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Une bonne mise en bouche pour attendre la suite avec impatience.
La mise en place se fait par petites touches élégantes, s'attachant à plusieurs protagonistes représentants les diverses parties impliquées dans l'aventure. Pour chacun d'entre eux, une appartenance à un groupe, et à un lieu. Une vieille femme conte les légendes dans un théâtre désaffecté, avec pour tout public une poignée de personnes. Les forces de l'ordre traquent les infidèles dans les égouts, et contrôlent sans ménagement les habitants dans les rues. Un laboratoire étrange abrite un scientifique dévoué au pouvoir, un scribe assurant la liaison avec le présideur, qui ne quitte pas sa cathédrale transformée en bureau. A l'opposé, les infidèles vivent cachés dans la ville Tombe, taillée dans les profondeurs de la ville. Et notre héros Anathaël ? Il vit avec un vieil homme, sous les toits évidemment.
Cette association entre les personnages et les décors est très réussi, et permet de suivre les fils de l'intrigue qui se tissent peu à peu sans s'emmêler dans la toile. L'univers présente une ville close, scellée après un grand fléau dont la plupart ignore la nature, gouvernée par un système contre-utopiste à la Huxley contesté par une population hors la loi. Ceci n'est pas extrêmement novateur, mais des éléments glissés ça et là ouvrent des perspectives, et c'est dans l'élégance de cette narration en touche impressionniste que réside l'intérêt de l'histoire.
L'alchimie entre le dessin et le scénario contribue à immerger le lecteur dans cet univers. Les décors sont magnifiques, et ne sont pas réduit à une décoration pur et simple d'arrière plan, mais participent à l'histoire en guidant le lecteur. De plus, l'utilisation des couleurs, la composition des scènes apportent elles-mêmes des informations. Une tunique verte glissée dans une foule, une luminescence jaune dans la ville tombe, un œil au beurre noir dans un visage fatigué, autant d'indices pour souligner l'histoire sans alourdir la narration. Pour les amateurs du dessin de Boiscommun, dont je fais parti, aucune déception, au contraire. On note même un effort de diversification des visages, bien que les personnages soient de toutes façons bien distincts par de multiples autres caractéristiques.
C'est clairement un tome de mise en place et de présentation du contexte de l'intrigue, qui se finit par un élément déclencheur appelant à la suite. Cela fonctionne, puisque cela donne envie de continuer à suivre cette série. Et il faut l'avouer, c'est le plaisir de voir une telle harmonie entre le dessin et le scénario (et quel dessin !) qui me fait aimer le neuvième art.
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD La Cité de l'Arche, tome 1 : Ville Lumière, lui attribuant une note moyenne de 3,75/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
J'ai eu un coup de coeur pour cette BD, en effet la première chose qui m'a marqué ce sont les dessins assez bien réussi. J'aime beaucoup l'environnement ressemblant à une ville parisienne en ruine coincé entre 4 murs. Tous dans cet univers nous intrigue, que ce soit les robots volants qui surveillent la ville, les monstres qui apparaissent aux extinctions des feux, la vie présente derrière les murs...
Ainsi l'auteur installe bien son univers en mettant en jeux deux forces (les infidèles et les autres) et en nous proposant plusieurs pistes de découverte renforçant l'intrigue (la loi du présideur et surtout comment tout cela a bien pu arriver)
Cependant, ce premier tome est une mise en bouche, un aperçu de la série qui va suivre et la qualité est loin d'un "Orbital" mais elle mérite toute notre attention pour le prochain tome.