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Tome 2 : La drogue d'amour pur - Veille de départ pour le front
 

Ikigami, tome 2 : La drogue d'amour pur - Veille de départ pour le front

 
 

Résumé

Ikigami, tome 2 : La drogue d'amour pur - Veille de départ pour le frontAfin d'acceder au résumé de Ikigami, tome 2 : La drogue d'amour pur - Veille de départ pour le front, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Ikigami, tome 2 : La drogue d'amour pur - Veille de départ pour le frontAvec ce deuxième tome le dessinateur "Heads" poursuit son thriller psychologique haletant dont le concept de départ fait froid dans le dos. Après avoir découvert les rouages de cette société extrêmement proche de la nôtre qui, au nom de l’intérêt général, a installé une mécanique mortelle arbitraire et parfaitement huilée visant à augmenter la productivité des gens et à leur faire comprendre la valeur de la vie, le lecteur suit ici les derniers instants de deux nouveaux condamnés.

Tout en dévoilant les inconvénients et les effets néfastes du boulot de Fujimoto, Motorô Mase invite à suivre le compte à rebours foncièrement injuste qui frappe deux nouvelles victimes de l’Ikagami. La première histoire (La drogue d'amour pur) propose de suivre les dernières 24 heures d’un couple qui battait déjà de l’aile avant que la jeune fille ne reçoive son préavis de mort. Un récit qui, par le biais de ce copain toxicomane, souligne les méfaits de la drogue tout en forçant ce couple à revenir sur l’essence même d’une relation souvent poussée au second plan à cause d’une vie professionnelle trop chargée. Le second récit (Veille de départ pour le front), totalement indépendant, invite à suivre les derniers instants d’un aide-soignant qui profite des quelques heures qui lui restent à vivre pour donner un sens et une conclusion à sa vie.

Si l’effet de surprise a disparu par rapport au premier volet, le réalisme de ce seinen d’anticipation continue de mettre le lecteur mal à l’aise. Le comportement humain face à la mort demeure intéressant à suivre et le graphisme retranscrit parfaitement les différentes émotions, allant du déni à la colère, en passant par la peur, et accentue le réalisme terrifiant de cette saga.


Chronique rédigée par yvan le 15/07/2009
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,50 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.38
Dépôt légal : Avril 2009

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Ikigami, tome 2 : La drogue d'amour pur - Veille de départ pour le front, lui attribuant une note moyenne de 3,38/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

23 8 2016
   

Si le premier album mettait en place un contexte plutôt original, je reprocherai à ce second de ne pas vraiment aller plus loin. Dans cette société où 0,1% de la population reçoit par hasard un non-puce causant la mort entre 18 et 24 ans, on s’intéresse à ceux qui reçoivent leur Ikigami, leur préavis de mort, 24 heures avant que cette dernière ne survienne. Kengo Fujimoto est un livreur d’Ikigami et ce sont donc les récipiendaires de ce préavis que l’on découvre. Comme dans le premier tome, on s’intéressera ici à deux d’entre eux : deux mini-histoires, donc, autour de comment ces personnages vont vivre leur dernière journée. On nous présente tout d’abord une histoire d’amour qui n’a plus d’avenir, mais un lourd passé, puis le destin de ce jeune homme qui devient utile le jour même où on lui apprend qu’il va disparaître.

Si ces deux histoires ne sont pas mauvaises en soi, si elles font preuve d’une belle sensibilité parfois, et si elle permettent rapidement d’opposer la mort et la vie, j’attends beaucoup plus de la série. A ces mini-histoires qui ne construisent pas grand-chose, j’aurais préféré me recentrer sur le personnage de Kengo, ou bien sur tout autre qui voudrait dénoncer le système injuste. On sent bien que Kengo n’est pas convaincu par cette mort programmée, mais il reste ici dans le simple rôle de spectateur… En conséquence, je crains que l’on se retrouve avec une suite de petites histoires répétitives, présentant à chaque fois la dernière journée du condamné (et venant presque justifier le concept même sur lequel cette société est assise), et que l’auteur oublie de développer une trame principale autour de la fragilisation de ce pouvoir totalitaire.

Si la situation initiale est originale, j’ai l’impression, en suivant ces petits destins individuels, de passer à côté de l’essentiel, du cœur du sujet.

31 7 2013
   

Le concept de cette série fait peur : dans une société qui ressemble fortement à la nôtre, pour limiter la population en nombre, 1 jeune sur 1000, de manière complétement aléatoire se voit remettre un Ikigami ou avis de décès, ce qui signifie qu’il ne lui reste plus que 24h à vivre. C’est Fujimoto qui a la lourde tâche de distribuer ces ikigamis. Ce concept peut laisser perplexe : pas sur qu’un jeune sur 1000 soit suffisant, pas évident pour une société démocratique de laisser faire une chose aussi aberrante, et puis pourquoi les jeunes de 18 ans ? Autant tuer les plus vieux ou dès la naissance, les laisser vivre jusqu’à cet âge là relève plus de la cruauté que du soutien à la nation. Bref, passé ces questions existentielles, et une fois le postulat accepté, il faut reconnaitre que c’est bien fichu. Nous avons le droit de nouveau à 2 histoires qui exploitent à merveille l’aspect complétement injuste des ikigamis, on souffre et on angoisse en même temps que les morts en sursit.

Je trouve un peu dommage que le personnage de Fujimoto ne soit pas plus exploité, je le trouve un peu trop passif pour le moment alors que je sens que quelque chose sommeille en lui. J’espère que par la suite, il pourra mener une petite enquête ou révolution ou que sais-je encore, il y a de quoi surprendre avec ce concept, de quoi créer du suspense, un peu à la manière du film « le soleil vert ».

En tout cas pour le moment ça se passe bien, ça se lit bien et c’est prenant.

20 10 2011
   

Il ne leur reste qu'une journée à vivre. Pas parce que le hasard va leur faire croiser la mort, mais au nom des principes d'une société qui, pour donner le goût de la vie à tous, a programmé la mort de certains en leur inoculant dans l'enfance un produit mortel. On connaît la date précise du décès et l'administration se charge de remettre l'Ikigami, le préavis de mort, à l'intéressé.

Le premier tome mettait en place le contexte. Cette deuxième livraison se concentre davantage sur les deux destins qui vont être brisés, même si le personnage qui sert de fil rouge, Fujimoto, continue de s'interroger sur sa mission et sur la société qui le mandate pour assassiner au nom du bonheur. Tout l'art de Motorô Mase va donc consister à individualiser au fil de sa série les situations qui mèneront toutes à la même fin : la mort. Et cela fonctionne.

Bien sûr, personne ne se réjouit à l'idée de bientôt disparaître. Mais passé le premier choc, on peut réagir de nombreuses manières. Les deux histoires sont très différentes mais ont en commun de s'articuler autour de personnages qui vont aller vers la rédemption, même si tout ne se passe pas nécessairement comme prévu. Le terreau scénaristique est fertile et on peut dire que dans ce deuxième album, l'auteur nippon parvient aisément à remplir ses objectifs. On ne décroche pas, c'est bien mené, émouvant, avec une mise en scène graphique qui tient la route à défaut d'être remarquable.

Sans être extraordinaire, "Ikigami" s'affiche comme une vraie série à suivre qui procure un plaisir varié de lecture.