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Tome 3
 

Ibicus, tome 3

 
 

Résumé

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Planche de Ibicus, tome 3Le troisième volet de la saga d' «Ibicus» commence d'une bien mauvaise façon pour le sieur Nevzorof: ce dernier, arrêté, sur le point d'être soumis à la question, réussit une nouvelle fois à sen sortir en vendant Chamborain... engagé de force dans le contre-espionnage «blanc», il va participer malgré lui à leur débâcle: les troupes françaises stationnées à Odessa font volte face et laissent le champ libre à l'Armée Rouge.

En tant que lecteur, nous voyons au travers du personnage de Nevzorof qui doit -une nouvelle fois- fuir, cet épisode, l'un de ceux qui ont marqué le tournant de la guerre civile russe en 1919.Nevzorof démontre, s'il était encore nécessaire, qu'il est bien un antihéros au sens littéraire du terme: non pas tant un homme porteur de valeurs jugées immorales qu'un héros qui n'influe pas sur le récit; il est en effet difficile de dire que Siméon soit un protagoniste: il se plie aux événements plus qu'il ne fait progresser la narration. Figure ambiguë que cet homme né sous le signe d'Ibicus, le crâne qui parle, qui chercha fortune en une époque troublée et ne trouva qu'une fuite en avant... Où donc va Nevzorof, qui rebondit de péripétie en péripétie sans jamais contrôler son propre destin?

Un bon troisième volume que nous livre Pascal Rabaté, au style graphique toujours aussi léché; ce tome est un peu moins original que les autres, montrant la révolution russe sous un aspect mieux connu: la débâcle des troupes blanches. La faute à Alexis Tostoï...


Chronique rédigée par Kolik le 02/02/2003
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,00
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Statistiques posteur :
  • 27 (71,05 %)
  • 4 (10,53 %)
  • 7 (18,42 %)
  • Total : 38 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.83
Dépôt légal : Septembre 2000

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Ibicus, tome 3, lui attribuant une note moyenne de 3,83/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

24 11 2011
   

Ave ce troisième volet, l'intensité narrative ne décroit pas.
Ça commence même très fort, parce que les autorités politiques tombent sur Siméon comme la vermine sur la misère. A force de trafics, il va falloir parler sous la torture. Et comme ce drôle de personnage a la survie ancrée au corps, il va lâcher un nom, glané un peu au hasard.
Ce type s'appelle Nevzorof, il aurait pu aussi s'appeler Trompe-La-Mort, parce qu'il lui file entre les doigts. Mais c'est aussi un intriguant de première : de rencontres en opportunité, le voilà à nouveau embarqué dans de sombres affaires, qui vont aussi faire de lui un "initié". Le genre d'expérience à vous refroidir, par ce que c'est le sort qu'on réserve à certains, et dont on fait de vous le témoin.

Enfin, ce chapitre s'achève dans l'exil, sur un transatlantique. Destination : la Turquie. Un passage en huis-clos que j'ai aussi adoré et qui réserve son lot de tensions.

Quel beau roman, quelle belle Bd !

17 7 2008
   

Et Rabaté de poursuivre son bel ouvrage en offrant au lecteur ravi cet avant-dernier tome de "Ibicus", série qui révéla au monde bédéphile l'immense talent de cet auteur. Profitons-en pour rappeler que "Les petits ruisseaux", album réalisé plus tard par le même Rabaté, est un indispensable !

Mais revenons à la Russie révolutionnaire de 1917, explorée par Alexis Tolstoï et mise en images par Pascal Rabaté. L'album s'ouvre sur une mémorable séquence qui met Nevzorof aux prises avec les méthodes totalitaires du pouvoir. Emprisonnement, torture, repli sur soi : les premières planches sont profondes et bouleversantes. Siméon, placé face à sa lâcheté, affiche toute son humanité en même temps que sa petitesse. Et si la dernière partie sur le bateau est un peu moins réussie, l'ensemble de l'album illustre avec beaucoup de force les troubles révolutionnaires dans toute leur sauvagerie.

Rabaté adapte donc Tolstoï avec la même verve que dans les deux premiers albums, et graphiquement, c'est toujours splendide. Le trait au lavis est un plaisir pour les yeux dont on ne se lasse pas malgré les relectures.

Vous avez de la chance si vous ne connaissez pas encore Pascal Rabaté : "Ibicus" vous promet de belles heures de découverte en perspective !

14 7 2006
   

Changement de posture dans ce troisième tome.

Siméon Nevzorof est obligé de subir les événements qui s'imposent à lui, de dominateur jusque-là, il se retrouve dans une position de victime, quelque part, obligé de travailler pour le contre-espionnage.

Le décor lui aussi change, puisqu'aux grands espaces du tom e 2 succède un huis-clos plus ou moins étouffant, se déroulant à Odessa. Puis Siméon monte sur un bateau pour l'étranger, pour se retrouver dans une micro-société aux allures parodiques, comme si Tolstoï avait voulu regrouper tous les excès de la société bolchevique, telle qu'elle était devenu, dans un espace plus ou moins étriqué.

Du coup, on ne sait pas trop quoi penser de ce tome 3, on est dans une situation d'attente...

7 11 2005
   

Siméon Nevzorof, fuyant les bolcheviks et lançant un commerce de peaux afin de redorer son blason et de combler sa destinée pleine de richesses, se retrouve séquestré par le contre-espionnage.

On retrouve un Siméon qui n’est plus du tout maître de sa destinée. Lui qui avait grandit sur les malheurs de la guerre, saisissant chaque opportunité à deux mains, se retrouve maintenant comme un pantin au milieu d’une guerre et d’un destin qu’il ne contrôle plus. Heureusement sa lâcheté et sa fourberie le sauveront à nouveau et c’est en tant que membre du contre espionnage qu’il parviendra à fuir pour Istanbul.

Même si l’histoire de ce troisième tome est un peu plus confuse et moins fascinante, le dessin et l’ambiance (dont le passage en prison) restent du grand art.

Mais, ça reste quand même dommage de voir Siméon réduit à un rôle de victime quand on connaît toutes les ressources de ce charognard. On se demande bien où il va et si la voyante tzigane avait bien raison quant au destin de Siméon, mais faisons confiance à Rabaté et ... Alexis Tolstoï.

1 11 2005
   

Et revoilà Siméon Nevzorof en bien mauvaise posture. Enlevé et tabassé dans sa chambre d'hotel, le voici bientôt enrôlé dans le contre espionnage.

Dans ce 3ème tome, Siméon subit plus les événements qu'il n'est acteur. Il est bien loin le temps où celui-ci profitait de la révolution bolchevik pour s'enrichir avec sa salle de jeu clandestine.

Un 3ème tome synonyme de descente aux enfers pour Siméon, magistralement illustré par Rabaté mais dont le récit est, par moment, un peu confus (d'où un 4/5 donné à cet album d'une série valant les 5/5).

Tous les albums de la série
Album Avis Moyenne
Ibicus : Intégrale 4 3.88
Ibicus, tome 1 8 4.44
Ibicus, tome 2 6 4.58
Ibicus, tome 3 6 3.83
Ibicus, tome 4 5 4.50