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L'Aigle sans orteils
 

L'Aigle sans orteils

 
 

Résumé

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Planche de L'Aigle sans orteilsCe superbe One-shot représente une très belle aventure humaine, l'histoire d'un Homme dont la volonté d'accomplir son rêve est telle qu'il parviendra à ses fins. Belle leçon, en somme.

Le récit, très vivant, nous place directement du côté d'Amédée, que l'on soutiendra moralement tout au long du récit. On découvre ses craintes, ses ambitions, sa détermination, la montée en puissance de l'aigle.
L'une des forces de cet album réside dans la galerie de personnages secondaires à la psychologie forte, marquée, qui donne au récit son côté réaliste. Pourtant, des mots de Lax lui-même, rencontré en dédicaces à l'occasion de l'achat de l'album, tout celà n'est que pure fiction, même si ses rêves d'enfant et sa passion pour le cyclisme jouent un grand rôle dans la qualité de cette oeuvre.

Le dessin, quant à lui, est superbe. Les pages, dont les couleurs dominantes inssuflent au récit des ambiances tantôt chaleureuses, tantôt glaciales, sont superbement choisies et appliquées. Pourtant, j'ai eu plusieurs fois l'impression au cours de mon récit que le noir et blanc du trait originel aurait amplement pu se passer de couleur, tant il est racé, clair et précis.

Très bel album qui vous fera voyager, que vous soyez grand fan du tour de France, ou comme moi un peu hermétique à cet univers, mais amateur d'aventures humaines hors du commun.


Chronique rédigée par Piehr le 12/06/2005
 
 
Statistiques posteur :
  • 1099 (67,76 %)
  • 130 (8,01 %)
  • 393 (24,23 %)
  • Total : 1622 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.94
Dépôt légal : Juin 2005

Avis des lecteurs

16 internautes ont donné leur avis sur l'album BD L'Aigle sans orteils, lui attribuant une note moyenne de 3,94/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

9 9 2017
   

Voici une belle histoire, qui met en avant une belle amitié, une passion commune et un dépassement de soi, le tout en rendant hommage aux premiers pionniers du cyclisme et plus spécifiquement du Tour de France. Mais finalement, le cyclisme n’est pas vraiment le sujet principal de cet ouvrage, qui se concentre avant tout sur le personnage d’Amédée, qui poursuit un rêve depuis qu’il a découvert ce sport en 1907 aux côté de celui qui deviendra son ami, Camille. C’est avant tout une belle amitié que l’on découvre, Camille n’ayant de cesse d’encourager Amédée dans son rêve : une amitié qui repose sur cette passion commune. Mais c’est surtout le dépassement de soi qui forcera le respect : Amédée qui sans relâche travaille pour pouvoir payer son premier vélo, laissant ainsi filer les tours 1908 à 1911 sans pouvoir y participer. Un Amédée dont la participation au tour sera toujours retardée, d’abord à cause du manque d’argent, puis à cause de travaux imprévus qui ont amaigri ses économies, et enfin à cause d’un terrible accident. Un accident qui n’entamera en rien la volonté d’Amédée, une volonté renforcée grâce à un Camille inventif à ses côté. Cet album est avant tout une suite d’épreuves pour Amédée et c’est ce combat pour réaliser son rêve qui force le respect. Au-delà de cet aspect, il y a également un intérêt presque documentaire autour du Tour de France : on y découvre comment était organisé le Tour de France au début du XXème siècle et là aussi c’est intéressant. L’ensemble est servi pas un dessin très réaliste et très mature, qui fait aussi bien passer les émotions les plus profondes d’Amédée et de son entourage, que les parties plus documentaires autour du Tour.

Malgré un sujet qui s’annonçait confidentiel, j’ai découvert dans ces pages des thèmes beaucoup plus universels tels que l’amitié, l’effort, l’honneur, l’amour… très bien racontés et joliment mis en images.

6 7 2010
   

Ca faisait un moment que je tournais autour de cet album sans avoir eu l'occasion de le lire. Je craignais que son sujet ne me captive pas, le cyclisme étant un sport qui ne me passionne franchement guère. Mais les très nombreux bons avis m'ont motivé à le lire. Et maintenant que j'en ai eu l'occasion, je ne le regrette pas : c'est une bonne BD. Voilà un bel hommage et une jolie tranche d'histoire du cyclisme au début de son époque la plus glorieuse, une époque où le Tour de France était encore plus qu'une immense gageure physique mais un défi titanesque que seuls esprits forts pouvaient envisager et endurer sur la longueur. Et surtout les passionnés non sponsorisés et sans équipe comme le héros de cette histoire.

Le dessin de Lax est excellent. Je regrette juste son choix d'utiliser des teintes assez monochromes pour ses planches. Les quelques cases où les couleurs sont plus variées montrent que cela aurait pu être graphiquement grandiose sur tout l'album.

Quant au récit, il est beau et fort. Un vrai hymne à la persévérance et à l'ambition sportive dans ce qu'elle a de plus pur. La fin en est d'autant plus cruelle et par là même d'autant plus juste et parlante.
Joli !

11 4 2010
   

Y avait-il jour plus adapté que ce dimanche de Paris-Roubaix pour (re)lire cette magnifique ode au vélo ? Lax nous rend ici une copie parfaite, touchante d’histoire et d’émotion où le travail, le courage, la souffrance, l’effort et la volonté sont mis sur un piédestal vertueux. J’ai été, tout au long de cette lecture fasciné par le rendu de l’ambiance de cette période où le Tour de France écrivait ses premières lettres de noblesse et n’était pas la pantalonnade que l’on connait aujourd’hui. Oh bien sûr, je n’étais pas né à l’époque, on pourra toujours dire que je ne sais pas de quoi je parle et je le respecterai. Je me contenterai de répondre que j’ai plus rêvé en lisant cette formidable peinture de Lax qu’en regardant les étapes des 20 derniers Tours.
Cette œuvre dégage aussi énormément d’émotion par la pudeur avec laquelle sont traités les sujets : Amédée refuse l’aide financière de Camille, ne veut pas voir la pitié de ses proches, une Adeline effacée derrière le projet qui monopolise l’attention de son bien-aimé, et cette case finale d’une symbolique extraordinaire digne du Petit Prince (« dessine moi un vélo dans le ciel »…). Pas d’héroïsme gratuit non plus, nous ne sommes pas dans une configuration d’un remake de Rocky adapté au vélo.
Le dessin si particulier de Lax convient à merveille à cette épopée et y donne une touche « old school » supplémentaire parfaitement adaptée.
Je résumerai cet album en louant une aventure humaine d’une force poignante retranscrite avec un réalisme, une sensibilité et une humilité hors du commun. A quelques années près, Antoine Blondin aurait pu en rédiger la préface. Je m’en vais écouter « Le Critérium » de Miossec pour boucler la (Grande) boucle…

24 1 2007
   

Je n’étais pas attiré par un récit sur le vélo et encore moins sur le tour de France. Aussi, je n’ai jamais pris la peine de jeter un coup d’œil sur cet album. Et pourtant, si j’aime les balades en vélo, je n’apprécies que modérément le tour de France, ou chaque année on découvre des nouveaux cas de dopage, et ou finalement les résultats sont faussés. C’est dans cet état d’esprit que j’ai ouvert cet album. Mais là, il s’agit de tout autre chose, et j’avoue avoir été immédiatement conquis par cet homme, qui incarne le courage, l’obstination, la volonté, mais aussi la gentillesse sur toutes ses formes. En effet, il en faut du courage pour faire le porteur dans la montagne par tous les temps. Mais il en faut encore plus quand il faut accepter l’amputation de tous ses orteils gelés. Et ensuite, après qu’un Ami lui ait fabriqué des prothèses, il en faut encore plus pour s’inscrire au tour et pédaler avec toutes les souffrances physiques que cela implique. Et puis Lax nous raconte l’Amitié entre les hommes, sans quoi rien ne serait vraiment possible . L’Amour également est présent et bien qu’idéalisé au maximum, il est un moteur nécessaire à la réussite de notre héros au travers des épreuves qu’il traverse. E puis, il y a le destin qui le fait chuter, pendant son troisième tour, alors qu’il était favori de l’étape. Pour terminer, la guerre qui se déclare et qui va réclamer son dû, Amédée en sera une des victimes parmi des millions de mort.
Voila, j’ai été bluffé par ce récit , qui est bien à sa place dans la collection Aire libre, et qui finalement correspond à ce que j’aime le plus, des histoires humaines fortes et pleines de sensibilité. Le dessin est simple et précis. Lax va à l’essentiel, avec un trait fin et clair. Mais dans ce récit, le graphisme passe presque en second plan, tant l’histoire est prenante. Les couleurs illustre bien l’époque début de siècle, et le voyage en arrière n’est pas désagréable.
En conclusion, j’ai beaucoup aimé ce récit et je le recommande à tous ceux qui aiment les tranches de vie réalistes et humaines.

30 3 2006
   

Déçu ! Je suis complètement passé à côté de cet album.

Amédée rêve de participer au tour de France, et Lax nous propose de suivre son difficile parcours afin d'économiser (pour son vélo) et de se préparer pour le jour J. J'aime beaucoup le cyclisme et la rigueur des propos de l'auteur sont un régal.

Mais, je n'ai pas accroché à la narration. J'ai trouvé ça très long à se mettre en place (vers la page 40, je me suis demandé quand est-ce que l'histoire allait prendre son envol), puis sur la fin, le déroulement de l'histoire est beaucoup trop rapide (on ne perçoit pas la souffrance d'Amédée lors de sa participation à la grande boucle).
Heureusement, les dessins sont très bons, aidés en cela par une belle mise en couleur qui nous plonge bien dans la France du début du siècle dernier.

Au final, cet album m'a laissé quelque peu indifférent, ayant l'impression de lire une énumération de faits plutôt que de vivre pleinement une extraordinaire aventure humaine.

2 3 2006
   

Lax a mis provisoirement le "Choucas" au repos pour retrouver un genre narratif où il excelle : le one-shot.
Féru de cyclisme, il a imaginé un récit basé sur l'épopée des pionniers du Tour de France, au début du 20ème siècle. Partant d'un fait historique, il met en scène un astronome passionné par cette course qui enthousiasmait les foules et avait déjà ses premiers héros. Se liant d'amitié avec un soldat, il lui transmet sa passion. Démobilisé, ce dernier continue de grimper par tous les temps pour ravitailler la station d'où l'on étudie les étoiles. Ce travail lui permet d'épargner pour s'acheter un vélo, à l'époque de 15 kilos. Un soir d'hiver, il fait une malencontreuse chute qui le bloque toute une nuit dans la neige. Il en réchappe par miracle mais ses pieds sont gelés. Verdict : l'amputaion des dix orteils. Comment remarcher sans béquilles en étant mutilé de la sorte ?... Et, surtout, comment imaginer pédaler ?...
L'incroyable force de volonté du blessé va pourtant lui donner le courage d'aller au bout de son rêve.
Une épopée tracée par un auteur en très très grande forme..

24 2 2006
   

Difficile de trouver des défauts à cette bande dessinée. Procédons métodiquement:

La couverture, tout d'abord, magnifique m'a tout de suite attiré. Le dessin de Lax, a bien évolué depuis les premiers "Choucas", le trait s'affine et c'est quand même admirablement dessiné.

Les couleurs un peu spéciales sont agréables, et rappelent un peu le film "un long dimanche de..." même si l'on ne peut pas comparer le septième art et le neuvième.
L'histoire est originale et on se laisse assez vite entrainer dans l'épopée de Amédée.
Je ne suis personnelement pas très fan de vélo, et ce tome m'a permis de découvrir un univers un peu inconnu pour moi.

Cette épopée est incroyable tant au niveau des dessins et du scénario.
Elle a d'ailleurs recu le pris RTL 2005.
A LIRE ABSOLUMENT.

24 2 2006
   

Un très bel album, qui raconte le parcours d'un homme qui va tenter d'assouvir son rêve, disputer le Tour de France. Au-delà ce tout le côté sportif de la chose, c'est effectivement tout le versant humain de l'histoire qui retient réellement l'attention. Inspirée par l'imagerie d'Epinal qu'en avait gardé Lax, la petite reine est en effet un exploit humain parfois hors du commun. L'époque choisie par Lax n'est pas innocente, car à cette époque les coureurs étaient effectivement des pionniers (même si le Tour existait depuis 10 ans en 1913).
Lax applique un trait tout à fait sensible, intimiste à son histoire, et l'on referme l'album plutôt enchanté. Un seul regret, c'est un peu court...

28 12 2005
   

C'est un livre de qualité, c'est sûr. Développons:
D'abord j'aime bien ces teintes, ce jaune et ce bleu, sûrement pas choisies arbitrairement.
Soleil et nuit, chaud et froid, non, pas par hasard.
Le dessin de Lax, aussi, assez géométrique, s'associe bien à ces couleurs.
Le besoin d'apprivoiser la montagne sous la neige pour s'acheter un vélo, et devenir après le roi des ascensions, l'été, pendant le Tour de France.
Les personnages sont attachants, et l'amitié qui s'installe entre Amédée Fario, notre pédaleur, et le Professeur Camille Peyroulet, astronome, sonne juste et prend de l'ampleur, en même temps que le coup de pédale d'Amédée.
Moi, j'ai beaucoup aimé le climat de ces géants de la route des premières années du Tour, et, en tournant les pages, j'ai un peu eu l'impression de lire une "Equipe" ancienne, documentaire. C'était d'ailleurs le cas puisqu'à l'époque le journal s'appelait "L'Auto" et qu'il organisait déjà l'épreuve.
Une histoire qui ne manque pas de profondeur, des destins d'époque (la guerre, la situation), bref un ouvrage intéressant qu'il est bon connaître.

3 10 2005
   

Une belle histoire, “bien dans le ton de la collection Air Libre” comme on dit, sur un sujet original et rafraichissant (tour de France, montagne et dépassement de soi). La lecture est agréable, facile, dépaysante… mais pas forcement aussi touchante qu’on pourrait l’espérer. Cela dit la partie vélo fait presque office de reportage, et pouvoir comparer le tour de France de l’époque et celui de nos jours est tout simplement fascinant.

Le dessin est superbe, et illustre parfaitement le propos.

Les événements s’enchainent un peu rapidement vers la fin, et le final lui-même est un peu facile. Mais j’ai quand même passé un agréable moment de lecture, et ne regrette absolument pas mon achat. A découvrir.

16 9 2005
   

Que l’on soit amateur de vélo ou non, cette histoire a de quoi séduire : c’est en effet une aventure humaine avant d’être un récit sportif.

Amédée, qui rêve de devenir coureur cycliste sur le tour de France, est un personnage à qui l’on s’attache directement. On se range de suite à ses côtés et on croise les doigts (et non les orteils… (->) ) pour qu’il accomplisse son rêve. On partage sa passion, on vit son acharnement, on prend sa roue dans les lacets montagneux, on râle quand la malchance le frappe, on l’encourage, on l’admire…

Autour de lui, ses compagnons apportent tous un petit plus au récit.

A souligner, Lax nous offre une reconstitution d’époque qui paraît tout à fait réaliste (je dis "qui paraît" parce que, malgré ma barbe blanche, je n'étais pas encore né... :)).

Niveau dessin, c’est très beau. L'ambiance montagnarde au cours des différentes saisons est très bien rendue, en grande partie grâce aux couleurs.

Un one-shot à ne pas manquer et qui nous plonge dans l’ambiance, exigente et impitoyable du Tour, dès les premières pages.

9 8 2005
   

Pas fan du tout, mais vraiment pas du tour de France, j’ai quand même lu cette bd ;) En effet, une fois ouverte et la lecture commencée, on est prit dans le scénario de cette histoire.

Eh oui, le scénario est bien construit et on s’attache à cet homme si courageux qui tente de réaliser son rêve : devenir cycliste et participer/gagner le tour de France. Les personnages sont simples ce qui nous permet de facilement rentrer dans cette aventure humaine, ils n’ont rien de surréalistes et pourrait être aussi bien vous que moi, avec une énorme volonté. Par contre, j’ai trouvé toute la première partie de l’histoire un peu longue parce que j’attendais l’accident qui ferait perdre au héros ses orteils ! J’étais donc étonnée que cela n’arrive pas plus tôt.

Le dessin est vraiment sympa, les traits sont très propres, la mise en couleur originale de par sa technique et au rendu vraiment bon. Bref, tout pour plaire. J’a l’impression que Lax y a mis tout son cœur dans la réalisation de cet ouvrage.

Un album étonnant de par sa simplicité et la force des personnages qu’on y rencontre !

5 8 2005
   

Quand on entend les plus anciens dire que le Tour de France, ce n’est plus comme avant on a souvent du mal à comprendre. C’est vrai, on a vu des images en noir et blanc à la télé, des anciennes photos d’époque, mais souvent on ne reconnaît aucun de ces héros des générations précédentes du tour.

Cette BD à le mérite de donner un côté humain à cette époque et de nous en rapprocher, en nous faisant vivre (et en couleur s.v.pl) l’ambiance du Tour de France avant la première guerre mondiale tout en donnant un visage humain aux participants.

Et c’est vrai qu’après lecture il faut bien se dire que "Le tour, ce n’est plus comme avant" ... et l’on en viendrait presque à regretter cette époque que l’on n’a pas connue. Plus qu’un récit sur le vélo, l’Aigle sans Orteils est aussi un récit très humain sur le courage, la volonté, la montagne, merveilleusement dessiné et mis en couleurs.

18 7 2005
   

J'ai tout de suite été attiré par la couverture ... c'est sobre et grandiose à la fois (j'ai d'ailleurs cette même impression quand je vois un véritable paysage de montagne !!!) : bref, c'est réussi.
Je feuillette donc cette BD et que vois je ? ça parle du Tour de France, mais des débuts de cette "compétition", ça parle de la société du début du siècle, ça parle de gens simples, ça parle d'amitié, ça parle d'un homme en particulier, ça parle d'un rêve ! que d'ingrédients !!!!!!
Et le tout est subtilement mélangé et équilibré ... peu de dialogues mais on est tout de même imprégnés par l'ambiance.
bref, on atteint très vite le sommet avec cette BD, pour rester en thème ( ;) ) ... jusqu'à la descente et à la chute finale ...
Encore une fois, c'est beau, dur, optimiste, fataliste ... c'est tout ça à la fois et on se régale !

Je mets un petit (très petit) bémol aux dessins (sur certaines cases) car certains points de vue pour les personnages me semblent parfois bizarres ... mais les paysages et les couleurs qui vont avec sont magnifiques ...
BD à mon avis à posséder !

9 7 2005
   

Encore une nouvelle petite merveille dans la collection Aire Libre !

Ce nouvel album de Lax nous propulse cette fois-ci au début du siècle, sur les traces d'un soldat qui va, à l'occasion d'une rencontre avec un astronome du Pic du Midi, découvrir le Tour de France, la plus grande épreuve de cyclisme au monde.

Qu'on soit amateur ou non de cyclisme, on ne peut qu'être happé du début à la fin par cette aventure humaine hors du commun, celle d'un homme qui malgré les obstacles s'obtinera jusqu'au bout pour réaliser son rêve : courir sur le Tour. La psychologie des personnages est vraiment bien travaillé, et seconde un scénario très bien construit qui met en scène avec brio le scénario imaginé par Lax. Les personnages qui gravitent autour d'Amédée sont attachants, à l'instar de Camille, astronome de son état qui ne quitte sa lunette et sa retraite du pic du midi que pour suivre ce Tour de France qui le passionne.

Le dessin n'est certes pas en reste. Comme le relevait Piehr, les couleurs choisies par Lax sont vraiment superbes et ne gâchent en rien son trait fin. Les décors de montagne enneigés aux teintes bleutées sont un bel exemple de la qualité graphique de cet album visuellement superbe.

En bref, que vous soyez ou non des afficionados du tour de France, ne ratez pas cet album captivant qui propose une aventure humaine forte et très bien bâtie. A lire absolument.