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L'autre Terre
 

Justice League : L'autre Terre

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Justice League : L'autre Terre« Justice League: l’autre Terre » est un récit de Grant Morrison, illustré par Frank Quitely. Deux pointures donc, qui ont travaillé ensemble sur de nombreux projets, que se soit pour DC/Vertigo ou Marvel. Le récit actuel, sorti en 2000 a déjà été publié à l’époque par Panini, mais Urban nous gratifie ici d’une superbe édition remplie de bonus.

Tout le monde connait la Justice League, les plus grands héros de la Terre. Mais comme vous le savez sans doute, l’univers DC comprend de nombreuses Terres parallèles. Cette aventure se situe après « Crisis on infinite Earth » et commence par l’arrivée sur Terre d’Alexander Luthor.
Ce Luthor-ci n’est pas le génie maléfique que nous connaissons mais le pendant positif du personnage que nous connaissons. Il est issu d’un univers parallèle ou la JLA a été remplacée par le « Crime Syndicate of Amerika », des vilains ressemblants comme une image inversée de nos héros. Ainsi on retrouve Ultraman, Owlman ou Superwoman, qui règnent en maitre sur leur Terre.
Le bon Luthor va venir demander de l’aide à la JLA pour essayer de délivrer sa planète contre ces maitres du mal.
L’aventure de Morrison bien qu’assez simple en apparence, va trouver son intérêt dans les détails que le scénario va receler. Bien entendu, il aurait été tellement simple de faire passer les bons pour des méchants et vis versa, sans rien changer d’autre. Pourtant les origines des héros et vilains ont été assez finement retravaillées, tout en essayez de garder l’essence des personnages. Ainsi Johnny Quick est un junkie accro à une drogue qui fait de lui un bolide, Superwoman n’est autre que Lois Lane promue en femme fatale et Owlman semble avoir des comptes à régler avec l’inspecteur Thomas Wayne.
Le dessin de Quitely est toujours aussi réussi même si on l’a connu avec de meilleurs coloristes, mais son trait si particulier reste reconnaissable entre tous.

« Justice League: l’autre Terre » est une bonne aventure, simple en apparence mais assez surprenante, qu’on se prend à demander du rab’. Morrison et Quitely forment une équipe qui fonctionne et proposent un récit qui même après 15 ans garde une belle énergie.


Chronique rédigée par sigmar le 21/06/2014
 
 
Statistiques posteur :
  • 141 (30,32 %)
  • 134 (28,82 %)
  • 190 (40,86 %)
  • Total : 465 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.00
Dépôt légal : Juin 2014

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Justice League : L'autre Terre, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

30 8 2014
   

Grant Morrisson est un scénariste qui adore dépoussiérer les vieilles choses. Ici, il s’attaque aux personnages du Syndicat du Crime, une version maléfique de la Ligue de Justice, créée par Gardner Fox et Mike Sekowsky dans les années soixante et qui était rangée dans les placards de DC Comics depuis la fin des années quatre-vingt.

Quand on s’imagine Grant Morrisson s’attaquant au concept des Terres Parallèles et dépoussiérant les versions inversées des célèbres super-héros de DC dans ce monde alternatif, on s’attend tellement à un récit hyper compliqué qu’on aurait presque tendance à prendre préventivement une aspirine. Et bien non, à la surprise générale, l’auteur offre un scénario hyper accessible où la Justice League est appelée à la rescousse par Alexander Luthor, le dernier héros d’une planète jumelle de la Terre, où le Syndicat du Crime fait régner la terreur.

Mais attention, accessibilité ne rime pas forcément avec simplicité. Le scénariste écossais ne se contente en effet pas de proposer une belle baston entre la JLA (Justice League of America) et le CSA (Crime Syndicate of Amerika), qui se conclurait pas une cuisante victoire du Bien sur le Mal. Il évite d’ailleurs toute confrontation entre les deux équipes et se concentre sur l’essence même des deux mondes. Chacune des équipes se retrouve ainsi dans le monde de l’autre, mais aucune ne parvient à modifier l’ordre naturel des choses, le Mal triomphant toujours dans l’un et le Bien dans l’autre. Cette fatalité qui, dans un environnement qui, par nature, est vouée à privilégier le Mal, transforme chaque bonne action en une anomalie qu’il faut corriger, est approfondie avec intelligence par l’auteur, sans pour autant complexifier inutilement l’histoire.

L’autre force du récit est la caractérisation des personnages, Morrisson s’en donnant à cœur joie avec les versions maléfiques de Superman (Ultraman), Batman (Owlman), Wonder Woman (Superwoman), Green Lantern (Power Ring) et Flash (Johnny Quick). Quel plaisir de découvrir une version bad-ass de Superman , un Gordon chef de la mafia de Gotham ou une Superwoman en salope perverse.

Visuellement, Frank Quitely propose une mise en images d’une lisibilité exemplaire et force est de constater que le duo de "All Star Superman" fonctionne de nouveau à merveille. L’ouvrage est en plus agrémenté d’un bonus de près de quarante pages, comprenant notamment des extraits du script original et de nombreux croquis.

Profitant de la publication de l’event « Forever Evil », qui replace également les membres du Syndicat du Crime sur le devant de la scène, Urban Comics a donc la bonne idée de revenir sur cette très bonne collaboration entre Grant Morrison et Frank Quitely.