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Tome 2 : Marius 1954
 

La lignée, tome 2 : Marius 1954

 
 

Résumé

La lignée, tome 2 : Marius 1954Afin d'acceder au résumé de La lignée, tome 2 : Marius 1954, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de La lignée, tome 2 : Marius 1954Comme "La lignée" est une série écrit à plusieurs mains, pas moins de 4 scénaristes et 4 dessinateurs, ce deuxième tome est dessiné par Delaporte qui fait suite à Berlion. La différence est grande, mais ça ne gêne pas la lecture, car les époques et les personnages sont différents.
Ici nous sommes en 1954 et nous suivons Marius, le fils d'Antonin, dans sa 33ème année. Lui aussi est au courant de la malédiction qui pèse sur sa famille: le fils aîné meurt à 33 ans. Marius est prêtre et s'installe à Brest, où il va se retrouver en pleine révolte ouvrière. Il ne tarde pas à être témoin de vol par les ouvriers. Il est temps de choisir un camp pour Marius et de trouver l'expiation.

Encore un tome qui reflète un contexte social, une époque, intéressants. Du point de vue historique, je trouve ce tome réussi, d'autant que 6 pages de documentation sur le Brest de l'époque viennent clôturer le bouquin. Même du point de vue des personnages, c'est assez bien fait, leurs caractères coïncident et je n'ai pas trouvé que cette histoire sonnait faux. C'est même tout le contraire, puisque les révélations se suivent, et que la violence monte crescendo tout au long de la lecture.
Là où le bât continue de blesser selon moi, c'est cette histoire de malédiction, qui ne sert pas à grand chose. Elle est en filigrane tout du long, mais on apprend rien de plus sur elle. Le suspense ne prend pas sur cette malédiction, c'est même tout le contraire, puisqu'on se doute de la fin inéluctable des personnages principaux. La seule chose qu'on ne sait pas c'est comment ils vont finir, mais à la lecture de ce deuxième tome, on se demande clairement si cette malédiction en est bien une tant les protagonistes se mettent en danger. Pourquoi ne restent ils pas enfermés chez eux plutôt que de s'engager à la guerre où dans un conflit ouvrier... à ce niveau rien d'anormal à leur décès c'est plutôt du suicide.

Pris séparément ce tome est une réussite, malheureusement il fait partie d'une série dont le fil rouge est bien ténu.


Chronique rédigée par Olivier73 le 23/01/2019
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.25
Dépôt légal : Octobre 2012

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD La lignée, tome 2 : Marius 1954, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

25 8 2019
   

Après la Guerre d’Espagne qui fut le théâtre du premier ouvrage, le scénariste de ce second tome choisit le contexte de l’Après-Guerre. On sent donc que la série concept lancée par Galandon prendra une forte dimension historique. Heureusement, puisque du côté du concept lui-même, il y a peu de choses à dire, dans le mesure où on se doute que le personnage principal va forcément mourir. Ce n’est pas spolier puisque la 4ème de couverture se demande qui va mettre fin à la malédiction, et que l’on n’en est qu’au deuxième ouvrage sur les 4 que compte la série.

Le contexte historique est ainsi dense. On nous parle des tensions sociales de l’après-guerre, de ces ouvriers qui se battent contre les patrons cyniques pour gagner davantage et améliorer des conditions de vie. Mais en plus, on prend pour théâtre Brest, qui, comme nous l’indique le dossier de fin d’ouvrage, a été détruite pendant la Guerre et les brestois ont vécu, le temps de la lente reconstruction, dans des baraquements sommaires. On y ajoute un événement historique lié à ces baraquements : le fait qu’il y ait eu un incendie provoqué par l’explosion d’un navire dans la rade de Brest. On saupoudre le tout d’une pincée d’Indochine, et on va même jusqu’à nous parler d’une certain Abbé Pierre (eh oui, on est en 1954…).

L’ancrage historique est ainsi très fort, et le contexte est retranscrit avec fidélité, ce qui ne manquera pas de susciter l’intérêt.

Le corollaire, c’est que dans ce contexte historique lourd, la destinée de Marius a du mal à émerger et on tente tant bien que mal de le relier aux événements. Mais il peine tout de même à trouver sa place, entre un prêtre ouvrier qui conduit la révolte, et qui est cambrioleur à ses heures, et le patron de l’imprimerie locale. Parce que le scénariste ajoute en effet un nouvel élément à tout cet environnement : une enquête autour du vol d’une statue de la Vierge. Ca fait beaucoup de choses, beaucoup d’éléments, qui ont parfois du mal à s’agencer entre eux, et qui donnent une impression de fouillis, dans lequel Marius semble écrasé. On expédie de même rapidement Sidonie, qui permet juste à la lignée, et donc à la série, de continuer, mais qui manque de crédibilité, à moins que l’on accepte que la jeune Sidonie aie gardé le contact avec Marius pendant 13 ans, sans jamais lui révéler qu’il était père en plus d’être Père. L’enfant porte d’ailleurs le nom de famille de son père, ce qui est particulièrement étrange…

Marius va mourir : on le sait avant même d’ouvrir l’ouvrage. Du coup, le challenge du scénariste réside dans le fait de présenter une intrigue qui retienne tout de même le lecteur. Ici, on a un peu surchargé le contexte historique et le personnage principal semble insignifiant, nous faisant perdre l’intérêt pour le personnage, et donc pour la lignée dont il est le représentant.

Ca reste historiquement intéressant et j’en ai appris beaucoup sur le Brest de l’Après-Guerre, mais je n’ai pas l’impression que la série ait vraiment avancé grâce à Marius. On attend le troisième ouvrage pour se réintéresser vraiment à la lignée des Brossard.