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L'accablante apathie des dimanches à rosbif
 

L'accablante apathie des dimanches à rosbif

 
 

Résumé

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Planche de L'accablante apathie des dimanches à rosbif"L'accablante apathie des dimanches à rosbif" : voilà un titre qui n’est pas vraiment alléchant, mais qui est suffisamment intriguant pour qu’on ait envie de savoir de quoi ça parle. Et, le moins que l’on puisse dire est que pour son premier album, Gilles Larher a choisit de s’attaquer à un thème difficile à aborder : les derniers instants d’un malade en phase terminale !

Si Charles Masson avait déjà parlé de son quotidien en compagnie de ses gens que la maladie emporte dans "Bonne santé", Gilles Larher nous invite à en prendre un par la main et à l’accompagner durant les derniers mois de sa vie. Suivre pendant près de 250 pages une personne atteinte du cancer n’a rien de réjouissant, mais en choisissant un comique comme personnage central, Gilles Larher va parvenir à prendre le lecteur à contre-pied de manière assez magistrale. Il parvient ainsi à combiner un ton humoristique à un sujet extrêmement douloureux et dose les deux tellement savamment que le lecteur ne sait parfois plus s’il doit rire ou pleurer. Dans le doute, j’avoue avoir souvent combiné les deux, chose qui ne m’était jamais arrivée en lisant une bande dessinée.

Brice Fourrastier, celui que l’on va enterrer, est une bête de scène, mais également un séducteur invétéré. Après un début d’album qui me laissa légèrement dubitatif le pouvoir de séduction opéra. Il ne fallu dès lors plus que quelques pages pour que je m’accroche à lui et l’accompagne corps et âme dans cette tournée d’adieu qui l’emmène inéluctablement vers sa dernière révérence. Une ultime tranche de cette vie abruptement écourtée, dont il profite pour informer ses proches et leur faire ses adieux, moi inclus !

Pour un premier album, l’écriture, principalement sous forme de monologue est d’une maestria incroyable. Gilles Larher parvient à mélanger un humour d’une grande finesse qui m’a continuellement fait éclater de rire à des émotions profondes qui m’ont trop souvent fait fondre en larmes.

Dans ces moments où l’on évite d’arborer trop de couleurs, le graphisme noir et blanc de Sébastien Vassant fait également des merveilles et accompagne avec pudeur cette véritable montagne russe de sentiments qui m’aura bouleversé au-delà d’une fin aussi magistrale que le reste de ce chef-d’œuvre. Un one-shot plein d'humour et de finesse qui donne tant de sens à la vie.

"L'accablante apathie des dimanches à rosbif" est ma plus grosse claque depuis la lecture de "Maus: Un survivant raconte" ! J’ai relâché cette œuvre totalement vidé. Vidé d’avoir accompagné un mort en sursis durant ses derniers instants, d’avoir pleuré la mort d’un type que je ne connaissais n’y d’Eve ni d’Adam, un type sympa avec qui j’ai passé de bons moments et bien rigolé et qui m’a abandonné plein de désarroi au moment de tourner la dernière page.

Salut Brice, ravi de t’avoir connu !


Chronique rédigée par yvan le 26/02/2008
 
 
Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
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  • Scénario : 5,00 Scénario
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Note moyenne de l'album : 4.17
Dépôt légal : Janvier 2008

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD L'accablante apathie des dimanches à rosbif, lui attribuant une note moyenne de 4,17/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

9 3 2011
   

Voici une Bd profondément originale mais qui ne m'a pas trop plue. Faut dire que mettre en scène la mort annoncée d'un homme, c'est rarement jojo... Le thème est donc éminemment difficile et peut-être que d'avoir choisi un personnage principal comédien était destiné à introduire un brin de légèreté.
On m'avait pourtant averti : certains ont adoré, d'autres détesté... Pour ma part, j'oscille entre la figue et le raisin...

Ce que je n'ai pas aimé, c'est l'aspect presque caricatural du récit. Brice Fourrastier symbolise un peu l'archétype du comédien : égocentrique car préoccupé par sa carrière, un tantinet goujat et coureur, facilement cassant avec les autres et convaincu de son talent. Et puis le diagnostic tombe : 90 jours de sursis avant le grand saut.
C'est alors qu'une métamorphose va s'opérer et qu'il va mettre en oeuvre toute l'humanité à laquelle il avait renoncé jusque là.
La ficelle est grosse, mais impossible de ne pas éprouver de compassion...

Ce que je n'ai pas non plus aimé, ce sont ses sketchs, qui ne m'ont vraiment pas fait rire...

Cependant, je vivais une forme de lecture paradoxale : les pages défilaient sans trop me plaire mais la spécificité du thème m'incitait à continuer. Quelques longueurs, certes, mais aussi des passages assez poétiques et touchants, à défaut d'être poignants... L'image du bonhomme enfermé dans le sablier de sa vie qui s'égraine, sa silhouette qui s'obscurcit quand le diagnostic mortel tombe, les moments qu'il prend enfin à observer les autres...

Et puis il ya cette fin, que j'ai trouvée mieux réussie que le développement. Une fin assez bouleversante, avec un dernier show qui, pour la première fois, m'a arraché quelques tendres sourires.

Un album spécial, très spécial, c'est indéniable, que je ne suis pas mécontent d'avoir lu, mais que je suis aussi bien content d'avoir terminé !

28 2 2008
   

Un livre qui ne laisse pas indemne. Le titre de cet ouvrage « l’accablante apathie des dimanches à rosbif » pourrait faire fuir le lecteur méfiant ; mais une nouvelle fois Futuropolis nous gratifie d’un album extraordinaire. Décidément, cet éditeur n’en finit pas de nous étonner en bien (hormis le prix de leurs ouvrages : 25 euros pour celui-ci !!!).
Les deux jeunes auteurs Sébastien Vassant et Gilles Larher ont réalisé un livre bouleversant de véracité sur la mort annoncée de Brice ce jeune auteur de one-man-show. Par moment, j’ai repensé au très beau film « Comment j’ai tué mon père » avec Michel Bouquet ; quand Stéphane Guillon ponctuait les scènes du film de répliques cinglantes sorties tout droit d’un spectacle imaginaire.
C’est un peu le cas, ici, puisque les auteurs alternent les scènes où Brice annonce sa mort à ses proches, se retrouve sur des plateaux télé ou radio et celles où il est sur scène. Son humour est ravageur, réaliste, cynique…
On se prend donc d’affection pour ce personnage condamné qui manie la rhétorique avec talent et on dévore chaque page. On oscille sans arrêt entre sourires et émotions réelles. Ce livre nous plonge dans nos propres interrogations : Brice incapable de s’attacher à une femme court vers un destin auquel il ne peut échapper et fait le point sur sa vie.
Seul petit reproche (c’est pour ça que je n’ai pas mis 5 étoiles), je trouve que les 50 dernières pages sont un peu éprouvantes et les auteurs ont tendance à faire durer l’agonie.
Hormis cela, cet ouvrage est une grande réussite et les auteurs s’annoncent comme deux des plus belles découvertes de cette année 2008.