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L'Histoire des 3 Adolf, tome 4

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de L'Histoire des 3 Adolf, tome 4Dernier tome de cette saga, l’histoire racontée est celle de la fin de la guerre, puis des débâcles allemande et japonaise, vue par les yeux des principaux personnages.
Ceux-ci semblent piégés dans leur rôle, ne parvenant plus à en sortir, et inéluctablement conduits par les évènements impitoyables que l’on connaît.

La cruauté montrée dans ce volume est grande : torture, bombardements, blessés… mais aussi idéologique et psychologique. Rarement chez Tezuka des personnages auront été aussi maléfiques. Dans « Le phénix » par exemple, les caractères sont très nuancés, et presque tous ont un côté clair et un côté obscur. Ici, c’est très nettement le côté obscur qui prédomine…

Très touffus, les évènements abondent et s’enchaînent rapidement. Ce tome entier est une longue tragédie, avec quelques petites notes d’espoir qui percent difficilement. Sa fin se prolonge bien au-delà de la fin de la guerre, jusqu’à la mort du dernier des trois Adolf, et Tezuka livre très clairement son message dans la bouche de Soheï Togué :
« J’ai décidé de l’intituler [ce livre] "L’histoire des trois Adolf". Et j’espère que tous les lecteurs le feront lire aussi à leurs enfants… qui le feront lire à leurs enfants aussi… Je voudrais que des milliers et des milliers de personnes puissent le lire. Si je peux contribuer, ne serait-ce qu’un tout petit peu, à faire réfléchir les gens au véritable sens du mot "justice", j’aurai atteint mon but. »

Il fallait être humaniste pour mener à bien un tel récit en évitant les écueils de la facilité, des bons sentiments et du politiquement correct. Tezuka l’était, et il conclut cette histoire avec un talent rarement égalé dans le monde de la bande dessinée.


Chronique rédigée par CoeurDePat le 01/09/2003
 
 
Statistiques posteur :
  • 257 (75,15 %)
  • 18 (5,26 %)
  • 67 (19,59 %)
  • Total : 342 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
Acheter neuf : 8,88 8,88 8,88
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Note moyenne de l'album : 4.30
Dépôt légal : Avril 2001

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga L'Histoire des 3 Adolf, tome 4, lui attribuant une note moyenne de 4,30/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

17 2 2014
   

Le dernier tome de cette série part tambour battant, en revenant vers le personnage d'Adolf Kaufman, pur nazi issu des jeunesses hitlériennes. Par ses yeux, mais aussi par ceux de tous les personnages encore en vie qui se retrouvent dans ce tome conclusif, l'auteur nous propose de tourner les pages de l'histoire. Celles de la débâcle allemande, tout d'abord, avec notamment la fin d'Hitler. Là où le scénariste sait surprendre, c'est que le suicide d'Hitler est ici revisité d'une part, et d'autre part, que le travail autour de la personnalité du Führer est particulièrement fouillée. Dans la veine des tomes qui précèdent, Hitler est avant tout présenté ici comme humain : sanguinaire, qui tombe peu à peu dans la folie paranoïaque, mais capables également de sentiments. Oser présenter Hitler comme un être humain doué de sentiments n'est pas un exercice commun mais Tezuka s'y attèle avec le recul, mais également l'absence de concessions, nécessaires (Le but n'étant pas, bien sûr, de trouver dans la folie d'Hitler une excuse à ses agissements). Par ailleurs, il y a tout ce jeu de relations avec ses subalternes, et notamment Goebbels, qui est assez fin.

Mais c'est aussi l'occasion de revenir sur l'histoire du Japon, en cette fin de guerre, au travers notamment d'une histoire romantique sur fonds de bombardement. La boucle est bouclée et on suit avec quelques sentiments le destin de Sohei Togué et de sa femme Kaufman. Tout cela nous emmène ensuite sur la création d'Israël et les heurts avec la Palestine.

Mais je serai plus réservé sur deux points. Le premier, c'est que le personnage d'Adolf Kaufman reste peu crédible du début à la fin et j'ai l'impression que l'auteur n'a pas su faire grandir et mûrir son personnage. Il a toujours l'air en décalage, et j'ai encore du mal à comprendre son amitié avec Adolf Kamil. Kaufman est devenu un nazi pur et dur, qui ne laisse aucune place aux sentiments, qui porte une haine sans limite aux juifs et son amitié pour Kamil est peu crédible : certes, ils étaient amis en étant enfant, mais le fait que cette amitié perdure alors que l'un des personnage a été formé à être nazi me semble difficile à croire. L'autre point, ce sont les dessins très cartoonesques, parfois grotesques qui d'une part, ne rendent pas toute la gravité des situations et d'autre part, imposent un rythme presque trop rapide pour cette fin de série (la dernière partie sur Israël, en particulier, est plus que survolée).

Ce quatrième tome vient mettre fin à une histoire d'espionnage dans les heures les plus noires de notre Histoire. Elle aura eu notamment pour mérite de revisiter certains personnages historiques et surtout de donner un éclairage supplémentaire à un occidental comme moi, de cette guerre, vue du Japon. Les personnages principaux me semblent toutefois un peu léger et l'intrigue autour des documents secrets sur la naissance d'Hitler est passée très rapidement au second plan, est devenue presque andecdotique. C'est comme si l'Histoire avait pris le pas sur l'histoire de la série. Mais c'est peut-être tant mieux.

1 2 2011
   

Une fin de série : MA-GI-STRA-LE !!!

Au niveau du dessin, le trait d'Osamu Tezuka est toujours aussi fin. Mais surtout, on retrouve nos 4 personnages principaux avec quelques années en plus : Togué, et les 3 Adolf.

Adolf Kaufmann, maintenant devenu un fidèle petit chien du IIIème Reich, mais qui (comme beaucoup de subordonnés de l'armée allemande) à quelques doutes sur la santé mentale du Führer va se retrouver embarquer au Japon, pour effectuer un travail (obligatoire) pour la Gestapo, il va devoir retrouver les documents de Togué, qui lui en a profité pour se marier avec Madame Kaufmann justement. Il va aussi en profiter pour prendre des nouvelles d'Elisa, et de son ex-grand ami Adolf Kamil (qui sont juif, mais Adolf Kaufmann a sauvé Elisa dont il était tombé amoureux), ces deux derniers étant fiancés . On va aussi assister à la fin du tyran Adolf Hilter. Donc, oui, pour ce tome final, tous les personnages de la série (pratiquement) sont réunis. Sans compter le final qui se passe en Israël, surprenant, haletant, poignant et passionnant.

Franchement, Tezuka aura mené sa série d'une main de maître pendant ces 4 tomes, au niveau du dessin, comme du scénario, mais dans ce tome de fin, il atteint la perfection. Franchement, rien qu'en jetant un coup-d'œil à une planche, on ressent toute la maîtrise d'un découpage, d'une composition équilibrée, d'un dessin jouant avec les émotions, et le scénario est juste super intelligent.

La note maximale pour une des meilleurs série qui m'ait été donné de lire.

Pour les fans de Tezuka, pour ceux qui veulent une excellente fiction prenant pour décor la seconde guerre mondiale, ou pour les allergiques aux mangas (et qui voudraient entrer dans cet univers) je vous conseille cette série.

8 8 2005
   

Il faut d’abord s’habituer au dessin assez simpliste avec une façon très à part de dessiner les expressions, mais une fois passé ce cape l’histoire devient vite passionnante.

On se rend assez vite compte que la quête des fameux documents n’est qu’un outil pour lier l’histoire et nous faire passer d’un endroit à un autre, d’une famille à une autre, d’une émotion à une autre.

Simple, dans un contexte historique, mais quand même original avec beaucoup de psychologie et de sentiments à travers des personnages très bien choisis ! Excellent !

13 10 2003
   

Quatrième et dernier volet de la saga, cet album particulièrement épais (360 pages quand même...) est assez riche en événements. Le troisième volet offrait déjà une belle densité ; les choses s'accélèrent encore ici, vers une dramatique et inévitable conclusion à l'épopée des trois Adolf. Ces trois personnages occupent dans cet album le devant de la scène, ce qui peut sembler logique vu le titre mais qui est pourtant une première dans la série. Leurs destins entremêlés sont plus proches dans cette fin de récit, comme si le destin les faisait se croiser une dernière fois.
Tout lecteur un brin cultivé connaît déjà la fin que se réserve Hitler. On peut cependant saluer la trouvaille d'interprétation de Tezuka, qui livre une autre version de la fin du chancelier du Reich... Pour les deux autres Adolf (le juif et le nazi), la conclusion est également bien vue, replacée dans un autre contexte qui ouvre intelligemment le récit. Comme le dit l'un des personnages, "un jour ou l'autre, les victimes peuvent devenir bourreaux aussi...". L'actualité récente au Proche-Orient rend d'autant plus pertinente la fin imaginée il y a près de vingt ans par Tezuka. C'est d'ailleurs l'un des intérêts du livre : on sent la réflexion de l'auteur sur la guerre, les atrocités et la capacité humaine à s'exercer dans la noirceur. Et le personnage de Kaufmann, aussi cruel soit-il, évite la caricature puisque l'on suit son cheminement dans les jeunesses hitlériennes et que la manipulation de son esprit est habilement montrée par l'auteur. Et puis, l'inhumanité bien réelle des SS n'est plus à prouver...
On va bientôt penser à Noël. Sans vouloir vous commander, les quatre volumes de l'Histoire des trois Adolf trouveraient bien leur place au pied du sapin.