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Tome 1 : Arnold & Willie
 

Inner City Blues, tome 1 : Arnold & Willie

 
 

Résumé

Inner City Blues, tome 1 : Arnold & WillieAfin d'acceder au résumé de Inner City Blues, tome 1 : Arnold & Willie, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Inner City Blues, tome 1 : Arnold & WillieBien connu dans le monde de l'indépendant (Treize étrange, Amok,…), Brüno signe un premier album en collaboration pour le compte d'un grand éditeur (Vents d'ouest).

Le titre ("Arnold & Willie") pouvait laisser présager du pire et pour tout dire la couverture ne m'avait pas attiré plus que ça. Jusqu'à ce que j'ouvre l'album et que les dessins de Brüno me sautent au visage. Bon sang mais oui ! Brüno ! Le Brüno que j'avais découvert avec la série "Nemo" ! Je feuillette un peu plus : les couleurs tranchées, soulignées par un trait gras ne peuvent pas tromper le chaland, de même que ces personnages ronds, aux dentiers proéminents.

Le scénario lui, est minimaliste, et ceux qui s'attendent à un polar psychologique aux relents de guerre raciale en seront pour leurs frais. Minimaliste donc, ultra classique avec un gros méchant et des petites frappes qui volent des bagnoles pour se nourrir, etc… Bref tous les codes du genre mille fois vus sont présents. Mais ! Mais c'est bien fait ! Mais l'ambiance est franchement réussie, joyeuse, colorée. On est à mi-chemin de Harlem, de ses grosses bagnoles clinquantes et des quartiers noirs des boites de jazz, avec danseuses à moitié nues, joueurs de poker aux costards italiens, chevalières aux doigts et gros cigare planté dans une bouche mal rasée. C'est du Tarantino par moment, la comparaison est osée mais le fait est que c'est vrai ! Attention, ne pas oublier qu'il s'agit du 1er scénario BD de Fatima Ammari...

Il y a un sacré dynamisme qui ressort de cette aventure, soutenu par le dessin très franc de Brüno, qui joue très bien avec les couleurs, les ombres et des effets empruntés aux comics.
Les fans de l'inspecteur Harry seront enchantés de retrouver une scène mythique du premier film (Dirty Harry) sur deux planches au début de l'album...

Les fans d'ex-libris seront enchantés de retrouver un ex-libris au format de l'album à la première page de la BD, en couleur, et à l'image de la BD : gai, coloré.

Voilà donc une BD au scénario classique (et parfois trop) mais conduit à un rythme effréné et sans fausse note, dans une ambiance joyeuse que le dessin impeccable de Brüno porte avec un talent et une finesse à souligner.


Chronique rédigée par jbt900 le 08/07/2003
 
 
Statistiques posteur :
  • 228 (93,44 %)
  • 16 (6,56 %)
  • Total : 244 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.63
Dépôt légal : Juin 2003

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Inner City Blues, tome 1 : Arnold & Willie, lui attribuant une note moyenne de 3,63/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

13 11 2012
   

Bon, je l’écris franchement : j’ai eu du mal à m’y faire car le style graphique m’a heurté tant les yeux que l’esprit.
J’ai alors pensé au « Sergent Laterreur » dessiné par Touïs dans le milieu des années 70, dont j’avais détesté le graphisme… avant de l’apprécier.
Même chose ici. A croire que le dessin de Brüno est par moments « mathématique » de par ses rondeurs et ses traits. Et ce style crée une véritable ambiance générale assez plaisante, tant dans la mise en page que par la colorisation.

Je ne vais pas dire que je suis devenu fan après avoir refermé ce premier tome, mais je n’ai pas été mécontent du temps passé avec les avatars de Willie et Arnold.

1 2 2007
   

Bienvenue dans l’ambiance afro-américaine des seventies : la Soul Music des années Motown, les quartiers blacks, les grosses voitures américaines, les pantalons pattes d’eph, les coupes afro et les chemises à cols pointus.

C’est dans cet univers contrastant couleurs vives et musique black d’un côté et drogue, meurtres et banditisme de l’autre, que l’on va suivre deux petites frappes, Arnold et Willie Brown, qui vont progressivement gravir les échelons de la maffia locale.

Sur base de ce premier tome, le scénario Fatima Ammari-b n’a pas grand-chose d’original et reprend tous les codes du genre, dans une mise en place linéaire, bien rythmée, mais sans surprises. Attendons donc les tomes suivants pour voir comment ceux-ci vont s’entremêler avec celui-ci, car c’est apparemment sur ce principe que fonctionne la série.

Le dessin de Brüno contribue à installer l'ambiance jazzy des années 70, avec un style ayant un petit air de comics et des personnages attachants, tout en rondeur. L’enchaînement de cases peu remplies contribue également à la lecture rapide de ce premier album.

Bref, malgré une ambiance sympa et des personnages attachants, il faudra tout de même attendre la lecture des deux tomes suivants avant de pouvoir se prononcer sur un scénario qui semble un peu à la traîne après cette introduction au rythme endiablé.

29 8 2003
   

Le scénario n'a certes rien de bien original, mais les dialogues sont marrants et puis on a le temps de voir les héros dans leur vie de tous les jours (on découvre Arnold va chez son disquaoire favori, ou Willie devant son feuilleton). En tout cas, tout ça va très bien avec les dessins. Et quels dessins ! Les personnages tout en rondeur sont super attachants, et les couleurs très vivantes (voir la scène fabuleuse dans la boîte de nuit).
Une BD sans prétention très attachante, en attendant la suite...