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Il faut flinguer Ramirez, tome 1

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de Il faut flinguer Ramirez, tome 1Bon : ne lisez pas la suite et allez directement vous procurer cet ouvrage. C’est une réussite à tous points de vue.

Mais comme il va falloir étayer parce que sinon, les modos, y vont pas être contents, j’ajouterai que cet album réunit tout ce que j’aime. Il y a une couverture accrocheuse, pétante de couleur, qui ferait presque affiche de super-production américaine, avec en son centre un aspirateur dont on se demande bien ce qu’il vient faire là. On ouvre ensuite sur un ouvrage qui nous présente une histoire rythmée, et où le lecteur est tenu en haleine par le mystère autour de l’identité de Jacques, dont la personnalité et le mode de vie est en parfait décalage avec ce que les Mexicains pensent de lui, et avec toute la violence qui en découle. Mais ce n’est pas une violence à la Aaron ("Scalped", "Southern Bastards"), on est sur une violence qui pourrait presque paraître humoristique. Il se passe toujours quelque chose, et on ajoute même la cavale de Chelsea et Dakota, qui n’a pas grand-chose à voir avec Jacques et la mafia Mexicaine, mais qui rejoint l’intrigue principale en fin d’ouvrage. C’est frais, c’est pêchu et toute cette ambiance parfaitement maîtrisée mais un poil décalée est supportée par un dessin semi-réaliste de toute beauté, tout en couleur, et tout en contraste, y compris dans les sentiments et dans le physique des personnages.

Et puis, il y a de l’humour partout, y compris dans fausses publicités ou coupures de journaux qui séparent les chapitres : des publicités loufoques, comme par exemple celles des voitures, ou encore celle vantant la sécurité de la banque, jusqu’à la page du Falcon News que je trouve hilarante. C’est bien vu, c’est de l’humour qui joue sur tous les registres, allant même jusqu’à faire intervenir un homme à la moustache dans une ferrari rouge en pleine conversation avec un certain Higgins. Cet humour, il vient parsemer une histoire, lui donner encore davantage de peps, mais en aucun cas il ne supplante le scenario, qui se débrouille très bien tout seul, notamment avec ce quiproquo relatif à l’explosion.

Dans cet ouvrage, tout est bon, depuis la mise en forme des titres de chapitres, jusqu’à la vignette finale, en passant par l’ambiance générale. Je ne vois aucun défaut, aucun manque, aucun élément à critiquer. Il y a une originalité de ton qui ne sacrifie en rien la robustesse du scénario, il y a un décalage amusé qui ne sert que de contexte à une histoire rythmée, il y a des personnages tellement variés que l’on ne s’ennuie pas une seconde, et il y a ces années 80 qui raviront les plus nostalgiques.

Mais que faites-vous encore à lire cette dernière phrase ? Vous auriez déjà du vous précipiter chez votre libraire il y a trois paragraphes et si vous ne pouvez pas l'acheter, empruntez-le (au pire, selon votre conscience, volez le) !


Chronique rédigée par gdev le 08/02/2019
 
 
Statistiques posteur :
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  • 366 (8,33 %)
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 5,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 5,00 Scénario
  • Dessin : 5,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 5.00
Dépôt légal : Mai 2018

Avis des lecteurs

2 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Il faut flinguer Ramirez, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 5,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

19 3 2019
   

Donc comme Gdev l'a conseillé, je me suis empressé d'aller voler ce livre à la librairie pour pouvoir le lire.

Bon, clairement c'est trop bien. Le rythme est parfait puisque dès le début on nous accroche en nous décrivant un Ramirez qui aurait tué plein de monde, puis grace à un flash back qui constitue tout ce premier tome, on voit ce fameux Jacques Ramirez vendeur d'aspirateur à la Robotop, harcelé par un petit chef et qui plus est muet. Difficile de le voir dans les deux rôles, et de comprendre pourquoi les mafieux Mexicains en veulent à sa peau. L'accroche est faite, impossible de lacher le bouquin.
Il faut aussi parler de l'atmosphère des années 80, puisque tout y est comme dans mes souvenirs (sauf que là, bah c'est l'Amérique quand même), tient y a même ma vieille super 5 qui en prend pour son grade tout au fil des pages.
Ne pas passer sous silence la galerie de personnages, hauts en couleur, aussi caricaturaux que possible, les lesbiennes braqueuses, les Mexicains mafieux, le petit chef tyrannique jusqu'au consciencieux "super" Jacques Ramirez, ils me plaisent tous.

Parlons aussi des scènes d'action, des courses poursuites de voitures, mais aussi de toutes ces cases pleines d'humour, qui font penser à tout ce que le cinéma américain a de meilleur, je pense à Tarantino par exemple. On comprend, quand on lit en dernière page, la description de l'auteur, comme fan de cinéma américain, que la comparaison n'est pas usurpée.

J'ai adoré, je remercie donc Nicolas Petrimaux, Gdev, et dans un élan de générosité je suis allé payer mon livre à mon libraire pour le remercier aussi. :)