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Last Hero Inuyashiki, tome 1

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Last Hero Inuyashiki, tome 1L'auteur de "Gantz" revient avec un nouveau manga que les éditions Ki-oon ont eu la bonne idée de nous proposer. Il s'agit d'un récit qui allie le thème des super-héros (sauce japonaise) et critique sociale du pays.
Oku joue avec le thème et casse les stéréotypes. Ici, le super-héros est un vieillard sur le point de mourir. Finis les jeunes ados qui se font piquer par une araignée radioactive.
Le personnage de Inuyashiki est vraiment présenté comme un loser : sa femme ne montre aucun respect pour lui, ses enfants ont honte de lui (sa fille préfère dire que c'est son grand-père... dur !) et il n'a aucun courage pour intervenir lorsqu'une situation le choque, même devant son fils que ça n'étonne pas du tout.
Et du jour au lendemain, après avoir appris qu'il est atteint d'un cancer violent (ses proches ne s'intéressent même pas à sa santé), il est transformé par "on ne sait quoi" en cyborg ultra armé. Que fera-t-il de ses pouvoirs ? telle est la problématique du bouquin (pour le moment, il veut aider les gens). D'autant plus qu'un adolescent (fan de "Gantz", petit coup de pub au passage et clin d'oeil sympa) a hérité des mêmes pouvoirs. On imagine que la confrontation entre les deux générations risque d'être explosive.

Côté graphique, Oku a un trait très particulier mais d'un précision redoutable. La scène où Inuyashiki découvre son bras robotisé et d'un perfection absolue. Son style peut paraitre un poil figé (c'est surtout vrai dans les scènes où il ne se passe rien de particulier), mais je trouve que dans l'action, il y a un vrai travail sur le mouvement. Personnellement, j'ai été conquis par son dessin.

Au final, nous voilà face à un tome d'introduction prometteur. Si l'auteur réussit à étoffer un peu son intrigue, on aura droit à une très bonne série. A suivre !


Chronique rédigée par david le 02/09/2015
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Juillet 2015

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Last Hero Inuyashiki, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

28 3 2017
   

Ce qui me plaît au premier abord, dans ce tome d’introduction, c’est l’originalité de l’audacieuse idée, qui veut qu’un gars prématurément vieux et malade se retrouve dans le corps d’un cyborg. C’est assez fou, comme idée, surtout que la façon de la justifier est assez sommaire : on comprend que des aliens ont fait une erreur de pilotage, et ont supprimé deux vies au passage. Pour que ca ne se voit pas trop, ils ont ressuscité deux gars dans des corps de cyborg. C’est totalement fou, et pourtant, on gobe tout cela sans sourciller : il faut dire que l’auteur a eu cette intelligence de présenter un personnage tellement authentique, dans une société japonaise tellement réelle et actuelle (fini le sacro-saint respect des plus âgés !), que finalement, il nous présente ces idées extrêmes de façon très naturelle. Pour l’instant, ca reste une introduction qui ne fait qu’effleurer les sujets qui ne manqueront pas d’être évoqués : le gars qui va se retrouver avec des super-pouvoirs qu’il pourra exploiter, ainsi que le fait qu’ichiro ne soit pas le seul à avoir fait les frais de ce qui ressemble autant à une bénédiction qu’à une malédiction. Contrairement à beaucoup de productions, qui auraient insisté à n’en plus finir sur cette découverte des super-pouvoirs, l’auteur semble ici s’intéresser davantage au développement psychologique de ce personnage, qui n’est plus vraiment lui-même, qui n’est même plus vraiment humain, mais qui pourtant garde ses souvenirs, son esprit, sa capacité à raisonner… L’axe est suffisamment intéressent pour être souligné. A noter également un dessin assez réussi, qui arrive à rendre tout cela très authentique et qui rend de fait très spectaculaire ces vignettes où Ichiro découvre que sa tête peut littéralement s’ouvrir.

C’est audacieux et c’est original, et ce premier tome, très axé sur les développements psychologiques d’individus authentiques, s’annonce déjà comme de la science-fiction prometteuse, qui bousculera les codes du genre.

26 2 2016
   

« Last Hero Inuyashiki » est la nouvelle saga de l’auteur de "Gantz", proposée par les éditions Ki-oon.

Le récit invite à faire la connaissance d’Ichiro Inuyashiki, un employé de bureau de cinquante-huit ans au quotidien monotone et déprimant. Son job ne lui permet pas de rouler sur l’or et sa famille ne lui permet pas non plus de vivre dans le bonheur. Sa femme et ses enfants ne le respectent pas, voire l’ignorent carrément, et pour couronner le tout, son médecin lui diagnostique un cancer foudroyant qui le condamne à une mort certaine endéans les trois mois. Puis, un soir, alors qu’il promène son chien dans un parc, une lumière vive l’éblouit et le transforme…

Une histoire qui invite à découvrir la genèse d’un héros qui se découvre de nouveaux pouvoirs n’a rien de vraiment neuf, sauf que le personnage principal n’est pas un jeune, mais un vieux. On se retrouve donc avec le même genre de décalage que dans la série télé « Breaking Bad » et cela fonctionne à merveille. Le scénario qui lorgne inévitablement vers la science-fiction lors de la fusion de cet homme avec une machine extra-terrestre, livre également une critique sociale envers une société nippone qui méprise les plus faibles. Heureusement, ces derniers seront dorénavant protégés par ce nouvel héros qui compte bel et bien mettre ses nouvelles capacités au service du bien.

Outre l’empathie que le lecteur finit inévitablement par éprouver pour ce pauvre petit vieux à qui la vie ne sourit vraiment pas et qui utilise cette seconde chance pour servir les autres, il y a également l’intérêt suscité par cet autre personnage, beaucoup plus jeune, qui a également acquis les mêmes pouvoirs lors de l’accident dans le parc, mais dont on ne sait pas encore quel usage il en fera…

Puis, visuellement, le travail d’Hiroya Oku est également remarquable. Les planches qu’il dessine à l’aide d’une modélisation 3D sont d’un grand réalisme et la mécanique des super-héros cyborgs est impressionnante.

Bref, un début de série particulièrement prometteur !

8 9 2015
   

Ça fait une paye qu’on n’avait pas entendu parler d’Hiroya Oku, le papa de « Gantz ». Le savoir revenir sur une nouvelle série mettant en scène une personne âgée n’était pas forcément des plus engageant et pourtant…

Ichiro Inuyashiki est un « salary man » de 58 ans faible, maladif et tremblotant. Rien ne se passe dans sa vie de petit employé de bureau, même sa femme et ses enfants ne le respectent plus. Il ne trouve de soulagement qu'à travers les balades solitaires qu'il fait avec son nouveau chien, seul être lui apportant un peu d'affection.
Ichiro est à l’aube d'une vie qu'on sent pleine de regrets, il aurait sans doute voulu être quelqu'un d'autre, plus courageux, plus aventureux, plus fort. Les petites incivilités du quotidien et les injustices lui pèsent, mais comme de nombreux japonais, il garde un profil bas et ne compte pas faire de vague en attendant la mort qui se trouve être plus proche qu’il ne le pense. Quand il apprend qu’un cancer est en train de le ronger, il le garde pour lui car ses proches le méprisent.
Une nuit, un événement surnaturel va littéralement faire de lui un autre homme. Une sorte de Terminator qui va le changer aussi bien physiquement que moralement. Devenu une sorte de « super héros », notre quinquagénaire va trouver la force de contrer les injustices dont il est le témoin.
Ce premier opus propose de nombreuses références , que ce soit à l'univers du manga ou au cinémas, mais arrive malgré tout à sortir une histoire totalement originale. On s'aperçoit que le papa de "Gantz" n'a rien perdu non plus de son mordant, proposant un découpage et une mise en scène percutante. "Last Hero Inuyashiki" se lit rapidement avec rage et passion, Oku n'a rien gardé de superflus et nous propose un morceau de premier choix.

Ce tome est une mise en place qui donne le ton de la série. « Last Hero Inuyashiki » n’est pas qu’un simple manga fantastique, il puise son originalité non seulement dans ce personnage hors norme (ou plutôt tellement « normal » que c’en est déroutant) mais aussi par sa vision corrosive de la société japonaise.
Le mal-être transparait à chaque page, que ce soit à propos de la jeunesse japonaise qui part en vrille ou la place du père dans la famille. Un premier tome d'exposition très prometteur.