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L'orme du Caucase
 

L'Orme du Caucase : L'orme du Caucase

 
 

Résumé

L'Orme du Caucase : L'orme du CaucaseAfin d'acceder au résumé de L'Orme du Caucase : L'orme du Caucase, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de L'Orme du Caucase : L'orme du CaucaseUn couple de grands-parents a acheté une maison pour y passer ses vieux jours. Mais leur déception est grande à la vue de leur nouveau jardin !
Suite à la rencontre d’un jeune homme avec qui elle va se marier, une jeune femme va laisser sa fille à ses grands-parents qui vont l’emmener au parc d’attraction…
Un père qui a abandonné sa femme et sa fille, a l’occasion de les revoir 20 ans plus tard par le plus grand des hasards…

Petites tranches de vie, blessures du passé, joies du présent, cette œuvre met en scène plusieurs petites histoires très profondes, avec beaucoup de place pour les sentiments des personnages. Ces huit petites nouvelles sont prenantes, et on se plait à suivre les discussions, réflexions narrées. Souvent avec une petite morale à la fin (je pense notamment à l’histoire n°2, le cheval de bois), toutes ces histoires nous donnent à réfléchir. Les thèmes abordés sont souvent liés à la famille et aux relations entre les différentes générations ou entre frère et sœur.
Parfois contemplatif, parfois émouvant, triste… une seule remarque à faire : voici huit nouvelles qui l’on aurait bien aimé voir plus développées car on reste souvent sur sa fin en s’étant accrochée à ces personnages.

Au niveau du dessin… Taniguchi… j’adore. Un style fin, clair et rafraîchissant. Avec du noir et blanc, il fait passer beaucoup plus d’émotions que la plupart des dessinateurs de BD franco-belges. Artiste qui me transporte à chacune des cases qu’il dessine, je suis sous le charme. Alors oui, on pourrait lui reprocher de dessiner toujours les mêmes personnages (ou très ressemblant en tout cas), mais bon, on prend tellement de plaisir à les voir rire, sourire ou pleurer que ce n’est pas ça qui fera baisser le dessin dans mon estime.

Alors… vivement le prochain.


Chronique rédigée par Cha le 20/06/2004
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.85
Dépôt légal : Juin 2004

Avis des lecteurs

10 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga L'Orme du Caucase : L'orme du Caucase, lui attribuant une note moyenne de 3,85/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

15 6 2006
   

"L'Orme du Caucase" est un recueil de nouvelles avec pour fil conducteur, la famille.
Celles-ci sont souvent éclatées , et le récit tourne autour de retrouvailles ou de souvenirs.
Encore une fois, la maîtrise de Tanigushi fait merveille. L'auteur campe des portraits de vieux, de jeunes, d'enfants à un moment difficile de leur existence.
Comme Mr. Harada qui ne se résout pas à faire couper cet orme si beau et aux couleurs si subtiles, au simple prétexte qu'en automne, ses feuilles tombent dans la cour des voisins.
Ces courts récits sont équilibrés et prenants, malgré l'appréhension de se retrouver face à un excès de sensiblerie. Le tout est assez touchant, même si la rengaine familiale finit -parfois- par peser.
Les Japonais restent par contre toujours ausi forts pour traduire les émotions en un regard ou une moue.
A lire sans se presser, en y revenant de temps en temps...

16 5 2006
   

Tout comme "L'homme de la Toundra", "L'Orme du Caucase" est un recueil de plusieurs nouvelles.

Si, "L'homme de la Toundra" est dans la lignée de séries comme "Le sommet des Dieux" ou "Seton, le naturaliste qui voyage" à cause de son côté aventure et défi de la nature, "L'Orme du Caucase" est plutôt dans le genre de "Quartier Lointain" et "Journal de mon père".

On retrouve en effet huit nouvelles assez gentillettes et parfois touchantes, basées sur des relations familiales.

1. L’Orme du Caucase: Les nouveaux propriétaires d’une maison avec jardin sont confrontés à un dilemme : M. Harada doit-il couper le grand arbre dans leur jardin ?

2. Le cheval de bois: La petite Hiromi est emmenée par ses grands-parents dans un parc d’attraction, mais bizarrement, elle n’ose pas s’aventurer sur les moulins.

3. La petite fille à la poupée: M. Iwasaki retrouve les traces de sa fille et de son ex-femme dans un journal après 23 ans.

4. La vie de mon frère: Un retraité essaye de convaincre son frère aîné, qui vit seul dans un hôtel, de venir vivre avec lui.

5. Les environs du musée: Une grand-mère part tous les soirs s’asseoir sur un banc public en face d’un musée, pour y parler avec un congénère et y contempler les derniers rayons de soleil sur le mur du musée.

6. Le parapluie: Une petite fille séparée de son frère à la suite du divorce de leurs parents va retrouver ce dernier après plusieurs années d’appréhensions.

7. Dans la forêt: Deux frères quittent leur maison pour un HLM et doivent abandonner leur chien. La nuit ils croient reconnaître ses aboiements de l’autre côté de la forêt.

8. Son pays natal: Noémie, une jeune française vient de perdre son mari japonais d’une crise cardiaque. Malgré les problèmes de langue et de culture elle décide de rester au Japon par amour pour son époux.

Pas évident de placer huit nouvelles de Ryuichiro Utsumi en un peu plus de 220 pages et pourtant, pour chacune des huit histoires Jirô Taniguchi parvient à nous prendre par les sentiments dès les premières pages pour nous abandonner en pleine réflexion quelques pages plus loin. Impressionnant et rassurant de constater que même dans un monde de brutes, avec un type comme Jirô Taniguchi, quelques traits et quelques mots suffisent à nous émouvoir. Les histoires de Ryuichiro Utsumi n’ont pourtant rien d’extraordinaire, mais elles abordent des thèmes chers à Jirô Taniguchi, comme les relations familiales, la solitude ou l’amour.

A l’inverse des nouvelles dans "L'homme de la Toundra", où l’on avait du mal à trouver une trame principale à travers les différents récits, c’est la solitude qui est le thème principal reliant les différentes histoires dans cet album. Une solitude que Jirô Taniguchi nous sert à toutes les sauces (divorce, séparation, peur de l’abandon, décès, vieillesse, disparition de l’être aimé), mais à chaque fois avec la délicatesse, la pudeur et la sensibilité qu’on lui connaît.

Mis à part le quatrième récit, j’ai adoré toutes ces histoires (parfois trop courtes) avec une mention spéciale pour la deuxième histoire, car s’il n’y a rien de plus beau qu’un enfant qui joue, l’histoire de la petite Hiromi qui n’ose pas jouer pour une raison tellement prenante, touche une corde sensible et fait réfléchir.

5 1 2006
   

Ala première lecture de L’Homme qui marche au milieu des années 1990, j’avais tout de suite été conquis par son style narratif et graphique (les deux étant indissociables chez cet auteur). Et même s’il s’agit d’adaptations de nouvelles d’un auteur populaire au japon, Taniguchi reste dans la même veine, et, en ce qui me concerne, le charme opère toujours, dix ans plus tard.
L’Orme du Caucase nous propose, en huit nouvelles, plusieurs variations sur le thème de la séparation d’avec un être cher, souvent un membre de la famille. L’amour, au sens large, et donc le chagrin dû à la séparation, sont donc au cœur des intrigues. Pas de violence, ou si peu, qu’on a l’impression que la vie au Japon contemporain est un long fleuve (presque) tranquille. Car la séparation peut durer plusieurs jours, des années, toute une vie, mais elle trouve toujours un aboutissement, une issue, voire une justification. La séparation, la disparition de l’être aimé peuvent faire très mal, vous faire sombrer dans des abîmes de folie ou vous permettre de recommencer une nouvelle vie. On remarquera également, dans ces nouvelles, des thèmes chers à l’auteur japonais les plus populaires en France : la nature et le respect des traditions.
Taniguchi se pose, au fil de son œuvre, comme un témoin attentif et discret de son temps et de son pays, et nous ne pouvons que nous incliner devant son énorme talent.

24 11 2005
   

Cette série d'histoires courtes me fait penser à un recueil de bons haïkus : des récits simples qui amènent à prendre son temps pour réfléchir sur des petites choses de la vie, ressentir des émotions, avoir un sentiment de nostalgie pour certaines choses que l'on a vécues, que l'on ressent en découvrant l'histoire ou que l'on imagine. Tout est dans la finesse et la façon dont elle nous ouvre les yeux sur des choses qu'on connaissait déjà, qu'on comprenait déjà mais sans s'en rendre compte, sans avoir pris le temps d'y réfléchir, sans avoir pris le temps de les ressentir.
J'ai vraiment été charmé par les 2 premières histoires de cet album qui ont su toucher ma corde sensible. J'ai également aimé la 3e histoire puis je dois admettre avoir un peu moins été touché par les autres histoires tout en reconnaissant leur belle qualité et leur sincérité. Et au final, même si c'est un album dont je ne peux pas dire qu'il est parfait (d'où ma note légèrement inférieure à 4/5), je l'ai lu avec un réel plaisir et suis heureux de le posséder.

16 2 2005
   

Taniguchi est l'un des auteurs nippons les plus en vue en France actuellement, bien plus mis en avant que dans son propre pays. Alors forcément, quand on a un de ses livres entre les mains, on en attend beaucoup.

"L'Orme du Caucase" ne surprendra pas ceux qui ont déjà lu de Taniguchi. Le format a beau être différent (huit nouvelles sans lien entre elles), on retrouve l'importance primordiale de la psychologie des personnages, la lenteur contemplative du récit, l'émotion qui affleure à chaque planche. Et si les huit histoires sont indépendantes, toutes sont marquées par le thème de l'absence : d'un frère, d'un père, d'un époux, d'un animal, d'un environnement.

Les récits ne sont pas tous de la même qualité (les premiers m'ont paru les plus faibles, ce qui n'est pas une trouvaille éditoriale !) et l'ensemble souffre du côté décousu inhérent au genre. A peine le lecteur s'est-il attaché à des personnages qu'ils cèdent la place à d'autres. Variations sur le même thème, mais changements suffisamment importants pour que le lecteur doive se réadapter à chaque nouvelle histoire. Du coup, on sent comme un manque de profondeur, ce qui est un comble pour ce genre d'album, et plusieurs nouvelles sont plaisantes sans parvenir à hisser le lecteur vers des sphères émotionnelles plus élevées.

Lecture agréable, "L'Orme du Caucase" ne me paraît cependant pas du niveau du "Journal de mon père" ou du fameux "Quartier Lointain" : ces deux titres doivent donc être privilégiés pour découvrir Taniguchi.

4 11 2004
   

Je fus agréablement surprise par la lecture de cette BD.
Ces nouvelles simples et touchantes sont pleines de sincérité et d’émotions.
Les sujets sont tellement humains dans leurs raisonnements, et les prises de consciences si proches de nos réalités que j’ai eu un réel plaisir à lire cette œuvre.
J’ai trouvé les récits courts et dynamiques, sans fioritures ou conclusions forcées.
L’orme du Caucase est efficace dans sa narration et dans son graphisme épuré et clair.
Taniguchi est un maître dans son art, ce que j’ai déjà lu de lui m’a beaucoup plu et je continuerai à lire ses ouvrages.
Concernant Utsumi, je ne le connaissais pas, eh bien voilà chose faite !

Si vous aimez les récits intimistes amenant à la réflexion personnelle face à nos combats, nos erreurs ou nos choix, alors, vous aimerez L’orme du Caucase pour son ingénuité.
Rien d’exceptionnel, mais parfois les choses simples sont si plaisantes !

27 8 2004
   

Le titre est tiré de la première nouvelle de Utsumi. C'est après avoir lu l'ensemble de l'oeuvre que je saisi le choix du titre.

On peut ressentir chez cet arbre une âme tout comme dans ce livre. Cet arbre tout comme le livre nous fait passer différentes émotions sur des périodes différentes. Pour l'arbre se sera les saisons changeantes et pour le livre se sera les 8 nouvelles. Chaque saisons et chaques nouvelles nous donnera une émotion différente.

La description de Utsumi est parfaite, la prose est magnifique. Le dessin de Taniguchi est en parfaite harmonie. Il est pourtant difficile de nous montrer les couleurs changeantes de l'arbre, ou les oeuvres éclatantes de couleur du Katazome de "son pays natal" à travers le noir et le blanc et à travers les quelques lignes écritent. Mais c'est grâce à l'union de leur talent que ces deux auteurs nous transmettent ces émotions.

Toutes les histoires sont belles. "L'Orme du Caucase" et "les environs du musée" sont des histoires qui nous apportent calme et séreinité. La nouvelle qui m'a le plus touchée est "son pays natal". Toutes ces histoires nous interpellent d'une façon différente.

Tant d'éloges et pourtant que 4/5 ... J'aurais aimé que certaines histoires soient plus complètes, pour la plupart je suis un peu restée sur ma fin.

30 6 2004
   

Décidement, Taniguchi est vraiment un auteur génial ! Je suis vraiment sous le charme de ce livre magnifique... Il est bien aidé sur ce coup là par Utsumi qui a écrit ces nouvelles...

Ces nouvelles sont toutes magnifiquement mise en image par Taniguchi, il apporte sa patte, son style, sa legereté, sa poésie et bien d'autre choses encore à ces "Tranches de vie". Chaque histoire nous emmene dans des drames familiaux, des séparations, des divorces, des retrouvailles... Toutes les émotions y passent, c'est quand même rare en BD, chaque histoire vaut le detour, j'ai apprécié chacune d'elle...

Que dire si ce n'est que je conseille vivement cet album !

22 6 2004
   

Chaque nouvel album de Jiro Taniguchi est pour moi un véritable bonheur. Ce nouvel album, recueil de petites histoires scénarisées par Utsumi, ne déroge pas à la régle.

Le scénario nous permet de replonger avec délectation dans les thèmes chers à Tanigushi: l'écologie, la famille, la vieillesse, l'enfance... Le tout à travers des histoires touchantes, au ton certes parfois léger mais qui font mouche à tous les coups. Lisez par exemple l'histoire de ce père qui retrouve par hasard la trace de sa fille, devenue artiste. Où celle de l'Orme du Caucase, certainement l'une des plus poétiques de l'album, et qui donne son nom à celui-ci.

Niveau dessin, Tanigushi est comme a son habitude: bluffant. A l'aide de son trait fin et ciselé, il croque ici des personnages détaillés et vivants, aux visages vraiment expressifs. Les décors sont vraiment splendides et dénote d'un fort souci du détail, mais c'est le cas dans la plupart des oeuvres de l'auteur. Tanigushi a le don pour insufler la vie à ses histoires à travers un dessin sobre mais d'une eficacité sans pareille. Personnelement, j'adhère sans hésiter.

En bref, un nouvel immanquable de cet auteur exceptionnel. A lire absolument.