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J'ai mis beaucoup de temps à écrire cet avis, ne sachant clairement pas comment aborder les choses.
Il est évident, à la lecture de ce one-shot, que l'imagination d'Edgar Rice Burroughs, l'écrivain ayant donné naissance au "cycle martien", était débordante. Cet auteur, en 1912, créait de toute pièce un univers complètement fou, novateur, innovant ! Si l'album de Roger Langridge et Filipe Andrade que je chronique aujourd'hui a bien un intérêt, c'est de faire découvrir à ces lecteurs l'oeuvre originale et les entrainer à lire les romans à la base du récit.
Mais pour ce qui est de l'album lui-même, tout est plus compliqué. La narration, tout d'abord, n'est pas évidente. On change souvent de contexte, sans véritablement prendre le temps d'assimiler toute la richesse de l'univers de "John Carter".
L'impression de survol a d'ailleurs la vie dure, sur la majorité du livre. La densité du scénario (par ailleurs pas si original que cela - l'univers par contre, lui, l'est !) empêche le développement de l'univers dans lequel évolue le héros... Bref, tout va trop vite.
Graphiquement, c'est particulier mais aussi très dynamique. Le trait hyper géométrique, élancé, donne une sacrée pêche au dessin, et la mise en couleur de Sunny Gho, texturée et précise, donne une ambiance prenante, forte... Vraiment, seul le scénario, trop rapidement expédié, pêche ici.
Les amateurs de John Carter pourraient s'y retrouver... pour ma part j'avoue être vraiment refroidi. Si d'autres aventures de John Carter sortent en librairie, je m'y intéresserai toutefois surement... par simple curiosité.