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Tome 1 : Première partie
 

La Déconfiture, tome 1 : Première partie

 
 

Résumé

La Déconfiture, tome 1 : Première partieAfin d'acceder au résumé de La Déconfiture, tome 1 : Première partie, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de La Déconfiture, tome 1 : Première partieUne BD sur la guerre ? Sûrement 14-18, encore, y en a plein en ce moment ! Ah non, là c'est 39-45. Bon, c'est pas très original quand même. Ah, c'est pour parler de la débâcle en suivant un militaire témoin de l'exode des Français face à l'avancée allemande au terme de la drôle de guerre. Voilà un angle rarement abordé en bande dessinée. Et c'est Pascal Rabaté aux commandes ? Ah ben oui, là je lis alors.

On ne sera pas surpris que Pascal Rabaté mette le côté humain en avant. Le but n'est pas de suivre jour par jour l'humiliante avancée du rouleau compresseur nazi dans une France incapable de lui résister. Rabaté utilise le contexte historique qui mènera Pétain au pouvoir et la IIIe république au tombeau, pour avoir un terreau fertile pour son observation de la Comédie humaine. Jeunes militaires désemparés, civils déboussolés ou haineux, officiers qui tâchent de tenir leur rang, familles se protégeant des attaques aériennes : les personnages défilent dans ce qui s'apparente à un road movie de la fin du printemps 1940.

Les planches en noir et blanc, rehaussées de gris, sont dans un style roman graphique qui ne surprendra ni les fans de Rabaté ni les habitués des éditions Futuropolis. Les planches sont aérées et cette première partie se lit assez vite malgré une certaine épaisseur (le double d'un album classique). Il se lit aussi très agréablement, l'auteur ayant un talent bien connu pour mettre en scène les petits riens des relations humaines et pour rendre crédibles et attachants ses personnages.

Première partie qui intéressera un lectorat bien au-delà des amateurs d'Histoire, "La Déconfiture" est un album qui mérite d'être découvert... comme à peu près tous les albums de Pascal Rabaté.


Chronique rédigée par Jean Loup le 17/01/2017
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Aout 2016

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD La Déconfiture, tome 1 : Première partie, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

18 2 2018
   

Avec « La Déconfiture », l’auteur des "Les petits ruisseaux" et de l’incontournable "Ibicus" propose une nouvelle œuvre en solo afin de nous conter la débâcle de l’armée française au début de la Deuxième Guerre mondiale.

En accompagnant deux soldats qui tentent de retrouver leur régiment, ce récit qui se déroule en juin 1940, invite à suivre la déroute de la France à hauteur d’hommes. Amédée Videgrain, soldat du 11ème régiment isolé de ses compagnons suite à un raid aérien qui a percé le réservoir de sa moto, et André, à la recherche du 65ème, vont symboliser toute l’impuissance et la résignation d’un pays face à la progression rapide et efficace de l’armée allemande.

C’est en se promenant sur les routes de France que les deux constatent le chaos ambiant. Il y a d’une part ces troupes françaises mal préparées, qui se font balayer par les Allemands en seulement quelques semaines, symbolisés par des soldats qui perdent leur régiment dans la confusion générale. Il y a d’autre part l’exode massif de citoyens sans défense qui, dans la panique générale, trimballent le peu de biens qui leur restent sur des routes périlleuses régulièrement frappées par les raids ennemis.

Le lecteur suit donc l’errance de deux hommes confrontés à l’absurdité de la guerre. Deux êtres humains qui, à défaut de tirer un seul coup de feu, croiseront beaucoup de morts. Malgré la tragédie qui les entoure, ils parviennent à créer de beaux liens d’amitié, insufflant ainsi un brin d’humanité à ce monde plongé dans l’horreur. Pascal Rabaté ("Le petit rien tout neuf avec le ventre jaune", "La Marie en plastique", "Bienvenue à Jobourg") multiplie d’ailleurs les dialogues truffés d’humour, alliant ainsi le tragique au comique. La sobriété de son dessin noir et blanc permet au graphisme de se mettre entièrement au service de l’histoire, concentrant toute l’attention du lecteur sur le destin tragique de ces hommes.

Une très bonne première partie de diptyque, qui donne envie de poursuivre la route en compagnie d’Amédée.