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Tome 3 : Froid Equateur
 

La Trilogie Nikopol, tome 3 : Froid Equateur

 
 

Résumé

La Trilogie Nikopol, tome 3 : Froid EquateurAfin d'acceder au résumé de La Trilogie Nikopol, tome 3 : Froid Equateur, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de La Trilogie Nikopol, tome 3 : Froid EquateurCe troisième et dernier tome de l'incontournable série qu'est "La Trilogie Nikopol" met un accent particulier sur ce futur glauque et dénué de tout sens, si-souvent présent dans les différentes oeuvres de Bilal.

Scénaristiquement, ce troisième opus se rapproche beaucoup du premier dans sa conception. En effet, il retrouve la densité des débuts, et un schéma narratif très complexe. Le futur de Bilal est complètement fou ! tout est mesuré, jaugé selon des echelles précises (comme l'echelle de Doyle qui mesure l'acreté d'une odeur, par exemple), à tel point que le lecteur perd ses propres reperts ! Quel dépaysement !

Les illustrations, assez sympa, ne sont toutefois pas du niveau de celles du tome 2 qui était lui magnifique. Bilal, à cette époque, cherchait encore un style qu'il a depuis largement acqui. Il suffit de jeter un oeil au "sommeil du monstre", son dernier ouvrage (du moins dans le monde de la bande dessinée) ! Les couleurs, tres contrastées, permettent une fois de plus un dépaysement total !!!

Ainsi s'achève, et avec brio, la trilogie Nikopol que tout fan de Bilal (et les autres !) se doit d'avoir lu !


Chronique rédigée par Piehr le 08/06/2002
 
 
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
  • Total : 1622 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.14
Dépôt légal : Septembre 1992

Avis des lecteurs

7 internautes ont donné leur avis sur l'album BD La Trilogie Nikopol, tome 3 : Froid Equateur, lui attribuant une note moyenne de 4,14/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

11 11 2017
   

Si le deuxième tome était décevant, notamment à cause d’une forte impression de vide dans un scénario un peu obscur, ce troisième album semble renouer avec les qualités qui ont créé la surprise dans le premier album, qui ont assis l’originalité de la série, et la particularité de son univers. On retrouve ces dieux égyptiens, cette association improbable et audacieuse d’Horus et d’Alcide Nikopol père, une topographie totalement renversée par rapport à ce que nous connaissons, et on ajoute à tout cela une rencontre entre le père et le fils qui ont le même âge, le second s’étant lancé à la recherche du premier. Tout cela contribue à instaurer une atmosphère étrange et oppressante, dans un futur assez décalé. Il y a de très bonnes idées d’anticipation là-dedans, et il y a un talent certain pour la mettre en images de façon très crédible. Bilal propose également une fin aussi onirique qu’ironique, rebouclant quelque peu avec le tout début de la série. On sent qu’il y a de jolies idées, qui méritent que l’on s’y arrête.

Même si elles semblent un peu perdues dans un tas d’autres idées peu exploitées ou un peu en deçà de ce que à quoi on pouvait s’attendre dans cet univers. L’ambiance fasciste du premier tome était un fléau tel qu’il justifiait bien l’audace du scénario mais ici, je ne retrouve pas cette ambition. On y parle de cinéma, et également d’un match d’un sport nouveau, alliant les échecs et la boxe, des sujets qui semblent bien éloignés de la gravité du premier tom et légitiment donc moins ces idées un peu folles. Niko père a dans ses mains un pouvoir immense mais ne le mettrait à profit que pour devenir le champion du monde de ce nouveau sport ? Il y a comme une disproportion entre l’énormité de l’environnement et la petitesse des ambitions des personnages. Un environnement qui aurait dû, à mon sens, se concentrer sur des éléments qui de fait paraissent sous exploités, comme par exemple cet enfant de Jill ou encore ce consortium international, dont on nous fait une présentation détaillée mais qui n’est que très peu exploité par la suite.

Bilal a su me faire voyager dans ce troisième opus comme il a su le faire dans le premier. Mais avec une narration moins linéaires, et des enjeux qui sont moins en cohérence avec la folie de l’environnement, il m’a emmené moins loin.

9 10 2006
   

Ce 3ème tome est à l'image des deux autres : plutôt décontenançant…
Je ne connaissait pas Bilal avant de lire cette Trilogie. Je dois avouer que je ne suis nullement déçu du voyage.
C'est un sacré dépaysement que nous offre Bilal.
L'histoire, la manière de conter l'histoire, l'ambiance, les personnages…Tout est tellement personnel que je ne peux vraiment pas essayer de comparer cette série ou cet auteur à quoique ce soit d'autre que je connaisse.
Cet troisième album un une sorte de mixe entre les magouilles politico mafieuse dictatoriale du premier tome et la nostalgie et le pessimisme du second.
Tout ça pour un tome qui nous expulse sans précaution de la sphère terrienne classique et des concepts habituels de la BD.
Bilal sur cette BD est une véritable comète hors des chemins battus.
Rien que son style graphique complètement exceptionnel nous libère de tous les usages dont on nous gave chez d'autres éditeurs. Vous cherchez un dessin pas prise de tête, clair, lumineux, joyeux ? Passez votre chemin !
Bilal ne donne pas beaucoup de coups de crayons. Son trait n'est pas le plus chargé et le plus détaillé que je connaisse. En revanche, la mise en couleur est affolante. Non, ce ne sont pas des couleurs pleines ! Au contraire, les nuances, les dégradés, les défauts de la mise en couleur donne une vie terrifiante au plus infime détail.
La mise en page, les plan de vue choisis font preuve d'une recherche et d'une volonté de faire réfléchir.
Seuls ombre au tableau, le dessin n'est pas vraiment dynamique. Bilal a du mal à faire passer le mouvement.
Mais finalement, cela va plutôt bien avec son univers coincé, engoncé dans sa dégénérescence…
Ce dernier tome est encore à prendre avec un grand soucis de l'anticonformisme. Une première lecture directe à la mode 'Soleil prod' (j'ose comparer !!!) vous ferait rejeter cet album comme une sous réalisation infâme et indigne d'être publiée. Mais c'est de l'art et du vrai et comme tel il faut réfléchir, mûrir avant de pouvoir donner son avis.
Les délires de l'auteur sur les joutes du futur, sur la manie discriminatoire et les déviances que Bilal avait déjà repéré à son époque et qu'il amplifie afin de nous alerter, les défauts qu'ils prête même aux Dieux (comment la pyramide est géstabiliser est un chef d'oeuvre d'humour décalé…).
Le destin des différents personnages est boulversifiant, Bilal n'est pas fleur bleue et il nous le fait bien sentir.
Bref, moi de telle BD, j'en lirais bien tous les jours.

safedreams :Une BD culte ! Note de l'album : 5,00
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11 6 2006
   

A la relecture, ce tome est devenu presque mon préféré de la trilogie Nikopol. Bilal y affirme vraiment, pour la 1ère fois, son style qu'il a aujourd'hui tout en conservant un peu de la précision de son ancien style (l'encrage par exemple).

La matière et les reliefs sont là et les contours sont bien définis et précis. Résultat, on a tout simplement, selon moi, sa bd la plus réussie graphiquement. Après, pour l'histoire, tout est en ressenti et on voit bien que Bilal essait de faire rentrer l'étrange, l'incongru, l'irrationnel, le bizarre dans son scénario décousu... Il réussi à créer une ambiance hors norme, d'une originalité incroyable.

On en sort frustré, trop déçu que tout cela se termine... jusqu'à la prochaine relecture !

11 2 2006
   

Et voilà, 12 ans après la parution du premier tome, Bilal clôt sa trilogie, qui finalement n'en avait peut-être pas si besoin que ça. Le scénario est plus fouillé qu'au tome précédent, il y a plus d'acteurs, et la rencontre Nikopol père-fils est sympathique.

Toujours des faiblesses de scénario, le groupe KKDHO est assez flou, on peut deviner qu'ils tirent beaucoup de ficelles, mais rien n'est vraiment clair. Au lecteur de se faire une opinion, Bilal nous donne, à mon avis, beaucoup de clefs pour ça, ce qui n'était pas le cas dans le tome précédent.

Les dialogues ont changés aussi, Bilal adopte un ton décallé, ses héros se mettent soudain à parler d'autre chose comme si de rien n'était, mais l'ambiance obtenue est extraordinaire. Les décors sont toujours originaux, les costumes, le film en arrière plan des studios qui rejouent "La femme piège", tout contribue à un grand plaisir.

Mais bon, encore une fois, la série aurait pu se contenter du premier tome, ou bien se poursuivre sur ce qui à mon avis en faisait la réelle intrigue : la prise du pouvoir à Paris par Nikopol, et la lutte intestine des Dieux Egyptiens. Et au fait, on ne sait toujours pas s'ils l'ont eu leur carbu ?

Fans de Bilal, les dessins vous enchanteront, le scénario a des hauts et des bas, mais vous ne le regretterez pas.

8 11 2004
   

L'étonnante galerie de personnages s'étend de plus en plus et tous finissent par se croiser... ou se râter à un moment donné.
Le thème de la mémoire est une fois plus bien présent dans ce tome, mais ce qui frappe ici c'est le désir des personnages à vouloir se retrouver, retrouver leur passé perdu : Niko part sur les traces de son père, Nikopol veut à tout prix rejoindre Jill et son enfant...
Le Niko (fils) et Nikopol (père) sèment une ambiguïté qui touche les autres personnages... ceux qui ne connaissent pas l'histoire de la criogénisation, des dieux... ne savent pas réellement qui est qui.
Le scénario est complexe mais compréhensible, et très bien illustré par Bilal. On se retrouve dans un univers complètement surréaliste : les couleurs sont "pétantes" à souhait et certains personnages ont de graves troubles psychologiques (cf. l'infirmière).

Une incroyable évolution durant les trois tomes, qui nous entraîne dans une poursuite vers la mémoire et des relations toujours plus humaines.

27 8 2004
   

Dernier volet d’une trilogie d’exception…

Dans ce troisième et dernier tome, Nikopol fils (Niko) part sur les traces de son père… Il s’agit donc d’une quête, Niko partant à la recherche de son père dans ce futur toujours plus glauque. Une histoire plus étoffée que le précédent, Bilal nous conte son histoire sans but réel, et on se laisse porter avec joie dans cet univers angoissant et passionnant…

Les illustrations, sans atteindre le niveau du tome précédent, sont de très bonne qualité. Les expressions toujours aussi figées, caractéristiques à Bilal participe à cette ambiance si particulière…

La conclusion improbable et pourtant réussie d’une série exceptionnelle