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Tome 5 : La 2,333è dimension
 

Julius Corentin Acquefacques, tome 5 : La 2,333è dimension

 
 

Résumé

Julius Corentin Acquefacques, tome 5 : La 2,333è dimensionAfin d'acceder au résumé de Julius Corentin Acquefacques, tome 5 : La 2,333è dimension, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Julius Corentin Acquefacques, tome 5 : La 2,333è dimensionQue dire de plus par rapport aux critiques des précédents albums ?
Pas grand chose.
C'est toujours impeccablement scénarisé, avec encore plus de petits clins d'oeils humoristiques, le noir et blanc est toujours utilisé avec une grande maestria.
Une petite nouveauté, Mathieu utilise un procédé de lecture 3D grâce à des lunettes spéciales fournies dans l'album, ce qui renforce encore l'originalité de cette série.
Petit bémol, plus j'avance dans cette aventure onirique, plus je me dis que Julius est le digne héritier de "Philémon".

La filiation est évidente, voire trop évidente dans ce tome. Les ressorts de l'intrigue et les dialogues se rapprochent parfois de façon presque "plagiaire" du personnage de Fred, ce qui me pose un petit problème de conscience...
Mais bon, on arrive facilement à oublier ce détail quand on se laisse porter par le talent de l'auteur.
En résumé, un bon 5è tome, un bon moment de lecture, et si vous aimez "Julius" procurez vous d'urgence tous les "Philémon", indispensables !!


Chronique rédigée par pierrino le 04/04/2004
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Statistiques posteur :
  • 32 (94,12 %)
  • 1 (2,94 %)
  • 1 (2,94 %)
  • Total : 34 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.08
Dépôt légal : Mars 2004

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Julius Corentin Acquefacques, tome 5 : La 2,333è dimension, lui attribuant une note moyenne de 4,08/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

6 10 2018
   

Dans le tome précédent, on pouvait avoir l'impression que l'auteur avait fait le tour de son sujet, ayant joué avec les cases, le temps, la pagination, et l'absurde dans tous les sens. Avec ce cinquième tome, Mathieu nous prouve qu'en la matière, on peut encore aller plus loin. Le scénario s'articule autour de ce point de fuite qui aurait été perdu, un point de fuite qui déséquilibre le dessin, et qu'il est absolument nécessaire de retrouver. On appréciera bien sur l'aptitude du dessinateur à jouer avec ce point de fuite, alternant entre la 2D et la 3D dans le dessin, jusqu'à ce que l'on arrive à ces pages où il faut chausser des lunettes 3D pour apprécier encore davantage l'histoire : le spectacle est surprenant et saisissant, présentant des pages de BD en 3D de toutes beautés. Par ailleurs, dans des ouvrages précédents, l'auteur avait déjà marqué sa volonté de considérer sa BD comme un univers duquel on pouvait sortir, avec un héros qui passait de cases en cases. Ici, il va plus loin, puisque son héros quitte l'univers de sa BD pour se rendre dans l'univers de la BD, allant jusqu'à proposer quelques planches de certains de ses amis dessinateurs. Mathieu joue ici avec les perspectives, certes, mais également avec cette idée de l'intérieur et de l'extérieur d'une BD, et les lunettes 3D permettent de véritablement faire sortir le dessin du support papier. L'expérience graphique est géniale. De plus comme elle est supportée par un scénario qui se veut linéaire (autant que cela puisse être faisable dans un univers absurde), on n'a pas l'impression ici d'une expérimentation gratuite, où l'auteur a cherché à se faire plaisir en oubliant le lecteur : l'ensemble reste cohérent ce qui, dans cette série, est une performance en soi.

Mathieu nous prouve, avec cet album, qu'il est capable de repousser toujours plus loin l'absurde, et surtout, le jeu avec l'objet qu'est la BD pour entremêler différentes réalités. On est sur de la très grande créativité.

16 6 2011
   

Je pensais que Marc-Antoine Mathieu avait totalement exploité les limites de son univers et ne pourrait plus me surprendre. J’avais tort !

Dans cette nouvelle histoire à dormir debout, Julius Corentin Acquefacques ne se retrouve plus enfermé dans un environnement où l’espace est limité et soigneusement rationné, mais doit se rendre dans l'inframonde, un endroit situé au-delà du rêve et de la réalité, pour y retrouver … un point de fuite. Il faut dire que sans ce point qui sert de repère aux lignes de fuites et permet ainsi de donner du volume à une représentation en 2D, le monde de Julius Corentin Acquefacques manque cruellement de profondeur. Du coup, les personnages se retrouvent dans une dimension située quelque part entre la 2D et la 3D, la 2,333ème dimension pour être précis. Vous imaginez l’horreur pour le dessinateur ?

Afin de réparer ce monde sans perspectives, notre fonctionnaire au Ministère de l'Humour se rend donc dans un univers riche en surprises. De cases qui s’envolent à un passage en 3D pourvu de lunettes adaptées, en passant par des brouillons crayonnés et des univers parallèles dessinés ("La Mouche" de Trondheim et "La fièvre d'Urbicande" de Schuiten et Peeters), l’aventure proposée par l’auteur déborde une nouvelle fois d’intelligence et de créativité. Marc-Antoine Mathieu continue de jouer avec les codes graphiques, sort ses personnages des cases et repousse une nouvelle fois les limites du support.

Si les jeux de mots sont une nouvelle fois jubilatoires, il faut également applaudir ce passage où la 3D est parfaitement exploité. Il suffit de jeter un œil au hors-série de l’excellente série "Mutafukaz" (It came from the moon !) pour constater que ces lunettes 3D n’apportent pas toujours un plus au récit.

Une série coup de cœur et des tome 1, 3 et 5 qui sont exceptionnels !

15 11 2008
   

JC Acquefacques égare par accident un point de fuite, le point essentiel pour créer une belle perspective en BD. Et voilà la dernière trouvaille de l'auteur : nous livrer un récit où la dimension est au cœur du débat.

Contrairement au tome précédent qui m'avait déçu, je trouve cet album très réussit. Avec la perte du point de fuite, l'album exploite les possibilités offertes par le dessin en 2D (personnages et décors plats et donc sans reliefs), puis vient le passage en véritable 3D. Le procédé avec les lunettes "rouge et bleue" est archi connu, mais il est ici terriblement bien exploité.

Les dialogues sont fins et emprunts d'humour. L'absurdité du récit de M-A Mathieu est un régal (car bien qu'absurde, l'histoire est très cohérente). L'album fourmille d'idées originales. Ouf ! Le tome précédent très moyen n'était qu'un accident.

8 12 2006
   

Mathieu ne cesse d'innover dans la création de ses scénarios. En fait, cet opus n'est pas le meilleur d'un point de vue purement scénaristique. Non, le scénario prend son envol avec une idée toute autre, le travail en trois dimensions ! Oui, voici la première bande dessinée à ma connaissance qui fournit une paire de lunette rouge/verte afin de pouvoir un bon tiers de l'histoire ! Sans ces lunettes, attention le mal de tête ! (j'ai essayé de les mettre à l'envers, et là, le devant cherche à passer derrière et vice versa et ça fait très mal au cerveau…)

Cette expérience unique, à ma connaissance, m'a enchanté. La Bande Dessinée prend vraiment une nouvelle envergure ! Le dessin de Mathieu en Noir et Blanc, au trait précis et aux couleurs pleines, se prête parfaitement à cet exercice de style.

Le sujet, la perte d'un point de fuite dans la réalité, due à un rêve évadé de la tête de Julius, se prête parfaitement à cette idée incongrue. Plus de point de fuite, donc plus de perspective. Et ajouter la 3D donne du poids à cette idée loufoque de l'auteur.

Le scénario bien construit est cependant un peu moins lyrique, un peu moins onirique que certains autres opus que j'ai pu lire, mais l'auteur joue alors sur les mots et la perte d'un point de fuite enlève forcément des perspectives scénaristiques…;)

Bref, encore une merveilleuse production complètement atypique de Mathieu qui décidément à un univers auquel j'adhère à 100% !

18 9 2004
   

Julius continue ses aventures originales. Il nous en donne toujours plus et se livre sans retenue. Il est déformé, plié, colorié en rouge et vert: il ose tout.
Une fois de plus, Marc Antoine Mathieu sait nous surprendre et nous attirer par sa créativité de chaque moment, ou presque.
Certaines des pages de cet opus resteront d'ailleurs dans mon anthologie de la BD (déformations, reliefs).
Certes, comme souvent dans cette série, les idées prennent le dessus sur l'histoire, mais c'est tellement décalé que c'en est supportable.
C'est de la réflexion, de l'intelligence, de la BD originale et créative.
Malgré tout, comme pour les autres tomes de la série, je reste toujours un peu sur ma faim. Il manque ce petit bout de "je ne sais quoi" qui l'érigerait au statut de perfection.
Mais, à force de tourner autour, il va bien nous refaire un Chef d'Oeuvre, le Monsieur ?