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Tome 2 : Naufrage
 

Jeronimus, tome 2 : Naufrage

 
 

Résumé

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Planche de Jeronimus, tome 2 : NaufrageAvec cet avant-dernier volet, Christophe Dabitch et Jean-Denis Pendanx poursuivent l’histoire de Jéronimus, un apothicaire qui, frappé par le malheur et au bord de la ruine, se retrouve à bord du Batavia, le navire de la célèbre VOC : La Compagnie néerlandaise des Indes orientales.

Après avoir goûté à l’ambiance de l’Amsterdam du XVIIe siècle lors du tome précédent, le lecteur poursuit le huis clos prenant qui s’installe à bord de ce navire hollandais ayant appartenu à l’une des entreprises capitalistes les plus puissantes qui ait jamais existé. Au fil des regards et des échanges verbaux qui nourrissent les complots, le récit va basculer et approcher très lentement ce point de non-retour nommé mutinerie. Un ballet à la fin inéluctable et dramatique s’installe entre le Capitaine Ariaen, le Commandeur Pelsaert, Creesje et Jeronimus Cornelisz, ainsi qu’entre les officiers et les classes sociales moins privilégiées de ce voyage sans retour. Alors que la maladie, les intempéries et les morts sapent l’ambiance de l’expédition maritime, la transformation psychologique et l’état d’esprit de Jeronimus annoncent le drame se profile au fil des pages. Petit à petit, le père de famille s’efface au détriment d’un psychopathe visionnaire, sournois et calculateur.

Tout comme lors de l’excellent diptyque "Abdallahi", le travail de Jean-Denis Pendanx est à nouveau de toute beauté. Les splendides peintures plongent le lecteur dans l’ambiance d’époque et rendent souvent tout texte superflu. La mise en images du naufrage du Batavia sur les récifs des îles Albrohos au large de l'Australie est à ce titre tout bonnement époustouflant.

Du grand art !


Chronique rédigée par yvan le 22/07/2009
 
 
Statistiques posteur :
  • 2374 (58,34 %)
  • 1123 (27,60 %)
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  • Total : 4069 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,50 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,50 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 4.33
Dépôt légal : Avril 2009

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Jeronimus, tome 2 : Naufrage, lui attribuant une note moyenne de 4,33/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

13 5 2014
   

Toujours aussi envoûtant par son ambiance, ce second tome se veut plus violent, plus inquiétant, et plus mouvementé que le précédent. On retrouve Jéronimus et Ariaen en conspirateurs, tentant de provoquer une mutinerie, par un stratagème aussi fort émotionnellement que graphiquement. Un épisode qui fait encore monter la pression d'un cran, tout comme d'ailleurs tous ces textes hors bulles qui annoncent un Jéronimus sanguinaire et qui préparent une suite terrifiante. Une pression qui semble se dégonfler avec la réaction de Pelsart à cette provocation, pour mieux éclater face aux forces de la nature. Encore une fois, voilà un scénario qui nous priopose une valse d'émotions, une valse que le huis clos de ce navire ne pouvait laisser présager. Une valse superbement portée par ce graphisme fait d'aquarelles, qui semblent se préciser avec le temps.

Il y a juste un truc dans le scénario qui me gêne : à aucun moment, on ne comprend pourquoi Jéronimus tombe dans cette folie, dans cette conspiration. C'est à mon sens un petit manque, pas énorme dans le mesure où le lecteur rattrappe facilement l'idée, mais suffisamment gênant à mon sens pour plafonner la note de l'album : la fluidité de l'album en prend un coup et on a du mal à comprendre comment le petit apothicaire hollandais a pu en arriver là. Sont-ce ses discussions répétées avec la crème de la crème qui le poussent à vouloir monter plus haut ? Sont-ce ses convictions religieuses qui le conduisent à vouloir conduire une mutinerie ? Est-ce la perte de ses proches qui le conduisent doucement vers la folie ? Est-ce un mélange de tout cela ? On ne le saura pas vraiment et c'est un manque dans le scenario.

Mais pas suffisant pour gâcher le plaisir de lecture. Et ces dernières pages du bateau en plein naufrage : quel talent du dessinateur ! Quelle tension dans le scénario ! Vite, vite, la suite...

9 2 2010
   

Où l'on retrouve Jeronimus et l'équipage du Batavia, pour assister à un drame tout en tension qui va crescendo...
Notre apothicaire hollandais, peu enclin à susciter la sympathie, de par son caractère sombre et renfermé, de par son trajet qui le conduit à choisir l'exil plutôt que la faillite, se transforme sous nos yeux éffarés en un digne disciple de Machiavel.
On assiste aux sombres plans qu'il ourdit, alors même que le complot débouche sur une mutinerie, qui va charrier par définition son lot de trahisons et de violences. Et qu'importent les sacrifiés et victimes, pourvu que le pouvoir change de camp...

Après un premier tome qui suscite autant d'intérêt que de curiosité, ce second volet prend une intensité incroyable que le huis clos et les illustrations, aussi belles qu'inquiétantes, renforcent. C'est avec effroi qu'on suit le cheminement de l'intrigue, où Jeronimus glisse lentement mais très sûrement vers la folie meurtriere, qui envahira totalement sa personnalité tyranique. Comme un symbole, le navire n'y survivra pas.
A l'image de ce terrifiant héros qui sombre dans la manipulation sanglante, le Batavia s'échouera dans le fracas du naufrage.
L' épisode se clôture avec la perspective d'un groupe de survivants échoués et voués à se soumettre à un homme dont la psychologie est devenue celle d'un monstre...
On espere juste que le dernier volet de cette aventure arrivera à maintenir cette intensité dans le récit à laquelle s'allie un visuel somptueux.