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Tome 4 : La loi du plus fort
 

L'homme qui n'aimait pas les armes à feu, tome 4 : La loi du plus fort

 
 

Résumé

L'homme qui n'aimait pas les armes à feu, tome 4 : La loi du plus fortAfin d'acceder au résumé de L'homme qui n'aimait pas les armes à feu, tome 4 : La loi du plus fort, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de L'homme qui n'aimait pas les armes à feu, tome 4 : La loi du plus fortVoici donc la conclusion d’une série qui a su se montrer drôle et loufoque, tout en étant originale en revisitant le thème de la ruée vers l’or, sauf que le trésor à récupérer sont des lettres du président Madison, et tout en effleurant un douloureux fait de société : l’usage des armes. Lupano a construit ici une intrigue riche, avec des personnages puissants, pour les faire jouer dans une histoire aux multiples rebondissements. Tout notre petit monde est désormais à Washington, et chacun va tenter de faire main basse sur les fameuses lettres de Madison afin de les utiliser à ses fins personnelles. Il sera d’ailleurs intéressant de faire le parallèle entre la capitale, et le far west désert des tomes précédents, pour finalement se rendre compte que si la violence est d’une autre nature, elle est bien présente dans les deux environnements. Nos personnages vont découvrir un monde de politiques et de lobbys, et cette présentation sonnerait presque comme très actuelle, encore une fois. Et encore une fois, la critique de Lupano sera certes sévère, mais traitée avec la finesse nécessaire pour éviter que l’auteur ne tombe dans un ton moralisateur qui ne lui conviendrait pas, légèreté oblige.

On retrouve également, au centre du récit, un Byron qui souhaite se servir des lettres de Madison pour remettre en cause l’amendement permettant le port d’armes pour tout à chacun. Un combat louable mené par un personnage qui l’est un petit moins, mais dont Lupano rappelle l’importance grâce à une scène particulièrement marquante et qui pourrait être très actuelle. Mais le récit s’oriente davantage vers le sort réservé aux Indiens de cette époque, où la loi Dawes permettra au Congrès de récupérer petit à petit les terres laissées aux Indiens à l’issue des guerres indiennes. Lupano utilise l’Histoire, la vraie, où, à cette époque, le peuple Navajo aurait été le seul à préserver son territoire, voire à l’agrandir, pour y introduire sa fiction autour de ces lettres de Madison. C’est assez malin, comme souvent dans les productions de cet auteur, et l’ensemble se lit bien. Et c’est avec une bien belle ironie qu’il démontre que, dans cette histoire, personne ne saurait être gagnant. Lupano maîtrise toujours le doux-amer, et il a cette extraordinaire capacité de traiter des sujets les plus graves ou les plus sérieux avec distance, légèreté et humour.

Pour autant, j’ai trouvé moins d’entrain, moins de peps, et moins de surprises dans cet ouvrage que dans les tomes précédents. Si le rythme était toujours soutenu jusque-là, grâce notamment à cette course poursuite effrénée lancée dans le premier opus, on sent ici comme un ralentissement dans l’intrigue, avec quelques temps morts. Les passages autour de Lucille et de Jack sont moins prenants qu’à l’accoutumée, et l’histoire entre Knut et Margot remplit bien quelques vignettes, sans toutefois être véritablement déterminante pour l’histoire. On se demandera également quelle mouche peut bien piquer Margot en fin d’ouvrage : elle qui était prête à tous les sacrifices et que le meurtre ne semblait pas rebuter semble changer d’attitude et cela peut être déstabilisant. Il faut croire que la grande ville laisse moins d’espace que le Far West pour développer autant de dangers et de rebondissements.

Quant aux dessins, ils restent d’une bien belle qualité, traitant le réalisme avec légèreté, avec distance, se permettant quelques caricatures sans pour autant dénaturer l’humain. La colorisation lumineuse s’accorde parfaitement au trait de Salomone, et l’ensemble est toujours très agréable à regarder. Le dessin mi-réaliste est en parfaite adéquation avec un scénario mi-historique.

Le dernier tome de cette série permet véritablement de clôturer cette série : on évite les entourloupes et les fins ouvertes ou qui pourraient se rouvrir dans le futur. On y retrouve toutes les qualités, tant de scénario que graphiques, que dans les trois tomes qui l’ont précédé, même si on pourrait avoir l’impression que certaines situations ou certains personnages s’essoufflent un petit peu rapidement, avec pour conséquence des scènes moins prenantes que précédemment, comme si la fin était un petit peu poussive : pas suffisamment, en tout cas, pour baisser la note, au regard des nombreuses qualités que l'on trouvera par ailleurs dans ces pages.


Chronique rédigée par gdev le 01/11/2017
 
 
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Juin 2017