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Le deuxième tome de cette série est vraiment énorme !
Graphiquement, c’est déjà vraiment très très bon ! Une ambiance très spécifique dans cet univers inhospitalier, un désert aride et dangereux dans lequel nos deux bonhommes sont souvent en mauvaise posture. Les tons jaunis font un peu vieillots mais représente très bien cette chaleur et cette aridité. Hermann maîtrise d’ores et déjà les caractéristiques de ses personnages et de son univers. Tout est précis et réaliste. C’est impressionnant d’ingéniosité car il arrive à conjuguer une ambiance western avec ces chevaux et ces petites villes peuplés de brutes épaisses et les caractéristiques plus modernes de sa série avec ces résidus de cette société maintenant disparue.
Pour l’histoire, ça reste tout de même plus orienté western et action. Une chasse au trésor en un peu plus complexe et psychologique. J’adore vraiment cette ambiance si spéciale que dégage une telle BD. J’aime cette façon de mettre en scène et de faire évoluer un couple de héros, lesquels sont avant tout des gars normaux mais qui savent s’entraider le tout pour ramasser un peu d’argent ou aider un peu cette société à la dérive.
C’est une intrigue captivante que nous offre également Hermann, déjà deux tomes et il y a déjà une véritable spécificité qui se dégage. Je pense que c’est du au type de personnages mis en scène. Ce ne sont pas des gros méchants ni le classique militaire ou shérif, un mec un peu paumé à la recherche de ses proches massacrés plutôt et accompagné par un mercenaire cynique et dangereux mais véritable ami.
La légende Jeremiah commence déjà avec ce deuxième opus !
6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Jeremiah, tome 2 : Du sable plein les dents, lui attribuant une note moyenne de 4,17/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
On retrouve cet univers de western post-apolyptique toujours aussi réussi, mais cette fois on y a ajouté un scénario à la hauteur et beaucoup plus maîtrisé que dans le premier tome.
Cette histoire de chasse au trésors se révèle très captivante et particulièrement bien rythmée, ce qui faisait cruellement défaut auparavant.
Les dessins sont de plus légèrement plus aboutis et la mise en scène très inspirée (la séquence où Kurdy est pris en cible par Sourkha est juste... parfaite !...).
Bref, avec ce tome 2, Jeremiah joue dorénavant dans la cour des grands...
Voici un bon moment de lecture, peut-être plus maîtrisé que le premier opus, mais qui ne m'a pas semblé exceptionnel non plus. Ce que j'aime particulièrement dans cette série, ce sont les différentes ambiances qui sont créées, et ces vignettes pleines d'un silence uniquement perturbé par un très faible grincement sont pour moi les plus réussies de l'album. En un coup d'oeil, nous voici transportés, nous voici transposés dans un univers très western, et seuls quelques éléments, comme ce vélo, comme ce fourgon blindé, viennent nous rappeler qu'il ne s'agit pas d'un western classique, mais d'une fiction d'anticipation. C'est presque ce que je regretterai le plus dans cet ouvrage : j'ai l'impression que le scénariste n'ose pas aller au fonds de son idée, et se raccroche à un univers très classique plutôt que de nous proposer un véritable nouvel environnement. Tout comme le scénario, qui me semble également assez classique, (l'alliance de plusieurs pour retrouver un trésor enterré par l'un ou l'autre) et qui n'est pas agrémenté d'une note suffisamment nouvelle pour le rendre totalement prenant.
J'ai beaucoup aimé le travail sur les personnages, au premier rang desquels Kurdy, mais le militaire de carrière est également superbement imaginé : droit dans ses bottes, mais avec un sens du devoir assez caractéristique. Dans ce registre, Jérémiah apparaît presque trop naïf, presque trop gamin et on a du mal à imaginer que cette série puisse porter son nom, et pas celui de Kurdy, véritable moteur de l'histoire.
Les couleurs sont très marquées, comme les dessins, mais cet album a un certain âge et il faut donc le traiter avec respect. Pour autant, le désert me semble d'un jaune-orangé peu nuancé et peu travaillé et je trouve que Kenney ressemble beaucoup trop à Jérémiah.
Il y a donc du bon, dans ce second album, mais également trop d'imperfections pour me convaincre totalement.
Excellent album. Le tome 1 sonnait très western avec peu d’éléments modernes, celui-ci est déjà plus marqué anticipation avec mélange des genres. On est toujours sur un fond western (chevaux, désert, attaque de diligence…) mais on y croise chameaux, armes et uniformes modernes, fourgon blindé hypo-tracté mais à pneus, et une bande indéterminée, entre la famille et le clan, mi mexicaine mi gitane, commandée par une femme arabe.
Cette dernière fait partie des nombreux seconds rôles de caractère créés par Hermann. Mais ici, je trouve le commandant de la milice encore plus intéressant. Il a le profil type du militaire buté qui va en faire baver à nos héros, et en fait…oui et non…Extrêmement rigide et jamais sympathique, il s’évertue à être juste sans jamais écouter ni émettre la moindre émotion.
La trame du scénario est des plus classique mais superbement mise en scène. Je crois que c’est la 1ere série où Hermann se charge de l’écriture et il se révèle vraiment doué pour raconter. C’est toujours plein d’action virile mais il enrichit tout ça en travaillant beaucoup sur les seconds rôles. Par exemple les 2 convoyeurs dont notre jugement sur leur rôle évolue au long de la lecture, ou encore le rôle de la bande de « gitans » qui n’est pas vraiment celui qu’on croyait.
Hermann sait aussi merveilleusement raconter par l’image (les regards au bas de la page 6, la déconvenue de Kurdy p.45…)
On découvre Kurdy et Jérémiah déjà plus complices que dans le 1er tome mais pas encore profondément. (Kurdy envisage la mort probable de Jér. Sans beaucoup d’émotion). Notre héros casqué, bien que très à l’aise dans ce monde hyper violent dans lequel il guide désormais Jérémiah se révèle avoir du cœur, et pas seulement pour sa mule Esra. On le voit dans ses réactions envers l’enfant au banjo, (tout droit sorti du film « délivrance » de John Boorman, ces inspirations ciné transparaissent souvent dans les albums d’Hermann).
Quant à Jérémiah, il est toujours assez naïf dans ce monde qu’il découvre mais se révèle déjà un fameux cogneur.
Le dessin maintenant : simplement excellent. Nerveux, très suggestif, bien cadré. Paysages, mouvements, décors, points de vue…tout est beau et quasi parfait. Sans oublier les couleurs qui rendent idéalement l’intensité lumineuse et la chaleur du désert.
Deuxième opus d'une série qui déjà démontre une partie de son potentiel...
Le scénario de ce tome, sans être franchement novateur, décale un peu les codes de ce type d'aventure en mélangeant les rôles des bons, des méchants, des traitres et de la cavalerie...
Les caractères de nos 2 héros se confirment, Jérémiah conservant (pour le moment) sa naîveté et sa confiance dans le genre humain que lui reprochera sans cesse son partenaire... Mais déjà ses idéaux sont un peu ébréché par la réalité.
Le graphisme reste dans la ligne du premier tome, mais il devient un peu plus dur (je ne sais pas comment le dire autrement...). Les traits des personnages s'affirment, dans la façon propre à Hermann. A noter une couverture particulièrement réussie, où l'on peut déjà anticiper l'évolution future !
Tome qui sert également à nous montrer une autre facette de ce monde : le semblant de remise en place d'une force publique, avec ses dérives vers le pire ou l'absurde... On retrouvera plus tard cet élément de cette société.
Ce deuxième tome de la série Jérémiah est tout aussi formidable que le premier. Le titre est aussi très évocateur : "Du sable plein les dents" , c'est un peu "Plein la gueule pour pas un rond". Jérémiah va perdre ses dernières illusions et s'endurcir un peu plus. Il n'a rien fait, il est innocent de ce dont on l'accuse, mais il ne peut pas le prouver. Il est donc coupable avant tout, et même son alibi de dernière minute ne sert à rien, c'est trop tard. Vraiment, il y a de quoi être dégoûté.
Dans cette histoire, l'auteur change radicalement d'ambiance et de décors, ce qui est très fort pour un second tome. Nous sommes en plein désert, les chameaux remplacent les chevaux, mais il y a une ambiance de chercheur d'or, de chasse au trésor, qui maintient le lien avec le Western. En fait on est complètement dans le scénario du Western Spaghetti "Le bon, la brute, et le truand". Un convoi d'or est attaqué, des survivants planquent le magot, et plusieurs factions rivales se mettent à sa recherche.
Autre nouveauté dans le monde de Jérémiah, la Milice. Jusqu'à présent c'était un monde sans foi ni loi, et bien voici une des premières facettes des groupes qui font respecter la loi. Quelle loi ? La leur, sans doute. Quelque chose à mi-chemin entre la morale bien pensante et leurs intérêts propres. Ici, cette milice a un caractère très militaire, bien qu'au départ ce soit une entreprise privée. Hermann nous dévoile un peu les changements profonds que subit cet univers abandonné à lui-même, un glissement progressif vers un état totalitaire. Mais tout est encore possible …..
Enfin le scénario est vraiment très bien. Il y a quelques ficelles à tirer, on peut deviner certaines choses, mais pas tout quand même, et je pense que la chute finale réussira à vous surprendre. Ce scénario est servi par de grands plans larges et des gros plans de détail, autre clin d'œil aux western spaghettis de Sergio Leone. En lisant Jérémiah, on se sent toujours un peu chez soi. Un second tome excellent qui conforte la très bonne impression que nous avait fait le premier.