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Tome 9 : Vaccination nationale - Deux morts à la guerre
 

Ikigami, tome 9 : Vaccination nationale - Deux morts à la guerre

 
 

Résumé

Ikigami, tome 9 : Vaccination nationale - Deux morts à la guerreAfin d'acceder au résumé de Ikigami, tome 9 : Vaccination nationale - Deux morts à la guerre, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Ikigami, tome 9 : Vaccination nationale - Deux morts à la guerreDéjà le neuvième tome. Dans la droite ligne des huit précédents, nous avons encore droit ici au récit des dernières vingt-quatre heures de deux personnes.

J'ai bien apprécié la mise en avant du contexte de la première victime de l'Ikigami, une jeune infirmière combative, atterrée par le choix de nombreux couples de ne pas laisser la médecine faire tout ce qu'elle peut pour sauver leur bébé né prématurément, au vu des risques que cela représente en terme de handicap. Cela la touche d'autant plus qu'elle-même eut une naissance très difficile, qui résultat par le décès de sa mère et un placement en couveuse pendant plus d'un mois et demi. Aujourd'hui parfaitement saine, ayant toute la vie devant elle malgré un commencement difficile assombri par sa souffrance et celle de son père, elle reçoit son préavis de mort.

Ce cas offre une problématique intéressante sur cette loi pour la prospérité nationale, qui n'a rien de juste et qui l'est pourtant d'une certaine façon, et une fois de plus pose la question du pourquoi de vivre, pourquoi se battre pour survivre dans ce contexte ? Une destinée tragique mise en parallèle avec le personnage très pertinent d'un pédiatre, responsable de la mort de l'un des enfants qu'il soignait pour lui avoir administré la capsule mortelle lors de sa vaccination à l'entrée à l'école. Ce protagoniste était essentiel à la série, car si on se centre sur ceux qui n'ont plus que quelques heures à vivre, comment les personnes qui les ont indirectement tués parviennent à vivre leur vie comme si de rien n'était ? La loi est-elle responsable, où est-ce la faute au hasard ? Où encore, est-ce simplement un meurtre, au regard de l'humanité ? Gageons que nous découvrirons d'autres personnes semblables dans les tomes à venir, des politiciens par exemple.

Le second arc touche également ce sujet, d'une certaine manière : est-ce la fatalité, le hasard qui nous condamnent, ou sont-ce les circonstances, un décalage dans la file d'attente pour la vaccination, par exemple ? Qui est responsable ? Nos parents pour nous avoir fait naître ? La famille, pour le nom qu'elle nous a transmis, influençant notre position dans la liste alphabétique ?

Comme vous pouvez le constater, Motorô Mase a encore de la ressource pour creuser encore ce débat sur l'importance de la vie que constitue "Ikigami". Malgré l'inéluctabilité connue de la mort du personnage principal à la fin de chaque acte, il parvient à retenir notre attention sans se répéter, nous permettant de nous poser beaucoup de questions troublantes.

Si l'intrigue autour de notre livreur d'Ikigami avait marqué le pas lors du précédent opus, elle prend de l'ampleur ici grâce à plusieurs révélations, qui nous laissent bien sûr perplexes pour la suite. Je reprocherai personnellement le dialogue un peu confus entre Fujimoto et son patron au début de ce tome, parlant d'un grave incident diplomatique entre les alliés et la fédération, où je m'y suis pris à plusieurs fois pour comprendre qui est qui. Cependant, le spectre d'une guerre pour ce Japon totalitaire qu'imagine Mase nous laisse songeur quant à la suite. J'espère seulement que l'auteur ne fait pas partie de ceux qui exploite le filon jusqu'à plus soif et saura s'arrêter en temps et en heure. Et je me demande s'il traitera un jour le cas d'une personne condamnée dont la capsule a dysfonctionné. Le fait de vivre dans l'attente, de ne pas savoir si la mise à mort arrivera, ainsi que la réaction des autorités gouvernementales face à ce cas de figure me semblent un sujet passionnant, bien que morbide.


Chronique rédigée par kev8 le 18/02/2012
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.17
Dépôt légal : Janvier 2012

Avis des lecteurs

3 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Ikigami, tome 9 : Vaccination nationale - Deux morts à la guerre, lui attribuant une note moyenne de 3,17/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

21 12 2013
   

On en a désormais l'habitude, et ce 9ème tome perpétue la tradition: encore deux futurs morts qui se voient recevoir un ikigami leur signifiant leurs dernières 24h à vivre.

La première histoire est celle d'une jeune infirmière dont la mère est morte en l'accouchant. Intéressant d'autant que cette loi sur la possibilité de mourir au hasard pour juguler le nombre d'habitant commence à être controversée.

La deuxième est à mon sens la moins captivante, puisqu'elle met en scène deux familles dont les destins tragiques se sont entrecroisés deux fois. La probabilité d'une telle histoire me semble extrêmement basse et du coup j'accroche moins.

De toute façon ces deux récits sont maintenant moins développé que dans les 8 épisodes précédents car l'auteur pense visiblement à finir sa série, et c'est tant mieux puisqu'on a ainsi notre fonctionnaire Fujimoto qui évolue dans le bon sens même si c'est à mon gout un peu trop tard.
L'auteur nous invente également une évolution vers une bonne petite guerre qui pourrait mettre une fin définitive à cette loi sur la prospérité nationale.

A suivre donc dans le dernier tome.

9 8 2012
   

Tout comme les tomes précédents, cet avant-dernier volet propose à nouveau deux histoires indépendantes, une par victime de l’Ikigami.

La première à recevoir ce préavis de décès des mains de Fujimoto est Hitomi Ôba, une jeune infirmière de 24 ans qui accorde beaucoup de valeur à la valeur de la vie. Si le fait d’accorder un Ikigami à une personne prête à tout pour sauver des vies permet de souligner l’absurdité du système, c’est surtout la destinée du docteur Nishikawa qui est intéressante à suivre. Cet homme, rongé par les remords depuis qu’un adolescent est mort suite à la vaccination qu’il lui avait inoculée, permet de saisir le point de vue du personnel médical sur la loi de prospérité nationale. Car au final, ils ont beau sauver des vies, ce sont tout de même eux qui inoculent les enfants, participant ainsi activement au système et créant chez certains un cas de conscience.

La deuxième victime de notre livreur d’ikigami est Yoshiki Miike, un adolescent dont la carrière sportive fût brisée par la maladresse d’un camarade de classe et qui reçoit maintenant le préavis de mort qui était en fait destiné à ce même garçon. Cette histoire qui semble lier deux familles sur plusieurs générations a certes le mérites d’alimenter l’intrigue de fond en ravivant des souvenirs de guerre, mais l’auteur en fait un peu trop. L’intrigue a beau questionner la fatalité du système, les coïncidences sont beaucoup trop nombreuses pour rendre l’ensemble crédible. Dommage !

L’histoire de fond développée par l’auteur semble avoir fait le tour du fameux "poste de surveillance idéologique", car ce service de contrôle met les voiles. Si, au passage, Fujimoto retrouve Nanae Kubo et apprend la vérité sur ces filatures qui commençaient à le rendre parano, l’intrigue de fond change son fusil d’épaule et revient sur la menace extérieure qui pèse sur le pays. Une attaque de la Fédération vient en effet renforcer l’ombre menaçante d’une guerre imminente. Cette menace qui risque de coûter la vie à de nombreuses personnes, contribue également à remettre en cause le but de la loi de prospérité nationale et ne fait que renforcer le mouvement de rébellion qui commence à grandir parmi la population.