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Tome 6 : L'héritier des âmes
 

Kookaburra, tome 6 : L'héritier des âmes

 
 

Résumé

Kookaburra, tome 6 : L'héritier des âmesAfin d'acceder au résumé de Kookaburra, tome 6 : L'héritier des âmes, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Kookaburra, tome 6 : L'héritier des âmesPremier tome du deuxième cycle, Mitric se retrouve seul aux commandes de Kookaburra, Crisse lui ayant laissé l'entière responsabilité de la gestion de l'univers ("Kookaburra", "Kookaburra Universe", "K (Kookaburra)") .
Cependant, tout au fond de moi j'ai bien du mal à me le dire…"Kookaburra" restera je crois encore longtemps synonyme des trois premiers tomes dans lesquels Crisse nous avait servi un scénario et des dessins de rêves…

J'ai même longtemps hésité à poursuivre l'achat de cette série. Et puis finalement après avoir lu deux trois interview et vu quelques pages sur le net, je me suis décidé.

Première impression après lecture de ce 6 tome, Kookabuura a changé. Evolué. A peine si l'on reconnait la série ! Nicolas Mitric a pris les choses en main et imposé son style scénaristique et graphique.
Cela ne se sent pas dés les premières pages, qui nous replonge dans les derniers instants du tome 5, mais rapidement, une nouvelle trame se distingue, de nouveaux personnages apparaissent qui nous font rapidement oublier le premier cycle tant le changement est important.

Une première constatation, le dessin prend ici sa maturité avec un trait plus fin, même, si encore je ne peux m'empêcher de comparer avec Crisse (désolé Mitric, j'aime vraiment trop le dessin de Crisse !).
Le coup de crayon de Mitric est régulier, mais je trouve qu'il peine à s'affirmer sur les visages qui ont tendance à se ressembler (et Dragan Preko a toujours un gros nez ! ;) ). Mitric offre en revanche des personnages, des créatures et des êtres avec une belle personnalité. Les boules de poils qui remplissent la grande partie de l'album sont charmantes et très esthétiques dans leur genre. De même leurs ennemis, les Démonarques dans un style différent ont eux aussi une certaine classe.
On sent à maintes reprises l'inspiration et l'influence de nombreuses autres séries ou film. J'en arrive presque à y voir des clins d'œil directs à certaines références et grands classiques.
Je site au hasard, les chevaliers du Zodiac pour l'armure des Démonarques et certaines armes (notamment les chaines du chevalier dragon), et le plus grand space opera de l'univers "Star Wars" pour le robot de la fin d'album qui ressemble méchamment au général grievous et les divers E.T. qui peuplent le bar. Cela n'enlève rien à la qualité du dessin et montre simplement que Mitric a bon goût :d. (D'ailleurs pour avoir croisé Mitric lors d'une dédicace, il m'a clairement confirmé que le bar de Dragan est inspiré de la cantina de Mos Eysley ! :) )
Ce dessin est agrémenté de belles couleurs, même si l'emploi de l'informatique est parfois trop flagrant…Enfin, les images sont belles et les couleurs utilisent toute la palette. A noter que ce n'est pas la même personne qui a fait la couv' et les pages intérieures.
Enfin, je ne boude pas mon plaisir, car même si le style est bien différent de celui plus simple et direct d'Anyk, le travail effectué ici est de qualité et à maintes reprises, l'outil informatique s'efface au profit d'une belle qualité d'image utilisant des scans de vraies peintures afin de servir de placage .

Pour le scénario, Mitric se libère aussi des influences de son ainé. Le scénario proposé ici fait la part belle aux nouveaux intervenants et à une nouvelle intrigue. La base des cinq enfants dieux est toujours là, mais sait se faire beaucoup plus discrète afin de permettre à Mitric d'explorer un nouvel univers et de nouveaux horizons.
J'avoue que pour l'instant, tout cela reste plutôt obscure et que j'ai du mal à voir où cela va nous conduire (mais c'est fait exprès et c'est tant mieux :) ). En tout cas, les dernières sont pleines de promesses et aiguisent ma curiosité avec force.
Seul reproche peut être, là encore en comparaison avec Crisse…Ce qui m'avait plu dans les premiers albums était ce mélange parfaitement dosé de scénario intriguant (ici aussi), de dessins fin, racé, personnel et surtout pulpeux (ici, le trait est plus droit et plus froid) mais aussi d'une pointe d'humour parfois potache, mais jamais vulgaire. Ce derniers point est cruellement absent de l'univers de Mitric et la série perd de son innocence et de ''simplicité'' ce qu'elle gagne en sérieux. C'est dommage c'était ça aussi l'univers de la série mère de Kookaburra…

Ce 6ème tomme des aventures du Space Sniper le plus célèbre de la littérature est donc un très bon tome, mais ATTENTION, le style tant du dessin que du scénario n'a rien à voir avec les début de la série. Mitric s'est imposé. Et même si la qualité est bien là, cela est devenu plus conventionnel dans l'ensemble.


Chronique rédigée par Chalybs le 06/05/2008
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.33
Dépôt légal : Avril 2008

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Kookaburra, tome 6 : L'héritier des âmes, lui attribuant une note moyenne de 3,33/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

31 12 2017
   

Avec le tome 5 s'achevait le premier cycle de Kookaburra, sur une note amère il faut bien le dire. Ce tome 6 repart sur des bases différentes puisqu'on suit les aventures de Loyeen, un Thankar argenté. Nouveau peuple donc, nouvelles moeurs, obnubilés par Thankorat et Thanikara leurs Dieux, et par les "Démonarques", ceux qui leur veulent du mal. Tout cela est sympathique et j'ai bien apprécié l'histoire, d'autant que les créatures sont jolies et mignonnes. Par contre j'ai eu plus de mal avec tous les nouveaux noms compliqués qu'on nous assène. Je n'apprécie toujours pas qu'on fasse référence à des séries connexes, que je n'ai pas lues, et qui évite aux auteurs des explications qui m'auraient paru bien utiles.

Enfin, revoir Dragan c'est bien, mais j'ai du mal avec le concept de "résurrection" ou plus précisément de "vie éternelle"... tout ça me gêne, j'espère avoir des explications plausibles dans la fin de la série.

Côté dessin, Mitric fait du bon boulot et fait oublié (définitivement) Crisse

Il y a du mieux mais ça ne me convainc toujours pas.

24 6 2008
   

Ce sixième tome inaugure le deuxième cycle de la série "Kookaburra" et remet définitivement le flambeau de cet univers ("Kookaburra", "Kookaburra Universe", "K (Kookaburra)") imaginé par Crisse à Mitric.

Suite au réveil du pouvoir du Kookaburra à la fin du tome cinq, le cycle précédent est définitivement aspiré dans un trou noir. Des événements sur lesquels Mitric revient brièvement en début de tome à travers un cauchemar qui hante les nuits de Dragan Preko … depuis plusieurs millénaires. Un Dragan Preko que l’on retrouve bien entouré en tant que tenancier d’un casino/bar, sous le nom de Melvin.

Après ces quelques planches au sein du cycle précédent, c’est bel et bien un univers totalement neuf que Mitric va dépeindre en nous propulsant dans le monde des Thankars. L’auteur prend d’ailleurs soin de développer ses nouveaux personnages en profondeur et de décrire les coutumes et les lois qui régissent ce peuple guidé par le couple divin composé de Thankorat et Thanikara. Ce n’est d’ailleurs qu’après cette mise en place, vers la fin de l’album, que l’intrigue va véritablement démarrer avec un Dragan Preko qui met fin à sa longue retraite.

Si l’univers, le décor et les personnages ont changé, on retrouve tout de même l’âme de la série avec des enfants de la prophétie qui restent présents en toile de fond et un Dragan Preko qui n’a pas pris une ride malgré le fait qu’il soit maintenant âgé de plusieurs millénaires. Au niveau du graphisme, Mitric offre des nouveaux personnages très attachants et un univers intriguant. La seule chose qui m’a fortement énervé dans cet album est le lien que l’auteur tisse avec "K (Kookaburra)" : une série parallèle dont je n’avais pas aimé le premier tome et que j’espérais ne pas devoir poursuivre.

Un bon tome d’introduction qui installe de nombreux mystères et donne envie de connaître la suite.