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Tome 3 : Chute libre - Le plus pieux des mensonges
 

Ikigami, tome 3 : Chute libre - Le plus pieux des mensonges

 
 

Résumé

Ikigami, tome 3 : Chute libre - Le plus pieux des mensongesAfin d'acceder au résumé de Ikigami, tome 3 : Chute libre - Le plus pieux des mensonges, merci d'activer Javascript.

 

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Planche de Ikigami, tome 3 : Chute libre - Le plus pieux des mensongesUn nouveau tome, deux nouveaux personnages entre 18 et 24 ans, condamnés à mourir dans les 24 heures après avoir reçu l’ikigami, et, en arrière-plan, le développement psychologique de Fujimoto, le fonctionnaire chargé de délivrer l'Ikigami. La trame des tomes d’Ikigami semble toute tracée en ne réserve déjà plus de surprises. Le mangaka invite donc de nouveau à suivre la détresse de deux victimes de ce compte à rebours qui frappe les jeunes dans la fleur de l'âge, alors qu’ils n’ont plus que quelques heures pour donner un sens et une conclusion à leur vie.

Le premier récit raconte l’histoire de Kazuko Takimoto, une politicienne qui va tenter d’exploiter le fait que son fils a reçu l’ikigami pour obtenir des voix supplémentaires aux élections. Le développement de la (non)relation mère-fils, combiné à l’horreur de cette politicienne qui tente de profiter de la mort imminente de son fils pour faire avancer sa carrière, est mené de main de maître et fait froid dans le dos.

Le deuxième récit est un peu moins prenant, surtout qu’il ne faut pas trois planches pour deviner la chute de cette histoire qui met en scène un grand frère qui (sur)vit d’arnaques et de mensonges, tout en s’occupant de sa petite sœur non-voyante. Mais, malgré son côté prévisible, cette histoire qui exploite le sacrifice de soi-même (ça marche toujours chez nos copains nippons) est très maîtrisée et joue parfaitement la carte de l’émotion.

En arrière-plan, l’auteur invite également à suivre le développement psychologique de Fujimoto, qui recherche plaisir et satisfaction dans son boulot, alors qu’il n’est qu’un pion au sein d’une mécanique mortelle arbitraire et parfaitement huilée visant à augmenter la productivité des gens et à leur faire comprendre la valeur de la vie. Fujimoto va d’ailleurs s’investir personnellement dans cette deuxième histoire et quelque peu sortir de son rôle de livreur.

Si l’effet de surprise a disparu, le réalisme de ce seinen d’anticipation continue de mettre le lecteur mal à l’aise. Le comportement humain face à la mort demeure intéressant à suivre et le graphisme retranscrit parfaitement les différentes émotions, allant du déni à la colère, en passant par la peur, et accentue le réalisme terrifiant de cette saga.

Malgré une certaine redondance au niveau de la trame, qui a tendance à augmenter la prévisibilité des histoires, Motorô Mase ("Heads") livre un thriller psychologique prenant, dont le concept de départ fait froid dans le dos. Et j’ai comme l’impression qu’il lui reste encore quelques balles dans le révolver de cette roulette russe à grande échelle ...


Chronique rédigée par yvan le 27/04/2010
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,50 Scénario
  • Dessin : 3,50 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.38
Dépôt légal : Juillet 2009

Avis des lecteurs

4 internautes ont donné leur avis sur l'album Manga Ikigami, tome 3 : Chute libre - Le plus pieux des mensonges, lui attribuant une note moyenne de 3,38/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

2 10 2016
   

Comme pour le deux premiers albums, ce tome se concentre, par le biais de deux histoires presqu’indépendantes, sur deux personnes qui reçoivent leur préavis de mort, leur ikigami, délivré par Fujimoto. La première histoire est particulièrement bien construite : au-delà de la cruauté même du principe que 1/1000 de la population soit décimée aléatoirement pour que les autres prennent conscience de la valeur de la vie et fasse en sorte qu’elle soit prospère, on ajoute le cynisme d’une mère qui va tenter d’utiliser la mort à venir de son fils pour enrichir sa campagne électorale. La situation familiale, bien qu’un peu caricaturale, permet de donner un angle de vue différent : jusqu’à présent, les proches des victimes désignées étaient triste au moment de l’annonce. Ici, la mère apparaît totalement insensible et cherche à en tirer une gloire personnelle. En apportant des sentiments différents , l’auteur renouvelle un petit peu son univers.

En comparaison, la seconde histoire serait presque trop classique dans cet univers. Ce frère qui s’organise pour faire un don d’organe à sa sœur est plus dans la lignée de ce que l’on a pu voir jusqu’à présent. Si elle n’est pas dénuée de sentiments, elle reste assez classique et au bout du troisième album, et donc de la 6ème histoire sur ce thème, cela n’apporte pas véritablement de grande nouveauté.

Déjà donc 6 petites histoires sur le thème de la mort programmé dans le cadre de la Loi pour la prospérité nationale. Si le principe peut sembler révoltant, on s’intéresse ici plus au dernier jour du condamné qu’à Fujimoto, le livreur d’ikigami, dont on sent bien qu’il émet des réserves sur l’intérêt et l’humanité d’une telle loi. Mais pour l’instant, cette révolte a du mal à prendre le pas sur le scénario et j’attends donc qu’enfin, elle prenne plus de place dans le scénario. Après 6 histoires sur les derniers jours du récipiendaire d’un Ikigami, je crains la lassitude de la répétition si l’auteur continue dans cette voie.

3 9 2013
   

Comme à l’accoutumé nous sommes en présence de deux histoires assez distinctes, le seul lien les unissant étant que c’est toujours Fujimoto qui distribue les deux Ikigamis (préavis de décès).
La première partie : « chute libre » concerne un garçon dont la mère est politicienne et qui l’a toujours rabaissé, au point qu’il vit reclus dans sa chambre avec des envies suicidaires. La deuxième partie : « le plus pieux des mensonges » concerne à nouveau un garçon qui subvient aux besoins de sa sœur de 14 ans aveugle depuis un accident.
Les deux récits sont d’une folle gaieté, si vous n’avez pas trop le moral mieux vaut vous tourner vers autre chose pour le moment, car ici c’est du triste qui vous attend avec un soupçon de froid dans le dos. Comment ne pas avoir pitié devant le malheur qui s’abat sur ces gens qui savent ne plus avoir que 24h à vivre.

Ainsi, comme pour les deux premiers tomes, outre le fait que le tout soit très noir, je regrette que les tomes se suivent et soient construits sur le même modèle. Dommage qu’on ne s’attarde pas plus sur Fujimoto , le fonctionnaire, qui écope d’un boulot franchement révoltant ou encore sur ce système anti démocratique consistant à tuer les personnes au hasard passé leur majorité.

Même si elles sont bien narrées, les histoires sont trop sombres à mon gout, j’espère que la suite ne sera pas aussi tristoune.

20 10 2011
   

Un troisième tome qui reprend la recette des deux précédents. On a donc deux nouvelles victimes qui reçoivent l'Ikigami et qu'on va suivre dans leurs dernières vingt-quatre heures à vivre avant leur sacrifice sur l'autel d'un prétendu sens de la vie. N'attendez pas une surprise sur le principe. En revanche, Motorô Mase prouve une fois de plus qu'il a de l'imagination et que son postulat de départ est un terreau fertile.

Deux destins, deux histoires, deux dernières journées très différentes l'une de l'autre. L'un des morts en sursis va réagir avec révolte. L'autre va donner du sens à ses dernières heures, quitte à mystifier une ultime fois ce monde qui l'a vu survivre de ses petites arnaques. En livrant deux récits aussi variés, l'auteur montre qu'il est très à l'aise avec la psychologie de ses personnages puisqu'il rend crédibles les deux situations et qu'on s'attache aux deux morts en sursis.

"Ikigami", c'est un peu comme une série télé. On sait qu'on va regarder deux épisodes à la suite, qu'ils seront construits sur une trame qui permet d'identifier la série mais qu'ils sauront suffisamment se renouveler pour que l'intérêt ne retombe pas. Et on va attendre la prochaine diffusion qu'on ne manquera pas.