46 616 Avis BD |20 224 Albums BD | 7 891 séries BD
Accueil
Toutes ses machines
 

John Constantine Hellblazer : Toutes ses machines

 
 

Résumé

John Constantine Hellblazer : Toutes ses machinesAfin d'acceder au résumé de John Constantine Hellblazer : Toutes ses machines, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de John Constantine Hellblazer : Toutes ses machinesUne nouvelle aventure du très spécial détective John Constantine n’est jamais une mauvaise chose à se prendre sur le coin de la face… Surtout que, dans le cas présent, le résultat est plus que réussi ! Parlons tout d’abord du dessin : beau, je n’irai pas jusqu’à dire orgasmique (sisi, je suis sûre qu’il y en a parmi vous à qui une belle planche à déjà fait cet effet) mais le dessinateur à un talent évident et un trait bon et juste… Certaine planche son magnifique est fourmille de détails. L’ambiance est lourde, à la limite du malsain et le coloriage, excellent, souligne ce côté sombre, étouffant, désespérant… Manoco joue énormément sur les ombres et le fait avec talent, rajoutant une couche de noirceur. Le découpage est réussi sans inventer le fer à repasser pour l’occasion. Cependant, le dessinateur ose un superposage de cases bien placé et fait des choix parfois très stylisé pour soulevé une mise en scène tout aussi remarquables. A noter que l’encadrage des cases est généralement travaillé et ne se contente que rarement d’une simple petite ligne séparatrice. Je disais juste avant que le dessinateur aime faire dans le stylisé et cette œuvre l’est. Non pas à outrance, mais elle reflète une ambiance détective des années 70 tout à fait appréciable sans pour autant être caricaturiste.

Le personnage de Constantine est typique diront certains, moi je pense qu’il faut remettre les choses dans le contexte de l’époque à laquelle le personnage à été créer. Secundo, derrière ses aires éternellement blasé, Constantine se révèle bien plus humain qu’il n’y parait et ses quelques réflexions personnelles nous font comprendre qu’une façade sert parfois à se protéger soi-même avant tout… Le scénario, le point fort de cette œuvre, est des plus intéressants. Cette enquête teintée de science-fiction horrifique et d’une grande dose de mysticisme nous prend aux tripes et éveille notre curiosité. On pourrait lui reprocher de ne pas être toujours très claire et je pense que c’est voulu, accentuant le côté mystérieux et surnaturel. On ne comprend pas tout ce qui se passe et le scénariste mets parfois du temps à bien vouloir nous le dire, s’il le fait ! Mais à tour de demi-mots bien placés, on fini par tout comprendre ou, tout du moins, tout ce qu’il faut savoir… Constantine n’est décidément pas un homme d’action (ce n’est pas mentionné dans cet épisode mais il souffre d’un cancer, normal me direz-vous, vu le nombre de cigarette qu’il s’enfile) et préfère se jouer de ses ennemis par la ruse. On se retrouve devant un grand théâtre de manipulations et de trahisons entre démons et autres créatures démoniaques, agrémenté du flegme et de la délicieuse insolence de père Constantine…

Puisqu’il faut finir : voici une très bonne aventure de John Constantine doté d’une ambiance en bétons et d’un scénario soigné quoique pas toujours très clair. Une bonne mise en scène agrémente le tout et nous plonge tête baissée dans cette histoire mystique comme on les aime… Notons, en fin de volume, une petite biographie des auteurs (le strict minimum) et quelques pages consacrées à l’histoire du personnage de John Constantine lui-même avec références et images à l’appui.


Chronique rédigée par Dante le 29/05/2007
 
 
Statistiques posteur :
  • 2 (10,53 %)
  • 4 (21,05 %)
  • 13 (68,42 %)
  • Total : 19 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 11,59 11,59 11,59
Acheter d'occasion : 12,67
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Février 2007

Avis des lecteurs

5 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics John Constantine Hellblazer : Toutes ses machines, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

19 3 2010
   

C'est un album que je conseille pour appréhender la série et son personnage.

Pour ce qui est de l'intrigue, je ne vois pas ce qu'on peut rajouter aux posts précédents. J' y ai parfaitement reconnu la substance de l'album: des aventures ésotériques dont la trame est assez classique, donc peu surprenantes mais bien réalisées.

En revanche, le texte narratif est très bon, dans le même ton que les dialogues (logique car il y a juste ce qu'il faut de voix-off). C'est assez cru, comme l'humour de Constantine. A l'image aussi de sa personnalité: c'est un homme taciturne, cynique, dur mais intelligent, dont les rapports avec la Morale fluctuent au gré de ses humeurs et des enjeux au centre duquel il se retrouve. J'ai aimé son côté fumeur impénitent, ses provocations mais également le stratège qui sommeille en lui. Pas le genre de type qui crée de l'empathie mais en revanche il impose le respect. Un mec, un vrai, mais qui fanfaronne pas...Plus fin que les apparences de bourrin qu'il aime à donner.

Pour ce qui est du dessin, il se trouve que c'est ma tasse de thé. J'ai beaucoup aimé le graphisme de Manco, assez réaliste, laissant la part belle aux expressions des personnages et servant également les passages les plus sombres. Les "monstres et créatures" y sont très réussis, en particulier Mictlantecuhtli, qui est tout simplement effrayant.
Le découpage des planches est réussi; il y a plusieurs pleines pages qui donnent un aspect hallucinant à l'apparition d'êtres maléfiques... Les décors sont soignés, avec une utilisation façon grand angle qui renforce aussi le sentiment d'angoisse et d'épouvante.
Les couleurs sont souvent sombres, avec des touches orange sanguine au service de l'étrange atmosphère...

Enfin, la cerise sur le gateau (je plussoie totalement aux propos de Ro), ce sont ces cinq dernières pages au travers desquelles le personnage de Constantine est "biographé", si vous me permettez l'expression !

11 6 2008
   

De tous les albums de Hellblazer que j'ai lus, c'est celui-ci qui m'a le plus plu. Son scénario est en effet bien construit, dense et suffisamment linéaire pour ne pas perdre le néophyte que je suis. En outre, l'album paru chez Panini a la bonne idée de fournir en épilogue une biographie très complète de John Constantine et un long résumé de l'histoire de sa série, ce qui m'a permis de nettement mieux m'y retrouver dans ce comics et avec ce personnage dont je n'avais pour le moment pas saisi grand chose du passé et des compétences.

Cet album traite d'une histoire de démons qui ont investi Los Angeles et qui se font concurrence pour la récolte d'âmes, ce qui irrite fortement le vieux Dieu de la Mort Aztèque qui était sur les lieux depuis bien plus longtemps qu'eux. Constantine va ainsi attiser les conflits entre eux pour arriver à ses fins, à savoir libérer l'âme de la petite fille de son meilleur ami.
Cette trame scénaristique m'a grandement fait penser à un épisode de Sandman, car Neil Gaiman aime également à faire se rencontrer déités et démons. Je trouve cependant que le récit de Constantine est nettement moins original et imaginatif que ceux du seigneur du Rêve. En cela, j'ai trouvé ma lecture plaisante et prenante mais loin d'être aussi envoûtante qu'un bon épisode de Sandman.

Pour le reste, rien à dire. Le dessin n'est pas tellement ma tasse de thé mais il est bon et agréable. Bref, j'ai bien aimé ma lecture sans qu'elle me marque vraiment. Un bon Hellblazer qui me donne envie d'en lire encore quelques autres, et peut-être de relire "Hellblazer - Hard Time".

26 3 2008
   

Créé par Alan Moore pour apparaître dans le "Swamp Thing" des années 1980, John Constantine a pris de l'ampleur. Mis en scène dans sa propre série, adapté au cinéma (le rôle étant tenu par Keanu "Matrix" Reeves), Constantine oeuvre dans le genre fantastique. "Toutes ses machines", publié en un recueil par Panini, donne une bonne idée de la série.

Les auteurs de comics aiment explorer le fantastique. Ils sont encore plus fascinés par les atmosphères qui sentent le soufre : on peut penser à "Elektra : le retour", aux premiers tomes de "Daredevil (100% Marvel)", à "Hellraiser", "Cabal" et autres "Spawn Undead". Le fantastique est cependant un genre difficile à manier : le ridicule n'est jamais loin quand on verse dans le gore. Fort heureusement, "Toutes ses machines" parvient à ne pas sombrer dans l'excès et son atmosphère lugubre et littéralement infernale fonctionne assez bien. La double page présentant l'enfer évoque même Jérome Bosch et quelques peintres de la Renaissance ayant mis sur leur toile les tourments des damnés. Le graphisme de Leonardo Manco, sombre et torturé lorsque c'est nécessaire, parvient à créer l'ambiance indispensable à ce genre d'histoire.

En même temps, l'atmosphère de ce récit écrit par Mike Carey a des airs de déjà vu. On ne s'ennuie pas mais on est rarement surpris. Les quelques titres de comics auxquels je faisiais référence quelques lignes plus haut, viennent successivement à l'esprit au fil de la lecture. On termine l'album avec le sentiment d'avoir lu quelque chose de pas déplaisant mais qui manquait un peu de personnalité. Il faut dire que le scénario n'a rien d'extraordinaire et que les différents personnages ne sont pas très attachants - Constantine lui-même étant plutôt antipathique, voire un brin falot. Les enjeux des affrontements entre divinités aztèques passent au-dessus du lecteur normalement constitué...

A conseiller essentiellement aux amateurs de fantastique, ce premier tome n'est pas inoubliable mais il saura sans doute séduire des lecteurs en manque de sensations.

23 11 2007
   

Créé par Alan Moore dans les pages de Swamp Thing 37, Hellblazer aura sa propre série dès 1988. Avec plus de 200 numéros parus de l’autre côté de l’Atlantique, ce détective d’origine anglaise et au faciès calqué sur le chanteur-bassiste de Police, n’en a pas terminer de rouler les démons dans la farine. Après une première intrusion assez discrète de cet antihéros au trench-coat sur le marché francophone par le biais de l’éditeur Toth, c’est maintenant Panini qui lance ce personnage de la collection Vertigo de l'éditeur DC Comics dans les rayons des librairies spécialisés, en traduisant une histoire assez récente de John Constantine.

Dans ce récit, John vient à la rescousse de son ami Chas, dont la fille vient de tomber dans un coma étrange. Malgré son air blasé et antipathique, cet adepte de l’occultisme saura donner le meilleur de soi-même afin de résoudre cette enquête. C’est principalement usant de ruse, de manipulations et de trahisons qu’il va se frayer un chemin au milieu des nombreux monstres et créatures démoniaques qui viennent entraver sa progression.

Les planches emplies de noirceur du dessinateur argentin, Léonardo Manco, contribuent à installer cet univers très sombre dans lequel ce personnage à l’habitude d’évoluer. Une ambiance glauque qui accompagne le dieu de la mort et autres créatures démoniaques assoiffées de sang.

Un personnage intéressant, torturé qui évolue dans un monde pour le moins surprenant et une intrigue très prenante et légèrement déroutante qui parviendra à captiver novices et autres. À noter qu’un bonus en fin d’album permet de découvrir l’historique de Hellblazer.