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La Valse des Alliances
 

La Valse des Alliances

 
 

Résumé

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Planche de La Valse des AlliancesLa famille ! Tout un concept très élaboré chez les Arnheim, mais aussi, à en croire Eisner, chez la plupart des Juifs immigrés aux Etats-Unis. Ils essaient de s'élever socialement, en contractant des alliances, tout à fait à la manière des souverains d'Europe.

C'est donc à tout un pan de l'histoire de son pays que nous invite Will Eisner, à l'histoire de fils de chiffonniers devenus banquiers ou agents de change. Conrad Arnheim est au centre du récit, lui qui représente la quintessence de cette attitude. Il ne recule devant rien pour s'élever socialement : buveur, coureur de jupons, fin nez en affaires, homme d'honneur, mari violent, père tour à tour attentif ou absent, sa seule préoccupation est de perpétuer le nom des Arnheim.

Ce type d'histoire pourra rebuter pas mal de lecteurs, mais l'oeuvre d'Eisner est tout à fait essentielle pour qui veut comprendre la société américaine. Son dessin élégant, toujours très européen, permet une lecture très agréable et facile.


Chronique rédigée par Spooky le 07/01/2006
 
 
Statistiques posteur :
  • 866 (80,26 %)
  • 70 (6,49 %)
  • 143 (13,25 %)
  • Total : 1079 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.25
Dépôt légal : Janvier 2002

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics La Valse des Alliances, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

22 1 2012
   

Pas toujours facile de suivre Eisner, quand on est pas familiarisé avec les mœurs de la communauté juive...
Mais si on est curieux, ou sensible, il y a de fortes chances de se régaler, pour finalement s'apercevoir que le regard que porte l'auteur sur ses origines et ses congénères peut-être généralisé à l'Occident.

Avec ces histoires qui s'étalent sur trois ou quatre générations, on a droit à une sacrée piqure de rappel : le mariage, ce n'est pas qu'une institution, c'est aussi le moyen que les familles se donnaient pour accéder au pouvoir, ou le conserver. Une évidence, si on considère que la bourgeoisie a ainsi reproduit ce qui caractérisait la noblesse : pas de mélange inadéquat, sous peine de perdre les privilèges de la lignée...
Notons également la capacité de l'auteur à souligner la violence que les hommes peuvent infliger à leurs épouses et plus généralement la violence intrafamiliale (refuser une histoire d'amour à sa fille sous prétexte que le prétendant ne vient pas d'une "bonne famille"). Heureusement, la libération des mœurs et les libertés individuelles ont fini par avoir raison de cette ancienne règle d'or.

Encore un magnifique album, si particulier et si précieux...

2 9 2010
   

Une saga familiale dans l’univers des riches familles juives. On se croirait en train de lire la version BD d’un téléfilm du dimanche après-midi avec l’évolution d’une famille sur environ un siècle du milieu du 19e à la seconde moitié du 20e siècle. A mes yeux, cette saga se révèle être, outre une présentation globale de familles juives de diverses origines qui ont su percer en Amérique, une critique de la façon dont le monde des affaires et du pouvoir corrompt les êtres, critique qui se révèle résumée avec une fin « de conte de fées » dans le conte de la page finale.
Will Eisner a un dessin véritablement agréable à lire, dynamique et moderne alors qu’il avait déjà ce style bien avant l’ensemble des auteurs actuels de BD. La Valse des Alliances alterne textes écrits et planches dessinées sans jamais que le rythme de lecture n’en soit gâché. Une lecture fluide, un dessin plaisant.
Le récit, cette observation de l’évolution d’une famille, de son ascension, de ses tourments, des familles et personnes qui s’y sont attachées, est assez prenante dans son ensemble même si je dois admettre l’avoir trouvée un peu longue et m’être lassé à partir de la moitié de cet album qui fait quand même près de 170 pages. Le plus lassant est de voir qu’en fait ceux qu’on suit réellement dans ce récit sont vraiment pourris. Le personnage principal, Conrad, est une vraie ordure, et ceux qui l’entourent ne valent guère mieux. Seule Rosie, sur la fin, mérite un peu de respect, tous les autres étant soit trop faibles, soit trop égocentriques et détestables.
Une saga familiale traitée avec franchise et interêt, un constat sincère et peu reluisant de la laideur de l’âme humaine face à la corruption de l’argent.

13 8 2006
   

J'ai peiné tout au long de ma lecture à trouver de l'intérêt à cette suite de mariages arrangés, et à toutes ces considérations d'appartenance à une grande famille, ces mondanités, tous ces gens animés par la seule volonté de s'enrichir et de se faire un nom.

Ajoutez à cela un dessin, très fin, certes, mais qui déforme les corps et vieillit les visages, y compris des enfants, qui ont l'air d'avoir déjà 50 balais.

Non, vraiment, j'attendais beaucoup mieux de cet album, d'un auteur considéré comme majeur.