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Tome 3 : La guerre d'Alan
 

La Guerre d'Alan, tome 3 : La guerre d'Alan

 
 

Résumé

La Guerre d'Alan, tome 3 : La guerre d'AlanAfin d'acceder au résumé de La Guerre d'Alan, tome 3 : La guerre d'Alan, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de La Guerre d'Alan, tome 3 : La guerre d'AlanLe tome 1 m'avait enthousiasmé, le tome 2 un peu moins. Ici, je reste sur la lignée du tome 2.
Mais attention, il s'agit d'un très bon livre, toujours pétri d'intelligence.
Parfois, il devient trop "technique" à mon goût, comme un peu élitiste, et le discours d'Alan est un peu trop donneur de leçons, alors.
Le dessin reste magnifique et ces teints sépias (sauf la fin, en couleurs) continuent à placer le récit dans son contexte, dans son époque, dans son style.
Pourtant, on sent aussi qu'Emmanuel Guibert est passé, entre les 2 premiers livres et celui-ci par la case 'Photographe".
Ici, on donne plus dans le documentaire, dans l'informatif, dans l'ajout de lettres, de partitions.
Je trouve que ça ralentit un peu le rythme général (j'ai renoncé au courrier, manuscrit, de Bachelard).
Mais la fin, très belle, relance beaucoup de choses, de visions sur la vie, d'enthousiasmes.

Que l'auteur continue à nous proposer des travaux de cet ordre, de vrais régals, mais qu'il prenne le parti de la simplicité.
En sortir est finalement plus aventureux que la façonner pour qu'elle nous parle.


Chronique rédigée par Pierrizan le 30/03/2008
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.75
Dépôt légal : Février 2008

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD La Guerre d'Alan, tome 3 : La guerre d'Alan, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

9 1 2012
   

Voici la fin d'une magnifique série. Comme d'autres ici, j'ai légèrement moins apprécié ma lecture que les deux premiers tomes, à cause d'une baisse au niveau du rythme, mais ne vous y méprenez pas, cet album provient d'une magnifique série, un roman graphique passionnant et instructif sur la riche vie d'un homme qui nous est rendu sympathique.

La guerre est finie pour Alan, c'est le retour à la vie civile, à ses petits boulots, ses études... Le scénario de l'album fera de grandes ellipses dans le temps, on verra Alan a 50 ans, tentant de retrouver tous ces amis (du) passés. Il n'arrivera pas cependant à renouer contact avec tous.
C'est assez touchant de voir un homme, participer à la guerre sans y faire finalement grand chose, puis "survivre" avec des métiers qui ne le passionne pas vraiment, mais faire des rencontres très enrichissantes, et finalement, après 50 ans de sa vie, faire le point dessus et philosopher.
Mais je dois avouer qu'il y a des baisses de rythme, des textes beaucoup plus denses parfois, des documents (photos, notes, partitions, extraits de livres...) et des passages manquant cruellement d'actions, donc l'intérêt du lecteur baisse par moment.

Le dessin de Guilbert est fidèle à lui-même, c'est très jolis entre traits gras et teintes de gris dans des décors joliment détaillés, il faut juste s'y faire.

Une magnifique BD.

17 7 2008
   

Une idée simple au départ : celle d’un jeune soldat californien qui s’est installé en France après la seconde guerre mondiale, et qui a enregistré ses mémoires sur cassettes. Et ces cassettes nous sont livrée en trois tomes.

A sa lecture, ce présent opus est moins linéaire que les deux précédents. Alan évoque son retour à la vie civile, ses questions de maintenant jeune adulte et les années qui vont défiler.

Cet « Alan 3 », c’est comme un carnet intime, un calepin qui se dévoile sous les yeux du lecteur et forme comme un bilan. On passe de la vie de soldat –où l’on ne se posait pas (trop de) questions- qui était de ce fait d’une certaine « simplicité » à une période où l’on doit faire des choix, où l’on va retrouver des personnes… en perdre aussi. Moins de tribulations pour Alan que dans les épisodes précédents, mais surtout le constat d’une vie, enregistrée où la Grande Histoire s’est mélangée à la petite. Et puis l’enregistrement se termine. Alan n’est plus là. Mais son esprit lui survit. Et lui revit d’une certaine façon dans ces pages. Du grand art.

4 4 2008
   

Ce tome clôture le triptyque consacré à une partie de la vie d’un vétéran de la guerre : Alan Ingram Cope. Scrutant sa mémoire parfois défaillante, cet ancien G.I. nous raconte les anecdotes d’une vie pas vraiment comme les autres.

Après l’apprentissage d’Alan à l’armée dans le premier tome et une expérience de guerre sur un front sans ennemis dans un deuxième tome qui avait tout d’un voyage à travers l’Europe sur le compte du gouvernement américain, Alan nous raconte ici ses souvenirs d’après-guerre. Après avoir croisé le Continent Européen d’Ouest en Est sans rencontrer l’ennemi dans le tome précédent, Alan se prépare maintenant à rentrer aux Etats-Unis. Un retour qui a tout d’une excuse afin de pouvoir à nouveau partager son amour pour l’Europe et pour les gens qu’il y croisa.

Le premier tome était tout simplement sublime. Le deuxième tome, malgré l’inactivité, l’ennui et l’absence de combats, m’avait tout de même emballé de par cette vision absurde d’un peloton gambadant au sein d’une fin de guerre désorganisée. Ce troisième tome reste très bon, mais m’a pourtant moins enthousiasmé. L’histoire se détache de l’armée et de la guerre pour se recentrer sur un Alan Ingram Cope qui a certes eu une vie intéressante, mais pas autant qu’une Marjane Satrapi par exemple. De plus, l’auteur agrémente cet ultime volet de lettres, de cartes postales et partitions musicales, ce qui a tendance à ralentir le rythme de lecture et renforce l’impression que ce récit se traîne un peu.

Rien d’extraordinaire ne se passe, c’est tout simplement le récit honnête d’un type qui a certes eu une existence mouvementée et passionnante, mais sans événements extraordinaires. On prend pourtant un réel plaisir à lire les nombreuses anecdotes de ce type comme les autres qui confie ici ses souvenirs à Emmanuel Guibert ("Le Photographe"). Alan Ingram Cope souligne d’ailleurs à la fin de son récit que toutes les parties d'une vie ont leur importance et ont le droit d'être évoquées quand on brosse le tableau d'une existence.

Les sauts de mémoire, les morceaux de discussions, les bribes de rencontres pourront peut-être agacer les amateurs de récits plus structurés, mais donnent l’impression de vivre la narration en "live". Cette impression de côtoyer cet ancien militaire qui scrute sa mémoire, se souvient, s’égare, pour mieux repartir sur autre chose, apporte cependant beaucoup de réalisme et de force à ce récit. Le graphisme aux tons sépia renforce le côté attachant et paisible du récit et contribue à restituer l’ambiance d’époque.

La deuxième partie de cet album au code barre amovible m’a également fait réaliser à quel point il était difficile de retrouver d’anciennes connaissances à cette époque où tout se faisait encore par écrit. Comme quoi le désir de retrouver quelqu’un importe souvent plus que le moyen utilisé pour le retrouver.