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L'homme qui marche
 

L'Homme qui marche : L'homme qui marche

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de L'Homme qui marche : L'homme qui marcheQue voilà un manga atypique !
Un album entier dénué action, presque sans personnages (seulement "l'homme", et de temps à autre sa femme et son chien) et quasiment sans paroles.

"L'homme" -- je n'ose employer le terme de "héros", tout à fait hors de propos ici -- est tout simplement heureux. Et ce, à travers de toutes petites choses, la visite de lieux qu'il ne connaissait pas, la découverte d'un coquillage, la contemplation sereine d'un paysage, la révélation qu'on peut se sentir bien sous la pluie, toutes ces petites choses que l'on a trop souvent tendance à ignorer, à oublier dans notre quotidien.

En cela la portée de cet album est grande : Taniguchi nous fait sentir la douceur de l'herbe, la rugosité de l'écorce, la chaleur du soleil. Et lorsque j'emploie le mot sentir, cela signifie qu'on le ressent véritablement, ce que je ne peux qualifier que de tour de force. Il nous montre le comportement d'un homme qui n'est motivé ni par le travail, ni par l'argent, l'ambition, le sexe, la gloire, bref, un homme qui ne recherche qu'un bonheur simple et quotidien, un homme qui veut être en paix avec le monde et avec lui-même.On se rapproche donc très fortement de nombreuses philosophies, ce mot étant ici employé pour désigner non pas une stupide discipline intellectuelle mais ce qu'elle est véritablement en orient, et ce qu'elle était il y a plus de 2000 ans en Grèce, à savoir une façon d'être.

Alors évidemment, ça ne plaira pas à tout le monde. Evidemment aussi, la forme peut surprendre, ne serait-ce que par le côté qui peut paraître à nos yeux un peu "simplet" de l'Homme.
Toujours est-il qu'on retrouve dans cet album un concentré de certains thèmes chers à Taniguchi (tout au moins que l'on retrouve de façon récurrente dans son oeuvre), et que si on se donne la peine d'essayer de comprendre -- et quand je dis comprendre, je veux dire véritablement comprendre, et pas une simple compréhension intellectuelle ! -- cet album, on s'aperçoit de sa beauté et de sa profondeur.

Pour les autres, deux choix : ne le lisez pas, ou allez faire un stage dans un monastère tibétain. ;)

Le dessin quant à lui fait preuve d'un souci poussé du détail : Taniguchi est allé jusqu'à aller sur les lieux pour en croquer les moindres détails. On ne pourra d'ailleurs que déplorer le travail de "conversion" de Casterman qui comme pour "Le Journal de mon père" s'est amusé à retourner certaines cases et pas d'autres, entraînant ainsi parfois une confusion sur le sens de lecture.


Chronique rédigée par CoeurDePat le 30/01/2003
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Statistiques posteur :
  • 257 (75,15 %)
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  • Total : 342 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.22
Dépôt légal : Septembre 1995

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga L'Homme qui marche : L'homme qui marche, lui attribuant une note moyenne de 3,22/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

23 2 2011
   

Dans d'autre œuvres Jiro Taniguchi a réussi à imposer la culture japonaise à l'occident avec beaucoup de talent. Hélàs, je n'ai vraiment pas réussi à apprécier "L'Homme qui marche", trop encré dans cette culture aussi bien par l'histoire que par le style narratif.

De ce que je connais, les films, livres et œuvres japonaise en général ont un rythme très lent. C'est également le cas avec "L'Homme qui marche". Cependant, entre l'absence d'une vraie histoire et le manque de dialogue, le lecteur a envi de vite tourner les pages. Il est donc très difficile de capter l'ambiance de ce manga.

Quasiment pas d'histoire donc. Le livre est découpé en chapitre, dont le titre annonce l'action des prochaines pages. Les chapitres s'enchaînent sans vraiment de lien, accentuant le sentiment de vide. Seul le dernier chapitre semble donner, au travers de la moral qu'il véhicule, une légitimité et une explication au bouquin que l'on vient de lire.

Le dessin est de haut niveau, comme toujours. Le noir et blanc est parfaitement maitrisé. Les cases sont simples et riches à la fois, et surtout incroyablement propres. Quelques défauts dans la disposition des rares phylactères, ce qui rend les dialogues un peu brouillon.

Un album contemplatif, auquel je n'ai pas accroché faute d'en avoir trouvé l'intérêt.

19 11 2010
   

C’est l’histoire d’un homme qui n’a rien à faire. Alors il se balade tout le temps.
Il a toujours le temps de ne rien faire. Alors, il en profite pour marcher. Et même quand il a quelque chose à faire, il le fait en marchant.
C’est l’histoire d’un homme qui a gardé son esprit d’enfance, surement n’est-il lui-même pas plus âgé que la vingtaine. Alors, il continue de faire les mêmes bêtises en marchant.
Marcher sous la pluie, quand il n’y a plus de pluie, marcher dans les flaques, grimper aux arbres, une fois en haut, regarder le paysage, marcher sur les murs, passer sous les haies et déchirer sa chemise, passer la clôture pour se baigner après la fermeture, nu dans la piscine municipale…

C’est l’histoire d’un homme qui prend son temps pour continuer à rêver et à garder son âme d’enfant.

Et heureusement qu’il y a cette histoire. Parce que Taniguchi a oublié, semble-t-il, de mettre une Histoire autour de cet homme.

Alors, cette BD est très zen. Contemplative. Dans ce monde nouveau, précipité, bousculé ou l’on n'a plus le temps à rien, Taniguchi nous offre 30 minutes de répit. Certes, lire cet album ne servira au final à pas grand-chose.
Mais justement, c’est un cadeau inestimable qu’il nous fait par là même. Il nous offre du temps. Il nous permet de nous poser. Il nous permet de ne rien faire si ce n’est nous promener et prendre le temps à nouveau de regarder. Nous regardons à travers les yeux de son héros. Les oiseaux, les rues, les ruelles, les arbres, les petits riens qui composent l’ensemble de notre quotidien mais que nous ne voyons plus ; Que nous ne prenons plus le temps de voir.

Taniguchi nous rappelle dans cet album que le temps est important. De manière très orientale, très Japonaise, Taniguchi nous ramène à la terre, à la vie.
Il nous invite à la réflexion sur ce que l’on fait de notre vie.

Prenons nous suffisamment de temps pour nous, pour nos proches ?

Faites-vous du bien, prenez le temps de lire cette BD. Vous ressortirez calme et paré pour reprendre votre vie à un train d’enfer.

Cruelle vérité, tellement présente mais que nous ne voyons pas.

Coté dessin, c’est tout aussi calme. Le trait précis, fin de Taniguchi nous aide à nous plonger dans ce monde qui apparait soudain si calme. Taniguchi réussi à faire ressortir tout ces petits riens.
Par un dessin très épuré, par une BD qui ne présente finalement que peu de lecture et laisse la part belle au graphisme, Taniguchi nous invite encore plus à la contemplation et à l’observation.

4 6 2006
   

Je suis un fan inconditionnel de Jiro Taniguchi et je conseillerais donc à tout le monde de lire au moins un Taniguchi dans sa vie de bédéphile, mais par contre je conseillerais également de ne pas commencer par celui-ci.

En effet, j’ai beau admirer la capacité de Taniguchi de rendre n’importe quel sujet attrayant, j’ai trouvé ce tome trop contemplatif à mon goût. C’est peut-être l’absence de sujet qui m’a dérangé, car on a beau être un maître pour rendre n’importe quel sujet intéressant, quand il n’y a pas de sujet, cela devient quand même assez difficile d’intéresser le lecteur, même pour Jiro Taniguchi.

On peu effectivement se demander quel est le but d’un album sans histoire, d’un homme qui marche sans but en flânant au gré du hasard des rues et des ‘évènements’. Un tome où un oiseau qui passe dans une casse équivaut à de l’action par rapport au reste du récit.

Et pourtant ce tome de Jiro Taniguchi n’est pas sans but, car il nous fait faire quelque chose d’impensable dans ce monde où le temps et de l’argent : il nous fait prendre le temps. Prendre le temps de regarder autour de nous et de nous émerveiller avec ces petites choses insignifiantes qui nous entourent.

Une histoire qui se lit vite à cause du manque de texte, pour un tome où l’on se contente finalement de prendre son temps pour suivre un homme qui ne fait rien à part marcher et regarder autour de soi.

Un tome où le titre révèle tout le contenu de l’histoire.

5 1 2006
   

Que voilà un album à contre-courant de la production manga dont nous sommes envahis !
Cette histoire suivant un contemplatif, qu'on croirait limite autiste par moments, frise le chef-d'oeuvre ! Des dialogues réduits à leur plus simple expression, un dessin magnifique (les décors !!), et les traits impavides du héros sont un enchantement de tous les moments. Lorsque j'ai lu cet album, j'étais entouré par le silence, troué ça et là par les trilles des oiseaux, le ressac de la mer, les cris lointains des enfants...

Fortement conseillé.

4 1 2006
   

Si vous n'avez pas envie de réflechir, de vous lancer dans une histoire un peu compliqué, alors ce manga est pour vous.
Par contre, si vous avez horreur des longueurs interminables, des histoires un peu simplettes et pas très convaincantes, reposez "L'Homme qui marche" ou vous l'avez trouvé.

Je ne pense pas qu'il faut a tout prix être un homme mur pour apprecier cette histoire, ni même aimer les petites choses de la vie.
Mais même si quelque part ce manga est destiné a ce genre de personne, cela m'étonnerais qu'il plaise beaucoup.

Comme je le disais, l'histoire est simplette, et pourtant, des histoires ou le but est de vous faire apprecier ce qui vous entoure sans rechercher la perfection, ça existe, mais en mieux que ça...

3 11 2005
   

C'est d'abord une ode à la lenteur. Peu de dialogues, des dessins soignés, très complets (une double page extraordinaire au début de "dans la ville" pages 22/23 de la nouvelle édition de "écritures" 2003).
On marche avec le héros, on passe le temps, comme ça sans rien de plus, sans ambition ni calcul. En quête de rien, on avance comme un pêcheur à la ligne qui a couru toute sa vie et qui prend désormais le temps de vivre.
La conclusion "10 ans après...", avec des légendes (les seules en français) apporte vraiment une impression de "fini" à l'ouvrage.
Le style des dessins, peaufiné, ciselé, complet, on l'aime ou on ne l'aime pas. C'est du manga. Mais Taniguchi, c'est autre chose. Le contenu, la vie sage, le recul en font un maître du récit.
Une impression de plénitude, de sérénité, ressort de ces pages, on suit le dessin et ça nous fait du bien.
Certes, ça de lit vite, sans heurt, ça ne heurte pas trop nos sensibilités ni nos croyances, ça manque un peu d'émotion mais la corde sensible est ailleurs, sur le monde créé par l'auteur, cet univers à lui, tranquille, appréciable, doux.
Prendre le temps de vivre, ce temps que nous gaspillons souvent, dont nous ne profitons pas, voila la leçon. Et, comme à chaque coup, on se sent bien après (malgré la légère absence de profondeur ici). Quelque part, on revit, que Taniguchi en soit remercié.

22 7 2005
   

Scott McCloud nous apprend dans L'art invisible que les mangas sont les BDs comportant le plus de cases « contemplatives », qui ne font pas avancer le scénario, et qui sont simplement insérées pour décrire le paysage, créer une ambiance. Ceci est dû aux traditions et modes de vie orientales, très proches de la nature, très … contemplatives justement.

Dans « L’homme qui marche », Jiro Taniguchi pousse ce principe à l’extrême : un manga sans réel scénario, ne comportant presque que des cases contemplatives ! Le gars marche, regarde les oiseaux, la rivière, les arbres… il ne se passe absolument rien. Le principe est novateur, et mérite d’être salué à ce titre, mais il reste quand même que au final, si on passe un agréable moment de lecture, on en garde pas grand-chose, et l’auteur n’arrive pas à nous toucher comme il l’avait fait dans « Quartier lointain » ou « Le journal de mon père ».

Clairement pas l’oeuvre par laquelle il faut commencer si vous voulez découvrir ce talentueux auteur… mais à lire quand même si vous en êtes fan !

28 6 2004
   

Un homme, qui marche, observe la nature, les hommes, tout ce qui l’entoure…

Cette histoire de Taniguchi est bien décevante. C’est une histoire qu’il faut vivre, rêver, il faut se laisser aller à regarder ce qui nous entoure. Mais non, je n’y suis pas parvenue. Alors, on tourne les pages une à une, on savoure le dessin de Taniguchi et même si on prend plaisir à regarder et observer comme cet homme, cela ne suffit pas.

Très peu de texte, très contemplatif, cet album est quelque peu ennuyeux. Le dessin de Taniguchi est encore très beau et il arrive à exprimer dans ces décors, ces paysages de l’émotion, de la mélancolie. On tourne les pages sans être réellement convaincus. De plus, il n’a pas encore ses personnages habituels donc oui, on pourrait dire que pour une fois, ça change mais finalement, je les préférais, ils sont plus attachants que ce couple (mari et femme, père et fille ? Je me le demande encore).

Pour finir, j’ai été déçue par cet album qui se laisse feuilleter car il a la magie des décors de Taniguchi mais pas beaucoup plus. Je n’ai pas ressenti les émotions que j’ai pu trouver dans ses autres œuvres.