, commettra un sans faute.

23 11 2012
   

Des personnages toujours aussi bons. Ce troisieme épisode, très légèrement en deçà par rapport au précédent mais franchement magnifique, reste un pur moment de poésie et d'humanité. Un scénario toujours aussi captivant et de l'émotion à revendre.
Une série incontournable !

14 2 2011
   

L'album du deuil. Très belles scènes avec la mère, qui nous amènent bien au-delà de l'image initiale de la mère un peu casse-pieds du premier tome. Très belle scène de nuit avec un des vieux ouvriers qui nourrit une chouette, ce qui nous vaut une planche d'une étrangeté onirique. Mais scène un peu moins réussie, me semble-t-il, avec le frère qui vit mal son deuil. On ne le connaissait qu'en bon vivant encore presque ado, celui-là. Il aurait été bien d'explorer un peu plus sa réalité, son point de vue. Peut-être dans le dernier tome...

Ces côtés sombres sont équilibrés par le premier vrai succès professionnel de Marco. Dialogue très réussi d'ailleurs avec l'éditeur, qui engage une vraie discussion sur l'art malgré le réflexe initial de Marco de se réfugier dans le cabotinage. "Vous avez été délicat...", que l'autre lui dit, "c'est une bonne chose". Voilà une note ténue que Larcenet réussit ici à jouer avec doigté.

Riche conversation enfin avec le voisin ex-tortionnaire, qui raconte une partie de la vie du père mort. Surgit de nouveau le passé douteux, le passé des guerres, au coeur des petits combats ordinaires d'aujourd'hui. Curieux contrepoint qui accentue le spleen qui traverse toute la série : le passé, c'est d'abord le mal politique absolu, alors que le présent, c'est le vide.

Il n'y a que les petits bonheurs et la dignité persistante ou regagnée.

15 1 2011
   

Troisième album, qui reste plaisant mais sans finalement m'emporter totalement. On retrouve les même thèmes que développés précédemment, en les reprenant et en les approfondissant une petit peu. Le problème, c'est que, si parfois, l'auteur atteint son but (pour ma part, je me retrouve particulièrement dans les relations familiales), pour le reste, on a l'impression d'assister à une grande répétition des sujets. On ressort la guerre d'Algérie, les relations amoureuses sont confrontées à la peur de s'engager, le plus grand des engagements étant un enfant, et l'art est une fois de plus abordé via l'édition, ce qui permet également de se resservir du discours servi dans le tome précédent sur l'atelier 22. On retrouve donc un Marco, qui malgré les épreuves de la vie ordinaire, semble toujours aussi peu mature. Tout le monde évolue sauf lui, qui reste campé sur exactement les mêmes positions que dans le tome 1. C'est donc un petit peu décevant. Mais le talent de l'auteur réside tout de même dans sa capacité à capter une grande part d'attention en présentant des scènes de la vie quotidienne, parfois plus empilées qu'enchaînées, dessinées avec un style qui ne plaît pas (du moins, à moi, au premier regard).

Une grande force des émotions, desservie toutefois par un sentiment de répétition, caractérise toutefois cet album.

13 1 2011
   

52 pages...

J'ai la même impression que pour la deuxième tome : c'est un récit très agréable, le genre de bon roman graphique dont je raffole, qui me fait rire et qui m'émeut, mais je ne sais pourquoi, j'ai moins était touché que dans le tome 1 et surtout, je pensais juste apprécier cet album plus, tout simplement.

Peut-être que j'ai lu les deux derniers albums trop vite à la suite ?

En attendant, passons sur le dessin de Larcenet, que j'apprécie et qui ne bouge pas, , où il mélange style personnel et style plus comique et dépouillé, avec une colorisation simple mais qui sert bien le récit, c'est vraiment agréable à lire.

Le scénario est assez bon, entre les éléments concernant le deuil de Marco et de sa mère ou le livre de photo de l'atelier 22 de Marco, l'intrigue se concentre sur peu de chose mais c'est bien développée. Ça me plaît bien, comme dans les deux autres tomes, Larcenet prend son temps pour nous compter son récit. De plus, j'ai trouvé que dans ce tome, il s'attardait moins sur des scènes faciles et pas vraiment utiles pour l'histoire.

Et le vieux Mesribes réapparait enfin...certes au bout de 52 longues pages, mais Marco reprend contact avec le personnage le plus intéréssant de l'histoire, et pour quelle scène ? Mémorable et émouvante, j'ai adoré.

Même si j'ai un peu moins aimé ce tome (à belle couverte) que le premier volume, je le trouve meilleur que le n°2, ça vaut bien un 4/5 :) !

9 1 2010
   

On retrouve Marco et son petit univers et on ajoute à nouveau un degré de noirceur. Je ressens vraiment cette progression. La mère de Marco, qui se montre d’une philosophie remarquable au début mais qui souffre et qui n’est pas si loin que ça du point de rupture en fin d’album. Emilie qui lance des ultimatums à Marco, Pablo qui ne se fait plus d’illusions, Bastounet a déjà craqué, et le couple de Naïma qui bat de l’aile. Le temps de l’insouciance arrive à son terme, il va falloir faire des choix et arrêter de se laisser bercer par les aléas du quotidien. Et pour ceux qui n’ont justement pas le choix, c’est la vie qui va choisir pour eux. Dans cet environnement que l’on qualifiera d’hostile, Marco est de plus en plus perturbé et va devoir entrer, malgré lui, dans le monde adulte. Il devra assumer le rôle de père qui se profile et pourra compter sur un avenir professionnel qui lui, s’éclaircit.
Un tome plus mélancolique où l’humour, toujours présent, s’estompe malgré tout peu à peu. Le temps de la maxi bamboule est désormais derrière nous mais on est toujours happé par le réalisme et la pertinence de cette aventure humaine.

4 10 2007
   

« Il faut laisser passer la beauté et préserver ce qui est précieux »

Troisième et avant dernier tome du combat ordinaire, Ce qui est précieux est un peu plus grave que ses prédécesseurs. Le contexte n’est pas non plus propice à la légèreté puisque l’ensemble de l’album est marqué par le deuil et le souvenir du père de Marco, ce qui nous donne une fois de plus l’occasion de réfléchir à ce fameux combat ordinaire…
Un des côtés impressionnants de cette BD est la trace qu’elle laisse après la lecture. Je me dis souvent : « tiens, ça me fait penser au combat ordinaire »... Je le mentionnais déjà dans la critique du premier tome mais, décidément, cela se confirme! Peut-être parce que je dois avoir à peu près l’âge de Marco, peut-être parce que je partage certaines de ses préoccupations mais probablement et surtout parce que tout ceci est particulièrement juste et exemplairement conté. Le combat ordinaire est hyper intime mais sans jamais être impudique, cet équilibre mérite les louages.
Revenons à ce 3ème tome plus posé, tout en profondeur. Le carnet de notes du père de Marco et ses souvenirs d’enfance viennent nourrir la réflexion de Marco, son dilemme plutôt, relatif au bébé que souhaite Emilie : elle l’aime et elle veut un enfant avec lui mais elle est aussi prête à partir si Marco s’obstine dans le refus. Entre le fils en deuil et le père potentiel terrorisé, Marco va devoir trouver son chemin…
Le dessin de Larcenet, faussement naïf (en premier coup d’oeil) est toujours aussi limpide, agréable à regarder et sert parfaitement le récit. Mention aussi pour la mise en couleur de grande qualité par Patrice Larcenet.
Signalons enfin la qualité des dialogues, ces petites phrases remarquables (fréquentes chez la mère de Marco par exemple) qui sont comme des gifles qui assènent les vérités sans non plus donner de leçon.

Le combat ordinaire est sublime. J’adore !

21 7 2007
   

« Houla, il a changé Marco », voilà la première pensé qui m’est venu en ouvrant le troisième tome du combat ordinaire.

J’ai eu du mal à me plonger dans ce tome, pourtant pour les premiers épisodes j’été pris dans le récit dès la première case. Ici j’ai trouvé le récit moins efficace, trop d’anecdotes qui sortent de l’histoire qui donne une sensation désagréable de remplissage. Mes premières impression se sont vite envolé pour laissé place à un récit de qualité égal aux précédents, je suis replongé dans l’histoire de cet homme de plus en plus abimé par la vie. Les dialogue sont vrais, d’une puissance et d’une justesse incroyable, on ne peut qu’adhérer à l’histoire tant on ressent sa vérité même si l’on trouve étrange le choix des personnages. Parfois on se dit « c’est dommages, l’histoire aurais été plus intéressante autrement», oui, mais la vie ne se passe pas come on l’aurait désiré et parfois on ne la comprend pas.

Chaque fois que j’ouvre une Bande dessiné de Manu Larcenet ma copine me demande : « Pourquoi lis-tu des bandes dessinées aussi moche alors qu’il existe des dessinateurs tellement plus talentueux ? ». La réponse est simple les émotions qu’arrive à nous transmettre Larcenet par ses dessins sont sans pareil. En regardant attentivement chaque case on comprend le message que l’auteur veux faire passé et les case sans texte dise sont aussi bavarde que les longues séquences de dialogue.

Pari gagné donc pour Manu qui réussi encore à nous faire réfléchir sur des questions de tout les jours, que chacun doit se posé a un moment de sa vie comme le regard que l’on a sur soit et ce que l’on est vraiment, la réflexion et le travail qu’entraine le fait de devenir parents ou encore sa façon de réagir face au deuil. Magnifique et bouleversant, à lire absolument même pour ceux qui n’aiment pas la bande dessinée.

25 2 2007
   

Plusieurs avis ont déjà émis une certaine réserve sur ce troisième tome. J'en remets une couche, parce que les opinions divergent (pour certains, ce troisième volume serait le meilleur), que plus il y a d'avis et plus on peut se faire sa propre idée, et puis d'abord je n'ai pas à me justifier, alors maintenant ça va comme ça :)

"Le Combat ordinaire" est une très belle série. Et si je trouve que ce troisième épisode est un peu moins bon, je recommande tout de même son achat et lui décerne la bonne note qu'il mérite. Car si l'alchimie exceptionnelle qui avait fait du second tome un chef d'oeuvre, s'est quelque peu émoussée, il n'en reste pas moins que "Ce qui est précieux" dépasse tranquillement la qualité moyenne des sorties BD dans l'hexagone.

Faire de la bande dessinée intimiste n'a rien de facile. En mettant en scène des gens ordinaires dans des situations ordinaires, Larcenet prend plus de risques qu'en nous plongeant dans un univers de fantasy avec des filles aux gros seins. Parce que là où il y a au moins les belles poitrines à contempler dans un scénario indigent du genre médiéval-fantastique, il n'y a rien qui compense si le scénario d'un roman graphique n'est pas bon. En misant sur la résonnance de ses personnages dans l'esprit du lecteur, Larcenet joue et gagne une partie de haut niveau.

Le choc de la fin du deuxième album, c'est-à-dire le suicide du père de Marco, est le thème principal de "Ce qui est précieux". Larcenet livre à travers ses personnages des réflexions sur la mort, sur le rapport au père, sur la volonté de saisir ce qui nous a échappé. Et on accroche à ce flot de pensées. Si l'histoire est globalement moins émouvante et moins prenante, elle reste réussie et se termine encore une fois sur un coup de théâtre.

Vous avez aimé les deux premiers ? Lisez aussi celui-là : même si son charme est moins envoûtant, cela reste vraiment une bonne lecture.

4 2 2007
   

Etonnant et remuant.
Réussir à susciter l’intérêt du lecteur avec un dessin en apparence pas très joli, c’est du grand art. En effet, quand on ouvre un album de Manu Larcenet, la première impression n’est pas très agréable. Alors, il faut absolument commencer la lecture, et là, la magie opère.
Le héros, dessiné très simplement, est finalement très sympathique, et toutes les expressions humaines passent sur son visage. On finit par apprécier ce photographe assez rebelle dans sa recherche de son identité, à travers le décès de son père, perturbé par sa compagne qui a des désirs de maternité, mais aussi par la période trouble de la guerre d’Algérie, ou La France n’a pas toujours été clean. Etant en même temps en analyse depuis très longtemps, c’est un être sensible et fragile qui nous emmène dans ses tourments et ses interrogations.
Il y a dans cet album de l’humour, de la tendresse, de la peur et de l’angoisse mais aussi beaucoup de sensibilité.
On finit par oublier le dessin en tant que tel, pour ne penser qu’aux mots prononcés accentués par les dessins finalement très fins bien que simples.
Voila donc un superbe album empreint d’une grande humanité, qui nous renvoie tous vers notre propre vie.

30 1 2007
   

Certaines bandes dessinées auraient-elles le don de pouvoir rendre quelqu'un de meilleur, de modifier même la perception de la vie ?...

La lecture des albums de Larcenet -dont ce dernier- m'en a un peu persuadé.

Il arrive à ce que cet espèce de concentré d'émotions qu'il ma distillées ne me paraisse pas surfait ou éventuellement fabriqué.

J'ai suivi avec attention cette chronique de la vie quotidienne où rien de vraiment extraordinaire ne se passe. Sauf ces quelques moments où l'on célèbre quelque chose et que l'on pourrait trouver "banals" ou "bêtes" ; qu'ils soient tristes ou joyeux.

Mais c'est peut-être ça : "ce qui est précieux"... et dont on gardera souvent un souvenir, même futile...

22 11 2006
   

D'abord, une première impression: je me suis moins "éclaté" à la lecture de ce tome que lors des 2 précédents.
Certes, ça reste bien fait, de qualité, mais je trouve que le ton est plus sérieux, et que là, Larcenet est moins puissant. Il perd un peu de sa folie, de sa capacité à surprendre.
Certes, j'imagine bien, c'est l'histoire, sa vie qui décide, mais je trouve que ce qui coulait de source, ce qui avançait seul auparavant est devenu plus pesant, moins spontané, moins original, plombé par le malheur familial.
Il y a moins de personnages en jeu aussi, l'histoire se recentre sur Marco et son amie, un peu sur sa mère, et les autres sont secondaires, dans ce tome 3.
Les rappels au passé, en gris, m'ont semblé moins coller au récit, le ralentissant ici et rajoutant trop souvent à mon goût une touche de nostalgie ou de vécu pesant.
Alors, j’espère que ce n'est que la noirceur du temps du livre, que ce passage qui m'a moins plu.
J'espère que cela n'a rien à voir avec la médiatisation de l'auteur, qui lui pèserait. Qui le rendrait moins novateur, qui le pousserait moins à expérimenter, à créer, à défricher comme il a pu le faire.
Ca m'ennuierait, car je compte sur lui pour nous livrer encore les superbes pages pleines de délicatesse et de sentimentalisme dont il a le secret.
Pourvu que ça existe encore !

26 5 2006
   

Plus grâve mais aussi plus intense, ce nouvel opus nous plonge cette fois-ci au coeur du deuil... Quand seuls les souvenirs permettent de faire revivre l'être cher.

Bien sûr, le ton général s'en ressent, et je pense que l'humour gentiment puéril des deux frères dans les précédents volumes aurait été quelque peu maladroit ici... mais la douleur de Marco ne s'inscrit pas non plus dans le pathétique, bien au contraire : Larcenet a su faire de beaucoup de pudeur dans le traitement des réactions que le décès suscite.
Mis à nu et pourtant si réservé, Marco n'en devient qu'un personnage toujours plus torturé, en quête de réponses quant à l'absurdité de la vie, et pourtant avec une peur farouche de ce que l'existence lui réserve...
Peur du grand saut vers l'inconnu, peur d'être heureux parce que le bonheur ne dure jamais, peur de vivre tout simplement...

Les doutes, les angoisses de Marco ne toucheront peut-être pas tout le monde : il y a ceux qui croquent la vie à pleine dents et les autres, mais, malgré celà, ce troisième opus ne peut pas décemment laisser indifférent : entre vie et mort, Larcenet pose la question du pourquoi de l'existence.
Une bien belle leçon de philosophie ordinaire !

7 5 2006
   

Bon... je suis un peu mitigé sur ce troisième album. C'est vrai que je l'ai longtemps attendu, tellement longtemps (au moins... tout ca!) que j'en ai peut être un peu trop attendu (ca fait beaucoup de attendu tout ca).

Bref, en lisant cet album, je dénote une baisse du côté humoristique, qui faisait alors tout le charme des premiers tomes. C'est vrai que les sentiments sont très forts, l'ambiance de la bd est "lourde" suite à la mort du père de Marco, et cela se ressent à tout les niveaux de la bd: couleur, dessins, humour (ca, je l'ai déja dit),.... Après, je ne sais pas si c'est forcément une bonne chose pour cette série ou pas.

Je pense que j' attendais beaucoup de ce tome suite au très bon niveau des deux derniers, et que suite à la lecture de celui ci, c'est peu être normal que j'éprouve de la déception. Bon je me modère tout de même; c'est du Manu Larcenet, cela reste au dessus de niveau normal, mais je trouve qu'il nous avait habitué à mieux, et comme le disent quelques autres avis, on a plus le sentiment que ce tome fait office de transistion vers un quatrième tome.

Je trouve également que Marco prend parfois un peu trop des "grands airs". Et alors que dans les premiers tomes, on suivait un Marco tout simple, on en retrouve presque un autre ici, tant son caractère a changé, je trouve. Mais c'est vrai que les dessins sont tout de même au dessus de ceux des deux premiers tomes, et que l'on lit cette bd vraiment avec beaucoup d'intérêt. Bref un tome un poil en dessous des autres, mais qui reste tout de même de la très bonne bd.

28 4 2006
   

Larcenet se penche à présent pleinement sur la période qui suit la perte de l'être cher, en l'occurrence du père, figure freudienne parmi d'autres. Son récit est empreint de sensibilité, d'exubérance, de mots susurrés... La scène centrale de l'album est sans conteste celle où Marco va voir l'ancien supérieur de son père en Algérie, pour tenter de comprendre ce père, qui était avant tout un homme. Comprendre ses peurs, ses craintes, appréhender sa vision de la vie.
Ni larmoyant, ni pédant, Larcenetnous emmène sur les chemins de son propre deuil, et nous aide à grandir.
Un conseil : si vous avez l'occasion de visionner le DVD vendu avec une édition limitée, faites-le. Il retrace près d'un an de la création de l'album, des repérages à l'étape de colorisation, en passant par les crayonnés et l'encrage. Ce n'est pas un chef-d'oeuvre, mais permet d'appréhender un peu mieux le processus créatif d'une bande dessinée.

30 3 2006
   

Re-voici Marco, son visage est marqué par la mort de son père et ses angoisses. Le problème quand on a sorti 2 albums excellentissimes, c'est que l'on ne peux que faire un peu moins bien... C'est comme cela que j'ai ressenti ce troisième tome du combat ordinaire.

En effet, cet album est beaucoup plus sombre que les précédents (ce qui paraît logique quant à la mort du père de Marco)... Mais il manque un petit côté léger, qu'il y avait dans les tomes précédents, qui aurait rendu l'atmosphère moins lourde (ce qui peut être un choix, mais où je ne me suis pas retrouvé), et aussi éviter quelques longueurs.

Côté dessins, Larcenet s'est surpassé. C'est beau et certaines planches silencieuses sont un régal pour les yeux.

Bon, je suis un peu méchant car cet album n'est pas nul du tout (qui aime bien, châtie bien). Il est même très bon, mais pas culte. Vivement le tome 4 !

27 3 2006
   

Il y a deux gros problèmes avec ce troisième tome !

Le premier, c’est que Dargaud l’a édité en deux versions différentes (dont une avec un DVD bonus sur Larcenet), ce qui d’emblée et dans le sillage d’une machine commerciale sans scrupules, confronte l’acheteur à un choix bien cruel.

Le deuxième, c’est que, ayant donné la note maximale au tome précédent, je me vois confronté aux limites techniques de ce site ;) et me retrouve donc dans l’incapacité de noter ce troisième tome qui se révèle être encore meilleur que les deux premiers.

Quel plaisir de retrouver l’histoire de Marco, l’histoire de chacun d’entre nous, le combat quotidien contre soi-même, les angoisses et les espérances. Ces petites choses qui tracent notre vie, des choix et des décisions qui influent sur notre quotidien et qui au milieu des surprises que nous réserve la vie, nous balancent d’un sentiment à un autre. Des sentiments que Larcenet aborde de manière tellement intelligente, avec une justesse effrayante et un humour qui sait toujours nous faire sourire au milieu de moments bouleversants.

Un tome qui boucle la boucle, de la naissance à la mort, de père en fils, de lassitude de la vie à l’envie de procréer, une introspection saisissante sur le début et la fin de la vie. Un Marco balancé entre l’incompréhension du suicide de son père et l’idée de paternité. Un Marco toujours incapable de prendre ses responsabilités, de faire ces choix qui font avancer une vie, poursuivi par l’hérédité, incapable de voir ces petites choses de la vie qui faisaient le quotidien et le carnet intime de son père, s’accrochant aux balises que lui tendent la vie, comme cet éditeur qui souhaite publier ses photos.

Un Larcenet qui fait tourner la vie de Marco autour de quelques personnages, mais qui parvient tout de même à aller chercher l’infiniment petit au milieu de cet univers restreint ; ces petites choses infiniment précieuses et qui fleurissent notre existence. Un Larcenet qui comme d’habitude et dans toute sa simplicité parvient également à aborder des sujets graves comme la guerre d’Algérie ou la perte d’un père.

Bref, une splendide tranche de vie, un cocktail d’efficacité et de simplicité, une introspection pleine de finesse, de tendresse et de charme pourvue de scènes hilarantes et qui aborde notre quotidien du début à la fin.

Ce qui se fait de mieux en BD (en attendant la parution du quatrième et dernier tome)!

21 3 2006
   

Il y a peu de temps est sorti "Minimal", album caricatural d'une culture BD élitiste qui se veut avant-gardiste par la forme de ses albums et par son public visé : En d'autres mots : Minimal, c'était la BD qui se moquait de toute la production pseudo-intellectuelle si prisée des lecteurs passionnés par l'underground (dont je fais parti ;)).

Mais Larcenet ne serait-il qu'un formidable Docteur Jeckyl populaire et rigolo, doublé d'un Mister Hide profond et sentimentaliste ?
On serait en droit de le penser, tant ce nouveau tome du Combat Ordinaire contraste avec le premier album cité dans mon avis.

L'auteur oublie en effet ici le côté joyeux et irésistible de son travail pour proposer une oeuvre plus sensible, plus propre à faire réfléchir le lecteur.

Hélas, j'ai bien l'impression que ce troisième tome est, me concernant, l'album de trop. On a connu un Marco humble lors des deux premiers albums, mais il ne se remet plus vraiment en question ici : L'album passe de sujets en sujets, parcourant des domaines aussi variés que le deuil, la solitude, mais aussi les horreurs de la guerre d'algérie, la photographie moderne, la divergence d'opinion sur l'envie d'un enfant, la psychanalyse de Marco... trop, c'est trop, d'autant plus que la plupart de ces sujets ne sont pas traités à la légère. C'en est suivi pour moi une lecture agréable, certes, mais qui à mon sens partait un peu dans toutes les directions...

Le dessin de Larcenet, quant à lui, se bonifie avec le temps. C'est beau, encré très sombrement pour mieux mettre en exergue les différents sentiments exprimés par l'album. Les couleurs de Patrice Larcenet sont elles aussi de qualité.

Demi-déception pour moi que cet album, donc.. Espérons un quatrième (et dernier) tome à la hauteur des deux premiers, peut-être plus proches du lecteur, finalement.

m.blacksad :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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20 3 2006
   

Le dessin a bien évolué, par contre on regrette le manque d'humour et d'evenements dans cet album.

Il fait figure de transition, et prépare le tome 4.

Du coup on reste un peu sur sa faim...