46 436 Avis BD |20 127 Albums BD | 7 880 séries BD
Accueil
L'Été Diabolik
 

L'Été Diabolik

 
 

Résumé

L'Été DiabolikAfin d'acceder au résumé de L'Été Diabolik, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Après le "Souvenirs de l'empire de l'atome", Thierry Smolderen ("Ghost money") et Alexandre Clérisse délaissent la science-fiction pour se lancer dans un thriller d’espionnage qui rend hommage aux bandes dessinées des sixties et plus en particulier à Diabolik, un personnage de « fumetti » imaginé par Angela et Luciana Giussani. Ce héros masqué est tellement populaire en Italie qu’il a même fait l’objet d’une adaptation cinématographique.

Le récit est découpé en deux parties, racontées par le personnage principal. La première se déroule dans une station balnéaire durant l’été de 1967 et invite à suivre les pas d’Antoine Lafarge, un adolescent de quinze ans qui passe ses vacances en compagnie de son père, un ingénieur a priori sans histoires. Entre parties de tennis, virées à vélo, baignades, trips sous LSD et rencontres amoureuses, le jeune homme mène la belle vie. Pourtant, suite à une banale altercation lors d’un tournoi de tennis, plusieurs évènements étranges s’enchainent, conduisant même à la disparition du père d’Antoine.

La deuxième partie du récit plonge le lecteur en 1987, au moment où Antoine publie son premier roman, un ouvrage qui revient sur les évènements de cet été « Diabolik », vingt ans plus tôt. C’est à ce moment que de nouveaux éléments vont lui permettre de faire tomber les masques et de lever enfin le voile sur les nombreuses zones d’ombre qui entourent la disparition de ce père qui cache finalement bien des choses.

Ce scénario qui ne livre les pièces manquantes du puzzle qu’en fin d’ouvrage s’avère particulièrement prenant. De la Seconde Guerre Mondiale à l’assassinat de Kennedy, en passant par les espions du KGB, l’auteur multiplie les rebondissements et distille les indices qui permettent de résoudre le mystère. En multipliant les références littéraires et cinématographiques, cette histoire d’espionnage rend également hommage aux sixties en général et au héros-criminel masqué des sœurs Giussani en particulier.

Visuellement, Alexandre Clérisse crée un univers personnel qui colle avec brio à l’ambiance pop flamboyante des sixties. Sa colorisation flashie sied également à merveille au trip LSD d’Antoine, où l’auteur livre des planches sous acide assez psychédéliques.

Un excellent one-shot !


Chronique rédigée par yvan le 28/02/2016
 
 
Statistiques posteur :
  • 2374 (58,34 %)
  • 1123 (27,60 %)
  • 572 (14,06 %)
  • Total : 4069 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 19,95 19,95 19,95
Acheter d'occasion : 11,73
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Janvier 2016

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD L'Été Diabolik, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

22 3 2019
   

Voici un récit plein de rebondissements et surtout qui nous propose deux regards sur les mêmes événements de l’été 1967. Le premier, par les yeux d’Antoine, qui a 15 ans à cette époque, et qui vit avec son père, chef d’entreprise. A 15 ans, c’est les copains, et notamment celui du club de tennis, et c’est aussi les filles et la première expérience sexuelle avec Joan, un américaine. Une jeunesse pleine de quiétude troublée ici ou là par l’impression d’être regardé et suivi, par cet accident de voiture en début d’ouvrage, où par les événements relatés par Joan en fin de récit. On le sent bien, Antoine n’a pas toutes les clés pour comprendre mais, comme le lecteur, il sent bien que quelque chose cloche, jusqu’à la disparition de son père.
Le second, en fin d’ouvrage, c’est cette même histoire vécue à nouveau par le même Antoine, mais 20 ans plus tard. Il reçoit une lettre de son père, qui lui explique tous ces événements et le lecteur se voit confirmer ses doutes, et a accès également à quelques surprises. Agent double, ambiance de la guerre froide, assassinat de JFK, meurtres et disparition, souvenirs de la deuxième guerre mondiale… le scénariste entremêle efficacement ses influences et ses idées pour produire un récit d’une grande cohérence et d’une grande justesse.
De justesse, il y est également question dans le dessin où tout, depuis le trait jusqu’à la colorisation audacieuse, nous renvoie à cette ambiance des années 60, avec un passage particulièrement remarqué d’un Antoine sous acide.
Ce récit est une belle réussite, avec ses moments de tensions et ses moments d’émotions, avec ses peurs et avec ses joies, avec ce passé qu’il convient de purger pour se tourner vers l’avenir. C’est une jolie production d’un récit qui se veut original, tant dans le propos (car les récits d’espionnage vécus par des ados de 15 ans ne courent par les rues), dans la narration, et dans le dessin, qui porte toute une époque.