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Tome 1 : Biribi
 

La grande évasion, tome 1 : Biribi

 
 

Résumé

La grande évasion, tome 1 : BiribiAfin d'acceder au résumé de La grande évasion, tome 1 : Biribi, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de La grande évasion, tome 1 : Biribi"Biribi" est le premier tome d'une nouvelle série lancée par Delcourt sous la houlette de David Chauvel. "La grande évasion" devrait décliner en huit tomes le concept de l'évasion (eh oui, le titre est explicite...), que ce soit pour fuir un bagne du XIXe siècle, pour sortir du labyrinthe du Minotaure ou d'un vaisseau spatial à la dérive. Comme dans "7" par exemple, il s'agit de one-shot indépendants les uns des autres et confiés à des auteurs différents.

"Biribi" a donc pour tâche d'appâter le chaland. Et ça fonctionne plutôt bien. Il faut dire que Sylvain Ricard n'est pas le premier tâcheron venu (lisez impérativement "... à la folie" !) et qu'il est pleine période prison puisque "20 ans ferme", sorti chez Futuropolis il y a quelques mois à peine, était signé de sa main. Il rend ici hommage à des oeuvres comme "Papillon" ou "l'évadé d'Alcatraz", à travers l'histoire d'un insoumis qui se retrouve dans un bagne aux conditions disciplinaires extrêmes et qui a pour seul objectif de se faire la belle. L'intrigue est très classique, mais c'est bien raconté et on a plaisir à suivre les péripéties dans un contexte convenu mais efficace.

Olivier Thomas, qui a notamment publié aux éditions Emmanuel Proust, fait lui aussi preuve d'efficacité. Il parvient à rendre crédible et oppressant l'univers carcéral marocain de l'époque coloniale (Biribi a vraiment existé sous la forme des établissements pénitentiaires accueillant des militaires réfractaires, Albert Londres notamment leur a consacré un livre). Le découpage est classique mais cadre bien avec la période et l'atmosphère de l'album.

Au final, on a là un one-shot plaisant à lire et on jettera volontiers un coup d'oeil aux autres titres de la collection. Reste à voir si les autres auteurs parviendront eux aussi à relever le challenge.


Chronique rédigée par Jean Loup le 04/06/2012
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 2,50 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.25
Dépôt légal : Mai 2012

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD La grande évasion, tome 1 : Biribi, lui attribuant une note moyenne de 3,25/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

11 7 2012
   

Après avoir dirigé les séries-concept "Sept" et "Le Casse", David Chauvel lance une nouvelle saga de one-shots ayant pour thème l’évasion carcérale. Ce sont Sylvain Ricard et Olivier Thomas qui inaugurent cette saga qui annonce huit tomes indépendants d’ici 2 ans.

Sylvain Ricard qui, avec "20 ans ferme", vient de signer un album poignant mettant en avant les problèmes de l’univers carcéral actuel, se retrouve donc à nouveau en prison, mais il a cette fois pour mission de se faire la malle.

Le récit se déroule dans le camp de détention de Biribi, un endroit fort sympathique en plein milieu du désert marocain, où les prisonniers sont soumis à des travaux forcés et aux abus d’un gardien en chef particulièrement créatif au niveau des mesures disciplinaires. Dès les premières planches, l’auteur invite à suivre les pas d’Ange Lucciani, un corse bien décider à ne pas s’éterniser dans cet environnement sans pitié.

Sylvain Ricard parvient à installer un univers crédible, ainsi qu’une tension qui monte crescendo au fil des maltraitances. Le scénario est assez classique et l’évasion, seule lueur d’espoir pour ces prisonniers condamnés à ne pas faire de vieux os, ne déborde certes pas d’originalité, mais le face-à-face entre le personnage principal et son geôlier est très intéressant et mené de main de maître. J’ai par contre trouvé la fin un peu précipitée, donnant l’impression que les auteurs avaient eu du mal à gérer le nombre de pages limité.

Au niveau du graphisme, Olivier Thomas livre du bon boulot. Usant d’un trait réaliste, il restitue avec brio la dureté de cet environnement pénitencier et propose des personnages charismatiques très réussis, même s’ils ne sont pas toujours faciles à distinguer les uns des autres.

Et comme dirait notre Ministre de la Justice : vivement la prochaine évasion !