
Bon, je dois avouer que j'ai aborder cette série à reculons. L'impression trop nette que Crisse cherchais à profiter pécunièrement de sa série phare...Alors même que cette série "Kookaburra" a été délaissée ttrop longtemps et ne progresse qu'à pas de gnome.
Mais bon, voilà on ne se refait pas et mon attrait pour l'univers de crisse a fini par me pousser à ouvrir le premier tome.
Et je me suis fait avoir...Plonger dans l'enfance des héros de la série mère m'a conquis. Le scénario est bien mené, bien ficelé, alternant séquence action et émotion, amenant des éléments nouveaux et permettant de comprendre certains éléments de la série mère. Pas de redite cependant, mais une bonne dose d'imagination, même si cet album n'est pas le plus original : normal, Drago est le héro central de l'histoire et nous sommes habitués à sa compagnie.
Alors, le scénario est sympa, se laisse lire sans problème, m'a plu, même si au fond de moi je continuais à douter de la l'intérêt réel de la série.
Alors, je le dis tout de suite, j'ai déjà lu le tome 2 et là j'y ai trouvé un vrai intérêt.
Coté dessin, Mitric poursuit son oeuvre. Son trait est précis, racé, dynamique. Quel que soit l'environnement (les étoiles, l'intérieur d'un vaisseau spacial, les plaines enneigées, il s'en sort à merveille. Je reste malgré tout toujours légèrement sceptique sur ses visages où je trouve que tout les mâles tendent à avoir un gros nez :o .
Et cette très bonne impression est surement aidé par la très bonne mise en couleur de Patrick Noël. Les couleurs sont variées, lumineuses, constratées et ne recherchant pas la réalité, l'utilisation de l'informatique m'a été ici complètement indifférent.

Voilà, pris au piège de ses grands yeux, la série "Kookaburra Universe" dérivée de "Kookaburra" a su m'interpeler et même plus, me séduire avec ce deuxième tome.
Alors, pour commencer, rappelons le principe de cette série qui propose un scénariste et un dessinateur différent à chaque tome.
Et bien, surement cela se fait-il en concertation avec Crisse, surment les auteurs se sont-ils renseignés sur la série et l'univers originel car ici, tout se fond à merveille.
Découvrir un personnage secondaire aussi important que Taman Kha fut un vrai bonheur. Découvrir l'origine des filles de Lilith, leur monde, leurs coutumes, leurs pensées (c'est un comble non ?!) fut un régal.
La dualité de Taman avec son frère est le petit plus qui apporte beaucoup à cet album.
La fin, qui rappelle finalement le serpent qui se mort la queue est parfaitement venu et ne fait que conforter tout ce qui a été dit précédemment de manière fort intelligente.
Le développement de l'enfance de Taman Kha est bien mené et se termine de belle manière. Un album si bien mené que j'ai regretté de ne pas pouvoir accompagner plus Taman dans son histoire.
Et puis, je pourrai rajouter que les personnages ont de vrais caractères qui rajoute à la crédibilité, à l'intensité et à l'intérêt de ce tome.
Ben quoi, j'ai pris du plaisir à la lecture de cet album j'ai le droit de le dire non ?
Et puis le dessin m'a aussi énormément plus. Encore plus précis, mais plus aérien, plus fin, et aussi dynamique que celui de Mitric, Christian Paty a su adopter et adapter le style original en l'améliorant. Les hommes sont moins gros nez entre autre chose que je n'aime hanituellement pas chez Mitric !
Un deuxième tome en parfaite harmonie graphique donc avec la série.
Cette harmonie est surement confortée par le fait que le même coloriste est à la manoeuvre. Patrick Noël assure là encore la mise en couleur et c'est toujours aussi réussi. Coloré, lumineux, contrasté, varié...sans que l'usage de l'informatique ne donne des couleurs trop mortes et plates et sans que cela ne tombe dans un excès de couleurs saturées comme la maison SOleil nous y a trop souvent habitué.
Des couleurs maitrisées en somme !
Un très bon tome 2 ! A suivre dans le tome 3 et la découverte du jumeau Mano Kha !

Encore ! J'en veux encore ! Moi qui disais justement vouloir accompagner encore plus Taman Kha, me voici servi avec ce troisième tome de la série qui clôt selon toute vraissemblance un diptyque détonant !
Les jumeaux sont une source incroyable d'imagination pour nos auteurs. L'histoire ici comptée est forte, très forte en émotion.
Les enjeux sont énormes et l'histoire est traitée de manière superbe.
Les enjeux ici ne sont rien de moins que l'amour et la vie. Quoi de plus beau ? QUoi de plus fort ?
Quand ce n'est pas traité de manière naÏve et fleurs roses, quand de vrais drames envahissent chaque page, quand les personnages ont une force de caractère sincère, l'album prend une très très belle tournure.
Ben oui, quoi, une fois encore je me suis laissé happer par l'univers de Crisse et par le scénario d'Ange.
Une magnifique histoire, pleine d'originalité, de force, d'émotion et de fureur.
Les alliances, les trahisons s'emmèlent à foison. L'histoire est plus sombre, plus triste, plus dure. Ce n'en est que meilleur !
A découvrir assurément.
Et le dessin est toujours aussi magnifique. Personnellement j'adore le travail de Christian Paty associé aux couleurs de Patrick Noël. Toujours aussi dynamique, toujours aussi vivant, toujours aussi fin, bref toujours aussi maitrisé.
Un ravissement et un excellent moment de lecture qui pour sur ma emmener loin de mon univers habituel ! Tout ce que je demande à une bonne BD, un bon scénario et du dépaysement !

Assurément, cet album est en demi teinte.
Premièrement, j'ai trouvé le scénario souvent poussif et je me suis surpris à quelques reprises à trouver que cela trainait en longueur.
Après les deux albums précédents tout en finesse tant scénaristiquement que graphiquement, emplis d'un magnifique contraste et maitrise des sentiments et du scénario, ici l'album et le scénario ne parviennent pas à rendre autant d'émotions.
Je ne suis pas parvenu à rentrer dans cet album. Malgré la perte successive des camarades, on a l'impression d'un certain déjà vu, Entre "Predator" et "Rambo"...
De même avant de rentrer dans l'intrigue principale beaucoup de temps est perdu. De plus, cette intrigue principale à plusieurs tiroirs, même si on se doute que quelque chose d'autre va arriver, est suffisamment mal menée pour que cela reste dans un coin de notre tête et l'intrigue s'essoufle donc encore quelques pages sans grandes originalités avant le rebondissement final.
Et là, enfin, on en prend pour notre grade. Quel retournement ! Cela nous donne une vision vraiment nouvelle de Skullface. Là, bravo pour l'imagination.
Mais pas bravo pour le scénario qui une fois encore traine en longueur et se noie dans de longs monologues...Trop de cases pour trop de texte...
J'ai l'impression que le mixe de l'action et des sentiments est mal réparti dans cet album. Chaque chose étant trop condensée dans certaines pages et pas assez emmêlée.
De plus, je n'ai pas apprécié particulièrement les dessins au style beaucoup plus classique que précédemment et beaucoup moins fin. Le trait est plus grossier, les visages apparaissent plus déformés (mais c'est son style et il a le droit ; moi je n'aime pas !), même si la mise en page et les angles de vues sont bien maitrisées et plutôt sympathiques et agréables. Suffisamment en tout cas pour relever le niveau général du dessin.
Et puis les couleurs cette fois ci ne passent plus inaperçu. Trop informatisées, j'ai eu du mal avec elles. Si la Jungle Dakoïd est bien dessinée, si les nuances et les tons sont bons, en revanche, le grain de l'écorce des arbres par exemple manque de vie, de naturel, les éclaboussures d'eau semblent irréelles...
Je suis surement un peu dur. D'autres apprécieront surement, mais moi ce n'est pas ma tasse de thé...

Je cherche. Je cherche encore un intérêt à cet album là, dans le contexte de cette série là...
Car, j'avais cru comprendre que cette série devait apporter des éléments clefs sur le passé des héros.
Et là, je ne lis qu'une histoire qui n'apporte aucune eau au moulin. Ca reste sec.
Du coup, cette histoire n'a aucun intérêt autre que d'être une histoire supplémentaire dans l'univers de "Kookaburra".
On apprend que les méchants sont méchants, que les gentils sont gentils. Aucune surprise de ce coté là. Non, il faut aller chercher plus loin dans la trame de fond du scénario afin d'attraper quelque chose pour alimenter le moteur. Alors d'accord, cette planète et ses mystères proposent un bon support à l'aventure et du coup, on serait tenter de dire que la lecture est plutôt agréable. Mais cela se cantonne à ça. Rien de plus. Psychologie mauvaise et sans saveur, histoire d'action un peu trop brouillonne.
Et cela vient aussi surement du dessin de Ludolullabi. Que je n'appréciais déjà pas à la base en l'ayant découvert par la série "World of warcraft". Dessin souvent extrêmement dynamique, mais oubliant parfois la lisibilité. Son trait est souvent épais, jouant énormément avec les ombres et les grandes zones noires. Et puis, comme pour la nouvelle génération de réalisateurs au cinéma que je n'aime pas, il use et abuse de plan serré afin de garder le mystère et finalement on ne voit rien, ne comprend rien et moi ça me gâche mon plaisir.
Pourtant, allez, je l'avoue, dans cet album, Ludolullabi a réfréner ses ardeurs. Son dessin m'a surpris en étant plus clair, plus lisible que ce que je connaissais de lui.
Certes ces personnages sont toujours anguleux, avec une grosse influence manga, mais ça passe plutôt bien.
Ca passe plutôt bien surement grâce à la très bonne mise en couleur. Bon OK, je n'aime pas habituellement ce genre de mise en couleur, mais avec le dessin de Ludolullabi, ça arrive tout de même à relever le niveau...
Je suis mauvais. Oui, je n'aime pas ce dessinateur décidemment, et je m'en excuse auprès de lui d'être aussi négatif. Mais je sais aussi que d'autres que moi l'apprécient énormément. Il faut de tout pour faire un monde...

Si nous n'apprenons rien sur un personnage central de la série mère "Kookaburra", en revanche, nous plongeons dans la culture Dakoïd. Et nous nous régalons. Le scénario et ces conséquences sont très bien mené et franchement intéressant. Le serment Dakoïd est un bon tome de la série dérivée.
Seuls reproches, peut-être ai-je eu du mal à m'attacher réellement aux personnages. Un manque d'affectif qui malgré tout nous fait lire tout cela avec un certain détachement. Surtout au début (les 35 premières quand même !) lorsque l'intrigue prend place. La fin, comme bien souvent mélange plus habilement émotion et action. D'ailleurs il y même quelques scènes émotionnellement très riche. Mais cela ne suffit pas mener cet album au summum. Il restera un bon tome, sans plus.
LA découverte du secret Dakoïd, me fera relire surement "Kookaburra" avec un œil nouveau. Si ce peuple restera toujours un peuple de guerriers, vilains et pas beaux, méchants et perfides, on découvre forcément qu'en dehors de ces aspects, ils ont aussi un cœur et une âme…
Le dessin est fort bien réalisé. Fin et nerveux. Imaginatif. Les décors sont superbes et nous emporte dans ce monde nouveau avec classe. De plus, dessiner des Dakoïd n'est pas donné à tout le monde. Réussir à apporter du caractère à ces personnages n'est pas chose donnée. Réussir à différencier chacun de ces êtres n'est pas chose donnée. C'est un peu comme réussir à différencier deux chimpanzés (sans dénigrer aucunement les Dakoïd !!!).
Et puis, les couleurs sont superbes et contribuent largement à la qualité graphique. Les ambiances sont bien distinctes, il est facile de comprendre en un coup d'œil quand l'on change de zone, de repérer en fonction des tons et des teintes si l'on parle de 'méchants' ou de 'gentils' (tout dépend d'où on regarde !) et la mise en couleur est variée. Jamais d'aplat, mais toutes les zones sont travaillées, les armures Dakoïds présentes maintes nuances et décorations.
Bref, vraiment joli.
Dommage que la couverture si elle représente bien la qualité du trait, ne donne guère le bon aperçu de la qualité des couleurs, puisqu'ici, tout semble un peu trop monotone et monochrome…
Nettement mieux.

Après le diptyque sur les filles de Lilith, cet album est sans aucun doute le meilleur !
Nous replongeons dans le cœur de ce qui a fait la série mère "Kookaburra", l'origine des enfants de la prophétie. Le scénario est relativement simple, mais le fond est tout de suite prenant avec une entrée en matière et une première page avec une mise en page et des couleurs alléchantes.
La suite est parfaitement menée, oscillant entre amour, chasse, mystère, homme noir, seigneur sorcier et drame. Un mélange parfaitement orchestré et réalisé qui m'a fait traverser les pages avec une vitesse impressionnante. Je ne me suis pas vu arriver à la fin !
Suivre l'arrivée et l'origine de Myra est un régal, et là encore, je me dis qu'il va me falloir rapidement relire les premiers tomes de kookaburra afin de remettre tout cela et découvrir la série avec un œil nouveau.
Finalement, moi qui craignais que ce spin off ne soit qu'une mauvaise occasion de faire l'argent, je finirai par être conquis. Voir même, je pourrai presque dire que certains tomes deviennent vraiment indispensables à tous les amateurs de Kookaburra.
Un petit mot sur le dessin ? Mitigé malgré tout cela. Le trait est fin, dynamique, les cadrages et la mise en scène est parfaite, mais je n'aime pas trop le manque de précision dans les corps et les visages, un peu trop de déformation me donne l'impression d'être à la fête foraine et de me promener dans le labyrinthe aux miroirs déformants…
J'ai pourtant apprécié les monstres, vraiment affreux.
Les couleurs informatiques sont aussi mitigées, mitigées parce que je les ai remarquées. Mais cependant, elles jouent à plein leur rôle et permettent de vraiment donner de la vie aux décors enneigés de la planète, parce que l'utilisation de la palette entière permet de jolis contrastes et que finalement je les ai vite oubliées. Preuves qu'elles s'intègrent parfaitement à l'histoire et au scénario.
Je crois même que je vais le relire tout de suite…
Non, finalement je vais relire le tome concerné de Kookaburra, et puis finalement râââââh je ne sais plus que faire ! Allez, je relis les deux à la suite.

Qu'il est difficile de noter cette série. Autant il est parfois facile de donner un avis global sur une série, autant, cette fois ci, je suis content de poster mes avis albums par albums sur coinBD.
En effet, cette série est d'une hétérogénéité incroyable. Pas de fil conducteur, des auteurs qui changent à chaque album font ne permettent surement pas de ce faire une idée unique. Après un album extrêmement intéressant qui nous plongeait de belle manière dans l'origine de l'un des enfants de la prophétie, ici nous avons la même idée de base, découvrir les parents d'un autre enfant. Pourtant le résultat est complètement différent.
La manière de raconter est différente, le lieu est différent (une planète enneigée et intimiste, contre une bataille spatiale entre maintes unités) les caractères sont différents, les émotions sont différentes.
Et ici, clairement j'ai moins apprécié. Avec un personnage centrale bravache et fièrement militaire, courageuse mais avec toute l'arrogance d'une personne hautement intelligente, légèrement prétentieuse mais hyper douée, il est difficile de s'attacher à un tel personnage qui lui-même mais une réelle distance dans ses sentiments. Pourtant, on le vante comme sachant faire régner une ambiance de confiance mutuelle avec son équipage. Mais il sait marquer son rang et tenir ses distances…
Il manque une pointe de sentiment dans tout cela.
Et puis le dessin correct ne m'a pas passionné. Trop d'imprécisions dans les visages et dans les corps. Pourtant, je ne peux qu'encourager le dessinateur et le coloriste qui montrent malgré tout de belles choses et qui rendent la lecture de cet album plutôt agréable.
Sympa uniquement pour le fond de l'histoire qui pourrait se résumer en deux phrases. Pour le reste un manque d'originalité certains.

Un album plutôt bon dans la série même si je trouve son intérêt limité.
Pourtant je l'ai plus apprécié que le précédent surement parce que le mélange des émotions et sentiments est mieux géré et mieux orchestré. IL y a une plus grande pointe de drame qui donne plus d'humanité de de vie à cet album. Les trois clans engagés dans cet album apportent chacun des éléments bien distincts et ont chacun un intérêt certain. La fin de l'album est surprenante et clos l'album de belle manière.
Un scénario bien construit, suffisamment original et des personnages aux caractères intéressants, variés et bien utilisés on provoqués mon intérêt.
Peut-être aussi les multiples références ont-elles joué avec mes souvenirs et fait pencher la balance du bon coté !
Le dessin malgré quelques légères imprécisions et des couleurs informatiques trop voyantes sont malgré tout de très bonnes factures et nous plonge avec facilité dans cet univers.