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Tome 1 : La Bar-Mitsva
 

Le Chat du rabbin, tome 1 : La Bar-Mitsva

 
 
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Résumé

Le Chat du rabbin, tome 1 : La Bar-MitsvaAfin d'acceder au résumé de Le Chat du rabbin, tome 1 : La Bar-Mitsva, merci d'activer Javascript.

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Planche de Le Chat du rabbin, tome 1 : La Bar-MitsvaCe livre est d'une lecture très agréable.

Les dessins sont typiques de Sfar; on aime ou on n'aime pas. Le point fort de cet album est à mon avis son propos, qu'on pourrait rapprocher de celui du Candide de Voltaire. Le chat découvre la parole, et avec elle le mensonge, puis la discussion.

(très) Faussement ingénu, le chat est un redoutable adversaire verbal pour le rabbin, pour le rabbin du rabbin, et il démonte sous nos yeux, de façon claire et précise certaines idées reçues.

Alliant humour, tendresse et réflexion, "Le Chat du rabbin" est un très bon album, que je relis avec un réel plaisir, et qui laisse serein.


Chronique rédigée par CoeurDePat le 01/08/2002
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Statistiques posteur :
  • 257 (75,15 %)
  • 18 (5,26 %)
  • 67 (19,59 %)
  • Total : 342 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
10,97 10,97 10,97
 
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Note moyenne de l'album : 3.92
Dépôt légal : Janvier 2002

Avis des lecteurs

12 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Chat du rabbin, tome 1 : La Bar-Mitsva, lui attribuant une note moyenne de 3,92/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

7 5 2011
   

Tiens, je commence à avoir lu un bon petit nombre de BDs de Sfar. Cependant, la dernière série que j'ai lu de lui ("Chagall en Russie") était une de ses énièmes séries traitants de philosophie et de judaïsme avec des personnages hauts-en-couleurs et loufoques, mais assez ratée. Alors, j'ai décidé de relire la série qui m'a fait découvrir cet auteur : "Le Chat du rabbin", une des premières de ses nombreuses BDs traitants du judaïsme et de la philosophie avec des personnages hauts-en-couleurs et loufoques, mais très réussie.

Déjà, ça fait du bien de lire un album où Sfar s'appliquait sur son dessin. Même si ce style peut toujours rebuté les fans de trait réaliste et ceux qui aiment les styles de dessin bien propre et lisse, ici le style et l'encrage de Sfar n'est pas changeant. Pour qui sait apprécier le dessin de Sfar (comme moi), c'est plutôt joli, fluide et agréable à regarder. Les planches sont bien colorées, bien ombragées donc bien belles.

Et le scénario est réussie pour quelqu'un qui s'intéresse à la philosophie/théologie (à petite dose tout de même) comme moi. Mais il vrai que je n'ai que peu de connaissance en Judaïsme. Je remercie donc Sfar de m'instruire de façon ludique, surtout avec ce genre de partis-pris (remettre en cause ou au moins réfléchir sur des citations des textes sacrées ou des prétextes).

Une excellente BD, drôle, sophistiqué, joyeuse et colorée.

10 5 2006
   

Joann Sfar continue son petit bonhomme de chemin selon une voie qu'il s'est tracée et qui n'appartient qu'à lui.
Dans le premier tome de cette nouvelle série, il nous présente et propose les principaux personnages de cette saga. Il y a un rabbin à l'esprit ouvert, une jeune et jolie fille et -surtout- un chat très intelligent qui, outre cette sagesse, a acquis le don de la parole après avoir croqué le perroquet de la famille.
Comme d'habitude, c'est intelligent, drôle et parfois même succulent.
Une bien bonne série qui débute ici et qui, ultérieurement, deviendra un excellent rendez-vous... à ne pas manquer.

8 4 2006
   

Un premier tome vraiment réussit.

On peut parler ici d'histoire sans prise de tête, puisque Sfar la relate avec beaucoup de simplicité et sans complication inutile.

Voilà comment commence l'histoire :
"Chez les juifs, on n'aime pas trop les chiens". Une phrase qui pourtant paraît anodine, vous fait rentrer directement dans le bain. Sfar introduit une atmosphère vraiment fraîche et légère.
Le chat du rabbin est attachant, et avec sa petite tête innocente ( de chat en fait ! ), On comprend rapidement qu'il fera un personnage principal parfait.
Accompagné de dessins dont les couleurs ont des tons un peu orientaux, Sfar nous invente des dialogues délicieux.
L'histoire est en elle-même pas franchement passionnante, mais cette façon de mettre en scène les choses, la rend obnubilant !

Vivement le prochain tome !

20 1 2006
   

Ce premier tome nous relate la vie du chat d’un rabbin, assez opportuniste et ironique, qui se voit chamboulée suite à l’acquisition de la parole par celui-ci. Pour revoir la fille du rabbin, ce chat se tourne soudainement vers la religion juive et ces préceptes pour devenir un chat juif, même s’il n’est pas circoncis. Les dialogues ou monologues du chat, c’est selon, sont savoureux, mêlant humour et finesse tout en restant respectueux des traditions religieuses. J’ai particulièrement apprécié le passage où le chat du rabbin se trouve en tête à tête avec le rabbin du rabbin : "et moi je dis au rabbin du rabbin que je suis Dieu, qui a pris l’apparence d’un chat pour l’éprouver".

Cette histoire est sublimée plus par les dialogues excellents de Sfar que par la trame de l’histoire ou les dessins en tant que tels ! En effet, j’ai la désagréable impression que la fin de "La Bar-Mitsva" est survenue car Sfar arrivait à la 46ème planche... un peu comme si le scénario s’improvisait au fur et à mesure de l’avancement du récit !

5 1 2006
   

Je n'aime pas franchement les BDs simplement destinées à discuter de la vie, de la philosophie et de la religion. Et ici, c'est ce que je ressens de cette série : je ressens qu'il y a un message que l'auteur veut y faire passer, qu'il cherche à instruire d'une certaine manière son lecteur, qu'il joue le rôle de celui qui "montre" et "explique" mais qui ne porte aucun jugement... Et pourtant je ressens son message comme celui de la grande majorité des autres BDs scénarisées par Sfar. C'est toujours le même esprit qui en ressort (notamment dans "Socrate le Demi-chien" ou bien "Les Olives noires") et je n'y suis pas sensible. C'est une question de philosophie personnelle sans doute : Sfar et moi n'avons pas la même.
En outre, je fais partie de ceux qui n'aiment pas non plus son dessin, donc ça n'arrange pas.
Maintenant dans le cas particulier du Chat du Rabbin, je trouve le dessin quand même assez sympa et détaillé, même si le chat change sans arrêt de gueule (d'accord, ce qui compte ce n'est pas que le chat soit parfaitement dessiné, mais c'est qu'on sache que c'est lui, que c'est le chat, et qu'on lise ce qu'il a à dire : néanmoins, dans ce cas-là, pourquoi ne pas lire un livre plutôt qu'une BD ?). Mais bien sûr, ceci dépend des goûts.
Et concernant l'histoire, elle se lit bien et on ne s'ennuie pas. Mais ceci dit, elle ne m'a pas plus intéressé que ça non plus. Néanmoins j'ai préféré cette série aux Olives Noires du même auteur, série dont je trouve le thème très proche.

26 9 2005
   

Le chat du rabbin est heureux, constamment cajolé par la fille du rabbin, Zlabya. Puis, en mangeant le perroquet il va acquérir la parole, mais également le mensonge. Faisant découvrir au lecteur bien des choses sur l’usage de la parole, il finira par conclure que "Ça vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux".

En tant que chat juif, et maintenant qu’il sait parler, il exprime son désir d’apprendre les textes saints et de passer sa bar-mitsva. Loin d’une leçon sur la Torah, le chat du rabbin va prendre un malin plaisir à titiller la culture juive de façon aiguisée et espiègle. Cette réflexion sur la religion et la société juive de la part d’un chat s’interrogeant lui-même sur son quotidien et les effets de l’usage de la parole sur celui-ci est d’une intelligence astucieuse.

Le dessin aux couleurs chaleureuses plonge le lecteur dans les décors d’Alger au XXe siècle.

Le Chat du Rabbin est un récit intelligent et subtil, débordant d’humour, de dérision et d’humanité.

3 4 2003
   

« C’est à la fois une poésie, un conte pour adulte, et une discussion intelligente, pondérée, et drôle, du judaïsme » écrit la romancière Eliette Abécassis, en guise de préface à l’ouvrage. Il me semble qu’elle résume ainsi parfaitement les impressions ressenties par tout un chacun à la lecture de cette bande dessinée. C’est frais, intelligent, novateur, impertinent… bref, il aura suffit d’un seul album pour que je tombe sous le charme de cette série!

Les dessins, plus expressifs que réalistes, sont autant de petits tableaux qui collent parfaitement aux textes. Les crayonnés, les traits parfois plus grossiers, les contours arrondis et un peu enfantins, ne m’ont pas gênée, bien au contraire. Les couleurs chaudes nous font immédiatement basculer dans le monde oriental: le quartier juif d’Alger au début du siècle dernier.

Le scénario s’appuie sur un procédé narratif assez original qui joue essentiellement sur le comique de répétition. Le chat du rabbin s’exprime à la première personne du singulier et il n’y a pratiquement pas de dialogue. Les phrases sont courtes et le vocabulaire très contemporain voire familier. L’esprit de contradiction du matou (ce coté faussement ingénu dont parle CoeurDePat), son faciès de chat égyptien et ses postures outragées sont tout simplement irrésistibles. Et puis, un chat soliloquant toute la journée, c’est à mourir de rire, non ? En tout cas, ce ne sont pas les lecteurs de Philippe Geluck qui me contrediront !

29 3 2003
   

Oups, je ne serai pas aussi enthousiaste que les autres posteurs de ce tome.

Oui, l'idée de cette série est originale, on est d'accord. Et les paroles du chat du rabin font l'effet d'un véritable coup de pied dans la fourmilière judaïque, remettant en cause les préceptes de la religions juive d'une manière assez terre-à-terre, mais qui suffit amplement au récit.

On comprend vite les motivations du chat, amoureux de la belle fille du rabin, et qui pour pouvoir lui parler et l'accompagner devra accomplir sa Bar-Mitsva, fête religieuse juive nécessaire, sorte de communion, en sorte.

Etant moi même un athée de premier ordre, j'ai pris un certain plaisir à lire ce tome, même si subsistent des défauts qui m'ont réellement gênés, hélas...

...en premier ordre, la narration. Bien que les dialogues touchent toujours leur cible, la façon dont certains passages sont décrits sont vraiment... très lourds. "il me dit que blabla... Je lui dis que blabla....". original, certes, mais sur 6 pages de suite, ça plombe l'histoire, hélas.

Enfin, personnellement, j'ai beaucoup de mal avec le style graphique de Sfar... Autant j'adore le trait de Trondheim et Larcenet, autant celui de Sfar et Blain (pour ne citer que les plus grands auteurs de ce que l'on appelle communément la "nouvelle BD") me laisse de marbre...

Je pense qu'il faut avoir lu "Le Chat du rabbin", dans le sens où cette série touchera d'une manière complètement différente l'ensemble des lecteurs tant elle est "personnelle"... Maintenant... je n'ai pas franchement accroché, hélas.

5 2 2003
   

Sfar m'épate (de chat :))
J'avais découvert sa prose vraiment subtile, pleine d'humour, légère et poétique même dans Pétrus Barbygère. Depuis, le temps a passé et j'ai taillé à coup de serpe dans la vaste production du monsieur pour en lire quelques autres.

C'est donc au tour du "Chat du Rabbin", tome 1, "la Bar-Mitsva", un terme provenant d'un judaïsme pour lequel je nourris autant de connaissances que pour toutes les autres religions, c'est à dire à peu près autant qu'un australopithèque se retrouvant devant le vaisseau spatial de Han Solo...
Attention au premier tour de force de Sfar : pas besoin d'avoir un penchant pour la religion en général, ni pour le judaïsme en particulier, pour s'intéresser à l'histoire qu'il raconte ! Et oui, c'est donc l'histoire d'un chat, et un chat juif ou pas juif reste avant tout un chat, même s'il est doué de parole...
Avec la parole, ce bon petit matou va découvrir le mensonge, mais il va surtout révéler à son rabbin de maître qu'il est au fait du judaïsme.
Mais ce n'est pas tout ! Deuxième effet Kis-Kool ou plutôt deuxième effet Sfar : ce chat ne manque pas d'humour et ses déclarations parfois cocasses cachent toujours un fond de sérieux, une question majeure philosophique, religieuse ou tout simplement humaine, quand ce ne sont pas les trois à la fois!
Et là j'enchaîne sur le troisième effet Sfar : on découvre l'histoire en souriant, et on se cultive en souriant. A tel point que ça m'a rappellait mon enfance, quand ma maman venait me raconter une histoire avant de m'endormir... Sauf que là bien entendu, même si le ton reste léger, cette BD s'adresse sans équivoque à des adultes.

Si on résume, ça nous fait donc pour cette BD : une histoire amusante, intelligente, qui traite d'un sujet sérieux, sans complaisance, en toute simplicité, mais qui nous fait comprendre des concepts auquels on ne s'intéresse pas en général, et qui en plus, parvient à nous captiver... Arrêtez-moi si je me trompe, mais ça ressemble furieusement à de la vulgarisation philosophique ça non?

Arrêtons nous quelques instants sur le dessin, même si tout cela n'est que secondaire tant le fond du scénario est si bien fait...
Sfar ne se contente pas d'être un conteur hors pair, un dialoguiste trucculent, mais il est en plus un dessinateur original, qui produit toujours un style qui lui colle à la peau, et qu'on aime ou qu'on déteste, mais qui ne peut pas laisser indifférent, reconnaissable entre mille.
Le dessin du chat n'est pas figé, et c'est très bien vu car c'est en accord avec le mouvement, à la fois physique et mental, que vit le chat entre le début et la fin du tome. Certaines planches le montrent comme le matou qu'on connait si bien, enroulé en boule sur lui même, endormi ou ronronnant, alors que d'autres planches le montrent décharné, le regard fuyant, presque inquiétant.
Ce dessin est donc une grande réussite, il y a même un plan des toits de la ville sous un ciel très bleu, chose assez rare chez Sfar...

Bref, une BD indispensable à mes yeux, une véritable perle rare que je ne me lasserai pas de relire et de relire!

7 10 2002
   

Je n'y connais absolument rien au Judaïsme, les questions religieuses me passant d'ailleurs en général au-dessus de la tête... mais je dois avouer que ce chat m'est particulièrment sympathique. Je ne saurais en fait pas trop vous expliquer pourquoi il m'a réellement plu... les questions fusent de partout, on devise, on controverse, on blasphème... on tape plutôt dans le métaphysique, sans jamais un instant oublier le réel, le tangible. Les sentiments, la sexualité... les instincts, les besoins "vitaux" des hommes (et des chats!!) sont omniprésents. Et Dieu (ou celle qu'on installe sur son trône) trouve sa place au milieu de tout ça. Pas de condescendance envers le lecteur, aucun ton professoral... c'est drôle, fin et la lecture est très fluide!

Enfin, j'adhère de plus en plus au dessin de Sfar! A des années-lumière d'un dessin en directes bien léché, mais terriblement efficace, très expressif... et beau, parfois!

Ce type est un conteur de très grand talent!

A lire, de toute urgence!

8 9 2002
   

« Chez les Juifs, on n’aime pas trop les chiens. Un chien, ça vous mord, ça vous court après, ça aboie. Et ça fait tellement longtemps que les Juifs se font mordre, courir après ou aboyer dessus que, finalement, ils préfèrent les chats ». C’est par cette pensée que débute « La Bar-Mitsva », premier tome des réflexions du Chat du rabbin. Car c’est bien ce félin gris aux yeux verts qui est le héros de l’album.

On aurait pu s’attendre à un conte avec des animaux debout et humanisés, façon Le roman de Renart ou "De cape et de crocs". Mais non. Sfar opte pour un animal normal évoluant dans une cité humaine. Enfin, normal… ce chat est tout de même un peu particulier puisque, après avoir avalé un perroquet, il se retrouve doté de la parole ! Ce don extraordinaire lui permet de converser avec son maître, le rabbin, sur des sujets divers mais souvent profonds.

On connaît l’incroyable productivité de Joann Sfar, qui multiplie les albums comme scénariste, dessinateur, ou les deux à la fois. C’est en auteur complet qu’il livre cette nouvelle série, et une fois de plus, il parvient à séduire.

Son trait est assez particulier, et certains lecteurs risquent de le trouver brouillon ; pour les autres, notamment ceux qui ont déjà lu certaines de ses autres séries, on s’habitue très vite à son graphisme. De toute façon, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, il faut reconnaître qu’il sait tenir un pinceau. Côté scénario, c’est inventif, c’est bien découpé, les textes sont joliment écrits et les réflexions du chat sont vraiment savoureuses.

Le deuxième tome devrait sortir très prochainement. Il est donc grand temps de vous y mettre !