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La fille de l'eau
 

La fille de l'eau

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de La fille de l'eau"La fille de l'eau" est un album marqué du sceau du XXIe siècle. Au-delà de l'évidence liée à la date de parution, c'est par son financement via My Major Company BD que l'album témoigne des nouvelles pratiques de l'ère Internet. Des internautes ont donc joué les éditeurs en investissant sur ce one-shot, ce qui est une bonne opération pour Dargaud qui prend moins de risques et pour Sacha Goerg qui trouve sans doute dans les internautes concernés autant d'attachés de presse motivés par les ventes de l'album ! Espérons d'ailleurs ne pas assister à l'apparition sur le web de chroniques enthousiastes mais très intéressées...

Ce roman graphique, indépendamment de sa spécificité éditoriale, ne présente pas une originalité folle. On pourrait multiplier les références, de Bastien Vivès au tout récent lauréat d'Angoulème J. C. Denis, pour le graphisme comme pour la narration. Réalisées en couleur directe, les planches à l'aquarelle ont du charme à défaut d'être révolutionnaires. Il n'y pas de cases, ce qui ancre résolument "La fille de l'eau" dans un genre roman graphique qui permet de s'affranchir des cadres habituels du neuvième art, et qui colle bien à l'atmosphère flottante du récit.

Le lecteur découvrant le roman graphique risque de trouver "La fille de l'eau" très envoûtant. Mais le bédéphile connaissant assez bien ce genre risque d'être plus réservé. Le huis-clos ne fonctionne qu'imparfaitement, avec certaines scènes qui paraissent peu crédibles, et des relations entre personnages qui manquent de profondeur. Le potentiel dramatique paraît survolé, et la quête identitaire de Judith est plombée par un symbolisme un peu trop appuyé. La scène finale laisse franchement sceptique, par son côté improbable comme par une tonalité un peu trop positive pour être honnête.

Un album imparfait, mais une démarche sincère d'un auteur qui pourrait bien livrer des œuvres plus abouties dans les années à venir.


Chronique rédigée par Jean Loup le 05/02/2012
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 2,50 Originalité
  • Scénario : 2,50 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 2.83
Dépôt légal : Janvier 2012

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD La fille de l'eau, lui attribuant une note moyenne de 2,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

25 6 2012
   

Amateur de bande dessinée classique s'abstenir. La fille de l'eau est un roman graphique pur et dur, avec ses avantages et ses inconvénients.
Comme souvent dans ce genre, le graphisme est assez étonnant: pas de cases, trait moderne parfois difficile, couleur à l'aquarelle sur fond blanc. On aime ou on déteste.
Côté scénario, ce n'est pas ultra accessible non plus. Une fille, via un stratagème, cherche à connaître mieux la famille de son père au décès de ce dernier. L'histoire se passant en huis-clos dans la maison ultra moderne crée par soin père, accrochée à flan de montagne.
J'ai assez bien aimé cet album, notamment la présence du père via une ombre noire qui suit le personnage principal. Néanmoins certaines relations entre les personnages méritaient plus de développement. Le scénario est parfois un peu confus, les images brouillonnes. Cependant cela reste très intéressant, et j'ai passé un agréable moment de lecture.

4 4 2012
   

Déguisée en garçon et simulant un accident de pédalo, Judith est recueillie par les habitants de la somptueuse maison rouge qui surplombe le lac du haut de la falaise. Accueillie sous le nom de Damien, la jeune fille n’est pas vraiment là par hasard. Sous le couvert de sa fausse identité, elle cherche en effet à trouver des informations sur son défunt père, qui n’est autre que l’ancien propriétaire de cette villa qui abrite dorénavant sa belle-famille. Invitée à passer la soirée et la nuit en compagnie de la veuve du célèbre sculpteur, de son fils et de quelques amis, la fille cachée de l’artiste tente de percer les secrets familiaux.

Avant de paraître sous forme d’album, ce récit de Sacha Goerg, fondateur des éditions L’employé du moi, fut partiellement pré-publié sur le site de GrandPapier. En emboîtant le pas détrempé de cette jeune naufragée, le lecteur s’immisce progressivement dans l’intimité des différents personnages. Si l’accès à cette luxueuse demeure semble aisée, les clés du récit sont par contre bien plus difficiles à trouver. Les masques ont beau tomber un à un, mettant à nu les secrets de chacun, l’intrigue ne se limite pas aux invités de cette soirée, mais implique également le décor de ce huis-clos. De l’homosexualité du fils à l’existence de Judith, en passant par les ambitions personnels des uns et les échanges sous la table des autres, c’est toute la façade de cet édifice familial qui finit par s’écrouler, transformant finalement cette prison dorée en un amas de ruines.

Le graphisme ne cherche pas non plus à se confiner dans des cases, mais utilise au maximum les espaces et les silences, quitte à perdre le lecteur aux frontières de la réalité. Dessinée à l’aquarelle, cette quête identitaire aux accents fantastique ne s’exprime pas seulement par le biais de dialogues, mais laisse également beaucoup de place aux non-dits.

Si la plupart auront l’impression de naviguer en eau trouble, certains parviendront néanmoins à garder la tête hors de l’eau et ressortiront ravis de cette lecture.