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Le Bois des vierges, tome 1

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Le Bois des vierges, tome 1Attention, joyau en vu !!!
Ce premier tome plein d'inspiration a posé son empreinte sur ma personne et je ne peux m'arrêter d'arrêter de penser à lui !
Pour grande part, toute la réussite de cet album vient du dessin magnifique, d'une finesse merveilleuse, d'un niveau de détails élevé et d'une classe et d'une élégance rare.

Béatrice Tillier a déjà œuvré sur "fées et tendres automates", série sur laquelle elle avait déjà fait forte impression…
Bref, le dessin n'a rien à voir avec les productions grand public en recherche de vente facile et pas cher, qui tomberont dans l'oubli et/ou la désuétude en quelques années.

Quand au scénario, je dois avouer que je suis aussi tombé dedans comme Obélix dans une certaine marmite. Quand c'est bon, on n'arrive pas à s'arrêter !
Et comme Obélix, j'en redemande !

L'univers créé par Dufaux, est une fois encore bardé de réalité historique, mais cette fois, il nous emmène dans un univers parallèle fantastique. Un peu comme dans "Chats" de Didier Convard, nous retrouvons ici une lutte des genres entre les sans-poils humains et les races animalières bipèdes, (à la croisée de "Blacksad" et "De cape et de crocs") que sont les grandes races du type Loups et Ours et les races ''inférieures'' que sont les goupils ou encore les pilleurs et renégats Lynx. Chaque race est parfaitement représentée avec des expressions faciales superbes et des postures parfaitement maitrisées.

Le scénario assez complexe nous emmène dans les deux univers, nous faisant suivre d'un coté les humains et leur crainte des animaux et de l'autre les animaux et leur crainte des humains. Sans chercher à en sortir une quelconque morale montrant la stupidité de la guerre et l'incompréhension entre les peuples, le racisme et blablabla, le scénario surfe intelligemment sur tous ces concepts pour livrer une histoire qui coule de source et se lit avec une aisance agréable. Le parallèle des deux camps est assez symbolique.
La fusion entre le scénario et le dessin offre une belle ambiance et une atmosphère qui nous prend au corps. Je me suis retrouvé pris dans le feu de l'action coincé entre les deux camps, sans savoir pour qui prendre parti, le cœur angoissé du futur et de la tournure des évènements.
L'album qui offre déjà bons nombres de surprises, finit sur une note ouvrant encore plus les perspectives de la fantaisie dans la série.
Vraiment, j'adhère et j'achète ;)


Chronique rédigée par Chalybs le 18/02/2008
 
 
Statistiques posteur :
  • 1026 (91,94 %)
  • 52 (4,66 %)
  • 38 (3,41 %)
  • Total : 1116 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.07
Dépôt légal : Février 2008

Avis des lecteurs

7 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Le Bois des vierges, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 4,07/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

10 2 2015
   

C’est d’abord une couverture qui m’a fait flipper : ça ressemble fort au dessin de Jean Marais (acteur disparu) qui avait imaginé –il y a longtemps- la chevelure de la Belle mêlée à celle de la Bête.
Je possède l’ORIGINAL de ce dessin, en ayant fait l’acquisition à Vallauris il y a pas mal d’années.

Mais l’album ?... Ben… c’est bon ! C’est même bien bon !
Ce premier tome est un excellent début d’un conte guasi gothique assez captivant.
Deux très bons accords se font : c’est d’abord celui d’un bon scénario accolé à une très belle mise en images. Dufaux et Tillier offrent ici un travail complémentaire d’un bel effet.
Je ne connaissais pour ainsi dire pas Béatrice Tellier. Elle m’a ici offert un travail qui semble tout en délicatesse, délicat ; l’ensemble étant rehaussé d’une colorisation de haute tenue.
J’ai bien aimé car l’ensemble ma paraît doux alors que chaque page recèle de nombreuses informations fantastiques.
C’est simple… et ça ne l’est pas !
Un mot : waouwww !...

25 4 2014
   

Dufaux est capable du meilleur comme du pire. Ici, il semble qu'il nous ait réservé le meilleur, avec en plus un dessinateur de talent. Par où commencer ? Peut-être par cet univers parfaitement maîtrisé, par cet environnement riche, par ces organisations sociales, par cette surprise de voir, en plein moyen-âge, des humains et des loups anthropomorphiques, par tous ces événements denses qui s'enchaînent pour mener à la guerre, par toute la diversité des personnages qui s'entrecroisent, par toute la gamme des sentiments qui est jouée... je ne sais pas.

L'univers fabuleux et mystérieux allié à un certain réalisme des situations pourrait être dérangeant, mais la première page passée, on n'est plus vraiment surpris de voir des loups se comporter comme les humains qu'ils côtoient. Pour l'instant, on en est au tome d'introduction, qui présente les origines de la guerre ainsi que le premier préparatifs de chaque camps; introduction dans laquelle il y a suffisamment de péripéties pour que le tout soit très haletant. On ajoute à cette solide base scénaristique un dessin tout en finesse, et tout en réalisme. On réserve généralement ce style de traits et de couleurs aux BD ayant un teinte très historique : la retrouver ici renforce le réalisme de ce monde fantaisiste mais ô combien crédible.

C'est du très sérieux, c'est du très bon, et malgré une petite incertitude à la vue du premier loup habillé en colerette en pleine conversation avec un humain, je trouve que l'univers est dense et surtout très riche.

26 6 2013
   

Béatrice Tillier : les deux premiers tomes de "Fées et tendres automates". Superbes albums.
Jean Dufaux : de nombreuses séries à son actif, parmi lesquelles on citera "Murena", "Rapaces" ou "Complaintes des Landes Perdues". Un scénariste expérimenté, qui a livré de belles histoires.
Leur rencontre ? "Le Bois des vierges " dont ce premier tome montre que l'une a inspiré l'autre et réciproquement : c'est de la bonne BD !

Avec son intrigue animalière dans une ambiance réaliste au cadre XVIIe siècle, Jean Dufaux parvient à nous surprendre. On pourrait certes évoquer "De cape et de crocs", mais la série d'Ayroles et Masbou est récréative, ce qui n'est aucunement le propos du "Bois des Vierges". On a donc là quelque chose de nouveau, et qui fonctionne remarquablement bien. Les dialogues sont soignés, avec un vocabulaire qui nous plonge dans une ambiance historique tout en restant parfaitement compréhensible. L'intrigue est rythmée, dans une ambiance dramatique qui n'exclut pas les scènes d'action.

Béatrice Tillier apporte toute l'élégance de son trait pour servir les personnages et la société humano-animalière imaginée par Dufaux. C'est précis, sensible, techniquement irréprochable jusque dans la mise en couleurs que Béatrice Tillier n'a pas voulu déléguer. On prend un réel plaisir à contempler les planches dont la classe a dû laisser plus d'un dessinateur envieux. Les expressions des animaux sont remarquablement rendues, à renforts de crocs saillants et de griffes acérées. La couverture elle-même (dans la première édition), avec sa gueule de loup dessinée par les arbres, est très réussie.

Ce premier volet supporte amplement la relecture, il se bonifie même à cette occasion. On recommande chaudement d'entrer dans "Le Bois des vierges " dont le troisième tome vient de paraître.

15 3 2008
   

Le grand retour de Dufaux !
Et cette fois accompagné d'une illustratrice talentueuse, à l'origine des deux premiers tomes de "Fée et tendres automates".

Premier constat : c'est superbe !
Le dessin de Béatrice Tillier est toujours autant empreint de poésie, transformant toute lecture en un véritable voyage. Les couleurs sont superbes, le trait précis et fin, un véritable plaisir pour les yeux.
Le côté animalier de la bonne moitié des personnages rend l'ensemble vraiment fantastique. Et au vu de la beauté des animaux de cette histoire, on regrette quelque peu de ne pas pouvoir en découvrir d'autres sortes, à l'opposé d'un "Blacksad" où les bébêtes fourmillent page après page.
Fait amusant : les deux races les plus représentées, les loups et les renards, ont des traits très proches de ceux de la série "De cape et de crocs"...

L'histoire est vraiment intéressante ! Pour l'instant introductive, elle promet beaucoup pour la suite. C'est chevaleresque, écrit avec classe.

Il va falloir par contre s'armer de patience, à mon avis : Béatrice Tillier n'est pas réputée pour être une foudre de guerre... ce n'est pas grave : j'attendrai.

24 2 2008
   

Robert Laffond s’est lancé, il y a peu, dans la bande dessinée. Après "Les enfers" (déjà signé par Dufaux et Serpieri), l’éditeur nous livre un très bon ouvrage grâce à deux pointures du genre : Jean Dufaux au scénario et Béatrice Tillier au dessin.
Et pourtant, on aurait pu craindre le pire car voir déambuler des loups et des renards en costume Henri III au milieu des êtres humains pouvait friser avec le ridicule ; mais cela n’est pas le cas, heureusement. Cette rivalité entre les Humains et les Bêtes est particulièrement intéressante, jouant sur la violence, les complots, les trahisons... De plus, se mêle un affrontement secondaire entre les bêtes de haute taille (loups, ours) et les bêtes de basse taille (renards, lynx). Les dialogues sont d’une grande qualité, Dufaux retranscrit parfaitement le parler du XVIème siècle.
On peut se demander si ce conte n’est pas une transposition du conflit qui opposa les Protestants et les Catholiques au XVIème siècle et notamment le mariage du Loup et de l’Humaine n’est pas sans rappeler celui du Huguenot Henri de Navarre avec la Reine Margot. Mais on sent surtout l’influence des contes de Perrault, dans cette histoire.
Au dessin, Béatrice Tillier, déjà remarquée sur "Fée et tendres automates", signe de très jolies planches. J’ai été particulièrement séduit par les décors. Quant aux personnages, que ce soit les humains ou les animaux, ils sont particulièrement expressifs.
Au final, ce premier tome est un très bon cru et on attendra la suite avec grande impatience.

24 2 2008
   

Avec les deux premiers tomes de "Fée et tendres automates" et l’excellent one-shot "Mon voisin le père Noël" à son actif, Béatrice Tillier n’avait plus vraiment à démontrer son talent de dessinatrice. Avec ce nouveau titre elle confirme en plus qu’elle à chaque fois l’art d’associer son talent à des scénarii de qualité. On retrouve ici son talent à incorporer un côté féérique aux récits qu’elle met en image. Mélangeant les styles, les hommes et les animaux, alternant les décors, elle embarque le lecteur dans un univers d’une grande originalité. Mais elle parvient également à conserver ce petit côté réaliste, cette touche qui fait toute la différence entre le ‘n’importe quoi’ burlesque et l’imaginaire ‘crédible’.

A l’inverse de la série "De cape et de crocs", les animaux ne sont pas habillés dans des costumes dignes des plus grandes pièces de théâtre médiévales afin de jouer la carte de la comédie. L’histoire imaginée par Jean Dufaux dans un décor moyenâgeux est basée sur un conflit entre humains et animaux et tient donc plus du drame et de l’épique. Complots, trahisons, vengeances, différence et indifférence, bestialité et humanité sont au menu de cette histoire qui happe le lecteur dès la première page et ne le relâche qu’au-delà de la dernière ... l’abandonnant avec cette irrésistible envie de dévorer un autre tome. Un sentiment recherché par tout bédéphile et qui fait donc énormément plaisir au milieu de cette abondance de parutions.

Ah que la guerre peut être belle quand elle est contée d’une telle manière !