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Tome 3 : Aghnar le bisaïeul
 

La Caste des méta-barons, tome 3 : Aghnar le bisaïeul

 
 

Résumé

La Caste des méta-barons, tome 3 : Aghnar le bisaïeulAfin d'acceder au résumé de La Caste des méta-barons, tome 3 : Aghnar le bisaïeul, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de La Caste des méta-barons, tome 3 : Aghnar le bisaïeulCe troisième tome de la grande saga qu'est "La Caste des méta-barons" ne manque pas de qualité. L'esthétique de la bande dessinée est ici poussé à son extrème, Jodorowsky et Gimenez offrant ici un véritable plaisir à leurs lecteurs.

Le scénario, assez riche en rebondissement, nous dévoile ici l'histoire d'Aghnar, , bisaïeul de l'actuel méta-baron. On découvre de plus l'étrange groupe composé des prétresses Shaba-Oud, puissantes sorcières... Effrayant ! Petit à petit, on apprend les fondements de la caste, et assiste à l'élaboration des traditions et des atouts de ces super guerriers...

Les illustrations, quant à elles, sont vraiment merveilleuses ! Un aperçu du cétacyborg, en pleine page au début de l'ouvrage, suffit à noux convaincre du réel talent de Gimenez ! Les couleurs sont toujours aussi froides, et communiquent ainsi l'infini et l'immensité de l'univers dans lequel évoluent les différents méta-barons. Du grand art !

Ce tome, d'un très grande qualité, est donc à conseiller à tous fan de Jodorowsky (et aux autres !), qui découvriront ici un album hors du commun !


Chronique rédigée par Piehr le 08/02/2002
 
 
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
  • Total : 1622 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.33
Dépôt légal : Aout 1995

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD La Caste des méta-barons, tome 3 : Aghnar le bisaïeul, lui attribuant une note moyenne de 4,33/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

22 8 2014
   

Presque la perfection !

Suite du triste sort de la Caste des méta-barons, on suit ici le sort d' Aghnar qui est la fils d'Othon et d'Honorata. Vient sa septième année où il doit être enlevé par les nonnes-putes, qui croient qu'Aghnar est l'hermaphrodite qui donnera le pouvoir suprême à leur ordre.

C'est encore un voyage entre rêve et réalité que nous propose Jodorowski et Gimenez. L'histoire est d'une richesse et on sent que cette série n'est que la pointe de l'iceberg et que tout un univers est dissimulé dans les superbes illustrations de ce superbe artiste qu'est Jodorowski. Personnellement, j'ai accroché depuis le premier volume à ses dessins entre fantasme et réalité.

Alors pourquoi pas la note ultime ?
A cause de ces satanés robots qui coupent les moments les plus intéressants par leur dialogues sans queue ni tête...

C'est un détail par rapport à la qualité globale de la BD mais un détail gênant.

27 9 2008
   

Il y a des séries, comme celle-ci, qui ne cesseront de m'étonner....
Je passe assez rapidement sur les premières planches, auxquelles je n'ai strictement rien compris. Cela avait déjà été le cas pour le tome précédent. Sur un petit site regroupant quelques passionnés de BD, quelqu'un m'a dit que c'était normal, qu'il fallait lire "L'Incal" pour tout comprendre (ouf, je suis rassuré...)

Ces quelques planches passées donc, on reprend le cours de notre saga des méta-barons, et on retrouve Othon, Honorata et leur fil Aghnar sur leur planète. Cette continuité dans le récit est très rassurante car l'ensemble de l'album part un peu dans tous les sens, l'histoire est dense et il est plutôt réconfortant de voir que les auteurs ont un fil directeur....

J'ai apprécié cet album comme on apprécie un "Cadavre exquis", dont le charme réside justement dans l'association d'idées qui n'ont rien à voir entre elles, mais qui s'accordent dans une symphonie parfaite du fait du talent des auteurs. Jugez plutôt : on introduit dans ce tome des nonnes-putes (non, vous avez bien lu!), des vaisseaux organiques (eh oui!), l'odeur subtile de plantes carnivores (pourquoi pas), des singes qui se jouent de la pesanteur... Ca dépasse la seule science fiction, ça dépasse l'entendement et ça frise avec la folie. Et pourtant, moi, lecteur, j'ai avalé tout cela sans sourciller avec comme seule pensée "que va-t-il encore leur arriver". L'histoire est intense, très rythmée, effroyablement contée et ces éléments ne font que contribuer à créer un univers inconnu dans lequel on aime à se perdre, quitte à en perdre la raison. Le talent des auteurs réside certainement là : emmener le lecteur lambda que je suis dans un monde de fous, et le faire adhérer à cette histoire,…

Le talent du dessinateur réside principalement dans sa capacité à matérialiser toutes ces idées folles, à donner vie à des concepts (ben oui, quoi, allez-y vous, dessiner une nonne-pute). De même, l'utilisation des couleurs et surprenante : dans n'importe quelle BD, une planète qui explose, c'est rouge, orange, où jaune pétant... Ici, c'est mauve et rose pastel, ce qui procure une sensation visuelle vraiment particulière, comme si on était ébloui par cet événement.

Un rapide mot de l'histoire ensuite : le tome précédent tournait autour de la souffrance physique imposée à Aghnar. Dans ce tome, c'est la souffrance psychologique qui rendra ce représentant de la caste plus fort, la violence des sentiments est au moins à la hauteur de celle de combats. En ce sens c'est touchant et c'est justement quand on s'attache à ce personnage que les auteurs prennent le lecteur à contrepied (encore?!) en le présentant sous un jour on ne peut plus machiavélique.... (N'insistez pas, je ne révélerai rien de ce scénario ahurissant...).

Enfin, pourquoi pas la note maximale dans ce cas? Plusieurs raisons :
- le dessin et globalement très bon mais parfois, il peut se révéler très mauvais. J'ai en tête notamment la vignette où Aghnar apprend le défi qui lui est lancé pour devenir Méta-baron ("tu es devenu fou"!) : des yeux globuleux, aucune expression, on ne reconnait même pas le Bisaïeul. Ce n'est pas le seul exemple, malheureusement;
- les robots qui narrent l'histoire sont de plus en plus inutiles et répétitifs... Je suggère qu'on les envoie à la casse... Au cours de ce tome, j'ai pourtant eu un espoir de ne plus jamais entendre parler de diodes grillées. Espoir déçu, donc...
- euh, ça doit être à peu près tout,

Je ne peux que plébisciter cet album, tant il est déconcertant, surprenant, intrigant, captivant... J'ai presque peur de débuter la lecture du quatrième tome. Peur de quoi ?

D'être déçu, pardi....

4 4 2007
   

L'un des atouts évidents de l'album, c'est son graphisme. Gimenez signe une nouvelle fois des planches hyper réalistes, avec une mise en couleurs très loin des teintes tape à l'oeil qui font fureur dans les albums actuels mais qui se révèle aussi soignée qu'efficace. Quant aux décors... je vous recommande de vous attarder sur les pages 14 et 15 représentant le cétacyborg, qui sont tout bonnement magnifiques. C'est de toute façon l'ensemble de l'album qu'il faut saluer : la qualité du travail de Gimenez confère une crédibilité mémorable à l'univers imaginé par Jodorowsky.

Le scénario est dans la lignée des tomes précédents. On retrouve les éléments agaçants (les dialogues entre robots, à coups de "cesse de hululer comme un klaxon pédé" ou de "biomerde ! J'aimerais avoir deux couilles pour pouvoir m'en mordre une", réflexions grasses qui ne cessent de me sortir du récit dramatique !) et l'imagination foisonnante de l'auteur. Jodorowsky a beaucoup d'idées, qui sont souvent très originales, et si l'on continue à lorgner vers "Dune" (les prétresses semblent tout droit sorties du livre d'Herbert), l'ensemble est marquant et se démarque très nettement du reste de la production SF en bande dessinée. On referme l'album avec le sentiment d'avoir lu une vraie saga, de l'épique dans l'espace, et on se promet de se lancer rapidement dans la suite.

Série très intéressante, qui mêle habilement drame et space opéra, "La Caste des méta-barons" ne doit pas vous échapper si vous n'êtes pas allergique au genre.

11 5 2006
   

Toujours aussi bien ... la veine épique de cette saga ne cesse de m'étonner !
On pourrait croire que le fait d'évoquer tous les ancêtres du Méta-Baron actuel est réberbatif mais il n'en est rien.
Chaque histoire a sa saveur et sa dose de tragédie. Car s'il semble exister un point commun à tous les Méta-Barons, c'est bien le tragique. Cette caste ne semble pas être destinée à connaître le bonheur.
L'intérêt de cet opus est de nous montrer le véritable départ de la tradition de la Caste : pour devenir un Méta-Baron, il faut tuer son père. Après les mutilations rituelles, la Caste semble s'enfoncer un peu plus dans la barbarie et la violence.

Narration et graphisme sont toujours de la même qualité ... et on reste sur un suspense haletant !

8 12 2002
   

Voici les récits des premiers fondements de la caste des méta-barons. On découvre les premières épreuves que subissent les jeunes fils de barons et Aghnar en fait les frais. Pour poursuivre la lignée, le fils doit tuer le père en combat singulier. Mais on découvre aussi les pouvoirs de ces surhommes, leur puissance, leur pouvoir de persuasion et leur volonté de fer. Mais aussi leurs faiblesses et leur attirance pour les femmes et pour la gloire. Bref une vision générale de l’univers développé par Jodorowski.

Le mode de narration, avec le dialogue entre les deux robots, est une jolie trouvaille qui permet de relier le présent du méta barons avec l’histoire de ses ancêtres. Le scénario est puissant voire dévastateur. Le récit des exploits de combattants est violent et même sanglants mais on découvre aussi la quête qu’a mené Aghnar pour charmer Oda, une fille de milliardaire interplanétaire. Une intrigue tout en démesure et en avalanche de péripéties qui donne ce dynamisme profond et cette forme épique au récit.

Le dessin évolue peu, il reste chargé et un peu brouillon parfois mais lui aussi possède une puissance et un dynamisme à tout épreuve. Des décors somptueux, des bestioles imaginaires étonnantes et des vaisseaux spatiaux gigantesques. Le cadrage lui aussi est bien exploité pour dynamiser le récit. Les couleurs au ton pastels et clairs sont de toute beauté quand elles sont agrémentées de quelques touches chaudes (comme du rouge vif ou du jaune au milieu d’un environnement grisâtre de métal et de béton).

Voila tout, c’est une série que j’aime beaucoup et pour toutes les raisons exposées précédemment, malgré le caractère invraisemblable et épique de ces aventures, ce tome est plaisant et donne toute sa grandeur a cette série vraiment prometteuse. Jodorowski nous montre a nouveau à quel point il est capable d’étonner le lecteur malgré ses multiples séries en cours. Et Gimenez confirme ses qualités de dessinateur avec un travail étonnant et un résultat au niveau des attentes d’un lecteur comme moi.

Les 5 étoiles sont justifiées donc !