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Tome 1 : Les Russes sur la lune !
 

Jour J, tome 1 : Les Russes sur la lune !

 
 

Résumé

Jour J, tome 1 : Les Russes sur la lune !Afin d'acceder au résumé de Jour J, tome 1 : Les Russes sur la lune !, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Jour J, tome 1 : Les Russes sur la lune !Et si ? ... C'est tout l'objet de cette série, qui annonce déjà des tomes aux titres prometteurs. Ici, c'est donc la conquête spatiale qui est abordée, avec comme hypothèse de départ, une victoire de l'URSS et ces conséquences.

C'est un reproche que je fais souvent, surtout pour ce genre de série, mais le dessin manque cruellement d'identité. C'est très réaliste, mais il manque quelque chose pour que Buchet nous fasse pénétrer dans le bouquin. On passe donc en surface sur ces dessins qui sont bons mais insipides. Il suffirait pourtant de sortir un peu des jalons, d'ajouter une touche plus personnelle pour que l'illustration prenne une dimension supplémentaire, ce qui tirerait tout l'album vers le haut.

Et cela ne lui ferait pas de mal à l'album, d'être tiré plus haut. Parce que sous la promesse alléchante de la couverture, se cache un scénario bien surprenant. L'histoire est bonne, peu originale mais bonne quand même ; par contre je suis complètement resté sur ma faim. Moi qui attendait presque une fresque peignant un futur bouleversé, un monde communiste, je me retrouve avec ... une anecdote. Je l'admet, cette anecdote est assez colossale, mais au final, pour raconter cela, il n'était pas utile de faire gagner la course à l'espace aux Soviétiques.

Encore une fois, le tapage a un peu tué le scénario. Sous une mise en scène moins "tape à l'œil", j'aurais certainement dit que cet album était très bon. Mais quand on est grandiloquent, il n'est pas bon de passer à côté.

Une lecture à faire sans rien en attendre, sinon on a la sensation de passer pour un pigeon.


Chronique rédigée par salopeto le 03/09/2010
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 2,50 Scénario
  • Dessin : 3,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 2.83
Dépôt légal : Avril 2010

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Jour J, tome 1 : Les Russes sur la lune !, lui attribuant une note moyenne de 2,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

9 8 2018
   

Dès les premières pages, j'ai très vite accroché au principe : on réécrit l'histoire avec un grand H, en partant du principe qu'un grain de sable dans la machine pourrait à un moment donné inverser le cours de l'histoire. Et c'est vrai que tout au long des premières pages, quand on voit la réaction Américaine, on s'attend à un gros clash final. Malheureusement, le pétard fait long feu, et on part sur une toute autre affaire : un trafic entre les différents protagonistes des deux camps, sur la lune, qui ont compris que la rivalité entre leurs chefs les concerne finalement très peu. C'est vrai que tout ça ne nous mène pas à grand chose.

Le dessin est excellent, en tout cas je l'ai beaucoup apprécié, de même que j'avais et que je continue à apprécier les pérégrinations de Nävis dans "Sillage". Buchet est très à l'aise dans ce contexte Space-opéra de science-fiction et le trait dynamique nous entraîne page après page. Les couleurs sont un peu froides, mais je ne trouve rien à redire de plus.

C'est bien sûr le scénario qui va m'empêcher d'accorder à ce tome toutes les étoiles qu'il aurait pu mériter. Il y a un pitch alléchant, le fameux "What if", appelé Uchronie par les spécialistes du genre : que serait-il arrivé si ... ? Et pourtant, on tombe rapidement dans une intrigue qui aurait très bien pu se passer de ce thème. Par exemple, dans un avenir proche, Américains et Russes installent chacun une base sur la lune, et voilà ce qui en découle. Parce que, ce que le scénario fait semblant de totalement ignorer, c'est que les Américains, une fois accompli le premier pas sur la lune, on considérablement freiné leurs ambitions, et n'y ont jamais installé de base. Si les Soviétiques sont vainqueurs de la course à l'espace, pourquoi se donnent-ils tant de mal ? En sont-ils à l'époque seulement capables ? Il manque quelque part dans ce scénario une bonne raison de faire tout ça, et la réaction épidermique des États-Unis après s'être fait coiffer sur le poteau n'est pas crédible.

Mais ma note globale restera généreuse, car c'est globalement pour moi un bon moment de lecture, même si au final je regrette que le pitch semble sous-exploité en fin de compte. C'est peut-être la volonté des auteurs d'éviter un grand n'importe quoi dans le délire des univers parallèles, ils ont peut-être raison. La lecture était divertissante, on ne s'ennuie pas, j'ai lu jusqu'au bout pour connaître la chute, ce sont quand même des points plus que positifs qui résument ce qu'on attend d'une bonne BD. À lire, donc.

5 10 2015
   

Ce premier tome de Jour J ne remplit pas véritablement son objectif parce que la situation nouvelle introduite, à savoir que les Russes sont les premiers à mettre le pieds sur la Lune, n'a pas de véritable impact sur notre propre Histoire. La guerre froide continue, comme celle que l'on connaît dans les livres d'histoire, avec un URSS un poil plus puissant, mais pas non plus hégémonique. Du coup, on voit mal en quoi le fait que ce soit les Soviétiques, et non les Américains, qui posent le premier pied sur la Lune est vraiment marquant pour cette uchronie.

Par ailleurs, j'ai un problème de crédibilité. Les bases qui ont poussé comme des champignons sur la Lune me semblent un peu exagérées. Parce que, si cela avait été si facile, on l'aurait certainement fait, guerre froide ou pas. Ce qui s'y passe est également caricatural : que ce soit les gradés de chaque camps qui dégainent rapidement leurs armes ou leurs bombes lorsqu'ils découvrent la situation est peu crédible. Tout comme d'ailleurs le troc entre les deux camps lunaires : vodka contre cannabis... un peu navrant.

Heureusement, au-delà, il y a une beau message humaniste, qui sauve un peu l'ensemble. Mais fallait-il vraiment inventer cette histoire sur la lune pour donner vie à l'étendard de la réconciliation entre Américains et Soviétiques ? J'en doute fortement. Il y a comme un décalage entre les moyens développés et le résultat, d'autant que la fin de l'histoire se termine un peu en noeud de boudin. La naissance d'un enfant comme catalyseur de paix entre deux camps qui s'affrontent est bien mieux traitée dans "Saga" que dans cette uchronie.

Il reste donc un joli message, ainsi qu'un petit suspense en milieu d'ouvrage, le lecteur cherchant à savoir ce qui s'est passé dans la station russe. Une intention louable et une jolie idée d'uchronie, malheureusement un peu gâchée par des comportements peu naturels, voire caricaturaux, même dans un contexte de guerre froide : si les subalternes ont su faire preuve de pragmatisme, pourquoi les supérieurs n'en sont-ils pas capables... ils sont pourtant censés être dotés de plus de sang froid...

23 1 2011
   

La série Jour J repose sur le principe de l'uchronie : inventer l'histoire telle qu'elle n'a pas eu lieu parce qu'un événement ne s'est pas déroulé tel que nous l'avons connu. Un seul paramètre change, et c'est tout le cours de l'histoire qui s'en trouve dévié.

Dans cet album, les scénaristes imaginent qu'un minuscule astéroïde a entraîné l'échec de la mission Apollo XI et que les Soviétiques ont, les premiers, débarqué sur la Lune. Les premières pages sont essentielles : il faut qu'on y croie ! et je dois avouer que leur lecture m'a donné quelques frissons dans le dos (très belles paroles historiques à l'occasion du premier pas sur la Lune).

Après, ça se gâte. Le monde imaginé n'est pas si différent du monde réel, la trame historique n'est pas si modifiée que cela, comme le disait Salopeto dans sa critique. On pouvait imaginer l'URSS retirant un prestige considérable de cet exploit, imposant ses valeurs. Il n'en est rien et la fin laisse un arrière-goût décevant.

On aperçoit Poutine et Elstine avec, évidemment, une autre carrière. Mais je crains qu'il y ait eu une confusion car, au détour d'un dialogue, on y lit une allusion à la vie de Gorbatchev (lorsqu'ils parlent de la ville de Stavropol). L'impression que j'ai, c'est d'avoir lu un album avec une excellente idée de départ, mal exploitée.

6 9 2010
   

Jusqu'au deux tiers de ce tome, je trouvais que l'histoire se tenait bien.

Certes, j'ai tiqué à l'image de ces deux bases lunaires créées dès 1975 (elles sont sensée avoir 4 ans au moment du récit), à peine 6 ans après le premier alunissage. Avec tout le budget qu'on peut imaginer, je vois mal comment ces réalisations excessivement difficiles en terme de logistique et de technologie auraient pu être achevées.
Mais pour le reste, je trouvais l'idée intéressante. Intrigué par le mystère de ce qu'il se passait sur la Lune entre ces astronautes et ces cosmonautes, j'ai trouvé que c'était assez plausible et plutôt bien trouvé. En outre, le dessin est plaisant et de bonne qualité.

Tout aurait bien été sans la réaction du militaire américain sur la fin, réaction que j'ai trouvée caricaturalement exagérée. J'ai du mal à penser qu'un soldat puisse être endoctriné au point de devenir aussi stupide et violent alors même qu'il est sans ordre et sans la pression de l'armée sur son dos.
Ce qu'il se passe à cause de lui a partiellement gâché ma lecture car j'ai trouvé les ficelles un peu grosses à ce moment là. De même, j'ai trouvé la toute fin trop facile, trop "tout est bien qui finit bien" sans que rien vienne vraiment expliquer comment les personnages se débrouillent pour s'en sortir aussi bien.
Et il y a aussi cette double page vers la fin de l'album, celle avec les présidents des USA et d'URSS, qui aligne les clins d'oeil : Watchmen, Space Marines, Thunderbirds, Star Wars... Un clin d'oeil unique m'aurait amusé mais autant d'un seul coup jusqu'au tableau représentant l'Etoile Noire en approche de la base rebelle, ça m'a donné l'impression que le récit tournait soudainement à la farce. Dommage...

Mais bon, j'ai quand même aimé l'originalité et la certaine audace de ce scénario qui sort un peu des chemins battus. J'ai trouvé ma lecture divertissante même si, à cause de ses quelques grosses ficelles, je n'en garderai pas un grand souvenir.

6 9 2010
   

Ce premier tome de "Jour J" inaugure une nouvelle série uchronique proposée par les éditions Delcourt. Construite sur base du concept «What if ?», bien connu des lecteurs de comics, cette saga prévue en cinq tomes (trois one-shots et un diptyque) commence donc par une revisite de la conquête spatiale.

« Et si ? » les soviétiques avaient posé le premier pas sur la Lune en 1969, coiffant ainsi les américains sur le fil … qu’aurait été l’équilibre capitaliste/communiste sur Terre. Si le concept de base est alléchant, cette revisite de la guerre froide s’avère cependant vite accessoire. Le véritable thriller se déroule en effet sur la surface lunaire, réduisant bien vite cette réécriture rapide et sommaire de l'Histoire à un détour peu abouti. Si les péripéties lunaires finales proposées par Fred Duval et Jean-Pierre Pécau s’avèrent finalement assez distrayantes, l’aspect uchronique de l’ensemble laisse cependant une impression fort mitigée.

Le graphisme proposé par Philippe Buchet ("Sillage") est loin d’être déplaisant, mais ne suffit pas à combler les lacunes scénaristiques de ce premier tome.

Déçu !