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Tome 3 : Le Mystère de la femme araignée
 

L'homme qui n'aimait pas les armes à feu, tome 3 : Le Mystère de la femme araignée

 
 

Résumé

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Planche de L'homme qui n'aimait pas les armes à feu, tome 3 : Le Mystère de la femme araignéeSi le tome précédent se concentrait surtout sur le passé des protagonistes, dévoilant au passage la véritable signification du titre de cette saga, le lecteur ne souffrant pas de la maladie d’Alzheimer se souvient encore du carnage en fin de premier tome, qui abandonnait les personnages principaux dans un bien piteux état. C’est donc avec grand plaisir qu’il découvre ici la suite de cette traque ayant pour protagonistes principaux le jeune Tim Bishop, le jeune héros inexpérimenté, Byron Peck, le lord anglais réprouvant les armes à feu, et Knut Hoggaard, le colosse norvégien de moins en moins bavard. Tous poursuivent bien évidemment toujours cette sal…. de lady Margot de Garine… et depuis le tome précédent on sait pourquoi !

Durant cette aventure qui semble vouloir emmener tous les personnages vers un même lieu afin d’aborder le dernier tome en bonne compagnie, Lupano démontre une nouvelle fois tout son talent narratif. Après s’être attardé sur les liens qui unissent les différents personnages, il joue à nouveau pleinement la carte de l’action et du western spaghetti, multipliant les péripéties, sans oublier de dénoncer quelques vérités concernant l’Histoire des Ètats-Unis. De la ségrégation raciale (à travers l’histoire de cet indien noir) à l’identité des autochtones (à travers le récit du potier navajo croisé lors du premier volet ou en abordant l’éducation sévère de cette petite indienne par des "bonnes" sœurs), l’auteur s’en donne à cœur joie. Outre des personnages très charismatiques, qui contribuent à sortir cette saga des sentiers battus, l’humour est également à nouveau au rendez-vous, notamment grâce à des dialogues ciselés et particulièrement corrosifs.

Visuellement, le travail de Paul Salomone (dont on rappelle que c’est la première série) demeure splendide et se retrouve sublimé par la colorisation experte de Simon Champelovier. Le jeune dessinateur particulièrement prometteur fait à nouveau preuve d’une grande maîtrise graphique et d’un souci du détail qui se retrouve au niveau des expressions particulièrement jouissives de personnages hauts en couleur et du soin apporté aux arrière-plans. Notons également que la première édition de l’ouvrage propose huit jolies cartes postales que les collectionneurs conserveront avec grand soin.

Suite et fin lors du prochain tome !


Chronique rédigée par yvan le 14/07/2014
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Mai 2014

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD L'homme qui n'aimait pas les armes à feu, tome 3 : Le Mystère de la femme araignée, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

3 4 2018
   

Suite des aventures de la belle Margot et de son ex mari Byron Peck a travers l'Arizona...
Comment de simples papiers va entrainer plusieurs personnages très différents à se poursuivre sur la route du Spider Rock?

L'auteur poursuit son récit avec brio. Suspense et rebondissements sont toujours au rendez-vous. La mise en page est parfaite...
Niveau graphisme: je trouve que la mise en couleurs est nettement mieux que le précédent album ce qui permet une valorisation au dessin...

Encore un très bon album et j'ai hâte de lire la suite...

23 12 2015
   

Le talent narratif de Lupano fait encore merveille. C’est limpide, c’est drôle, c’est bien écrit… comme d’habitude. J’ai retrouvé avec plaisir notre galerie de personnages : Hoogard bien entendu et Byron, Bishop aussi qui se mettent à la poursuite de Margot et de ses fameux documents volés. L’univers du Far West me va aussi tout aussi bien, j’ai d’ailleurs souvent pensé à Terence Hill et Bud spencer pour le duo Byron/Hoogard. Malgré leur séparation, Lupano n’oublie personne, chaque protagoniste est entièrement développé dans des galeries plausibles qui rendent l’histoire attachante.

On y parle aussi d’esclavagisme, d’indiens et bien d’autres sujets encore. Et la force du narrateur c’est de faire passer tout ça sans que ce soit lourdingue.

Le dessinateur a aussi un grand rôle dans le succès de la série. Le dessin est superbe, les tronches sont expressifs, les personnages différenciables, les couleurs chatoyantes et les cadrages géniaux.

Rien à dire de plus, c’est tout à fait le genre de BD que j’aime et comme d’habitude c’est signé Lupano.

23 9 2014
   

Lupano déroule son scénario pour le plus grand plaisir de son lecteur. Tout est limpide, tout est tenu, tout est linéaire. Si le premier tome présentait avant tout des personnages loufoques, si le deuxième nous apprenait la nature du fameux trésor et donnait une note plus grave à ce qui pouvait apparaître comme une farce, ce troisième tome est marqué par l'aventure. En effet, Knut Hoogard et Byron, accompagnés cette fois-ci de Bishop et du vieil indien, se lancent à la poursuite de Margot de Garine, qui détient les fameux documents et qui fera tout pour les soustraire à ses poursuivants. L'action autour des fameuses lettres de Madison permettant de faire la lumière sur l'amendement autorisant tout à chacun de porter une arme reprend de plus belle, et si l'action semble autant déjantée que dans le premier tome, elle est moins loufoque car le deuxième tome a permis de lui donner une justification. Et puis, avec ce voyage en plein far-west, Lupano en profite pour apporter son humour sur les réserves indiennes, sur le racisme et l'esclavagisme, sur le colonialisme. Mais avec Lupano, tout cela est fait avec beaucoup de finesse, et on évite les poncifs du genre pour aborder ce genre de thème avec un axe nouveau et moderne. L'Amérique "en pleine crise d'identité" de Lupano est irrésistible.

Il faut ajouter à ces qualités de scénario et de narration la qualité graphique de l'ensemble. Salomone est plus que prometteur dans ce domaine et on se réjouit, plus que l'on ne s'étonne, que c'est là sa première série : il y a de fortes chances que ce ne soit pas sa dernière, pour notre plus grand plaisir. Les cadrages sont parfaits, et les expressions des personnages sont drôles tout en restant crédibles. Encore une fois, le dessin est au diapason parfait avec la tonalité du scénario et cette cohérence entre le propos et le dessin est agréable.

J'ai beaucoup aimé cet album, comme je pouvais m'y attendre. C'est un vrai moment de pur divertissement, un moment de BD réussi. Pour autant, je ne pousserai pas plus la note car, au final, cet album ne fait pas avancer la trame principale de beaucoup. Avec l'humour et les sentiments (la relation entre Margot et Lucille est superbement travaillée), Lupano assure un spectacle délectable, certes, mais finalement, dans cet album, il n'y aura pas de nouveautés déterminantes pour le scénario. On commençait par des pages où Byron et Hoogard pourchassaient Margot pour lui reprendre les lettres. On finit avec Byron et Hoogard qui pourchassent Margot pour lui reprendre les lettres. Entre les deux, c'est très drôle, c'est très prenant, mais ca ne vient pas changer fondamentalement le cours de choses.

J'aime beaucoup. Mais ca aurait pu être meilleur encore....