46 534 Avis BD |20 177 Albums BD | 7 885 séries BD
Accueil
Tome 2
 

Ibicus, tome 2

 
 

Résumé

Ibicus, tome 2Afin d'acceder au résumé de Ibicus, tome 2, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de Ibicus, tome 2Le deuxième volume d' «Ibicus» continue sur la lancée du premier, tant au niveau du récit que de la qualité du travail réalisé par Pascal Rabaté.

Nous suivons la fuite éperdue de Siméon Nevzorof vers le sud, d'abord à Kharkov, puis à Odessa, mais surtout là où les bolcheviks ne sont pas... toujours tiraillé par son envie de richesse -et de respectabilité?- ce dernier multiplie les opportunismes, les situations où il est en passe de parvenir et, avec elles les pseudonymes. Mais c'est toujours lorsqu'il est sur le point d'aboutir que Siméon retombe; peut-être Rabaté veut-il mieux faire profiter le lecteur des incroyables capacités d'adaptation de son héros qui, tel un caméléon sait se fondre dans la masse pour mieux réapparaître au sommet (piteuse comparaison, je l'avoue...)?

Le rythme de ce deuxième tome est plus enlevé que celui du premier, qui pourtant introduisait le récit au travers de l'action; «Ibicus» est en effet bien une aventure marquée par de régulières péripéties, même si le noir et blanc de l'auteur -somptueux au demeurant- tend à calmer la narration en la rendant plus «flottante».
Si je me souviens avoir entendu que Rabaté voulait rompre avec ce côté trop esthétisant de son lavis en y rajoutant de la gouache, je n'en remarque rien; avis aux amateurs!

Avec «Ibicus», il nous livre une oeuvre qui sait être dense au niveau du récit tout en restant plaisante à lire.


Chronique rédigée par Kolik le 27/01/2003
 
 
Statistiques posteur :
  • 27 (71,05 %)
  • 4 (10,53 %)
  • 7 (18,42 %)
  • Total : 38 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 5,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
Acheter neuf : 17,34 17,34 17,34
Acheter d'occasion : 4,67
Modifier
 
Devenez fan de la page Facebook de Coin BD pour suivre notre actualité !
 
Note moyenne de l'album : 4.58
Dépôt légal : Septembre 1999

Avis des lecteurs

6 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Ibicus, tome 2, lui attribuant une note moyenne de 4,58/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

24 11 2011
   

Où l'on retrouve Siméon, fuyant la révolte, l'Europe en tête... Mais avant que d'atteindre cette lointaine destination, le train bondé d'hommes et femmes fuyant comme lui les massacres, s'arrête à Karkhov. Et Siméon l'arriviste, Siméon l'opportuniste va à nouveau tisser des relations troubles : le pouvoir avec les hommes et la passion de la chair avec les femmes.
Mais la révolte s'étend aux campagnes. Entre les grandes propriétés incendiés et le gibier de potence, le voici désormais en rase campagne, où ceux qui l'accueillent sont ravis de manger son cheval ! Et lui trop content de ne pas avoir été le plat de résistance des misérables qui lui offriront un abri quelques nuits.

Avec ce tome, c'est la misère noire que traverse notre anti-héros, qui n'a pas grand chose de sympathique, mais qui a le mérite d'être animé d'une ambition telle qu'elle est aussi sa meilleure garantie de survie. Même s'il ne m'est pas possible de me prononcer sur le travail d'adaptation (je n'ai pas lu le roman), Rabaté a le mérite de parfaitement retranscrire le souffle épique des grands romans de la littérature russe.

Et comme son Noir et Blanc est somptueux, livrant des portraits aussi inquiétants que le sort que la Révolution réserve à l'immense majorité de la population, ce second volet accroche définitivement le lecteur. Impossible d'en rester là, au point où on commence à penser qu'on n'est pas loin du chef-d’œuvre...

14 7 2006
   

Le dessin dans ce tome 2 est extraordinaire, en particulier dans la partie où Siméon erre dans la campagne russe, au milieu des morts, sous les regards avides des oiseaux, au milieu de villages déserts...

Le récit emprunte une autre direction, et nous permet de suivre cette fois-ci notre héros malgré lui dans ses pérégrinations rurales. La détresse des paysans est telle qu'ils sont obligés de tuer des chevaux pour pouvoir manger. Ils sont même réduits à jouer les charognards... La scène de la bataille en plein champ est à cet égard incroyable.

C'est une vision étonnante de l'après-Révolution qu'il nous est donné de voir, d'autant plus que Rabaté remplit les interstices entre les épisodes narratifs.

7 11 2005
   

On avait quitté un Siméon Nevzorof riche mais prêt à fuir vers le sud à la fin du premier tome. Un Siméon maître de sa destinée avec une perception originale et optimiste de la révolution russe.

Par contre, dans ce deuxième tome on va retrouver un Siméon légèrement victime de son destin, un Siméon à l’agonie qui devra même voler les vêtements d’un mort pour se vêtir. Et si c’est son destin (inculqué par une voyante tzigane) qui le guidait dans le premier tome on pourrait dire qu’ici c’est plutôt son instinct de survie qui va le guider, même s’il est toujours convaincu qu’une destinée pleine de richesses l’attend.

Le dessin est toujours aussi magistral. Un dessin noir et blanc qui nous plonge dans une ambiance malsaine et de misère. Des personnages étirés et des perspectives bizarres qui accentuent cette envie de fuir cette ambiance de misère et la fuite de Siméon. Du grand art.

C’est avec plaisir qu’on va suivre les hauts et les bas de notre pseudo comte Siméon Nevzorof, fuyant les bolcheviks. Et au plus haut il grimpe, au plus bas il tombe, mais comme le dit un sage proverbe : le plus important n’est pas la profondeur à laquelle on tombe, mais la hauteur à laquelle on rebondit. Et, tel le Phénix, Siméon renaît à chaque fois de ses cendres, prêt à accomplir la destinée de celui qui est né sous le signe de l’IBICUS.

1 11 2005
   

Suite des aventures de Siméon Nevzorof... Celui-ci fuit, comme il le peux, les Bolcheviks tout en essayant de jouir de son pseudo-statut de comte. Mais être comte et faire des affaires en ces temps troubles n'est pas chose aisée.

Dans ce deuxième tome d'Ibicus, l'histoire commence à se tranformer en "road movie" au fil des malheurs de Siméon. En effet, si le tome 1 était uniquement situé à Petrograd, le tome 2 nous fait suivre la fuite du personnage principal. Et c'est bien la seule chose qui différencie ces 2 opus, la qualité du récit et des dessins de Rabaté étant égales.

Tout simplement indispensable.

27 1 2003
   

Revoilà donc Siméon Nevzorof, le comptable aux dents longues. La suite de ses aventures nous replonge dans la Russie de 1917, avec son lot de violences et d'incertitudes.

Siméon, comme dans le premier tome, cherche à tirer son épingle du jeu et joue au petit comte. Sans vraiment abuser personne, si ce n'est lui-même peut-être. Et Ibicus étant d'humeur capricieuse, les choses se gâtent pour notre anti-héros dans ce second volet. Siméon, Siméon, vers quoi te conduit cet homme mystérieux qui semble marcher dans ton sillage pour mieux te happer le moment venu ?

Rabaté est encore une fois magistral. Son trait est splendide, fabuleusement maîtrisé, atypique mais mémorable. L'histoire, qui appelle un tome trois et même quatre (!), est toujours aussi bien menée, exploitant intelligemment le riche contexte des bouleversements russes en 1917.

C'est à se demander pourquoi vous êtes encore en train de me lire au lieu de courir chez votre libraire préféré pour acheter Ibicus... :)

Tous les albums de la série
Album Avis Moyenne
Ibicus : Intégrale 4 3.88
Ibicus, tome 1 8 4.44
Ibicus, tome 2 6 4.58
Ibicus, tome 3 6 3.83
Ibicus, tome 4 5 4.50