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Tome 1 : Le premier vrai super-héros
 

Kick-Ass, tome 1 : Le premier vrai super-héros

 
 

Résumé

Kick-Ass, tome 1 : Le premier vrai super-hérosAfin d'acceder au résumé de Kick-Ass, tome 1 : Le premier vrai super-héros, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Kick-Ass, tome 1 : Le premier vrai super-hérosKick-Ass débarque en France! Evidemment Panini n'allait pas laisser passer ça, le film sort le mois prochain, hinhin... Cette série de l'étonnant Mark Millar parue initialement en 8 épisodes reliés sous un même TPB aux Etats Unis a évidemment été coupée en deux par notre éditeur français de comics préféré, re-hinhin. Bon, allez à 11 euros, ça ira.

Bref, c'est avec joie que je lis les BD de Millar et je crois que c'est la première création originale que je lis de lui. Kick-Ass a des allures de BD pour ado mais on est loin de tomber dans le super héros cul-cul. C'est justement ce que cette BD ne fait pas car la réalité et la violence sont de mise.

Le jeune David, évolue a notre époque et dans un contexte de bon ado geek qui se respecte. Il lit des BD, joue aux jeux-vidéo et télécharge des séries sur le net. Mais c'est un ado, donc il doit trouver un truc à faire car il s'ennuie quand même. L'idée lui vient de devenir un héros comme dans les comics qu'il lit. Il se rendra vite compte que ça se passe pas comme dans les BD car il va prendre cher, très cher.

Tout est brut de pomme, Millar nous sort un scénario casse baraque avec une facilité déconcertante. C'est super bien écrit, comme d'habitude mais c'est surtout ultra réaliste. Tout tourne autour du personnage principal, beaucoup en voix off comme la majorité des comics mais Millar sait y faire.

Je ne crois pas avoir jamais lu des BD dessinée par John Romita Jr, mais j'ai plutôt apprécié. En tout cas on peut dire qu'il est à l'aise avec les scènes de baston et le sang. Le dynamisme du dessin et le trait gras apportent beaucoup à l'action et renforcent surtout la violence de certains passages.

J'ai vraiment apprécié cette première partie qui je pense n'est qu'un avant goût de la suite qui s'annonce détonante. Dommage que Panini n'ait pas édité tout d'un coup, mais le second ne devrait pas trop se faire attendre vu que le film sort sous peu chez nous.


Chronique rédigée par Fa le 27/03/2010
 
 
Statistiques posteur :
  • 65 (36,72 %)
  • 96 (54,24 %)
  • 16 (9,04 %)
  • Total : 177 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.10
Dépôt légal : Mars 2010

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Kick-Ass, tome 1 : Le premier vrai super-héros, lui attribuant une note moyenne de 4,10/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

13 2 2011
   

On me conseillait la lecture de cette série depuis des mois, et voici donc qu'à l'aune d'un cadeau d'anniversaire, je me suis fait offrir les deux tomes publiés chez nous par Panini.

D'emblée, on est propulsé dans l'univers qu'à imaginé Millar, un univers bien différent des comics habituels où tout est pour le moins réaliste, sans super-pouvoirs. Et c'est dans cet univers que le jeune David va peu à peu passer du statut de lecteur fanatique de comics à aspirant super-héros en costume.

Psychologiquement super bien foutu, narrativement au poil, ce premier tome fonctionne comme une bonne grosse beigne en pleine poire, à l'image de la déculotté que se prend David lors de sa première confrontation avec des loubards du cru. Une confrontation qui tourne pour le moins mal, mais qui ne va pas réussir à entamer la motivation du jeune garçon, qui va rapidement remettre le couvert.

Le dessin de John Romita Jr colle parfaitement à la série, et propose quelque chose d'original qui se démarque de ce qu'on voit actuellement dans le comics mainstream. C'est également assez agréable de pouvoir lire un comics où la colorisation n'est pas ultra-bright, comme peut l'être celle de moults séries de super-héros ces dernières années.

Si vous ne l'aviez pas compris, ce premier tome est une vrai réussite. Une exploration originale de la pop-culture américaine, à l'image d'un Powers (même si les deux séries n'ont pas le même rapport à la violence).

Je fonce direct lire le tome 2.

3 6 2010
   

Voici un très bon moment de lecture, à conseiller dans ces moments de grisaille. Alors que le film est sorti en France, il est de bon ton de découvrir la bd Kick-Ass écrite par Mark Millar, déjà auteur des remarqués "Ultimates" ou "Wanted" chez Marvel et dessiné par l’immense John Romita Jr. Dommage, cependant que Panini ne sorte que le premier tome de la série…
L’histoire est vraiment originale et bénéficie d’une bonne dose d’humour. Mais, attention, ce livre n’est pas à mettre dans toutes les mains car il traduit une certaine violence. Voir une petite fille de 10 ans dessouder des membres de la mafia a un côté réellement subversif, il n’en reste pas moins que le message est plutôt à prendre au 14ème degré.
On se prend très vite d’affection pour les personnages, que ce soit notre pauvre Dave et son ridicule collant vert tellement représentatif de cette génération geek adepte des réseaux sociaux et de youtube ou encore Hitgirl et son père Big Daddy qui eux ne font pas dans la dentelle. Ceux-ci sont de vrais super-héros, même s’ils n’ont pas de super-pouvoirs et se transforment en justiciers expéditifs.
On attend donc la suite avec impatience.

28 5 2010
   

C'est avec une certaine curiosité que j'ai abordé cet album, pour une création originale de Millar, un des plus prolifique scénariste des comics de Supers et quelle ne fut pas ma surprise d'y voir la signature de JR Jr au dessin. C'est simple, je me suis entendu dire : "Hé, il fait autre chose que Spider-Man !"
Deux références incontournables de la Maison des Idées qui ont décidé d'en prendre le contre-pied, je me devais de m'y pencher...

Premier constat: ce "Kick-Ass" porte vraiment bien son nom : dès la première page, on sait qu'on va avoir à faire à du costaud et qu'on va se faire bouger.
Les présentations avec David ne ressemblent pas aux mondanités : ce gosse nous explique comment il en est arrivé à se faire électrifier les bijoux de famille par des brutes mafieuses. Flash-back : comme beaucoup d'ados, il rêve d'être un Super-Héros. Mais ce gamin n'est pas tout à fait "normal" : il va se dégoter une panoplie (on dit un costume, Monsieur !), traîner un peu et s'improviser justicier. Et ce qui doit arriver arrive : fractures des jambes, hospitalisation, six mois hors service. Mais ça ne va pas pour autant le faire renoncer. Rebelote. Cette fois-ci il s'en prend à un dealer et au moment où il va se faire une nouvelle fois super éclater, une gamine de 10 ans qui n'a rien à envier à Umma Thurman dans Kill Bill débarque pour lui venir en aide et découpe tout le monde...

Ça fait bien longtemps que je n'avais vu un comics aussi déroutant. Il y a un contraste saisissant avec la personnalité attachante de David et la violence rendue de façon incroyablement réaliste, voire gore. On sait bien que les meilleures intentions forment les pavés qui mènent à l'Enfer et c'est précisément le sentiment que l'adage s'applique à la lettre au personnage principal qui est ressenti à la lecture de son histoire.
L'essentiel de la narration repose sur son monologue, qui s'adresse au lecteur. Ce procédé assez classique fonctionne ici à merveille et crée une empathie avec cet ado qui ressemble quelques fois à un certain P.P.
Les références au comics sont d'ailleurs nombreuses et forment un clin d'œil des auteurs à leur propre travail. Elles raviront plus d'un lecteur.

C'est vraiment la psychologie du personnage, dans une société actuelle, qui est le fondement de ce récit et qui lui confère toute son originalité.
Je me méfie toujours de la promotion avec superlatifs à laquelle s'adonnent souvent les éditeurs, mais pour cette fois, j'ai bien l'impression que cet album mérite d'être considéré comme un évènement dans les comics...

1 5 2010
   

En apparence, Dave Lizewski est un lycéen comme les autres. S’inspirant des nombreux comics qu’il dévore, il décide cependant de franchir le pas et d’entrer dans la peau de ses idoles. Emballé par ses premières balades nocturnes sur les toits dans un costume confectionné main et excité par le simple fait de porter son déguisement sous ses vêtements civils, Dave décide de passer à la vitesse supérieure et de mettre un frein au crime dans la ville de New-York. Tabassé, poignardé, grièvement blessé et laissé pour mort, sa première intervention est un véritable désastre. La vie de super-héros s’annonce donc bien plus difficile que dans les comics et suivre leur exemple peut s’avérer mortel …

Mark Millar ("Wanted", "1985", "The Authority", "Civil War", "Ultimates") est un scénariste qui ose prendre des risques et qui a l’habitude de surprendre en livrant des récits modernes qui s’amusent à bousculer l’ordre établi. Cette nouvelle série qui s’inspire du rêve de la plupart des adolescents fans de comics et le confronte à la dure réalité de notre monde, ne déroge pas à la règle. Le fait de prendre un gamin comme héros et de le mettre en pièces au fil des pages est une démarche aussi lumineuse que choquante. L’empathie avec cet ado qui doit faire face à des rumeurs désopilantes, qui communique via MySpace et qui devient populaire via YouTube, est immédiate et renforcée par une narration à la première personne qui accompagne brillamment le cheminement psychologique qui le pousse à embrasser une destinée super-héroïque.

Cette approche réaliste et dénuée de pouvoirs de l’auteur se retrouve quelque peu bousculée par l’apparition surprenante de Hit-Girl. Cette jeune fille de onze ans qui transperce ses ennemis à coups de sabre, sous le regard consentant de son collègue adulte, fait décoller la violence de façon exponentielle. Si les scènes gores n’ont rien à envier à celles du Punisher au sein de sa collection Max et que cette véritable boucherie se retrouve encore amplifiée par les dessins dynamiques et riches en hémoglobine de John Romita Jr., le ton décalé et la narration teintée d’humour ne manquent heureusement pas d’entretenir le second degré de cette saga décoiffante.

Cette série en huit épisodes qui aborde l’héroïsme de manière politiquement incorrecte en confrontant les fantasmes d’un ado obnubilé par un univers fictif à la dure réalité, fait un véritable carton outre-Atlantique. Un solide filon qui n’aura d’ailleurs pas tardé à trouver la voie du grand écran avec une adaptation cinématographique éponyme prévue pour le mois prochain.