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Tome 1 : Justice Divine ?
 

Le Bourreau, tome 1 : Justice Divine ?

 
 

Résumé

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Planche de Le Bourreau, tome 1 : Justice Divine ?Hasard du calendrier des maisons d’édition ou véritable mode, "Le Bourreau" sort dans un environnement où "Le Roy des Ribauds" a déjà modernisé les histoires médiévales se déroulant à Paris. Mais à part cette unicité de lieu et de temporalité (même approximative), les deux récits n’ont pas grand chose à voir. Parce que cet album nous propose une vraie originalité, celle de nous présenter un super-héros à la mode médiévale. Dorison, avec "Les sentinelles" nous proposaient des super-héros en première guerre mondial, et Gabella nous propose des super-pouvoirs sur fonds de Moyen-Age. Les époques sont différentes, et c’est donc tout naturel que l’origine du don le soit également : la technique et la chimie naissante du début du XXème siècle pour Dorison, une origine fantastique, de droit divin, pour le pieux médiéval.

Une histoire de superhéros qui recherche une nouvelle originalité en nous proposant un personnage dont la nature héroïque est également sujette à caution. Parce que ce premier tome permet surtout de présenter que Le Bourreau est à la solde du Parlement de Paris, et donc du côté des puissants. Il agit sans discernement, allant jusqu’à menacer un gamin, ce qui, une fois de plus, ne recueillera pas la sympathie du public qu’un être supérieur et censé défendre. Bref, notre héros serait plutôt un super-vilain, ce qui est également une façon de souligner une fois l’originalité du propos. Mais les événements vont le pousser à remettre en cause son rôle, et mener sa propre enquête sur ce qu’il est. Et pour cela, on il faut comprendre son passé, ce que le scénariste nous propose avec force de flash backs.

Mais au-delà de ces originalités, qui en plus nous proposent deux super-héros médiévaux pour le prix d’un, la narration me semble complexe et difficile à suivre. De longs pavés narratifs, des changements de lieux et de temps constants, une atmosphère mystérieuse, et des personnages que l’on ne prend le temps de découvrir : on arrive à la fin de ce premier album en se rendant compte que, finalement, pas grand-chose n’a été dit, et que l’enquête débute à peine.

Compte tenu de cette narration, de ce scénario un peu verbeux pour au final ne pas proposer de vrais développements, j’ai failli mettre un 3,5/5. Mais l’originalité annoncée pour cette série l’emporte peut-être sur l’efficacité de ce premier album. Et si j’hésitais encore, ce qui fait définitivement pencher la balance, c’est le dessin. Un artiste a pris les rênes et les ambiances médiévales sont parfaitement reconstituées, avec force de détails qui rendent finalement le tout très réaliste. Il y a des décors magnifiques, des prises de vues cinématographiques, des personnages aux habits loufoques ou somptueux, des expressions de visages inquiétantes ou inquiétées. Même si le scénario de cette série semble avoir du mal à poindre dans ce premier album, il y a une audace dans les idées présentées et une vraie maîtrise du dessin, qui méritent que l’on s’y arrête.


Chronique rédigée par gdev le 21/07/2016
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Mai 2016

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Bourreau, tome 1 : Justice Divine ?, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

23 7 2016
   

« Justice divine » est le premier volet d’une trilogie qui s’annonce particulièrement ambitieuse au vu du casting : Matthieu Gabella (scénario), Julien Carette (dessin), Jérôme Benoit (décors), Jean-Baptiste Hostache (couleurs), Jean Bastide (couverture), Virginie Augustin (story-board) et Nautilus Studio (coordination artistique).

Cette série médiévale saupoudrée de fantastique plonge le lecteur dans un Paris moyenâgeux, où un justicier surnommé « Le Bourreau » exécute les criminels à l’heure et à l’endroit de son choix. Se considérant comme le serviteur de Dieu, sa justice divine n’est cependant pas appréciée de tous, car souvent considérée au service des puissants de la ville…

Cet exécuteur des basses œuvres qui sévit dans les ruelles sombres de la capitale pourrait faire penser au personnage du "Roy des Ribauds", sauf qu’il possède un double don : celui d’identifier les criminels en touchant un objet ayant appartenu aux victimes et celui de pouvoir convoquer les coupables au lieu et à l’heure de son choix. S’il s’avère de surcroît invulnérable, il doit cependant vivre dans le plus strict anonymat et garder son identité secrète afin de conserver son don. En proposant un personnage aux pouvoirs surhumains, pourvu d’un masque et d’une cape, Mathieu Gabella « La Licorne » revisite clairement le mythe du super-héros, tout en ayant la bonne idée de faire évoluer ses protagonistes au Moyen-Âge. De plus, ce héros qui fait penser à Batman ou Moon Knight dès la couverture a également un Némésis en la personne du Bouffon, une sorte de Joker local, mais défendant plutôt l’intérêt du peuple.

Si la voix-off est parfois un peu trop présente/pesante, les flash-backs sont cependant distillés avec intelligence et permettent d’en apprendre un peu plus sur l’origine du pouvoir surhumain. Le questionnement du héros, qui finit par douter des intérêts qu’il défend, est également assez intéressant à suivre. Quant à Julien Carette, il distille une ambiance sombre et glauque, qui colle parfaitement au récit.

Une mise en bouche très prometteuse !