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La perdida
 

La perdida

 
 

Résumé

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Planche de La perdidaInitialement publiée aux Etats-Unis en cinq épisodes, Delcourt reprend ici l’intégralité de l’histoire imaginée par Jessica Abel dans sa collection Contrebande sous forme de ‘one-shot’.

Sur base de ses deux années passées au Mexique, Jessica Abel va créer une histoire autour d’une jeune américaine nommée Carla, qui se rend au Mexique à la recherche de ses origines mexicaines.

Commence alors une quête initiatique pour Carla, un voyage au sein d’une autre culture et d’une autre langue, qui mettra en évidence les difficultés de s’intégrer dans un pays étranger. A la recherche d’authenticité, Carla ira de mauvais choix en mauvaises rencontres, pour finir par se perdre en pleine descente aux enfers.

Amoureux de la langue espagnole, conquis par le Mexique et sa culture, en théorie, je ne pouvais donc qu’apprécier cet ouvrage au dessin faisant penser à celui de Graig Thompson. Et pourtant, j’ai trouvé les 100 premières pages ennuyeuses au possible, les 100 suivantes pas extraordinaires, pour tout de même finir par apprécier légèrement les 60 dernières.

Le personnage de Carla m’a énervé pendant toute la lecture avec ses choix bidons et ses discussions à deux balles et même si c’est probablement le but de l’auteur, cela a en grande partie gâchée ma lecture. Et si j’avais adoré le dessin de Graig Thompson et ses plaines enneigées dans "Blankets", j’aurais probablement préféré un dessin en couleurs pour faire ressortir toutes les couleurs du Mexique dans cette histoire.

Bref, j’ai trouvé le personnage principal pompant au possible et le scénario beaucoup trop léger (surtout au niveau des dialogues), même si l’idée de fond concernant l’intégration et les préjugés sur un pays étranger avait du potentiel. Et ce n’est pas le petit thriller de fin d’album qui me fera classer ce tome parmi mes immanquables.


Chronique rédigée par yvan le 01/11/2006
 
 
Statistiques posteur :
  • 2374 (58,34 %)
  • 1123 (27,60 %)
  • 572 (14,06 %)
  • Total : 4069 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 2,50 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 2,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 2.50
Dépôt légal : Septembre 2006

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics La perdida, lui attribuant une note moyenne de 2,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

11 10 2010
   

Ce qui m'a conduit à lire cette BD est son côté a priori culturel et exotique : une jeune américaine qui choisit de vivre au Mexique. Son dessin en Noir et Blanc également : sobre et plutôt classique, une sorte de compromis entre le graphisme européen et le comics...

Pourtant sa lecture m'a passablement déçu et ennuyé. J'ai trouvé le personnage de Carla exaspérant. Et s'il est le reflet d'une partie de la vie de Jessica Abel, j'ai supposé qu'elle devait s'en vouloir beaucoup et que sa création ressortait d'une sorte de thérapie-exutoire.
Carla est en effet une fille finalement très prétentieuse : elle se considère comme une américaine qui rejette la pensée U.S., se montre jugeante, intéressée, voire un tantinet vénale et très conflictuelle. Finalement, elle est aussi fatigante que ses frasques, qui prouvent qu'elle n'a pas su se faire aimer des quelques personnes équilibrées qu'elle a croisées, et qu'elle a choisi de s'entourer de losers pathétiques, comme le démontre toute l'histoire.

Ce récit en forme de souvenirs est plus qu'une histoire amère, il s'agit en réalité d'une réelle désillusion, de celles qui vous marquent pour la vie.
C'est ce qui fait que je ne l'ai pas totalement trouvé inintéressant, mais la longueur cette histoire au goût autobiographique, avec ses bavardages permanents, l'impossibilité de s'attacher et compatir au sort de Carla tant elle est vaniteuse, font également qu'à aucun moment sa lecture ne m'a passionné.

8 9 2010
   

Je pensais que j'allais aimer cette BD. A son résumé, je pensais y découvrir une histoire située quelque part entre L'auberge Espagnole, "De mal en pis" et un carnet de voyage au Mexique, une histoire que je craignais peut-être d'être futile mais que j'espérais en tout cas attachante et intéressante.
Au final, je peux le dire, je n'ai pas aimé cette BD.

Au premier coup d'oeil, son dessin fait immédiatement penser au style de Craig Thompson ("Blankets - Manteau de neige") par son encrage et son aspect général. Techniquement, il est cependant nettement moins bon, et certaines planches manquent vraiment de clarté et/ou d'esthétisme, c'est selon. Ca n'en reste pas moins bien lisible, si ce n'est quelques difficultés que j'ai éprouvées à différencier certains visages, féminins notamment.

Quant au récit... Il débute sur l'équivalent d'un carnet de voyage assez classique, l'arrivée de l'héroïne à Mexico, sa découverte de la ville et de ses habitants, ses petits plans débrouille, ses ratés et ses coups de chance.
Mais très vite, j'ai commencé à ne pas apprécier cette héroïne, Carla, cette américaine qui rejette son pays et veut vivre comme une mexicaine qu'elle n'est que par une part de ses origines. Elle a un comportement bobo que je me suis rapidement mis à exécrer, jouant les gentilles avec tout le monde alors qu'elle sème doucement la merde autour d'elle, jouant sa vie comme un rôle existentialiste, estimant normal de jouer la pute avec un ex pour qu'il la loge gratuitement ou de dealer pour payer son loyer, se liant sans réfléchir aux premiers mexicains qui lui ont souri et parlé, cherchant à tout prix à se faire accepter par eux alors qu'elle oscille entre un statut de "touriste passionnée et immersive" et un rôle factice de "mexicaine comme toutes les autres adepte du système D et qui ne craint pas de fréquenter les mecs louches mais en fait tellement sympas si on croit bien les connaître".
Je ne sais combien de fois je me suis fait la réflexion suivante : "Mais qu'est-ce qu'elle est conne !?".
Et ça empire bien sûr car le récit tourne au drame, drame qu'on voit venir avec des sabots énormes et pour lequel je n'arrive même pas à trouver crédible à quel point la petite Carla joue les idiotes aveuglées et sans volonté.
Et tout ça pour finir sur une conclusion où la gentille Carla, un an après son départ dramatique du Mexique, se fait la réflexion... "Mais qu'est-ce que j'étais conne !?".

Pas un carnet de voyage puisqu'on ne voit guère du Mexique plus que les habitudes de branleurs d'un petit groupe de paumés citadins, cette BD est le récit "exotique" de la vie d'une fille que j'éviterais soigneusement dans ma propre vie, se concluant par une intrigue très légèrement polar cousue avec de gros fils blancs. Bref, une lecture (longue) qui m'a plutôt ennuyé, voire par moment irrité.

8 9 2010
   

Ah mon Dieu ... près de 250 pages en noir et blanc pour que l'auteur "Jessica Abel" raconte sa vie au Mexique... (c'est long).
Je ne dévoilerai rien en ce qui concerne le scénario du livre. Le résumé en dit assez long d'ailleurs.
Mais ce que je retiens surtout, c'est l'effort qu'il faut faire pour lire entièrement ce volume, ce n'est plus un plaisir de lire une BD et c'est bien dommage.
Peut être que ce genre est réservé à une seule catégorie de lecteurs, ceux qui aiment connaître la vie des autres, déballée de long en large et je dois dire que ce n'est pas trop mon cas.

1 11 2006
   

Jessica Abel...

Un nom qu'il va falloir retenir. Car son premier ouvrage publié en France est un joli "coup". A l'heure où le président américain a l'intention de faire dresser un mur entre son pays et le Mexique, l'éclairage que donne l'auteur de la vie au sud du Rio Grande, et surtout de la façon dont les Américains y sont perçus, nous permet d'appréhender certains enjeux internationaux.

"La perdida", est, comme son nom l'indique, l'histoire d'une jeune fille qui a voulu se perdre dans la culture mexicaine, et s'y retrouve encore plus isolée qu'elle ne le pensait. Pire, elle aboutit à un point de non-retour, au milieu d'une sombre affaire due à des incompréhensions et des jalousies inter-communautaires.
L'histoire racontée par Jessiaca Abel est touchante, sinon poignante, et l'on a besoin de deux ou trois lectures pour saisir toute la complexité de son propos. Son trait, qui rappelle celui de Craig Thompson (influence revendiquée par l'éditeur), est très expressif, contrairement à ce qu'on eût pu croire au simple feuillettage de l'album.

Une nouvelle découverte, avec un bel album à la clé.