Afin d'acceder au résumé de La famille Oboulot en vacances, merci d'activer Javascript.
46 pages, et un travail en 2 parties, que Reiser reprit dans "le Nouvel Observateur" en 1982. Il semblait avoir une affection particulière pour cette famille Oboulot, grinçante, vicieuse et rusée à la fois.
Et c'est vrai que les histoires sont drôles, qu'elles sonnent juste, que l'analyse est digne d'un observateur précis des mœurs de ses contemporains.
En même temps, on rit sur nous mêmes, certains passages nous concernant forcément de près, on a besoin d'autodérision.
Reiser n'épargne personne. Il livre son sentiment brut, et c'est ainsi que son message est à prendre.
Parfois ça fait grincer des dents, parfois on hésite à adhérer, puis on se dit que c'est ça la vie: tout oser, même si c'est à ça qu'on nous reconnaît!
(et attention, on n'est pas des cons !).
Bon, le dessin est à son top, convenant à merveille à l'histoire, mais je trouve que la qualité de l'ouvrage est un peu moindre que d'autres de l'auteur.
Sans doute ce côté "inachevé" de son travail, sachant qu'il n'est pas allé au bout de l'aventure (il voulait certainement poursuivre en 1983 mais la mort en a décidé autrement).
5 internautes ont donné leur avis sur l'album BD La famille Oboulot en vacances, lui attribuant une note moyenne de 3,40/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Au fur et à mesure de mes lectures et relectures des albums de l'auteur, j'ai l'impression que plus je grandis, moins je l'apprécie (l'exception qui confirme la règle est l'album "Mon papa" chef d’œuvre de Reiser à mon goût).
En effet, je n'ai que moyennement apprécié ma lecture. J'aurai été plus sévère d'ailleurs si je n'avais pas ris quelques fois à la lecture de l'album. Mais la plupart du temps, j'ai trouvé les gags faciles, tombant à plat voire même franchement mauvais.
Évidemment, si vous êtes allergique à l'humour de Reiser, assez gras et vulgaire, même si c'est souvent une satire bien trouvé de la société dans laquelle on vit (aujourd'hui encore), tenez-vous éloigné de cet album.
Le dessin, c'est le style typique de Reiser, plus proche de l'esquisse, un brin brouillon et simple mais assez lisible et très expressif.
Bref, pour moi, ce n'est pas le meilleur album de l'auteur.
Reiser, c'est tout bonnement l'un des humoristes majeurs de la bande dessinée du XXe siècle. "La famille Oboulot en vacances" rassemble des gags en une page réalisés pour une parution estivale dans le journal "Le Monde", à l'époque. L'expérience tournera court et s'interrompra dès le début du mois d'août, parce que Reiser se montre un peu trop corrosif au goût du quotidien.
Albin Michel rassemble donc les dessins parus et en ajoute d'autres qui n'avaient pas été publiés. On retrouve le trait hyper nerveux, qu'on qualifierait hâtivement de maladroit s'il n'était pas si expressif. En quelques coups de crayon bien sentis, l'auteur capte des attitudes, des postures, des mimiques, des baffes qui partent un peu vite. C'est hyper efficace.
L'album n'est pas le meilleur du maître, mais on se marre quand même pas mal. Le cynisme de Reiser fait mouche et les gags ont très bien vieilli. On n'a pas l'impression que trente ans se sont écoulés car le thème des vacances est assez indémodable ! On relit tout ça avec plaisir et on regrette que Reiser soit trop tôt disparu. Le meilleur moyen de lui rendre hommage, c'est de se replonger dans ses albums.
Cet album inachevé de Reiser (publié dans Le Monde et le nouvel observateur de 1978 à 1982) est tout bonnement excellent! Les gags sonnent plus juste que la moyenne des séries dites "actuelles" et certaines situations penchent vers l'autodérision (ce qui est tout de même rare). Les dessins conviennent parfaitement au style de l'album, dur et noir tant au niveau des décors que du scénario. Plutôt destiné à un public adulte, La Famille Oboulot en vacances est un chef-d'oeuvre du genre. En plus, à la fin de l'album il y a un dossier sur la création de la série (reiser y tenait, à cette famille exécrable et détestable), jusqu'à la mort de son auteur en novembre 1983 (ou 82, je ne sais plus).
Un album superbe à lire absolument!
Peut-être pas le meilleur Reiser : cet album regroupe quelques planches parues dans le journal Le Monde dans les années 70 (ce qui fit scandale, beaucoup de lecteurs furent choqués).
Quelquefois je trouve les gags assez drôles, mais la plupart du temps j'esquisse à peine un sourire. Cela se veut corrosif mais ça ne me fait pas vraiment rire (dans le même genre je préfère les Bidochon en vacances). Un album à réserver aux inconditionnels de l'humoriste car ce n'est pas ce qu'il a fait de mieux.