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La gueule du loup
 

La Gueule du loup : La gueule du loup

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de La Gueule du loup : La gueule du loupC'est toujours un plaisir de retrouver Tronchet et ses albums typiques.

Toutefois, attention : "Dans la gueule du loup" n'est pas une énième satyre sociale ultra-acide comme pourrait l'air "Pauvres mais fiers", par exemple.

Ici, l'histoire est à la fois plus sérieuse et plus difficile à mettre en place. La place laissée pour l'humour est en effet beaucoup plus réduite que dans la majorité des réalisations de l'auteur, donnant le champs libre à cette relation ambiguë qui unie les trois "héros".

Je trouve par contre le côté "mafieux" du scénario un peu de trop.. j'aurais préféré lire quelque chose de plus léger, et de plus drôle peut-être.. Ici on ne sait pas toujours sur quel pied danse l'histoire, c'est un peu étrange...

Le dessin se veut plus angulaire qu'à son habitude. On reconnaît très bien le style de l'auteur, mais ce côté un peu "carré" change.. en bien ou en mal, à vous de voir. La couleur, informatique, est de bonne facture. On pourra regretter la colorisation traditionnelle de Tronchet, mais cela fonctionne ici.

Une semie-déception, donc.. L'album se laisse lire sans déplaisir, mais se veut peut-être un peu trop.. complexe ?


Chronique rédigée par Piehr le 17/03/2008
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.38
Dépôt légal : Septembre 2007

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD La Gueule du loup : La gueule du loup, lui attribuant une note moyenne de 3,38/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

17 9 2008
   

Didier Tronchet a désormais une jolie liste d'albums derrière lui. Ceux qui, comme moi, l'ont découvert à l'époque des premiers "Jean-Claude Tergal", "Raymond Calbuth" et autres "Damnés de la Terre associés", savent que l'auteur a pris un virage moins humoristique depuis quelques années ("Là-bas", "Ma vie en l'air"...). "La Gueule du loup" poursuit cette exploration d'histoires où la dérision a moins de place, sans toutefois la délaisser. Et c'est peut-être ce qui explique que l'album ne soit que partiellement réussi.

"La Gueule du loup" est un polar. On peut le dire après avoir terminé l'album, mais au début de la lecture, ce n'est pas si évident. Le personnage du gynécologue et, plus encore, celui de Jacky, ont des réparties qui se seraient volontiers glissées dans la bouche de Jean-Claude Tergal. Je pense par exemple au gag récurrent de la femme qui éternue, que Tronchet met en scène avec le savoir-faire humoristique qui le caractérise. Sachant que cet humour n'abandonne jamais tout à fait le récit, on a un peu de mal à prendre au sérieux l'intrigue principale, pourtant pas drôle. Mais il n'est pas simple de flipper quand tous les personnages sont à poil dans une soirée et que Jacky drague misérablement une blonde à forte poitrine !

Ce mélange des genres nuit ainsi à l'histoire. Choisir plus résolument un style ou l'autre aurait clarifié les choses et aurait peut-être permis à l'album d'être plus réussi. "Là-bas" était touchant et à recommander, de même que les "Jean-Claude Tergal", dans des genres très différents. Trocnhet a-t-il voulu ratisser large ? Probablement pas de manière consciente, mais son album hybride, pas désagréable à suivre, n'est pas pleinement convaincant.

9 6 2008
   

Le lecteur se retrouve aussi bien que François embarqué dans ce récit qui commence sagement pour mieux nous piéger.

Au début, impossible de savoir où l'on va, bluette romantique, roman d'espionnage, récit d'une folle, mais qu'est ce qu'Iléna manigance ?
Les personnages de François et de Jacky se découvrent tout au long du récit, et les rebondissements ne manquent pas. De leur histoire passée, on ne connaitra que des touches, mais on ne préfère pas que celui d'Iléna soit explicite. Pas d'inutile, pas de superflu, la narration est efficace, et le roman rose devient noir...

Le dessin suit parfaitement le rythme. Scènes d'action aux traits nerveux, scènes de répit lumineuses, Tronchet nous ballade aussi bien par le dessin que par la mise en scène.

Bien que François et Jacky soient des types ordinaires, ils se débrouillent très bien, et Tronchet ne jouent pas ici avec la figure de l'anti héros. Il semble plutôt montrer qu'on peut être étonné de la manière dont on peut réagir en situation de crise. C'est crédible tout le long, et ça c'est bien agréable.

7 4 2008
   

Voilà un one-shot d’environ 120 pages qui démarre de manière assez originale, pour terminer en thriller rural plus classique.

Tout démarre par une soirée speed-dating, où le héros de l’histoire va faire une rencontre étonnante qui va l’embarquer dans une aventure bien étrange. Cela débute de manière assez originale et légère, les situations amusantes s’enchaînent et le personnage d’Ilona (la speed-daté) devient de plus en plus ambiguë et fait basculer notre bon père de famille célibataire dans une histoire plus sombre et bien moins romantique qu’il espérait. Le récit entre alors dans le genre thriller, mais le tout est développé de manière un peu trop rocambolesque. On se laisse néanmoins facilement emporter par l’intrigue, que l’auteur a la bonne idée de dévoiler au compte-gouttes afin d’entretenir le suspense.

Cet album qui vogue entre la comédie et le thriller va également permettre à Tronchet de livrer une légère chronique sociale, en pointant du doigt les filières d’immigrées de l’Est qui alimentent les réseaux de la prostitution, ainsi que les soirées perverses d’une partie de la société dite ‘respectable’. Le trait épais et typique de Tronchet offre une grande lisibilité et contribue à la lecture rapide de cette lecture très plaisante.