Afin d'acceder au résumé de Le cadavre et le sofa, merci d'activer Javascript.
Le cadavre et le sofa est un album petit format de 95 pages que j'ai uniquement acheté par affinité avec le graphisme de la couverture et des premières planches.
On suit les vacances d'été de polo, garçon solitaire, qui rencontre Sophie, une fille aussi belle qu'étrange. Tout de suite, le courant va passer entre eux et l'amitié (ou l'amour) qui les lie va avoir pour toile de fond, l'étrange disparition de Christian, un gamin du coin disparut quelques jours plus tôt.
Le récit oscille entre une histoire d'amour, une histoire de meurtre, de vampires et de loups-garous ne permettant pas véritablement de savoir vers où le scénario se dirige. Au final, l'histoire est assez légère, assez simple mais un peu bizarre sur la fin. Mon avis est donc assez partagé d'autant que j'ai eu du mal à situer les personnages, notamment leurs âges (physiquement, ils ont l'air d'avoir 12 ans [enfin pas toujours concernant Sophie], mais dans leurs comportements, ils en ont 16).
Graphiquement, j'adore ! L'album jongle avec deux styles bien différents. Tantôt, c'est très coloré, les personnages ont des bouilles bien rondes, sans nombreux traits apparents et avec beaucoup de relief (c'est informatisé tout ça ? je suis nul en technique graphique). Tantôt l'album est un noir et blanc, et chaque case dévoile tous les coups de crayons de l'auteur.
Au final, visuellement, c'est réussit. Je vais donc suivre cet auteur avec intérêt.
5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le cadavre et le sofa, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Le cadavre et le sofa invite à suivre les vacances d’été de deux adolescents: Polo et Sophie. C’est sur fond d’histoire de disparition et de meurtre que Tony Sandoval développe l’histoire d’amour entre ce jeune garçon solitaire et cette étrange fillette.
Le récit oscille constamment entre conte enfantin, romance adolescente, ambiance fantastique et fable macabre. Le lecteur passe ainsi du mignon au glauque, en passant par le suspense et la poésie, sans vraiment savoir où l’auteur désire l’emmener.
Cette alternance se retrouve également au niveau du graphisme, car l’artiste mexicain multiplie les styles, passant d’un dessin tout en rondeurs superbement colorisé à une bichromie dont je suis déjà moins fan. Visuellement, cela reste cependant parfaitement maîtrisé, avec plusieurs pleines planches magnifiques.
Un one-shot original et séduisant, mais pas totalement abouti.
Pour mes appréciations de BDs, ce qui a le plus le poids, c'est l'histoire.
Lorsqu'une BD possède un bon scénario mais un dessin plutôt médiocre, je la noterais mieux qu'une BD au dessin exceptionnel mais à l'histoire vraiment naze.
Cependant, lorsque le scénario est bon, mais que le dessin le surpasse largement, j'accorde un bonus dans ma note. Et c'est ce qui passe lorsque je donne un 4/5 à "Le cadavre et le sofa", c'est pour remercier l'auteur de m'avoir fait passer un merveilleux moment en regardant les planches, disont-le, magnifiques de son album.
Tony Sandoval, je connaissais son travail de réputation, mais après avoir lu cet album, je vais m’intéresser de près à ce qu'il fait, car son style est vraiment magnifique.
Il y a deux styles graphiques bien distinct dans l'album ; des planches avec une magnifique colorisation informatique, avec des personnages aux traits ronds, aux expressions très caricaturées et un encrage pas très franc ; l'ambiance donnée par ces planches à l'album est une réussite.
Et puis, aléatoirement, il y a des planches beaucoup plus lâchées, anguleuses, hachurées, fourmillant de mille traits, en bichromie, , avec un encrage plus appuyé et des perspectives et proportions moins précises.
Si vous aimez les dessins soignés, recherchés qui vont vous happer dans le récit, je vous conseille "Le cadavre et le sofa" qui en plus d'un dessin exceptionnel, n'a pas une histoire mauvaise.
Elle m'a juste paru plus classique, l'album parle de mal de vivre, d'amour adolescente pendant l'été... La mort d'un camarade des héros et l’omniprésence de son cadavre rajoute une touche de glauque à cette jolie fable, mais ce n'est pas vraiment malsain.
Bref, une réussite (essentiellement graphique, mais une réussite quand même) !!!
Tout d'abord, Je dois dire avoir beaucoup aimé ce livre. C'est frais, original et cela apporte une bonne chose dans le monde de la BD actuelle (trop de publications récentes assez médiocres ces derniers temps). J'aime beaucoup le personnage de Polo que je trouve poétique, solitaire et assez fidèle que ce soit en amour ou en amitié.
C'est vraiment un cocktail étonnant que Sandoval met lui-même en images dans un style semi-réaliste très maîtrisé et où alternent scènes fortes souvent fantastiques en pleine page
Une belle histoire au frontière du fantastique soigneusement maîtrisée et écrite par Sandoval.
A découvrir !
Drôle de petit album.
Il est probable que, comme moi, vous ayez envie de le découvrir sur sa seule bonne impression graphique. Sandoval livre en effet des planches très réussies, avec un trait fait de rondeurs (tout en n'ayant pas grand chose de commun avec celui de Roba ou de Dupa), empreint d'une jolie personnalité. La mise en couleurs, très nuancée, met bien en valeur le travail de cet artiste mexicain qui sait innover tout en s'inspirant de ses aînés (y compris en matière de découpage, où l'album se révèle assez inventif). J'ai eu plus de mal à saisir et à apprécier le passage de quelques planches à un style en quasi noir et blanc, beaucoup plus expérimental et nettement moins plaisant. Cepedant, cela n'altère pas la qualité générale de l'album.
Sandoval, ne se satisfaisant pas du côté illustratif, est également aux commandes du scénario. "Le cadavre et le sofa" a le mérite de l'originalité et sait mêler plusieurs genres pour mieux brouiller les pistes : entre récit enfantin, univers macabre, conte fantastique et histoire initiatique, Sandoval ne choisit jamais véritablement. Le lecteur en est un brin désorienté : on clôt la lecture avec le sentiment d'avoir passé un moment étrange, plutôt réussi mais pas pleinement abouti. L'ambiance morbide (voire franchement sordide par plusieurs aspects) évoque parfois le Jason de "Attends", en plus décalé.
Lecture intéressante en tout cas, que je recommanderais volontiers pour découvrir cet auteur qu'il faudra surveiller car "Le cadavre et le sofa" a suffisamment de qualités pour faire oublier ses défauts.