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Tome 1 : Première partie
 

La mémoire dans les poches, tome 1 : Première partie

 
 

Résumé

La mémoire dans les poches, tome 1 : Première partieAfin d'acceder au résumé de La mémoire dans les poches, tome 1 : Première partie, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de La mémoire dans les poches, tome 1 : Première partieLe moment où je commence à apprécier une bande dessinée de Brunschwig, c’est quand je vois son nom apparaître sur la couverture. Le chien sur la magnifique couverture de cet album vous dira certainement qu’il s’agit là du réflexe de Pavlov, et il a probablement raison, car même si je ne sors pas en salivant de chez mon libraire quand j’achète un Brunschwig, j’en sors tout de même avec la certitude de passer un excellent moment au sommet du neuvième art.

C’est donc dans cette perspective pavlovienne que j’ai entamé la première partie de ce diptyque et il ne m’aura fallu que 2-3 planches pour me laisser emporter par ce nouveau récit de chez Futuropolis. Un éditeur où les papys font apparemment de la résistance pour l’instant, car après "Les petits ruisseaux", c’est à nouveau le troisième âge qui prend les avant-postes dans cette histoire.

Le papy en question s’appelle Sidoine Letignal et il a la mémoire dans les poches, car souffrant de troubles de la mémoire il doit user de copions pour rafraîchir ses souvenirs. C’est en se trimballant avec un nourrisson dans les bras au milieu d’une banlieue populaire, qu’il s’attire bien vite la suspicion du lecteur et des habitants. A l’aide de flash-backs habilement distillés il va tenter d’expliquer les événements qui l’ont conduit à se retrouver avec un enfant qui ne semble pas être le sien.

A l’aide d’une narration exemplaire, cette chronique sociale va prendre de la profondeur au fil des pages. Notre vision des faits et des personnages va s’étoffer, tout en gardant une partie suffisante du mystère pour le deuxième tome.

J’ai vraiment bien aimé le dessin d’ Etienne le Roux, un trait fin, des couleurs directes et des personnages expressifs. Le tout dans un album de 88 pages d’une qualité éditoriale (couverture, papier, etc) qui commence à devenir une image de marque chez Futuropolis.

Bref, un scénario mené une nouvelle fois de main de maître par Luc Brunschwig et pourvu d’un dessin superbe, chez un éditeur qui commence à faire office de bijoutier au sein du neuvième art.

Un éditeur qui me gâte en tant que fan de Brunschwig ("Le Sourire du Clown", "Après la guerre") et qui ferait bien d’offrir une bavette avec le prochain Brunschwig, car mon syndrome pavlovien devient de plus en plus aigu !


Chronique rédigée par yvan le 22/06/2006
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.33
Dépôt légal : Juin 2006

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD La mémoire dans les poches, tome 1 : Première partie, lui attribuant une note moyenne de 4,33/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

28 5 2014
   

Brunschwig est un scénariste de talent qui, à partir de tranches de vie tout ce qu'il y a de plus ordinaire, nous concocte des scénarios qui tiennent en haleine. Ici, c'est ce vieux Sidoine qui débarque dans un bar avec un enfant qui n'est visiblement pas le sien et qui se met à raconter à des quidams son histoire, son parcours. Comme repères, il a des notes, de bout de papier au fonds de ses poches, chacun d'entre eux venant maqruer le début d'une nouvelle séquence. En prenant pour cadre une banlieue, Brunschwig construit un scénario à la fois dur et tendre, en évitant de tomber dans les clichés ou le pathos exagéré. Trouver le ton juste et réaliste est une grande force de ce scénariste et là, à partir de petits riens, à partir de la vie ordinaire d'une famille ordinaire, il nous entraine sur de fausses pistes, à la découverte des sans-papiers, et d'un drame familial qui se joue. Tout est là, en toute simplicité, délivré avec une certaine douceur, une certaine tendresse, mais avec une vraie force dans la narration. En évoquant le propre passé de Sidoine, sa propre enfance pendant l'occupation, on sent que Brunschwig en garde sous le pieds et a de la réserve pour la suite des événements.

Le dessin est également d'une grande finesse, d'une grande humanité, comme le propos. J'aurais pour ma part vu des couleurs un poil plus appuyées et constrastées mais les personnages gagnent, avec ces traits faussement simples, une grande crédibilité et une grande authenticité.

C'est une histoire complexe qui nous est délivrée ici avec ce sentiment d'une fausse simplicité.

15 8 2006
   

Voila un grand pere qui traine un petiot avec lui et on ne sait pourquoi. Jusqu'au moment ou il s'arrete dans un bar pour raconter son histoire.

Une tranche de vie raconté par flashback qui berce le lecteur dans la vie des hlms où resident un espoir pour la jeunesse analphabete.
Pour le coté dessin, de belles aquarelles agreementent la belle histoire.

En clair, une belle BD pour une belle histoire