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Tome 1 : Préavis de mort
 

Ikigami, tome 1 : Préavis de mort

 
 

Résumé

Ikigami, tome 1 : Préavis de mortAfin d'acceder au résumé de Ikigami, tome 1 : Préavis de mort, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Ikigami, tome 1 : Préavis de mortAprès avoir signé la mise en image de "Heads", un thriller psychologique haletant, c’est en solo que Motorô Mase livre un seinen d’anticipation dont le concept de départ fait froid dans le dos. C’est en suivant la formation du jeune Fujimoto, que le lecteur découvre les rouages de cette société extrêmement proche de la nôtre et qui, au nom de l’intérêt général, a installé une mécanique mortelle, visant à augmenter la productivité des gens et à leur faire comprendre la valeur de la vie. Outre la docilité déconcertante avec laquelle la population tolère cette machine de mort arbitraire et parfaitement huilée, c’est le réalisme du monde dépeint par l’auteur qui met mal à l’aise.

En parallèle à ce système foncièrement injuste, le mangaka invite à suivre la détresse de deux condamnés. Le compte à rebours qui frappe ces jeunes dans la fleur de l'âge, alors qu’ils n’ont plus que quelques heures pour donner un sens et une conclusion à leur vie, est extrêmement prenant et permet d’étudier leurs réactions et le comportement humain face à la mort. Le graphisme retranscrit parfaitement les différentes émotions, allant du déni à la colère, en passant par la peur, et accentue le réalisme terrifiant de cette saga qui compte déjà six tomes au Japon.

Et vous, que feriez-vous s'il ne vous restait que vingt-quatre heures à vivre ?


Chronique rédigée par yvan le 21/04/2009
 
 
Statistiques posteur :
  • 2374 (58,34 %)
  • 1123 (27,60 %)
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.36
Dépôt légal : Janvier 2009

Avis des lecteurs

7 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Ikigami, tome 1 : Préavis de mort, lui attribuant une note moyenne de 3,36/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

23 8 2016
   

L’idée de base est originale : la société, pour assurer la prospérité de son peuple, choisit d’inoculer à 0,1% de sa population, à l’âge de 6 ans, un virus à retardement dans le corps. Ce virus tuera son porteur à une heure donnée quelque part entre 18 et 24 ans. L’idée, c’est que si on est confronté à la mort, on profite davantage de la vie, et donc on travaille plus et on veut être plus heureux. 24 heures avant la mort programmée, le condamné reçoit un Ikigami, ce document qui l’informe qu’il va décéder 24 heures plus tard. Tout cela me semble original et dès le début, ca marche assez bien. L’objet de ce premier tome est surtout de poser les bases de cet univers, et de nous en dévoiler le fonctionnement par les yeux de Yogimuto, qui est un « livreur » d’Ikigami. Et à partir de la première carte fatale, il se fait le spectateur de ce que vont faire ces personnages auxquels il ne reste que quelques heures à vivre.

Et c’est un petit peu là que le récit surprend. On aurait pu s’imaginer que quelqu’un s’oppose à ce meurtre programmé et organisé, et on aurait pu penser que la ligne scénaristique allait nous introduire un personnage qui allait combattre le système. Il n’en est rien et finalement, le thème de ce premier tome devient : que feriez-vous de votre dernière journée de vie ? Entre un premier exemple, qui se rend compte que la vengeance n’est pas forcément un plat qui se mange froid, et un second, qui veut réaliser son rêve, le scénariste ne propose pas vraiment de grandes originalité. On pourrait même tomber parfois dans un excès de sensiblerie ou de messages démagogiques.

Pour l’instant, je ne suis pas déçu, car il faut bien que le scénariste prenne le temps de poser son univers. Mais je trouve dommage qu'on nous serve un message sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire lorsque l’on sait que l’on va mourir, alors que je m’attendais plutôt à voir un gars s’opposer à un système à la fois totalitaire et cruel.

22 7 2013
   

Le pitch me semblait intéressant: dans une société où il faut réguler la surpopulation, le gouvernement met en place un système de vaccin, chacun étant inoculé dès le plus jeune age. Mais voilà, un vaccin sur 1000 est en fait une bombe à retardement qui tuera son hôte juste avant sa majorité. Le condamné recevra un Ikagami (avis de décès) 24 heures avant son décès. On imagine facilement tout ce que cela peut impliquer.
La lecture tient ces promesses, il faut d'abord digérer le postulat de base car réguler la population de cette façon semble complétement improbable, mais le reste est captivant. Dans ce tome on s'attache particulièrement à la mort de deux jeunes gens qui auront des réactions très différentes, parrallèlement on suit aussi un jeune homme dont le métier est de distribuer les Ikagamis et qui comprend petit à petits les tenants et aboutissants de ce qu'il fait...
Ce tome 1 commence bien, d'autant que le dessin est bien fait, j'espère que la suite tiendra toutes ses promesses.

24 9 2011
   

Le quatrième de couverture est bien fichu puisque je n'avais pas entendu parler de la série et que j'ai eu envie de la découvrir en lisant les quelques lignes au dos de l'album. Il faut dire que le concept est assez accrocheur : la loi sur la prospérité de la nation condamne arbitrairement à mort un jeune sur mille pour que tous se rendent compte de la valeur de la vie.

Assassiner pour susciter l'attachement à l'existence : voilà une intrigante manière de voir les choses. Et dès ce premier tome, Motorô Mase mène à la fois les histoires de deux condamnés à mort (que font-ils de leurs dernières heures à vivre ?) et la découverte du système administratif de la société qui a froidement mis en place la mise à mort de certains de ses jeunes. Cela fonctionne bien, tellement bien que cela fait froid dans le dos car on n'arrive pas à se convaincre que cela serait totalement impossible de voir cette anticipation devenir réalité un jour...

En s'attachant à un jeune élément du système administratif qui découvre comment est organisé l'assassinat planifié, le scénario permet de mettre en place une solide toile de fond. Par ailleurs, on pressent que les épisodes à venir sauront exploiter la riche matière des nombreux cas des morts en sursis : chacun réagira de manière différente, et les possibilités sont infinies ou presque. Un peu comme dans les décès sans cesse renouvelés de la série "Six feet under" !

Un bon premier album, qui saura vous convaincre de poursuivre la série.

19 9 2010
   

Je ne m'étais plus acheté de manga depuis au moins 6 mois, ma méthode pour trouver un manga qui me plait est la suivante : Je regarde s'il y a un numéro 1, ensuite je regarde la couverture, je lis un peu et j'achète. Force est de reconnaître que ma méthode vient de rencontrer ses limites. En effet depuis la série de qualité que fut "Death Note" je cherchais un manga un peu dans le même style, je l'ai trouvé dans Ikigami. Le principe ma plaisait, je trouvais intéressant le fait qu'un enfant sur 1000 meurt à l'age adulte. Mais je dois concéder qu'après réflexion j'ai du mal à y croire. Dans un premier temps, je ne vois pas quelle société démocratique pourrais accepter ça sans d'énormes manifestations. Ensuite je ne pense pas que le fait de tuer une personne sur 1000 influe en quoi que ce soit sur le bonheur de vivre ou une réduction possible de la délinquance. En allant dans ce sens, il aurait carrément fallu qu'une personne sur deux meurt là je pourrais peut-être y croire mais, se serais difficile de mettre en scène . Enfin bref, je trouve marrant de voir les réactions des personnages qui sont assez diverses puisque qu'ils n'ont en général plus que 24h pour vivre. Mais c'est une série vraiment trop sombre, trop déprimante, on retrouve des règlements de compte avec un viol, une mutilation, un chanteur qui meurt sur "Scene". C'est pourquoi je ressors assez déçue de mon achat car, la suite ne m'intéresse absolument pas. Je ne vois pas comment le scénario pourrait devenir intéressant si le principe de la série est de voir mourir 3 personnes par tome. Même si on se laisse à supposer que le personnage principale sera de plus en plus réticent à donner le préavis de mort. Les graphismes quant à eux restent classiques pour un manga et donc de bonne qualité.

Une série spéciale qui ne me passionne pas plus que ça.

5 4 2010
   

Puisqu'on me l'a gentiment prêté, j'ai pu découvrir le premier tome de ce manga. Je l'ai bien apprécié mais j'avoue ne pas être particulièrement pressé de lire la suite.

Il s'agit d'un seinen d'anticipation basé sur une réflexion intéressante. Le postulat veut que le gouvernement d'un pays tel que le Japon ait instauré une loi pour le progrès social, une loi sensée donner le goût de vivre aux citoyens en plaçant 0,1% des jeunes sous la menace d'une mort inéluctable avant d'atteindre 24 ans par le biais d'une nanocapsule injectée comme un vaccin à l'âge de 6 ans. Le héros fait partie du service de l'état chargé de prévenir les concernés de leur mort 24h à l'avance, leur délivrant l'ikigami, le "préavis de décès", pour qu'ils prennent les dispositions qui s'imposent à leurs yeux. Celles-ci peuvent être touchantes mais également parfois violentes, au risque de pénaliser leur famille survivante.

J'avoue avoir eu un peu de mal avec ce concept de société.
D'une part, je ne vois pas trop l'intérêt de "donner le goût de vivre" et ne voit pas en quoi cela réduirait la délinquance. En effet, si j'avais la crainte de mourir avant d'atteindre 24 ans de manière aussi arbitraire, je crois qu'au contraire il me serait impossible de faire de plans sur l'avenir et du coup ma vie tendrait sûrement plus vers le nihilisme que vers une joie de vivre en bonne société.
D'autre part, les premières pages du manga, où l'on voit les enfants se faire "vacciner", poussés par les adultes (leurs parents ?) souriants m'ont choqué. Jamais ! Jamais je n'accepterai de voir mes enfants se faire injecter un produit qui aurait ne serait-ce qu'une chance sur mille de le tuer plus tard ! J'imagine mal comment cette société dystopique peut accepter cela (et avec le sourire ?) pour leurs enfants.

Mais soit, acceptons cela comme l'hypothèse de base de ce récit d'anticipation.
Alors la réflexion mise en place au fil des pages de ce manga est intéressante. Elle met en scène des cas variés de personnes à qui est annoncée leur mort imminente et qui réagissent de manières très différentes selon leurs contextes. La narration est juste et intelligemment menée.
Elle est soutenue par un dessin très soigné et de belle qualité.
Bref, c'est bien foutu, perspicace et cela amène à beaucoup de réflexions sur la vie, la mort et la société.

Cependant, la structure en histoires courtes, à raison de deux par tome, m'a moyennement séduit. J'ai déjà lu un certain nombre de seinen composés de la même manière, partant d'une idée ingénieuse de base pour présenter différents cas tournant autour du sujet, aussi intéressant soit-il ("Transparent", "Ushijima, l'usurier de l'ombre ", etc...). Ils sont souvent fascinants et ingénieux, mais il manque une vraie intrigue, un fil rouge narratif avec suspens à la clé pour vraiment m'accrocher. Et dans le cas d'Ikigami, au bout de 4 tomes parus à ce jour, il n'y a pas encore d'intrigue véritable si ce n'est le rejet de plus en plus visible du système par le héros. D'où mon peu d'empressement à lire la suite pour le moment.

5 4 2010
   

J'ai été surpris par la forme de ce récit d'anticipation : je m'attendais à une histoire centrée sur un personnage, celui-ci étant victime de cette "loi pour la prospérité nationale", et faisant tout pour y échapper. Finalement, le récit livré par Mase est plus original, loin de la trame classique du genre : il nous dévoile les derniers moments de la vie de quelques-unes de ces jeunes personnes, désignées aléatoirement pour être sacrifiées afin que la société garde en mémoire la valeur de la vie...
Tous ces évènements sont vus à travers les yeux d'un jeune fonctionnaire chargé de la livraison des ikigami, ces préavis de morts indiquant qu'il ne nous reste plus que vingt-quatre heures à vivre. Si on perd le schéma classique du thriller d'anticipation, ce manga nous permet d'illustrer les comportements de diverses personnes, confrontées à leur fin imminente. Lorsque l'on n'a plus rien à perdre, lorsque l'on n'a plus rien à espérer, que nous reste-t-il ?
Le sujet se révèle très intéressant, et l'auteur parvient parfaitement à nous faire ressentir les émotions des protagonistes. Ce thème, traité d'une manière simple et réaliste, prête à réfléchir.
Par ailleurs, Motorô Mase n'a rien laissé au hasard : l'administration de l'ikigami, que l'on découvre avec le fonctionnaire, est minutieusement pensée, et tout à fait cohérente.
Les dessins, s'ils ne constituent pas des chef-d'oeuvres, sont tout de même bien réalisés, clairs et communicatifs, et les visages des personnages dans l'ensemble bien travaillés, contrairement à nombre de manga où ils se ressemblent tous.

En conclusion, une thématique prenante et un rendu réaliste irréprochable pour cet excellent thriller d'anticipation sociale.