46 557 Avis BD |20 190 Albums BD | 7 887 séries BD
Accueil
Tome 1 : La splendeur du pingouin
 

La Splendeur du Pingouin, tome 1 : La splendeur du pingouin

 
 

Résumé

La Splendeur du Pingouin, tome 1 : La splendeur du pingouinAfin d'acceder au résumé de La Splendeur du Pingouin, tome 1 : La splendeur du pingouin, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de La Splendeur du Pingouin, tome 1 : La splendeur du pingouinBon, on va pas se mentir, tout le monde connait le personnage du "Pingouin", vilain mythique de l'univers de Batman sublimé par Burton au cinéma. Cet opus lui est entièrement destiné, de sa naissance à sa vie actuelle de mafieux machiavélique, aux gadgets aussi magnifiques que tragiques.

Bien, la genèse du personnage a été racontée plusieurs fois déjà. Oswald Cobblepot arrive au monde déformé, affreux. Il est l'objet de multiples moqueries aussi bien de sa famille (à l'exception de sa mère), que de ses amis. En grandissant, il se prend de passion pour les oiseaux, mais les enfants tout comme les gens qui l'entourent, sont mauvais. Il va décider de se venger pour se faire respecter jusqu'à devenir le génie du crime qu'on connait aux quatre coins de Gotham. Le récit tente de montrer que ce sont les traumatismes que le jeune Oswald a subi quand il était enfant, qui ont fait de lui ce qu'il est maintenant. Rien n'est tout noir ni tout blanc, les victimes de ce vilain mythique présentés souvent comme des modèles de vertus, ne sont pas toujours aussi bons qu'ils semblent. Bien entendu on voit le Batman apparaitre sur quelques pages, mais il n'est qu'une ombre parcourant le vie d'un Pingouin encore très complexé. La psychologie du personnage n'est pas aussi basique que l'on pense. Des difficultés pour trouver l'âme soeur, à la relation qu'il entretient avec sa mère, Oswald Cobblepot est pathétique et presque à plaindre dans cette forteresse de solitude qu'il s'est construite.
La Splendeur du Pingouin" aka "Pain and Prejudice" dans sa version américaine, est le 2ème arc consacré aux némésis du chevalier noir (le 1er étant "la revanche de Bane"). Gregg Hurwitz au scénario raconte une histoire assez classique donc, mais pas inintéressante et le dessin de Szymon Kudranski apporte cette dose de noirceur nécessaire à l'exercice. Un trait tout particulier, à la limite du photoréalisme qui nuit parfois à la lisibilité et ne plaira pas à tout le monde.
A noter que le volume comporte une autre histoire de Jason Aaron en grande forme. Cette love story improbable est un petit bijou tant pour son scénario que pour les illustrations de Jason Pearson (qui pour le coup me font penser à un mélange entre Tim Sale et Eduardo Risso).

Vous l'aurez compris, "La splendeur du Pingouin", sans être un incontournable, n'est pas une bd aussi manichéenne qu'on aurait pu croire. Un genèse revisitée du personnage qui, si elle n'apporte pas beaucoup d'eau au moulin, présente un personnage haut en couleur, bien écrit et dans la droite lignée de ce que Tim Burton avait pu faire sur grand écran, il y a quelques années de ça.


Chronique rédigée par sigmar le 13/07/2013
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
Visitez ma fiche, lisez mes autres avis, comparez vos goûts avec les miens !
Avatar de sigmarReflet de l'avatar de sigmar
Statistiques posteur :
  • 141 (30,19 %)
  • 134 (28,69 %)
  • 192 (41,11 %)
  • Total : 467 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
Acheter neuf : 14,73 14,73 14,73
Acheter d'occasion : 11,26
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.30
Dépôt légal : Juillet 2013

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics La Splendeur du Pingouin, tome 1 : La splendeur du pingouin, lui attribuant une note moyenne de 3,30/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

26 9 2014
   

La splendeur du pingouin est uniquement consacré à cet ennemi de Batman. En ce qui me concerne, je ne connaissait peu ce personnage que je ne vu que dans le film Batman : le défi où il n'est pas à son avantage. Cet album fut donc pour moi une véritable occasion de le redécouvrir.

Le pingouin, c'est avant tout un homme au physique ingrat qui a été moqué, humilié, martyrisé pendant toute son enfance et qui vit sa position actuelle dans la mafia comme une vengeance, mais une vengeance pas entièrement consommée. L'album va retracer tout son parcours, toutes ses émotions ainsi que ses difficultés relationnelle notamment avec les femmes. Cet album est intéressant a plus d'un titre : tout d'abord il évite de tomber dans un manichéisme primaire en expliquant quelles sont les raisons qui ont fait du pingouin ce qu'il est. Cependant, il montre aussi que le pingouin n'est pas qu'une victime. Le portrait du pingouin est pour moi une véritable réussite avec peut-être quelques petites longueur. Enfin, j'ai beaucoup aimé l'ambiance produite par les illustrations qui sont tout simplement superbe et sombres comme l'est l'histoire du pingouin.

A noter, la présence d'une autre histoire à la fin raconté par le Joker. Elle évoque la relation du pingouin avec une dénommée Violet et qui bien entendue se termine mal. on ne pourra s’empêcher de penser que cette histoire fait un peu doublon avec celle de la relation du pingouin avec Cassandra. Cependant, j'ai trouvé qu'il était intéressant de voir la différence dans le traitement de celles-ci.

Bref, la splendeur du pingouin a été pour moi une très bonne lecture même s'il est loin d’être révolutionnaire et ne surprendra peu ceux qui connaissent un peu plus le personnage que moi.

11 6 2014
   

Cet album de la collection DC Nemesis met en scène l'un des vilains les plus charismatiques de l'univers de Gotham, j'ai nommé : Le Pingouin .
D'emblée, on sait que ce tome (comme toute la collection d'ailleurs) ne sera pas un incontournable de l'univers mais il nous permet de mieux connaitre le personnage, c'est d'ailleurs le but de cette collection.

On retrouve les aventures du Pingouin de l'arc "Pain and préjudice" ainsi que "Joker's Asylum: The Pinguin" .
Quand on lit les deux histoires, globalement elles font un peu doublon, mais il y a des nuances... Je trouve quand même dommage de traiter le même sujet deux fois, c'est à dire l'incompatibilité du Pinguoin avec les femmes. Je trouve que le premier arc suffisait largement à traiter le sujet, et en plus il est particulièrement bien traité puisqu'on voit toute l'évolution de Cobblepot pour devenir ce personnage atroce !
Les dessins sont assurés par Szymon Kudranski qui a à son actif la saga infernale de Spawn autant dire que le garçon a un sérieux bagage avec lui et moi je suis carrément fan de ces dessins plus proches de la photo que de l'illustration : ça rajoute de la noirceur à une histoire qui en a besoin ! Attention Jason Pearson qui illustre la deuxième partie s'en tire avec tous les honneurs car il fait aussi du très bon travail mais à un niveau différent.
J'ai adoré que la deuxième partie soit racontée par le Joker himself, c'est très original !

Pour finir, deux histoires qui font doublon mais deux histoires très réussies !

29 9 2013
   

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j'ai acheté cet album parce que "Spawn" Kudranski en est l'illustrateur. J'avais lu les chapitres consacrés à Harvey Dent, très sombres aussi, et je savais que le graphisme amènerait une forme de beauté froide à l'univers de Gotham et de ses criminels.
Je ne me suis pas trompé : si le Pingouin est splendide, c'est en grande partie grâce au travail du polonais.
Quant à l'histoire, si elle est loin d'être décevante, elle s'est avérée moins originale qu'espéré. Certes, on assiste à la quasi impossibilité du personnage à accepter l'amour qu'on peut lui vouer, car ses blessures narcissiques ne se sont jamais refermées, mais finalement la trame est très classique et assez peu surprenante. L'angle d'attaque est certes alléchant, mais le traitement de cette histoire finit même par devenir prévisible.

A signaler, le récit qui clôture l'album, écrit par Jason "Scalped" Aaron, et qui met le Joker en position de conter les mésaventures du Pingouin. Là aussi, plaisant, mais pas non plus bouleversant.

Pour moi, "La Splendeur du Pingouin" est un album réussi, mais que je considère comme un peu surcoté. A lire, certes, mais loin d'être indispensable !

19 9 2013
   

Après "La revanche de Bane", qui inaugurait cette collection DC Nemesis d’Urban Comics consacrée aux pires vilains de l’univers DC, ce one-shot met en avant un autre redoutable adversaire du Dark Knight : Oswald Chesterfield Cobblepot, alias le Pingouin !

La splendeur du Pingouin reprend tout d’abord une mini-série de cinq épisodes écrite par Gregg Hurwitz et dessinée par Szymon Kudranski (Penguin: Pain and Prejudice #1 à #5), pour conclure sur un épisode écrit par Jason Aaron et illustré par Jason Pearson (Joker’s Asylum: The Penguin). Chacune des deux histoires revisite les origines du Pingouin, reléguant Batman à un personnage de l’ombre qui n’apparaît que sporadiquement dans la vie du célèbre vilain.

Habitué à produire des récits assez sombres (le tome 15 de la saga "Punisher (Max)"), Gregg Hurwitz s’attaque donc au passé de ce personnage au physique particulièrement ingrat. Traité comme un paria dès la naissance, humilié depuis l’enfance, chaque raillerie nourrit sa haine envers les autres, ainsi que cette paranoïa qui le pousse à interpréter chaque regard comme un jugement et qui le rend incapable d’aimer. À l’aide d’une narration en voix-off particulièrement efficace, l’auteur nous plonge dans les pensées les plus sombres de ce parrain du crime de Gotham qui fait preuve d’une cruauté extrême envers ceux qui osent se moquer de lui. Il dresse ainsi un portrait noir et sans concessions de ce personnage qui tente de se faire respecter par la peur.

Visuellement, le graphisme très sombre de Szymon Kudranski contribue à installer une ambiance oppressante et malsaine tout au long du récit. Si cette mise en images glauque à souhait apporte la noirceur nécessaire à l’histoire, certaines cases manquent cependant de lisibilité.

Le récit écrit par Jason Aaron propose également les origines du Pingouin, mais racontées par le Joker depuis sa cellule à l’asile d’Arkham. Cette histoire légèrement redondante dépeint également un personnage mal dans sa peau et incapable de gérer ses romances, mais montre surtout que Jason Aaron est capable de raconter la même chose que Gregg Hurwitz en beaucoup moins de pages.