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Tome 2 : La femme piège
 

La Trilogie Nikopol, tome 2 : La femme piège

 
 

Résumé

La Trilogie Nikopol, tome 2 : La femme piègeAfin d'acceder au résumé de La Trilogie Nikopol, tome 2 : La femme piège, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de La Trilogie Nikopol, tome 2 : La femme piègeLa femme piège est le second volet de la trilogie Nikopol. Pour être plus précis, cet album n'est pas une suite à proprement parler de la Foire aux immortels, mais peut en être considéré comme un prolongement du fait de la présence de certains personnages principaux du premier tome, en particulier d'Alcide Nikopol et d'Horus.

Le scénario, même si il se tient bien, et est donc bien conçu, a beaucoup perdu de la richesse du premier tome. En effet, l'aspect "jeu d'echec politique", particulièrement interressant lors du premier opus, est tout simplement passé à la trappe. De plus, les rebondissements sont bien moins nombreux, et l'on assiste plus ici à une bd d'ambiance qu'autre chose.

Au niveau des illustrations, c'est le pied !! Le premier tome n'était pas terrible, mais là, waow ! Son trait a vraiment beaucoup évolué, s'est affiné, et la mise en couleur est tout simplement hallucinante. Bilal sait dessiner les femmes, il nous le montre ici une fois de plus et avec grand talent. Bien sûr, les poses sont toujours aussi figées, mais c'est aussi ce qui fait le charme des différentes oeuvre de l'auteur !! Loin du dynamisme de Marini, donc.

A noter que pour pleinement profiter de ce tome, il est nécessaire de posséder l'encart Liberation qui, hélas, manque bien trop souvent à l'ouvrage, chapardé par un lecteur irrespecteux parmis tant d'autres !

Certes, ce tome est moins bon comparé au premier de la série, mais il reste tout de même de bonne qualité, et vaux le détour si ce n'est que pour les superbes illustrations de Bilal.


Chronique rédigée par Piehr le 08/06/2002
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.58
Dépôt légal : Septembre 1992

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD La Trilogie Nikopol, tome 2 : La femme piège, lui attribuant une note moyenne de 3,58/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 10 2006
   

Eh ! Quand je disais que le tome 1 pouvait être pris comme un tome à part…
Voilà que le tome 2 (qui est apparu 13 ans après le premier !!!) commence en disant que l'histoire commence dans la continuité de l'univers du 1 mais que globalement, tout ce qui s'est passé, on s'en moque…

Effectivement, même sans avoir lu le premier tome, tous les évènements de ce tome sont compréhensibles. Certes, on aura un peu plus de mal à situer tous les protagonistes, certains auront l'air de sortir de nulle part, mais ça reste logique. Personnellement, je préfère quand même avoir lu le tome 1 car de ce fait ça rajoute de la profondeur au caractère des personnages.
Malgré tout, ce deuxième tome est moins convaincant. Est-ce vraiment les mots que je voulais ? Pas sûr…
Non, ce deuxième tome est plus déroutant.
Non suivons les traces de Jill Bioskop. Une journaliste Londonienne un peu paumée après la mort de son petit ami dans un attentat. La manière de narrer le récit à la première personne, écrit en blanc sur fond noir, nous fait suivre la pensée désabusée de cette journaliste. De ce fait, j'ai eu l'impression que le temps se figeait, le ton employé, le dessin assez figé, les idées confuses et noire de l'héroïne, l'ambiance distillée par Bilal m'a aussi donné l'impression d'être drogué, de voir les choses d'un autre plan, au ralenti. L'ambiance est extrêmement bizarre, réussit, mais décontenançant.
J'ai l'impression que les créateurs de 'Matrix' ont piqué le coup des pilules de couleur à Bilal. En tout cas si ce n'est pas le cas, je m'aperçois une fois de plus que Matrix n'a rien inventé. Bilal en vrai précurseur avant-gardiste a posé les bases de la science fiction grand public très tôt.
L'histoire donc, n'a pas beaucoup d'action. Celle-ci se déroulant comme dans un rêve, (avec des idées de mises en pages merveilleusement créatives avec la même scène vu par deux personnes sous le même angle dans le même plan, mais avec une vision différente avec des couleurs différentes) tout l'album nous donne l'impression d'être au ralenti. Et si les personnages commencent désabusés, abattus, l'ambiance se transforme lentement en une nostalgie qui prend aux tripes.
Le dessin est toujours aussi soigné. Les détails aux crayons ne sont pas nombreux, mais les textures réalisées par Bilal sont hors normes avec, elles, une foule de nuance et de précisions qui donne une vie sans pareils à l'univers.

Ah ! Évidemment, on finira par retrouver nos héros du premier tome. Les destins de Jill et Acide finiront par se croiser…Mais seront-ils les seuls à participer au jeu mis en place par Bilal ?
L'histoire conte deux fuites en parallèle. Celle de Jill face à son ennui et sa tristesse et celle d'Alcide, face aux obligations d'un autre…
Certes, on n'apprend pas grand-chose dans ce tome, mais la fin réunit tous les ingrédients pour que ça éclate dans le troisième.
Et ce tome comme j'espère que vous l'avez déjà compris vaut avant tout pour l'ambiance magistralement maîtrisée.

Bref, un excellent album à lire quand on a le moral, mais franchement, Bilal est impressionnant de maîtrise. Le style, le ton, les dessins sont en parfaite adéquation.. Superbe.

safedreams :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
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11 6 2006
   

Un tome que je n'ai pas relu depuis longtemps mais si mes souvenirs sont bons, il est essentiellement centré sur la "Femme piège", belle et bien mystérieuse. Un tome tout en subtilité et en poésie mélancolique tout aussi noir que le 1er tome. Moins violent mais tout aussi désespéré, cet album n'a rien à voir avec la "Foire aux immortels" où "Froid équateur" si ce n'est le personnage de Nikopol. *

Bilal aborde une narration moins classique et on sent qu'il expérimente a tout les niveau. Cet album marque donc un grand tournant dans sa carrière et annonce, selon moi, la quadralogie (Bilal prévoit un tome suplémentaire) du Monstre.

Un chef d'oeuvre bien sûr.

11 2 2006
   

Après la lecture du premier tome, on ne peut qu'être déçu par celui-là, même si les dessins ont gagné en finesse du trait. On a quand même l'impression d'assister à une suite bâclée, tant le nombre de cases d'une demi page est important. Et puis Bilal commence à jouer avec le style "rapport de presse" qui ne me plait pas beaucoup, en fait.

Toute l'histoire repose sur le trip de Jill, qui rencontre à la fin Alcide, pour un coup de foudre plat et creux sous l'oeil torve du dieu Horus, pendant que Gogol prend une douche. N'importe quoi ! Et tout ça en fait n'était qu'un rêve, m... !

Et puis il y a beaucoup de questions qui vont rester sans réponses : Pourquoi John est-il immortel ? Pourquoi Jill est-elle albinos ? Comment fait-elle pour envoyer des articles à Libé en 1993 ? Pourquoi ce titre ? ça serait pas plutôt le lecteur, qui est piégé ? Et Horus, alors, quel sont ses plans ? Fuir devant Anubis ? Jusqu'à quand ?

Bref, vous avez compris que je n'ai pas aimé cet album, mais c'est quand même du Bilal, un univers fantastique, extraordinaire, inégalé, un dessin magnifique, alors je mettrais quand même deux étoiles. Mais p'tain, qu'est-ce que chui déçu ......

7 11 2004
   

A la trappe les élections, les abus de pouvoir et autres faits politiques... Bilal s'intéresse à cette femme piège, Jill, qui éprouve un besoin vital d'écrire tous les évènements importants qui lui arrivent (d'ailleurs l'extrait de Libé livré avec l'album est une brillante idée qui nous éclaire un peu plus sur le récit et ce qu'il n'a pas le temps ou la place de raconter, grâce aux confessions de Jill transmise directement vers le passé).

Dans ce tome Bilal parle de la mémoire de Jill, des évènements qu'elle veut oublier à tout prix. Tiens tiens, Enki a fait également de la mémoire un point important dans Le Sommeil du Monstre... Sûrement une façon de nous faire comprendre que lui non plus n'oublie pas... ou bien cherche à oublier les éléments de son enfance.

Par rapport au premier tome les dessins ont évolué : ils ont plus de présence et les couleurs sont plus réalistes. On retrouve quelques effets que Bilal affectionne particulièrement aujourd'hui, à savoir les traits volants au milieu des images qui donnent une athmosphère particulière, les pointes de blanc ponctuant les contrastes...

La place de l'humain et de son esprit est largement mise en valeur et nous fait sortir des conflits politiques abordés tout au long du tome précédent... ce qui n'est pas sans me déplaire.

27 8 2004
   

Second tome de cette trilogie à l’ambiance si particulière…

Dans ce volet, il en est fini de l’aspect politique. Bilal nous entraîne dans cet univers et nous raconte l’histoire d’une jeune femme qui, à la suite de la mort de son amant, commence à prendre des drogues, et à qui il arrive des choses étonnantes qui la mèneront jusqu’à Nikopol… C’est donc un scénario intriguant que nous sert Bilal bien qu’un rien en dessous du premier tome. De plus j’adore le style de narration (à travers les écrits de Jill)…

Les dessins eux ont remarquablement progressés et, bien que toujours du même style, sont devenus plus beau surtout au niveau des couleurs. Il n’en reste pas moins un univers toujours aussi sombre et inquiètent et des personnages encore plus intrigants…

Bien que n’également pas le premier tome, un album tout aussi intriguant