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"Le chien debout", le premier tome, avait déjà frappé fort et hissé "Inspecteur Canardo" au-dessus de la mêlée. Quelques albums plus tard, "L'Amerzone" confirme de manière éclatante les capacités créatrices de Benoït Sokal.
Le contexte est très différent de celui des autres albums. Canardo se retrouve dans une Amérique latine parallèle rongée par la corruption et l'instabilité politique. Evidemment, il va tomber sur Clara, personnage récurrent de la série et jamais très loin dès qu'il y a de la magouille dans l'air. Mais une fois de plus, le personnage principal n'est pas forcément le canard. Valembois avec ses rêves est le véritable héros de l'album. Malade et proche de la mort, comme Lili dans "La mort douce", Valembois est touchant et entier, faisant passer son vieux rêve avant tout.
Le scénario est sacrément bien ficelé. Le ton reste désespéré mais Sokal lui ajoute de la poésie pour obtenir un mélange profond et émouvant. On sort de la lecture touché et conscient d'avoir lu une bande dessinée mémorable.
On comprend qu'un jeu vidéo ait été adapté de cette bande dessinée de qualité, qui se démarque par son originalité et qui représente en somme le paroxysme de la série.
2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Inspecteur Canardo, tome 5 : L'Amerzone, lui attribuant une note moyenne de 3,50/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
On le sait que dans le série "Canardo", c'est la première période qui est la meilleure. "Du chien debout" à "L'Amerzone" (qui a été adapté en jeu vidéo), et la plupart des fans de la série s'accordent pour dire qu'avec cet album, la série attend son point culminent niveau qualité, et ne pourra donc que redescendre dans les tomes d'après.
Mais... ce n'est pas vraiment mon avis. Déjà, lorsque j'ai découvert la série, j'adorais déjà certains albums, mais cet "Amerzone" m'a toujours laissé de marbre. A titre de comparaison, j'ai toujours préféré : "La marque de Raspoutine", "La mort Douce" ou bien "Noces de Brume".
Oui, je ne ressens rien lorsque je lis ce tome 5 de 'Canardo'. Je reconnais que l'album a des qualités (un contexte géo-politique qu'il n'y a jamais eu dans les autres -premiers- albums, des personnages attachants et quelques scènes remplies d'un onirisme de toute beauté). Mais rien a faire, j'ai toujours eu du mal à m'intéresser à cette "quête" dont on ne sait presque rien (pourquoi et comment Clara se retrouve en Amerzone ? Je ne vais pas tout énumérer car, bien qu'ayant lu l'album il y a quelques jours, je n'en ai plus beaucoup de souvenirs, pour vous dire comment cette histoire me laisse indifférent). Et je ne ressens rien non plus, à la vue de ces fameux oiseaux étranges (seul réel élément fantastique de la série, qui a mes yeux fait tâche), ni lors de la mort du héros de l'album, qui pourtant aurait du m'être sympathique (car c'est un vieillard utopiste).
Le dessin, lui est toujours aussi bon ; on ressent bien le côté oppressant et 'crado' de la jungle, mais les couleurs m'ont l'air énormément délavée (les personnages au teint latino ont plus une couleur de peau asiatique dans ces pages).
Le paroxysme de la série ? Pour moi, il est dans "Noces de brume" et les deux albums d'avant.