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Joe l'aventure intérieure
 

Joe l'aventure intérieure

 
 

Résumé

Joe l'aventure intérieureAfin d'acceder au résumé de Joe l'aventure intérieure, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Joe l'aventure intérieureGrant Morrison ("Superman - Genèse", "Batman - R.I.P", "Nou3", "All Star Superman", "Batman - L'asile d'Arkham") est un auteur dont je reconnais volontiers le talent, même si j’ai souvent plus de mal à l’apprécier. L’inventivité de ses récits a souvent tendance à m’abandonner sur le bord de la route, légèrement médusé quant à l’utilité d’une inventivité qui a régulièrement tendance à inutilement complexifier le récit. Mais, étant donné, qu’il distille de temps en temps des pépites, il serait évidemment dommage de laisser systématiquement ses ouvres de côté.

« Joe, l’Aventure intérieure » reprend les huit épisodes de la saga US « Joe The Barbarian », édité au sein de l’incontournable catalogue Vertigo. Grant Morrisson y raconte la crise d’hypoglycémie d’un jeune adolescent. En manque de sucre, il est victime d’hallucinations et devient le héros d’une aventure imaginaire où le délire est roi. Rapidement, ses jouets prennent vie, son rat se transforme en guerrier et la réalité s’intègre progressivement à ce monde fictif qui se nourrit de ses peurs.

Si le lecteur partage initialement le désarroi de l’enfant, perdu entre la réalité et l’imaginaire, il comprend bien vite que ce qu’il lit ne se déroule pas vraiment. Comprenant assez vite que sur 220 pages, la mission de l’enfant consiste juste à aller chercher une bouteille de Coca-Cola dans la cuisine afin de mettre fin à sa crise, il a finalement un peu de mal à accrocher à cette parallèle imaginaire, parfois assez décousue et pas toujours intéressante à suivre. Malgré quelques longueurs, il se laisse cependant volontiers prendre à ce jeu qui consiste à établir le lien avec la réalité et appréciera sans aucun doute la fin particulièrement réussie de l’histoire.

Mais, la qualité de ce voyage est indéniablement visuelle. Les dessins de Sean Murphy ("American Vampire Legacy") fourmillent de détails et la manière dont il donne vie à l’entièreté de la maison de Joe est remarquable. Quand on sait que c’est Dave Stewart qui assure la colorisation, on peut affirmer que le graphisme de ce mélange d’aventure fantastique, d’heroic fantasy et de quête initiatique vaut assurément le détour.


Chronique rédigée par yvan le 26/10/2012
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.50
Dépôt légal : Octobre 2012

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics Joe l'aventure intérieure, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

28 9 2014
   

Joe est diabétique et quand il fait chez lui une crise d’hypoglycémie, le monde réel , dans son délire, se transforme en un univers fantastique.

Joe l'aventure intérieure avait beaucoup d'argument pour me plaire pourtant, si j'ai aimé ce comics, je suis loin de le trouver excellent ou révolutionnaire. Joe voit son monde se déformer et j'ai aimé les parallèles entre la vie réelle et le monde imaginaire de joe. Par exemple, alors que joe s'imagine est au bord d'une mer où, il y a des sous-marins, dans la vie réelle on voit une baignoire qui déborde. Les chiens deviennent des monstres sanguinaires, son rats de compagnie un guerrier allié etc...

Le dessin de Sean Murphy est superbe et donne a l'univers imaginé pas mal de relief. La colorisation est aussi très efficace.

Cependant, deux défauts m'ont gênée. Le premier est qu'on a du mal a comprendre quelle est la finalité de l'aventure imaginée par Joe. Certes, il y a des prophéties, des messages etc. mais on ne sait pas vraiment le but de ce qu'il fait. Parfois, mème, l'aventure imaginée par Joe peu sembler confuse...
Enfin, ce que je lui reproche le plus est le peu de place laissé à l'émotion dans ce comics. Grant Morrison voulait certainement éviter l'apitoiement mais je n'ai ressentie pour Joe très peu d'empathie car le comics ne me laissait pas la possibilité d'en ressentir. C'est vraiment dommage.

Bref, Joe l'aventure intérieure est une très bonne idée mais le manque d'espace dédié à l'émotion réduit l'impacte du récit. Cependant, il reste tout de même plaisant à lire.

20 9 2013
   

Dans les premières pages de cet album, je me régale. Voilà Joe, diabétique, en crise : il est en manque de sucre car des méchants lui ont bouffé ses sucreries. Il délire, Joe, et son environnement se transforme : ses jouets prennent vie, sa maison se transforme pour créer un monde parallèle aux environnements variés, et son rat de compagnie, devient un guerrier. Le voilà transposé dans un monde où les dangers sont partout, où il est connu comme étant "l'enfant qui meurt", celui par lequel la lumière reviendra et la prophétie s'accomplira.

Ce qui est parfaitement géré, dans cet album, ce sont les interactions entre le monde réel de Joe et son monde imaginaire : la salle de bains envoie Joe dans un monde aquatique, les escaliers deviennent des jardins en escalier verdoyants, le chien du voisin qui s'en prend à son rat devient le terrible gardien d'une porte dans son monde imaginaire, et ses jouets prennent vie pour former une armée improbable réunissant un Batman, un Transformer et un dinosaure : c'est assez marrant. L'idée est bonne, elle est haletante, les dangers de la vie réelle étant presque aussi présents que ceux de sa vie fantasmée dans ce monde fantastique. Et les dessin, qui permettent de faire un parallèle entre délire et réalité sont précis, variés, détaillés. Le rat Jack, en particulier, est doté d'un look fort sympathique dans cette histoire rêvée. C'est toute une ambiance qui se dégage de cette histoire. J'étais enthousiaste, j'étais conquis par l'idée et je me dirigeais gentiment vers la meilleure note.

Mais il y a un grand problème, quand même, là-dedans : c'est que la nature de la quête de Joe dans son monde imaginaire est totalement décousue. On ne comprend rien à cette fameuse prophétie, on a du mal à voir qui est cet Ulrich, on ne sait pas exactement ce que Joe doit atteindre. Certes, Joe est en plein délire et son rêve n'est en ce sens pas cohérent, mais du coup, on passe d'un environnement à un autre, d'un adversaire à un autre, d'un personnage à un autre sans enchaînement et c'est frustrant. Et c'est long, du coup, vu que l'on n'y comprend rien. L'idée qui se cache derrière tout cela est certainement que des actions aussi simples que passer de la chambre à la cuisine pour prendre une soda, puis descendre à la cave pour remettre les plombs qui ont sauté, deviennent un parcours du combattant pour Joe, affaibli par manque de sucre, en plein délire. Mais l'ouvrage aurait certainement gagné en intérêt si la partie rêvée avait été dotée d'une ligne directrice.

L'idée est excellente et pendant un temps, elle paraît merveilleusement mise en image. Mais le scénario devient trop confus, une confusion qui lasse, à la longue...

6 11 2012
   

Là on à du trèèèès bon comics indé. Pas d'histoire de super héros en costume (enfin pas tout à fait), juste un enfant diabétique qui n'a pas une vie très drôle et qui, lors d'une grosse crise d'hypoglycémie se voit catapulter à "jouetville". Joe cherche son insuline mais ne la trouve pas et pendant cette crise, son nouveau monde prend forme, un monde d'heroic-fantaisy où la mort incarnée devient de plus en plus puissante chaque jour. Telle un "Sauron" elle envoie ses troupes dévaster la vie et l'espoir des habitants de cette contrée.
Jouetville c'est le monde imaginaire du jeune Joe, ses "Transformers", et autres "maitres de l'univers" prennent vie, mais son vrai compagnon va être son rat domestique ré-imaginé ici en un guerrier fidèle.
Joe va alterner des visions fantasmées et le vie réelle qui sont s'entremêler pendant la crise d'hypoglycémie, la légende de "l'enfant qui meure" est une prophétie qui doit s'accomplir mais dont personne ne connait l'issue.
Au cours de ses pérégrinations, il va trouver des alliés, braver des dangers et vivre une belle aventure emprunte de fantaisie.

« Joe the barabarian » n’est pas seulement très beau, Sean Gordon Murphy nous propose une véritable dynamique du récit. Cette année vous n’avez, je l’espère, pas raté son « Hellblazer » chez Urban Comics et vous ne raterez pas non plus « Punk Rock Jesus » qui est en cours aux USA pendant que j’écris ces lignes. Grant Morisson ici au scénario signe une de ses plus belles aventures qui mélange plusieurs influences tout en proposant quelque chose de radicalement nouveau. La vie de Joe va avoir des répercussions dans ses délires, mais l’inverse va devenir aussi étrangement réel.

Si vous aimez les bons comics, vous en avez un ici. Alors oui, pas de costumes en lycra moulant, mais une belle histoire émouvante et intelligente comme on en voit trop peu.